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Crise sanitaire oblige, les traditionnelles Absinthiades pontissaliennes ont été revues cette année. Pas question pour les organisateurs d’annuler complètement l’évènement, comme ce fut malheureusement le cas en 2020. « Pontarlier doit tenir son rang d’ancienne capitale mondiale de l’Absinthe » explique Fabrice Herard, chargé de mission à l’association des Amis de Pontarlier, qui organise ce traditionnel rendez-vous pour tous les amateurs de la fée verte et  ceux qui ont envie de découvrir ce patrimoine local.

En attendant de pouvoir fêter pleinement la 20è édition, l’équipe décline un événement qui tiendra toutes ses promesses. Les valeurs ne sont pas perdues et l’envie de démocratiser l’Absinthe sur son territoire originel est bien réelle. Ainsi, en référence à cette période très particulière et à la réaction provoquée par la fonte du sucre au contact de l’alcool dans le verre, « le trouble de l’Absinthe » animera la capitale du Haut-Doubs les 2 et 3 octobre.

Au programme : des conférences, des projections, des expositions et l’ouverture des distilleries. Pour de plus amples informations : 03.81.38.82.12. www.admdp.com www.routedelabsinthe.com

L'interview de la rédaction : Fabrice Herard

 

Ce dimanche, Pontarlier, capitale mondiale de l’absinthe, accueille une nouvelle édition de la fête de l’Absinthe. Covid-19 oblige, cette manifestation biennale côté français proposera une jolie randonnée de 13 kilomètres, qui permettra aux participants de découvrir le patrimoine local lié à la Fée Verte. Au programme : musique, dégustations, sites historiques et superbes panoramas. Rappelons qu’en 1900, la capitale du Haut-Doubs comptait 25 distilleries et 150 bistrots. A cette époque, 15 millions de litres d’absinthe étaient produits par an.

Hier, jeudi, un groupe d’une dizaine de personnes s’est attaqué à sa cueillette sur un terrain de 3400 m2, situé au lieu-dit « La Rotonde », propriété d’un distillateur local. Ces participants, composés de passionnés et d’intérimaires, ont coupé la plante, dont seules les feuilles vertes et les inflorescences (terminaisons de chaque branche) ont un intérêt. Il y a ensuite l’étape du séchage dans un hangar. Complètement secs, les végétaux qui donneront toute sa saveur au breuvage, seront ensuite livrés au producteur, qui se chargera de la mise en alambic et de la distillation.

ABSINTHE CULTURE

 

La récolte

Comme pour la vigne avec le raisin, les spécialistes scrutent avec grande attention le bon stade de floraison de la plante. Quoiqu’il en soit, la récolte s’effectue entre le 20 et le 30 juillet. Cette année, il faut bien avouer que les fortes pluies de juillet n’ont pas été une très bonne nouvelle. « La météo a une influence énorme sur la qualité de la plante » explique Benoît Delory, Chef de cueille. Et de poursuivre : « la plante s’en sort mieux lorsqu’elle se développe sous un climat aride. Elle s’exprime mieux au niveau aromatique quand elle souffre ».

 

ABSINTHE CULTURE 2

La production

Suite à sa réhabilitation en 2001, après son interdiction en 1915, la fée verte a repris des couleurs. Il n’en reste pas moins que sa production est beaucoup moins importante que jadis « Il y a 70, voire 80 ans, nous parlions de centaines d’hectares d’absinthe, alors qu’aujourd’hui, les surfaces de production ont très nettement diminué » termine M. Delory.

L'interview de la rédcation / M. Delory