En France, les nouvelles lunettes d’Emmanuel Macron créent la controverse. Le président les porte depuis quelques jours après un souci de vue, mais un doute circule : sont‑elles vraiment fabriquées en France ?
La marque mise en cause assure que oui en partie : seules trois personnes travaillent encore sur le site historique de Lons‑le‑Saunier, mais une petite production y subsiste. Le reste des modèles est fabriqué là où se trouvent les machines nécessaires, affirme l’entreprise.
Le look d’Emmanuel Macron au Forum de Davos, lunettes de soleil sur le nez, fait sensation. Le modèle porté est signé Henry Jullien, marque jurassienne basée à Lons-le-Saunier. Même Donald Trump a ironisé sur ce choix. Pour l’entreprise, c’est un coup de pub inespéré, relayé par les médias et les réseaux sociaux.
Emmanuel Macron a de nouveau nommé Sébastien Lecornu à Matignon ce vendredi 10 octobre, quelques jours après sa démission. L’annonce, officialisée par l’Élysée, intervient à l’issue d’une semaine de négociations intenses avec les forces politiques, visant à débloquer la situation budgétaire. L’opposition, vent debout, comme les communistes, les Insoumis et le Rassemblement National, menace déjà de déposer une motion de censure.
Coup de théâtre ce lundi soir : Emmanuel Macron demande à Sébastien Lecornu, Premier ministre démissionnaire, de poursuivre les négociations avec la majorité et les oppositions jusqu’au mercredi 8 octobre. Objectif : sortir d’une crise gouvernementale éclair, alors que l’exécutif vacille. Le gouvernement Lecornu, en place depuis seulement 14 heures, tente de survivre dans un climat instable. Le sort de Bruno Le Maire et d’autres ministres reste en suspens.
Suite au renversement du gouvernement de François Bayrou, le président de la République a nommé Sébastien Lecornu Premier ministre ce mardi 9 septembre. L’actuel ministre des Armées est chargé de consulter les partis afin de bâtir les accords nécessaires aux décisions à venir. L’Élysée précise qu’un nouveau gouvernement ne sera proposé qu’à l’issue de ces discussions.
Ce lundi, les députés ont voté « contre » la confiance au Premier ministre François Bayrou. Il présentera sa démission ce mardi. Le résultat est sans appel : 194 parlementaires ont voté la confiance. 364 ont voté « contre ». On recense également 15 abstentions. De son côté, Emmanuel Macron a déclaré « prendre acte » de la chute de François Bayrou. L’Elysée a fait savoir qu’il nommera un nouveau Premier ministre « dans les tout prochains jours ».
La France traverse une crise politique profonde, marquée par un Parlement sans majorité claire depuis 2024 et une succession de gouvernements fragiles. Aux portes de la mobilisation, le Premier Ministre François Bayrou a annoncé un vote de confiance prévu le 8 septembre, deux jours avant les manifestations. L’enjeu est clair : imposer son plan budgétaire ou céder face à une Assemblée hostile. Dans ce contexte, la France Insoumise de Jean-Luc Mélenchon a d’ores et déjà fait savoir qu’elle soutenait la mobilisation du 10 septembre. Son chef de fil en a même appelé à la destitution d’Emmanuel Macron. Rencontre avec Alexis Poyard, figure militante à Besançon, co-animateur des jeunes insoumis dans la cité comtoise et co-référent des relations presse dans le Doubs. A l’image de son parti, il appelle à une forte participation citoyenne pour dénoncer les politiques actuelles du gouvernement.
L'interview de la rédaction : Alexis Poyard
« Un service public affaibli »
Selon lui, cette mobilisation s’inscrit dans un contexte de crise profonde. « Les politiques menées par Emmanuel Macron, d’inspiration néolibérale, ont contribué à fragiliser les services publics et à creuser les inégalités », affirme-t-il. Il estime que ces choix économiques et sociaux « enrichissent une minorité » au détriment du plus grand nombre. Selon l’Insoumis, les revendications du 10 septembre sont à la hauteur des enjeux et des difficultés du moment. Face à cette situation, le mouvement insoumis rappelle également son programme « L’Avenir en commun ». « Nous avons un plan détaillé, enrichi par le travail de terrain, avec plus de 800 mesures », rappelle M. Poyard. Il souligne que le mouvement dispose d’« une équipe prête à gouverner », citant la compétence des députés insoumis et d’autres militants sur le terrain.
Se démarquer de l’extrême-droite
Interrogé sur la nébulosité qui entoure le rassemblement du 10 septembre et sur les risques de récupération par l’extrême-droite, le responsable des jeunes insoumis est catégorique : « Nous appelons à une mobilisation populaire et sociale. Si des mots d’ordre réactionnaires apparaissent, nous les dénoncerons fermement. Il ne faut pas tout confondre : les revendications sociales sont légitimes et doivent être entendues. »
Vers une mobilisation élargie
L'interview de la rédaction : Alexis Poyard
Si les détails pratiques restent à préciser, Alexis Poyard confirme, tout en refusant de devancer les annonces des organisateurs locaux, que des rendez-vous sont en préparation à Besançon. « Ce n’est pas à moi de communiquer, mais des initiatives locales devraient être annoncées prochainement», indique-t-il. La mobilisation du 10 septembre se veut donc un moment fort de contestation, porté par des collectifs, des associations et des forces politiques de gauche, dans l’objectif d’exprimer une alternative sociale et démocratique.
En déplacement en Aveyron, Emmanuel Macron a plaidé jeudi pour limiter l’implantation du loup dans les zones d’élevage, quitte à autoriser davantage d’abattages. Le président évoque la nécessité possible d’une loi, s’appuyant sur l’accord européen de 2024 visant à alléger le statut de protection du prédateur.
Le Président Emmanuel Macron était en Haute Saône ce mardi, à la base aérienne 116 de Luxeuil Saint-Sauveur. Un déplacement qui s’est déroulé dans le contexte international difficile que nous connaissons. Au cours de son intervention, le chef de l’état a indiqué que le Pays allait accélérer et accroitre les commandes de rafale. Tout en précisant que la base aérienne 116 allait s’accroitre et retrouver sa capacité nucléaire.
Le site va doubler sa capacité, d’ici 2035, pour atteindre 2.000 militaires et civils. Près d’1,5 milliards d’euros seront investis par l’Etat pour « moderniser et adapter la base aérienne, et notamment ses infrastructures opérationnelles et de vie ». Au total, entre 3.000 et 4.000 habitants supplémentaires viendront s’installer à Luxeuil et ses alentours.
L'interview de la rédaction : Emmanuel Macron
Le président de la République Emmanuel Macron est attendu ce mardi, en Haute-Saône, sur la base aérienne de Luxeuil-Saint-Sauveur (70). Un déplacement présidentiel qui se déroule dans un contexte international tendu. Après avoir visité le site, le Chef de l’Etat devrait prendre la parole vers 14h.