Le Grand Besançon Doubs Handball annonce une dixième et dernière recrue pour la prochaine saison. Ainsi, l’ancien allier gauche de Bordeaux Bruges Lormont (ProLigue) Mathieu Vigneron ( 23 ans – 179 cm – 91 kg) portera les couleurs du club de la cité bisontine. Il s’engage avec le GBDH jusqu’en 2024.
Dans un tweet, le Maire LR belfortain Damien Meslot annonce qu’il a décidé de soutenir « la candidature portée par Romain Peugeot, à l’aide d’un investissement d’un euro, apporté par le Grand Belfort ». « Le temps presse et j’appelle les autres collectivités à s’engager également » explique l’élu. Et de terminer : « J’espère que cette annonce aura un effet d’accélérateur. La dynamique de notre nord Franche-Comté est en jeu, le FCSM est notre ADN, notre force et les valeurs intrinsèques de notre territoire ».
Après des travaux d’extension, le centre médico-social Tristan Bernard, à Besançon a rouvert ses portes.
Rappelons qu’il concentre notamment les services de la protection maternelle et infantile (PMI). Différents professionnels sont disponibles : secrétaire médico-sociale, assistant et éducateur de service social, infirmier, puéricultrice, sage-femme, médecin et psychologue de PMI, conseiller en économie sociale et familiale. Ses missions sont d’apporter de l’aide et du soutien aux familles en difficulté, l’action éducative à domicile, l’enfance en danger, l’adolescence et le conseil. L’aide sociale (RSA, économie et budget des familles, difficultés financières et impayés, surendettement, hébergement social et logement de transition, addiction et santé , soutien à l’insertion sociale et professionnelle, …) est également une autre responsabilité.
Infos pratiques : Le Centre Médico Social (CMS) Tristan Bernard, situé 19 rue Tristan Bernard, est ouvert le lundi, mardi, mercredi et jeudi de 9h à 12h et de 13h30 à 17h30 et le vendredi de 9h à 12h. Tel : 03.81.25.44.44 ; Mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Le Tour de France fait étape dans le Jura ce vendredi. Il s’agit de la 19è étape, longue de 173 kilomètres, entre Moirans-en-Montagne et Poligny. Cette année, le parcours évite le relief jurassien pour privilégier un itinéraire pour sprinters. La côte d’Ivory, située à 30 kilomètres de l’arrivée, proposant une ligne droite de plus de 8 kilomètres, devrait être le théâtre d’un bel épilogue.
C’est la deuxième fois que la capitale du jouet en bois accueille la Grande Boucle. En 2016, le Tour était parti de Moirans-en-Montagne pour rejoindre Berne. Peter Sagan avait franchi le premier la ligne d’arrivée en Suisse. Pour Poligny, capitale mondiale du Comté, il s’agit d’une grande première. Pour la première fois de son histoire, la commune accueille une arrivée du Tour de France. L’évènement y est en revanche passé à quatre reprises.
Le parcours 2023
Le coup d’envoi de la course sera donné à 13h15 de Moirans-en-Montagne. L’arrivée est prévue à Poligny entre 17h10 et 17h10 et 17h30, en fonction de la vitesse des coureurs. La caravane prendra le départ à 11h30.
Les horaires de passage sont les suivants :
Moirans-en-Montagne : Caravane : 11h30. Coureurs : 13h15
Meussia : Caravane : 11h34. Coureurs : 13h34
La Tour du Meix : Caravane : 11h41. Coureurs : 13h40
Arinthod : Caravane : 12h15. Coureurs : vers 14h10
Sarrogna : Caravane : 12h29. Coureurs : vers 14h20
Orgelet : Caravane : 12h39. Coureurs : vers 14h30
Pont de Poitte : Caravane : 12h53. Coureurs : vers 14h45
Doucier : Caravane : 13h15. Coureurs : vers 15h
Mont sur Monnet : Caravane : 13h33. Coureurs : vers 15h20
Ney : Caravane : 13h45. Coureurs : vers 15h30
Champagnole : Caravane : 13h47. Coureurs : vers 15h35
Pont d’Héry : Caravane : 14h23. Coureurs : vers 16h05
Salins-les Bains : Caravane : 14h32. Coureurs : vers 16h15
Côte d’Ivory : Caravane : 14h52. Coureurs : vers 16h35
Arbois : Caravane : 15h01. Coureurs : vers 16h40
Aumont : Caravane : 15h18. Coureurs : vers 16h55
Tourmont : Caravane : 15h28. Coureurs : vers 17h05
Poligny : Caravane : 15h31. Coureurs : vers 17h10
Un jeune homme de 20 ans est actuellement en garde à vue. Lors d’un parloir à la maison d’arrêt de Besançon, il aurait remis à un détenu des produits stupéfiants. Le mis en cause aurait dissimulé dans des vêtements un pain de résine de cannabis de 100 grammes. Au cours de sa garde à vue, ce dernier a réfuté les faits qui lui sont reprochés. Il a expliqué qu’il avait été sollicité par un tiers, qu’il ne connaît pas, pour remettre à l’intéressé ces vêtements. Il dit ne pas être au courant de la présence des stupéfiants dans les habits qui lui ont été confiés.
Un individu de 44 ans devra s’expliquer en septembre prochain devant la justice. Le 19 juillet dernier, à Besançon, il a menacé un employé de la société City Car avec un couteau. Alertés, les policiers ont interpellé l’homme à hauteur d’un arrêt de bus. Il a été trouvé porteur d’un couteau de type « opinel ». Il présentait également un taux de plus de plus de 3 grammes d’alcool dans le sang. Il a été placé en garde à vue différée. Il n’y a pas de blessé. Aucune plainte n’a été déposée. Au cours de sa garde à vue, le mis en cause a reconnu les faits. Il a indiqué qu’il avait agi sous l’effet de l’alcool.
Le 9 novembre 2021, Thomas Mercier est retrouvé agonisant sur le palier de son appartement, situé rue de la Mouillère. Un an et demi après, Kévin Berardi, l’auteur du meurtre qui a reconnu les faits, n’a pas encore été jugé. Ce sont les expertises psychiatriques qui détermineront si le meurtrier passera devant la cour d’assises ou non.
Rappel des faits : un meurtre qui n’est plus à démontrer
Ce matin, lors d’une conférence de presse organisée par le procureur de la République de Besançon, ce dernier est revenu sur cette affaire. “L’imputabilité des faits” n’est pas à démontrer selon Etienne Manteaux puisque le meurtrier a reconnu les faits et que les expertises scientifiques confirment sa version. Kévin Berardi est entré dans cet immeuble, a sonné à plusieurs portes avant de faire éclater sa rage sur Thomas Mercier. Gazeuse, balayettes puis coups de ciseaux après que la victime ait essayé de se défendre avec cet ustensile. L’un des coups dans le dos a perforé les poumons de la victime, ce qui a entrainé son décès.
Une question centrale : “le degré de lucidité” de Kévin Berardi
Kévin Berardi était sous l'emprise de cocaïne et de multiples drogues de synthèse, ce qui pose question sur sa responsabilité pénale. Deux expertises psychiatriques ont été menées mais celles-ci se contredisent. La première, d’une psychiatre, parle d’une “altération du discernement” mais sans “abolition” de ce dernier. Kévin Berardi pourrait donc passer devant la cour d’assises. Cependant, la deuxième expertise, d’un collège de psychiatres, parle de “troubles psychiques” et “d’une abolition du discernement”. Kévin Berardi décrit une “parano” au moment des faits, à cause de la drogue et d’une crainte permanente d’un ancien codétenu. Les troubles psychiques décrits par le collège d’experts concerne aussi une “croyance du Messie” puisque le meurtrier a tendance à se prendre pour “la réincarnation de Jésus”.
Etienne Manteaux a annoncé que le magistrat instructeur tranchera et décidera début septembre du renvoi ou non devant les assises.
Ce matin, vers 11h15, les sapeurs-pompiers sont intervenus, à Besançon, rue des Frères Chaffanjon, pour un feu de stockage bois dans le sous-sol d’une habitation. Il a été éteint au moyen d’une lance. L’action rapide des secours a permis de préserver l’habitation.
C’est une histoire tragique. Houcine Hakkar, ce jeune mécanicien de 23 ans, était abattu au volant de sa voiture d’une balle dans la tête le 8 mars 2020 à Besançon, après avoir été pris en chasse par des criminels déterminés. Houcine, cet homme sans histoire, très apprécié au sein de son quartier, s’est retrouvé, sans le comprendre, au cœur d’une guerre de dealers. Le jeune homme a seulement eu le malheur de circuler à bord du même modèle de voiture que celui recherché par les criminels. L’instruction de cet assassinat touche enfin à sa fin. L’un des huit mis en cause a admis sa présence dans la voiture des tireurs en reconnaissant sa participation. Trois de ces individus sont mis en examen pour assassinat, tentative d’assassinat et complicité de tentative d’assassinat. Pour cinq d’entre eux, une requalification en association de malfaiteurs en vue de commettre des crimes. Un procès hors norme pourrait se tenir en 2024.
Quatre mois de fusillades répétées entre deux clans de trafiquants entre 2019 et 2020. Plus d’une douzaine de blessés par balles envoyés aux urgences. Et puis un homme, un innocent, qui perd la vie. Voici le tragique destin d’Houcine Hakkar. Le jeune homme de 23 ans, victime collatérale des règlements de compte entre trafiquants de drogue dans le quartier de Planoise. Une marche blanche avait été organisée en septembre 2020 par la famille. Plus de 250 personnes s’étaient réunies.
Une effroyable course-poursuite
Les faits remontent au 8 mars 2020, avenue Siffert à Besançon. Houcine Hakkar sort à peine de la douche lorsqu’un ami à lui vient le récupérer pour lui faire essayer la voiture qu’il vient d’acheter : une Mégane « sombre ». Un véhicule qui sera confondu par les assaillants lors de la soirée funeste. Selon les images des caméras de vidéosurveillance, à 21h16, on aperçoit Houcine et son ami, rouler tranquillement à bord du véhicule. 21h17, seulement une minute plus tard, une voiture s’approche d’eux, et se met à les suivre. 21h18, la course-poursuite se déclenche, les malfaiteurs commencent à percuter la Mégane, et font preuve d’un comportement très menaçant. Les deux amis sont terrifiés. Ils appellent immédiatement la police, qui envoie plusieurs patrouilles, et indique à Houcine de se rendre en direction du commissariat. Ce qu’il fait. Mais la course-poursuite est intense. Des coups de feu partent en leur direction. Les malfaiteurs les tamponnent jusqu’à ce que la voiture de leurs victimes s’encastre dans un poteau. Houcine Hakkar n’aura pas le temps de s’enfuir contrairement à son ami, et sera abattu d’une balle dans la tête. Au total, 28 traces d'impact ont été relevées sur la voiture.
Une messagerie cryptée
Le 21 mai 2021, au terme d’une longue et fastidieuse enquête effectuée par la police de Besançon aux côtés de plusieurs autres services, 8 individus sont identifiés grâce à un décryptage massif de données et un travail d’ampleur du JIRS (juridiction interrégionale spécialisée) de Lille. 6 d’entre eux sont interpellés et présentés à la justice. Le septième avait été interpellé au début du mois de mars 2021 en Espagne. Le dernier quant à lui, leader de la bande, est toujours en fuite.
Le JIRS de Lille, dans le cadre d’une affaire de trafic de stupéfiants, a identifié des téléphones sécurisés par une technologie très poussée. Les enquêteurs ont tout de même réussi à décrypter un logiciel nommé « Sky ECC », leur permettant d’obtenir d’innombrables données sur des affaires criminelles en Europe. Par ce biais, le parquet de Besançon a pu obtenir les fichiers concernant l’assassinat de Houcine Hakkar et la période concernée. Par la retranscription de ces données, et la mise en parallèle de ces dossiers, une compréhension extrêmement fine de ce qu’il s’est véritablement passé a pu être établie. « Une fois ces données obtenues, elles ont pu être exploitées par les enquêteurs pour comprendre ce qu’il s’est passé, minute par minute » souligne Etienne Manteaux, le procureur de Besançon. Les auteurs de l'opération utilisaient des téléphones "PGP" (Pretty Good Privacy), qui permettent d'avoir un haut niveau de protection et de confidentialité, sur lequel le logiciel est installé et transfère les messages de manière cryptée.
Parmi les messages décryptés :
Demain, 13h15, la 19ème étape du Tour de France s’élancera du Jura, dans le petit village de Moirans-en-Montagne. Le maire Grégoire Long nous fait part de l'enthousiasme de la ville, qui est palpable "depuis plusieurs semaines”.
“Une fierté intergénérationnelle”
Pour célébrer Moirans et le Tour, toute la ville a mis la main à la pâte. “Des gens en difficulté, des personnes en EHPAD ont tissé des kilomètres de fanions et de maillots au couleur du Tour”. “On a même eu une pénurie de laine” ironise le maire. Le village est décoré de fond en comble pour l’arrivée de la plupart des touristes dès ce soir, après l’arrivée à Bourg-en-Bresse. Un écran géant est mis en place pour suivre toutes les péripéties des coureurs jusqu'à l'arrivée à Poligny et de très nombreuses animations sont prévues.
“La cité de l’enfant”
“On est tous des grands enfants, moi également” confie avec le sourire Grégoire Long. La ville, connue pour son musée du jouet, a voulu mettre en avant ce patrimoine. Cet accent sur la jeunesse se retrouve dans les animations avec un baby-foot humain géant ou encore un circuit de karts à pédales. “Le vélo, c’est aussi un jouet” déclare le maire qui a aussi prévu des “jeux de grands” avec des expositions, spectacles et une soirée cabaret.
Tout un territoire autour de Moirans pour le financement
Au total, le tarif pour une ville départ fixé par Amaury Sport Organisation est de 108 000 euros TTC. Cependant, le petit village du second plateau a pu recevoir de nombreuses aides exceptionnelles. Ainsi, la région Bourgogne Franche-Comté prend 35 000 euros à charge. Le département, par l'intermédiaire de Clément Pernot, que Grégoire Long remercie, prend la même somme. Enfin, la communauté de communes Terre d’Emeraude finance 18 000 euros ce qui laisse seulement la même somme à payer pour la commune. En revanche, les dépenses d'animations et de sécurité sont totalement à la charge de Moirans-en-Montagne et celles-ci s'élèvent à environ 70 000 euros. Un prix remboursé “8 à 10 fois” selon le maire avec les retombées économiques qu’elles soient touristiques, d'hôtellerie ou des métiers de bouche.
Moirans à l’international
Enfin et surtout, le Tour va permettre au petit village d’obtenir une visibilité dans 190 pays. Une étape vers la fin du Tour rassemble encore davantage de téléspectateurs. Pour les touristes qui se rendront directement sur place, c’est l’occasion de découvrir un village français typique et champêtre. Ils passeront sûrement autour de l’église Saint-Nicolas et s'arrêteront dans les jardins du centre-ville pour flâner.
Entre 15 000 et 25 000 personnes sont attendues sur tout le week-end. Après de nombreuses réunions d'organisation et de sécurité, Grégoire Long se dit “serein” quant à cette arrivée massive et joyeuse.
Le podcast de la rédaction / Grégoire Long