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Deux élus bisontins, la centriste Karima Rochi et le socialiste Nicolas Bodin,  ont pris des décisions différentes concernant la manifestation de ce samedi 4 novembre à Besançon, portant sur le conflit entre Israël et le Hamas. Les manifestants se rassemblaient pour demander « un cessez-le-feu à Gaza ».

La Bisontine Karima Rochdi faisait partie des manifestants. Pour Mme Rochdi, « Il faut absolument que les armes se taisent pour laisser place à une trêve humanitaire dans un premier temps, à des discussions sur le fond dans un second temps ». L’élue précise : « Cette situation d’escalade de la violence ne donne aucune perspective pour l’avenir, elle divise les peuples, elle divise le monde, elle augmente les risques de tensions planétaires ». Et de terminer : « Les droits universels des populations civiles, partout, doivent être respectés. Toutes les vies se valent ».

NICOLAS BODIN

Le socialiste Nicolas Bodin a fait le choix de ne pas participer à ce rassemblement. Il s’en explique en ces termes. Selon lui, les revendications exprimées, notamment à travers les affiches communiquant sur l’évènement sont insuffisantes. Il pointe plusieurs omissions dans l’appel à manifester, telles que «  la libération des otages, la relance du processus de paix et l’absence du drapeau israélien ». Nicolas Bodin dénonce également les actions antisémites que la ville de Besançon a dernièrement connu. « La paix impliquera des efforts de toutes et tous » conclut-il.

Sur fond de conflit au Proche-Orient, une crise politique majeure s’installe à gauche.  Les positions ambiguës de Jean-Luc Mélenchon et de certains députés de la France-Insoumise sur le Hamas n’ont fait que révéler une discorde qui ne demandait qu’à éclater. Le 17 octobre dernier, le conseil national du PS votait ‘un moratoire sur sa participation » aux travaux de la NUPES. Rencontre avec Nicolas Bodin, l’élu socialiste bisontin, qui  connaît mieux que quiconque la vie politique locale et nationale.

Est-ce que la NUPES, c’est terminée, selon vous ?

C’est vraisemblable. En quelque jours, le Parti Communiste a proposé de ne pas continuer sous la forme actuelle. Le Parti Socialiste a proposé un moratoire. Yannick Jadot a dit qu’elle était « morte ». Je pense que la NUPES,  telle qu’on la connaît depuis le début de cette mandature,  risque de ne plus exister. En revanche, je crois que l’union de la gauche est particulièrement nécessaire. Une gauche qui pourrait aller de François Ruffin à Bernard Cazeneuve.

J’ai l’impression que vous ne vous êtes jamais inscrit dans cette démarche-là ?

Dès le départ, j’ai eu des doutes. Je connaissais la radicalité de la France Insoumise et surtout de Jean-Luc Mélenchon. Les faits ont démontré au cours de ces deux années, malheureusement, que cela se traduisait. Je trouve que dans un certain nombre de positions, Jean-Luc Mélenchon ne s’est pas prononcé. Je l’ai trouvé très discret sur le rôle de la Russie dans  l’invasion de l’Ukraine. Je l’ai trouvé extrêmement timide lors des manifestations sur les violences policières, dans lesquelles le mot d’ordre parlait de racisme d’état et de racisme institutionnel. Nous avons des points de désaccord majeur avec lui sur les prochaines élections européennes.  Cette semaine encore, sur le conflit israélo-palestinien, il n’a pas réussi à dénoncer le fait que le Hamas était une organisation terroriste.

C’est la prise de position de trop ?

Oui. C’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Et ce, même si on sentait, depuis quelques semaines, qu’il y avait des différends entre nous sur le fond et sur la forme. Je crois que Jean-Luc Mélenchon est un obstacle à l’union de la gauche dans notre pays.

Jean-Luc Mélenchon est donc le responsable de cette situation politique ?

En partie oui. Effectivement.

Avez-vous également des griefs à l’encontre d’Olivier Faure, le Premier secrétaire du Parti Socialiste ?

Peut-être qu’au moment où il y a eu cet accord, c’était peut-être la bonne décision. Electoralement parlant, c’était une bonne décision puisque beaucoup de députés ont été élus ou réélus à gauche à l’Assemblée nationale. En même temps, sur le fond, il aurait dû être beaucoup plus précautionneux parce que l’on savait qu’il y aurait des points de divergence. Ce que je regrette quand même, c’est qu’au sein du PS, tous ces points de divergence, que ce soient l’Europe, le rôle de la police, le budget de l’armée,… n’ont jamais été abordés, en interne, après cet accord législatif. Je regrette que notre parti soit désormais divisé en deux. Autrement dit, ceux qui veulent arrêter tout de suite et ceux qui veulent faire un moratoire.  Sauf qu’un moratoire a une fin et je pense que c’est la fin de la NUPES.

La Parti Socialiste peut-il exister sans la NUPES ?

Bien sûr. Nous le verrons lors des élections européennes. En résumé, il faut une union de la gauche pour que la gauche existe dans ce pays. Aujourd’hui, je constate que les idées extrémistes prennent de plus en plus le pas sur les idées démocratiques. Le Parti Socialiste doit absolument exister à l’intérieur de cette alliance de gauche. L’union de la gauche a toujours été un combat. Cela dure depuis des décennies. Mais sans cette union de la gauche, il n’y a pas de victoire.

Quelle suite attendez-vous maintenant ?

Une clarification encore plus importante des différents partis. A la fois, du PC, du PS et des Verts. Nous-mêmes, nous parlons d’un moratoire. Qu’est-ce que cela veut dire ? Est-ce que localement nous ne participons plus à aucune réunion  dans le cadre de la NUPES ? Est-ce que Jean-Luc Mélenchon accepte de se mettre en retrait de la NUPES ? Ce sont des choses qui vont s’éclaircir. Ces derniers jours ne montrent pas que nous sommes dans cette séquence-là. Cela va être très intéressant de voir ce qui va se passer d’ici Noël pour faire apparaître des positions  claires en début d’année 2024.  

L'interview de la rédaction : Nicolas Bodin

Si le projet de construction d’un bâtiment à usage numérique à Planoise a été acté par les élus de Grand Besançon Métropole, ils vont devoir ce soir, lors d’un nouveau conseil communautaire, se positionner sur l’augmentation drastique des coûts concernant cet établissement. Soit un surcoût de 2,5 millions d’euros, passant de 8,1 millions d’euros à 10,6 millions d’euros. L’augmentation est de 800.000 euros pour Grand Besançon Métropole. On fait le point sur ce projet avec Nicolas Bodin, l’élu en charge de l’économie à Grand Besançon Métropole.

Rappelons tout d’abord que cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet de renouvellement urbain du quartier de Planoise, dont le montant s’établit à 230 millions d’euros. l’objectif pour les élus grands bisontins est de faire  de Planoise, un quartier d’excellence numérique. Le chantier suit sont court. La déconstruction du bâtiment où siégera la nouvelle structure a débuté. Si tout va pour le mieux son inauguration est prévue pour l’automne 2025. Rappelons qu’il verra le jour à l’angle des rues du Piémont et du Luxembourg, sur une parcelle d’environ 2700 m2.

Trois missions

Ce nouveau projet, tourné vers le numérique, s’articule autour de trois missions : la structuration de la filière et des 425 entreprises qui la composent sur Grand Besançon Métropole, la formation aux métiers du numérique et la lutte contre la fracture numérique. Pour mener à bien ces missions, les lieux se déclineront en des salles immersives, le Fablab et des cellules de travail, pour des séances de coworking, à destination d’industriels et autres développeurs.

L'interview de la rédaction : Nicolas Bodin

 

Concernant les débordements survenus ce lundi 1er mai lors d’une manifestation non déclarée à Besançon, l’élu socialiste bisontin Nicolas Bodin a réagi, sur son compte twitter, aux débordements constatés notamment devant la préfecture de Besançon. « La contestation est une chose, la dégradation en est une autre. Les agents de l’état ont un rôle difficile et nous ne pouvons pas impunément les mettre en cause. C’est lors des jours d’élection qu’il faut massivement se manifester… "  a-t-il écrit.

Les militants socialistes voteront ce jeudi pour désigner le nouveau premier secrétaire du parti. Le nom du futur responsable socialiste sera connu le 19 janvier, à quelques jours du 80è congrès, qui se tiendra, à Marseille, du 27 au 29 janvier.  Trois candidats sont en lice : Olivier Faure, l’actuel premier secrétaire, Hélène Geoffroy, la maire de Vaulx-en-Velin  et Nicolas Mayer-Rossignol, le maire de Rouen.

Cette élection est très importante pour ce parti qui a perdu de sa superbe. Rappelons qu’au printemps, lors de l’élection présidentielle, Anne Hidalgo n’avait obtenu que 1,7% des suffrages. Aujourd’hui, noyé au sein de la NUPES, le Parti Socialiste n’imprime plus. C’est d’ailleurs, tout l’enjeu du scrutin et du congrès à venir. Autrement dit, le PS doit-il rester au sein de la Nupes ou se démarquer clairement de la France Insoumise et d’Europe Ecologie Les Verts ?

Les militants – ils sont estimés 20.000 - voteront pour un des trois textes d'orientation en compétition. Le socialiste bisontin Nicolas Bodin attend que le nouveau responsable soit en capacité « de rassembler l’ensemble des socialistes » et qu’il redonne ses lettres de noblesse au parti. L’élu local a fait son choix. Il apportera sa voix au Maire de Rouen. « Malgré son jeune âge, c’est un élu très expérimenté. Il a un positionnement central » explique-t-il. Et de poursuivre : « Autant il faut une union de la gauche. Autant je ne pense pas que l’on doit être noyé. Il faut que le Part Socialiste retrouve son rôle moteur à l’intérieur de la gauche ». Pour M. Bodin, « le PS est un parti de gouvernement. C’est lui qui est le plus à même d’avoir des responsabilités au niveau national et réussir à mener des coalitions de l’ensemble de la gauche ».

L'interview de la rédaction / Nicolas Bodin