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Le Biou d’Arbois, l’évènement viticole jurassien, a été retenu pour une candidature à l’Unesco. La bonne nouvelle a été transmise, par courrier, par la Ministre de la Culture, Rachida Dati. Le dossier d’inscription doit être finalisé pour le mois de mars prochain. La reconnaissance définitive pourrait être accordée dans deux ans, à compter de 2026.

Ce dimanche 28 avril, à l’occasion de la journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la déportation, le Musée de la Résistance et de la Déportation de Besançon a inauguré son jardin baptisé « Résurrection », en hommage à tous les déportés de la Seconde Guerre Mondiale. L’endroit bisontin, qui forme un triangle symbolique, avec le Musée et la place des Déportés, porte le nom d’une variété de rose qui le compose. 600 lieux en Europe accueillent cette fleur, dont les premières plantations ont vu le jour lors de la libération du  camp de Ravensbrück pour honorer les victimes.

L'interview de la rédaction : Alexandre Arnodo, directeur de la Citadelle

Cette rose incarne l’espoir, la liberté et la paix. Cet endroit est le deuxième jardin créé par la Ville à la Citadelle, qui souhaite le développement de ces initiatives,  « qui incarnent l’identité culturelle et paysagère du site ». Dernièrement, c’est le jardin Vauban qui est sorti de terre. D’autres seront progressivement intégrés au paysage de la Citadelle. Cette initiative contribue également à la végétalisation des lieux. Par cette démarche, la Ville de Besançon veut favoriser la biodiversité, développer des projets éducatifs et de sensibilisation à l’environnement et créer de lieux de contemplation et de repos pour les visiteurs.

L'interview de la Citadelle : Gaëlle Cavalli, responsable valorisation monument à la Citadelle de Besançon

Dans le cadre de la 9è édition de la nuit des Cathédrales, l’Association des Amis de la cathédrale Saint-Jean Saint-Etienne propose un programme éclectique pour permettre de découvrir ce patrimoine bisontin.

Ce samedi 27 avril, de 14h à 22h30, le public pourra visiter la grande sacristie et ses boiseries remarquables et l’horloge astronomique et participer à un atelier créatif. A ne pas manquer la mise en lumière de la cathédrale à 21h30. Pour de plus amples informations : www.diocese-besancon.fr/cathedrale

Durant sa période de fermeture annuelle, le Château de Joux en a profité pour faire sa traditionnelle et continuelle cure de jouvence. En attendant des travaux plus importants, la façade de la prison d’état, qui se détache et menace de s’écrouler, a été confortée par des cerclages métalliques et un tunnel permet d’accéder à la première enceinte en toute sécurité. Par ailleurs, les pavés sur le parcours de visite ont été nettoyés et remis en état. Rappelons que le Fort de Joux a ouvert ses portes, pour une nouvelle saison, depuis le 29 mars dernier.

La Fondation du patrimoine a rendu public la liste des 18 sites des régions retenus pour la nouvelle édition du loto du patrimoine. Pour la Bourgogne Franche-Comté, seul le château Pertusier, implanté à Morteau, y figure. Cette belle bâtisse a été construite en 1576. Classé monument historique, il abrite le musée de l’horlogerie de Morteau depuis 1985. Rappelons que la Mission Patrimoine, confiée en 2018 par Emmanuel Macron à Stéphane Bern, soutenue par le ministère de la Culture et la Française des Jeux, contribue à la sauvegarde du patrimoine en péril.

Une nouvelle saison se prépare au Château de Joux. Son lancement est prévu le 29 mars prochain. A compter de cette date, le public sera accueilli de 9h30 à 12h et de 13h30 à 17h30, avec des visites guidées uniquement. Sept départs sont prévus en semaine (10h - 10h30 - 11h30 - 14h -14h30 - 15h30 - 16h15) et neuf départs le week-end (10h - 10h30 - 11h - 11h30 - 14h -14h30 - 15h - 15h30 - 16h15).

Il sera également possible de découvrir l’exposition sur Toussaint Louverture. Enfin, pendant les vacances scolaires, les visiteurs pourront découvrir un nouvel atelier, baptisé « éclaire ma lanterne ». Pour de plus amples informations, n’hésitez pas à joindre le site du Haut-Doubs au 03.81.69.47.95 ou www.chateaudejoux.com  

Toujours très attaché à préserver son patrimoine, le territoire mortuacien est  « candidat à l’inscription au Patrimoine Culturel Immatériel en France de la fête des conscrits de Morteau, au titre des pratiques sociales, rituels et évènements festifs ». Cette fête est très ancrée dans le Val de Morteau. Néanmoins, il a été constaté, depuis plusieurs années, un manque d’intérêt des nouvelles générations. D’où la motivation de se lancer dans l’obtention de ce label, qui donnera un écho, une dimension et une prise de conscience autre à cette tradition locale.  Une Interclasse va être créée pour l’occasion. « On n’a pas envie que cela disparaisse On n’a pas envie non plus de le sanctuariser. On a envie de le sauvegarder » explique Martiel Bournel Bosson, cheville ouvrière de cette action.

Les instigateurs de ce projet ont pris attache auprès du ministère de la Culture pour lancer, administrativement, leur candidature.  C’est un long travail de récolte et de mise en forme d’informations qui débute. Il faut avouer qu’avec les deux ouvrages qui ont été rédigés de précieuses informations sont déjà en leur possession. « Il va falloir écrire un mémoire qui regroupe tout ce qui se fait dans cette tradition. Il faudra aller chercher des témoignages audio, vidéo et écrits. Il nous faudra aussi le consentement de l’ensemble des présidents de classe des dernières années, pour montrer qu’il s’agit d’une volonté collective » explique Martial Bournel Bosson. Pour les Mortuaciens, l’objectif sera d’obtenir le fameux label d’ici 2 à 3 ans. Les locaux « veulent prendre leur temps et bien faire les choses ». Il en va de l’inscription de cette belle fête dans l’éternité.

Rendez-vous le 17 février

L’édition 2024 de la fête des conscrits battra son plein ce samedi 17 février, avec la découverte de la mascotte de l’année, qui s’élancera du Mont Vouillot, pour ensuite déambuler en ville tout au long de la journée. Le bonhomme sera enfin mis au feu en place publique dans la soirée, suivi du traditionnel bal monté. La nouvelle génération se prépare depuis de nombreux mois pour faire de cet évènement un temps fort de l’hiver dans le Val de Morteau.

L'interview de la rédaction : Martial Bournel Bosson

Le patrimoine horloger fait l’objet de toutes les attentions de part et d’autre de la frontière. La documentation, qui était réservée à quelques spécialistes et experts, est désormais accessible au plus grand nombre. L’heure est à la mise à disposition des archives sur Internet. Trois projets permettent  de mettre à la disposition de tous cette richesse.

« Arc Horloger » offre une vue sur 33 lieux conservant des archives horlogères et en mécanique d’art. « The Watch Library » invite, depuis le 1er septembre 2023, à explorer l’histoire de la montre de 1650 à nos jours. Elle rassemble actuellement plus de 330'000 documents et pages d’archives issues en particulier de musées, bibliothèques, magazines et fonds particuliers en Suisse, en France et à l’international. Enfin, « Chronospedia » développe une base de données numériques en accès libre grâce à sa collaboration avec une quarantaine de structures, franco-suisses pour l’instant. Elle réunira les savoirs liés aux pendules, horloges et horloges d’édifice conçues en Europe entre 1300 et 1900. Les premiers éléments sont déjà en ligne et son incrémentation progressive est programmée jusqu’en 2028.

Adresses de consultation des plateformes

ARC HORLOGER : https://www.arc-horloger.org/fr/L-Arc-jurassien.html

The Watch Library : https://watchlibrary.org/fr

CHRONOSPEDIA : https://chronospedia.com

3.252. C’est le nombre de scolaires qui se sont rendus au Château de Joux, à la Cluse-et-Mijoux, durant l’année 2023. Ces jeunes gens ont pu découvrir l’histoire du Fort de Joux et participé aux différents ateliers et visites pédagogiques, adaptés au niveau de chaque élève. Au total, durant l’année 2023, ce sont près de 60.000 personnes qui ont franchi le pont levis du Château. Soit une augmentation de plus de 13% par rapport à 2022.

Le 1er février prochain se tiendra un temps de mémoire au Monument aux Morts de la Cluse-et-Mijoux, en souvenir aux combats qui ont été menés le 1er février 1871, en pleine guerre franco-prussienne, au pied du Château de Joux. Ce jour-là, l’armée française du général Bourbaki, en plein déroute, est obligé de se réfugier en Suisse pour échapper à ses assaillants. 87.000 hommes et 12.000 chevaux la composaient.

Pour Fabrice Hérard, chargé de mission à l’association des Amis du Musée de Pontarlier, « il est important de se souvenir » de cette page de l’Histoire de France, même si l’épilogue n’a pas été heureux pour le Pays. « Cette guerre est la cause de deux suivantes, celle de 14-18 et de 39-45 ». C’est ainsi qu’a vu le jour cette journée de commémoration, que ses organisateurs français et suisses souhaitent démocratiser et inscrire dans le temps. D’autant plus, que l’on pense déjà au 155è anniversaire qui se tiendra dans deux ans.  « Nous souhaitons que cela devienne un réflexe comme le 11 novembre et le 8 mai » termine Fabrice Hérard.

Au programme de cette journée

Pour cette nouvelle formule, un premier programme a été établi. Il prendra d’autres formes dans les années à venir. Dans un premier temps, une cérémonie se tiendra, à 10h30, au Monument aux Morts de la Cluse et Mijoux. Une initiative identique se tiendra, à 16h, au Temps des Verrières, en Suisse voisine. A 14h30, une conférence de presse est prévue à la salle des fêtes des Verrières de Joux. Elle sera animée par Jean Maillard, Colonel honoraire et historien indépendant et Jacques de Chambrier, Colonel de l’armée suisse. Elle aura pour thème : « les forces en présence lors du conflit en France et en Suisse ». L’entrée est gratuite. Enfin, à compter du 31 janvier, et jusqu’au 4 février, une exposition sur la guerre de 1870 et les Bourbaki sera proposée à la salle des fêtes des Verrières de Joux.

L'interview de la rédaction / Fabrice Hérard, chargé de mission aux Amis du Musée de Pontarlier