Choix du secteur :
Se connecter :
 

Le divorce ou la séparation est une épreuve compliquée pour un enfant, pouvant parfois laisser de nombreuses séquelles. Il peut être aussi difficile de permettre à l’enfant d’identifier et d’exprimer ses émotions dans ces contextes de séparation. Afin de les aider au mieux, Aline Martin assistante sociale, et Audrey Collette infirmière puéricultrice, travaillant toutes les deux au département du Doubs, animent à Valdahon un groupe d’expression pour les enfants de 6 à 11 ans, qui vivent un épisode de séparation ou de divorce de leurs parents.

 

C’est par le biais d’un constat de terrain que les deux femmes se sont rendu compte qu’il y avait de plus en plus de familles qui traversaient des périodes de séparation, et qu'il y avait des espaces de soutien possibles pour les adultes, mais pas tant pour les enfants. Ensemble, elles ont élaboré cette action de groupe d'expression destinée aux plus jeunes. « L'enfant peut vivre une période de fragilité, un sentiment de solitude, et voir son monde qui s'écroule. C'est pour ça qu'on a proposé ce groupe d'expression. L'objectif n'est pas le soin thérapeutique, c'est de proposer un espace de parole et d'expression à l'enfant, dans un groupe d'enfants, avec des jeux d'enfants » expliquent-elles.

 

« Nous avons voulu permettre à l'enfant d'identifier ses émotions, les reconnaître et les exprimer. Parce que ce n’est déjà pas facile à leur âge de faire une introspection, et encore moins dans un contexte de séparation de leurs parents. On va évoquer la peur, la culpabilité, la tristesse, ou parfois aussi la joie qu’ils peuvent ressentir dans ces moments de séparation. Nous effectuons ce travail avec chacun des enfants, d'identifier ses émotions à travers chaque étape de la séparation. Nous l’avons décortiqué en plusieurs étapes : l'annonce de la séparation, le jour où les parents leur ont annoncé qu'ils allaient séparer, et comment l’enfant s’est senti. Mais aussi le moment du changement de maison ou d’école, le moment où l'enfant se rend compte qu'il doit vivre sans l'autre parent et ce qu’il ressent. Et puis lorsque l'enfant constate que son papa ou sa maman rencontre un autre conjoint, qu’il doit vivre avec les enfants de ce dernier, et ce qu'il ressent à ce moment-là. Tout ce chemin pour arriver à l’étape de « Aujourd'hui comment te sens-tu ? »

 

Comment se déroule une séance ?

C’est toujours une approche ludique qui est proposée. Pas de table ni de chaise, mais des coussins et tapis, des figurines, de la pâte à modeler, des dessins, des peluches, qui sont des supports qui vont aider l'enfant à s'exprimer. Et puis, avec des rituels de séances, au-delà de cette organisation physique. Comme un temps d'accueil et de relaxation sur le thème des animaux et des règles qui sont expliquées et partagées à chaque fois avec les enfants. Ce qui se dit dans le groupe appartient au groupe. « Et on ne se moque pas de l'histoire du copain ou de la copine » expliquent Aline et Audrey. Enfin, il y toujours un petit goûter de proposé, et puis une lecture d'un conte en fin de séance, pour repartir vers des choses plus légères.

 

Quels retours jusqu’à présent ?

« Nous sommes convaincus des bienfaits de cette action de prévention pour les enfants. Parce que mettre des mots sur ce que l'enfant vit, sur ce qu’il ressent, ça l'aide aussi à savoir ce dont il a besoin pour aller mieux et traverser la période de séparation de ses parents. On a eu des retours très positifs lors des précédents groupes, à la fois des enfants et de leurs parents. Nous avons eu des propos qu'on a pu recueillir, où les enfants disent que se retrouver avec les autres, ça permet d'avoir de nouvelles idées pour traverser les moments difficiles. Que ça fait du bien d'en parler » soulignent Audrey et Aline.

 

Comment s’inscrire ?

Les démarches sont à effectuer auprès du centre médico-social de Valdahon, ou au 03 81 26 04 18. Il est aussi possible de s’inscrire sur la boîte mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.. La plupart du temps, c'est un des parents qui fait la démarche pour inscrire son enfant. Et si les deux adultes sont en assez bonne entente, le parent qui est inscrit informe l'autre parent. Si c'est compliqué pour eux d'en parler, alors Aline et Audrey peuvent s’en charger, et approcher l’autre parent pour l'informer de l'inscription au groupe afin de recueillir son accord.

 

A quelle fréquence se déroulent ces séances ?

C'est en général un cycle de séances par année sur Valdahon. Sur l'organisation de ces séances, ce seront 6 mercredi de 10h à 12h où sera toujours reçu le même groupe d'enfants, de 5 à 7 au maximum. Elles auront lieu les 5, 12 et 19 octobre ainsi que les 16, 23 et 30 novembre, et se déroulent au 1er étage de la maison des services de Valdahon, au niveau du centre médico-social. Un autre groupe d'expression aura lieu à Morteau aux mois de novembre et décembre avec deux autres professionnelles. Toutes les séances ont lieu en dehors de la présence des parents, et c’est lors de la dernière séance qu’ils sont invités à un temps de restitution fait par le groupe d'enfants. Par ailleurs, aucun retour individuel n'est fait aux parents sur ce qu'a pu dire son enfant.

 

Pour plus d’informations, vous pouvez contacter Audrey Colette ou Aline Martin au 03 81 26 04 18, ou bien contacter directement le centre médico-social de Valdahon. Il est aussi possible d’échanger au préalable afin d’évoquer avec les parents si la démarche apparaît pertinente pour leur enfant, ou si une demande est faite pour aborder des sujets particuliers et individuels avant l'inscription. 

 

Planning des séances et thématiques abordées :

Mercredi 5 octobre - de 10 h à 12 h
L’annonce de la séparation

Mercredi 12 et mercredi 19 octobre - de 10 h à 12 h
Et toi, comment réagis-tu ?

Mercredi 16 novembre - de 10 h à 12 h
Ce qui change... ce qui ne change pas

Mercredi 23 novembre - de 10 h à 12 h
Et toi, dans tout ça ?

Mercredi 30 novembre - de 10 h à 12 h
Retours aux parents par les enfants

 

Aline Martin assistante sociale, et Audrey Collette infirmière puéricultrice : 

 

 

En cette période très anxiogène, comment devons-nous nous comporter devant nos enfants ?  Devons-nous les tenir à distance de ces images douloureuses qui envahissent nos écrans et nos discussions. Après la Covid-19, les petits français voient désormais la guerre et en entendent parler. Quelles attitudes les adultes doivent-ils adopter ? C’est la question que nous avons posée à la psychologue bisontine Joëlle Desjardins

Cette professionnelle de l’enfance conseille tout d’abord d’adapter son comportement et sa façon d’agir à leur âge. Les moins de six ans sont très sensibles à l’émotion que leur renvoient les adultes. D’où l’importance de rassurer en utilisant les bons mots. L’objectif n’est pas de masquer la gravité de la situation et de ses inquiétudes, car ils ne comprendraient pas, mais de leur signifier qu’ils ne sont en rien responsables de nos angoisses. La déculpabilisation de l’enfant est une priorité. Pour les plus grands, à partir du primaire, il convient, avant d’expliquer la situation, d’écouter ce qu’ils ont compris, entendu et d’apprécier ce qui peut les inquiéter. Et ce, afin de corriger certains propos. Dans la cour de récréation, devant la télévision, lors d’une discussion, certains propos peuvent être mal compris et susciter des craintes, des peurs et des incompréhensions.

Protéger les enfants des images

C’est LE conseil dispensé par Mme Desjardins. « Les familles ne doivent pas laisser la télévision et les chaînes d’information en continu ouvertes. Elles ne doivent pas, sans être auprès de l’enfant, le laissé regarder les images qui passent actuellement sur la guerre en Ukraine » insiste-t-elle. La psychologue insiste également sur le fait que les adultes doivent porter un regard bienveillant sur l’enfant. Certains signes doivent alerter et conduire à prendre un rendez-vous auprès d’un professionnel. Le repli sur soir, le mutisme, les troubles du sommeil, l’anxiété, les cauchemars sont à prendre au sérieux. « Dans ces conditions, les parents doivent passer la main à des professionnels pour se faire aider et se faire accompagner » explique Joëlle Desjardins. Et de poursuivre : ‘Si les adultes sont en souffrance, les enfants peuvent ne plus se sentir protéger. Le sentiment de sécurité interne est indispensable pour qu’un enfant puisse aller explorer le monde. Un bien être qu’il acquiert dans son milieu familial. S’il ne l’acquiert pas, il va se replier sur lui-même et n’aura pas les capacités de s’ouvrir au monde et à l’autre. Ce qui peut avoir des conséquences très graves sur son développement et sa capacité de devenir grand ».

L'interview de la rédaction / Joëlle Desjardins

 

Ce mardi, la Ville de Besançon, organisait une grande journée de formation à destination des 250 professionnels qui forment le secteur de la petite enfance de la cité comtoise. Parmi eux, des auxiliaires de puériculture, éducateurs, agents, assistants socio-éducatif, … qui travaillent dans les 14 crèches municipales de la ville et la crèche familiale. Pour ce premier rendez-vous, qui en appellera d’autres,  les équipes ont travaillé sur le thème de la cohésion d’équipe, qui avait été choisi par les personnels lors d’une concertation.

A travers cette démarche, la Ville de Besançon souhaite renforcer le travail d’équipe, instaurer le partage des pratiques et améliorer les conditions des enfants. Pour ce faire, la formation s’est déclinée en deux temps. Une conférence participative, animée par deux formatrices en communication bienveillante, fut proposée le matin. L’après-midi, les participantes ont présenté des ateliers expérimentés sur le terrain et mettant en exergue un point fort de leur pratique.  « Agir de manière concertée », « Accueillir la différence et vivre ensemble », « tâche partagée et polyvalence », … sont quelques-unes des expériences déclinées.

Plus qu’un lieu de garde

Marie Etevenard, conseillère municipale à la petite enfance et à la parentalité à la ville de Besançon,  reconnaît que l’accueil des enfants en crèche a évolué. Ces établissements ne sont pas que des lieux de garde, mais ce sont aussi des établissements éducatifs,  où la prise en charge de l’enfant est entière. Ce mercredi, c’est la rentrée dans les crèches bisontines. A Besançon, 600 places sont à la disponibilité des familles.

L'interview de la rédaction / Marie Etevenard

La Saline royale propose de venir s’amuser en famille à l’occasion d’après-midis d’initiation aux arts du Cirque animés par le Centre des Arts du Cirque de Besançon, Passe-Muraille. Cet atelier a pour objectif de faire découvrir les différentes disciplines circassiennes : acrobatie, jonglerie, portés et équilibre sur mains et sur objet. La Saline royale accueil aussi des centres de loisirs dans le cadre du dispositif « C’est mon patrimoine ». Ce mercredi, des élèves de l’école Donzelot, en provenance de Valentigney, ont pu découvrir et participer à ce dispositif.

 

La thématique du cirque

 

« C’est mon patrimoine » propose un parcours structuré autour d’une thématique ancrée dans l’histoire des sites, pour une rencontre entre les jeunes et le patrimoine. Sur chacun des sites participants, il s’agit de créer une offre attractive, artistique et culturel, articulant découverte du patrimoine et pratique artistique. « Ce dispositif permet d’accueillir des enfants de tout territoire et de tout milieu social à la Saline Royale, en pouvant leur proposer des activités en liens avec les thématiques culturelles », souligne Adeline Dody, responsable médiation culturelle à la Saline Royale. Et cette année, une des thématiques de la Saline est le cirque.

 

Firdaws, élève de l'école Donzelot : 



 

L’opération « C’est mon patrimoine »

 

Piloté par le ministère de la Culture et l'Agence nationale pour la Cohésion des Territoires (ANCT), le dispositif « C’est mon patrimoine » permet à la Saline Royale d’Arc-et-Senans d’accueillir actuellement des centres de loisirs. Il participe à l’éducation artistique et culturelle des enfants et des adolescents pendant les vacances scolaires. Accueillis dans les lieux de patrimoine sur l’ensemble du territoire, les jeunes ont accès à différents programmes d’activités pluridisciplinaires. Ateliers, visites théâtralisées, jeux de piste, lectures, danse, performances ou pratique des arts numériques permettent de s’approprier de façon inédite le patrimoine. En s’adressant à des jeunes issus des territoires prioritaires, urbains mais aussi ruraux, « C’est mon patrimoine » a pour ambition de les sensibiliser aux patrimoines et à l’histoire.

 

Ryan, élève de l'école Donzelot :



Les parents d'élèves de l'école élémentaire Rivotte de Besançon ont à nouveau manifesté ce jeudi pour alerter des dangers encourus par leurs enfants à la sortie et sur le trajet de l'école. Mécontents et angoissés, ils appellent les automobilistes à lever le pied dans cette zone limitée à 20km/h.

« Très dangereux d’emprunter les routes menant à l’école »

C’est la cinquième fois que ces parents d’élèves se mobilisent afin d’alerter les élus au danger que courent leurs enfants chaque fois qu’ils empruntent ces rues les menant à l’école Rivotte. Les automobilistes roulent « trop vite », et mettent en danger la vie de ces jeunes enfants. Pour Thierry Loew, père d’une petite fille scolarisée à l’école Rivotte, « il est extrêmement dangereux d’emprunter les rues qui mènent jusqu’à l’école. Que ce soit à Rivotte, ou dans beaucoup d'autres écoles bisontines ». « On aimerait que nos enfants puissent aller et rentrer de l’école en toute sérénité, en toute insouciance » confie Thierry.

Des témoignages glaçants

L’école est située peu après la « Porte Rivotte », un édifice en pierre historique, exigu pour les automobilistes, faisant partie des deux dernières portes de la ville. Les voitures sont obligées de ralentir lorsqu’elles la traversent, à cause de l'étroitesse du passage, mais accélèrent lorsqu’elles débouchent sur la ligne droite menant devant l’école Rivotte. « Il en va de la sécurité de tous, pas seulement de nos enfants » indique cette mère de famille, ayant aussi son enfant scolarisé à l’école Rivotte. « Il y a très peu de temps, j’ai failli assister à un drame » raconte-t-elle. « Une voiture a laissé traverser une femme enceinte sur un passage piéton. Sauf que l’automobiliste de derrière, sans doute un peu trop pressé, n’a pas compris la situation et a dépassé la voiture à tout allure. Je ne sais pas comment on a pu éviter le drame. Cette femme a eu un réflexe salvateur. C’est une chance inouïe qu’il n’y ait pas eu d’accident ce jour-là ». Un petit cortège d’une quinzaine de parents d’élèves, accompagné de leurs enfants, est parti ce jeudi à 17h en direction d’autres écoles du centre-ville. 

 

Thierry Loew, parent d'élève et porte-parole des parents de l'école Rivotte