Choix du secteur :
Se connecter :
 

Le Grand Besançon Doubs Handball dispute ce vendredi soir son dernier match à domicile de la saison. Les Bisontins reçoivent Frontignan au Palais des Sports Ghani-Yalouz dans le cadre de la 29e et avant-dernière journée de ProLigue. Le coup d’envoi sera donné à 20 h 30. Si cette rencontre n’a plus d’enjeu comptable pour le GBDH, désormais hors course pour les play-offs, le groupe bisontin entend malgré tout terminer la saison avec sérieux et engagement devant son public. Le demi-centre Adrien Claire est au micro de la rédaction.

L'interview de la rédaction : Adrien Claire 

 

« Continuer à avancer sur nous »

Pour le coach Christophe Viennet, l’objectif reste avant tout de produire une prestation aboutie, indépendamment de l’adversaire du soir. « L’important, c’est de réussir à faire une bonne prestation quel que soit l’adversaire. Cette saison, on a montré qu’on était capables d’être très performants contre les grosses équipes, mais aussi parfois de passer à côté contre des équipes plus modestes », explique le technicien. « L’idée, c’est surtout de continuer à avancer sur nous-mêmes, de corriger certaines choses et d’être meilleurs sur certains points ». Même discours du côté du demi-centre Adrien Claire qui refuse toute baisse d’exigence malgré l’absence d’objectif sportif en cette fin de championnat.

« Pas question d’aborder ce match différemment »

« Le pire serait que le staff envoie le signal qu’on peut relâcher les efforts », affirme Christophe Viennet. « On ne peut pas demander de l’exigence aux joueurs si nous-mêmes nous n’en mettons plus ». Pour le joueur bisontin, l’état d’esprit doit rester celui d’un sportif de haut niveau jusqu’au terme de la saison : « On s’entraîne pour performer. Les joueurs font des sacrifices toute l’année pour être bons lors des matchs. Il n’est pas question d’aborder une rencontre en se disant qu’on peut être moins bons ».

L'interview de la rédaction : Christophe Viennet 

Une fin de saison à honorer

Même sans play-offs, le coach veut voir son équipe rester pleinement investie jusqu’au bout : « Cette équipe a été construite pour vivre la saison jusqu’au dernier match. Pour les joueurs qui partent comme pour ceux qui resteront, il est important d’aller au bout du chemin ensemble ». Christophe Viennet se montre d’ailleurs plutôt satisfait de l’implication affichée par son groupe à l’entraînement cette semaine : « Je n’ai pas senti de réelle décompression. L’équipe reste concernée au quotidien ».

Face à Frontignan, le Grand Besançon Doubs Handball tentera donc de conclure sa saison à domicile avec sérieux et détermination, avant un ultime déplacement la semaine prochaine.

Grande mobilisation syndicale ce vendredi 1er mai partout en France. De nombreux rassemblements et défilés sont annoncés dans l’Hexagone à l’occasion de la fête du Travail. Dans le Doubs comme dans le Jura, plusieurs manifestations sont programmées tout au long de la journée. Hausse des salaires, réduction du temps de travail, retraite à 60 ans ou encore défense du caractère férié du 1er mai figurent parmi les principales revendications portées par les organisations syndicales. Les organisateurs souhaitent également mettre l’accent sur la solidarité internationale ainsi que sur la lutte contre les idées d’extrême droite. La rédaction a rencontré Bénédicte Ponçot, co-secrétaire départementale de la FSU 25. Elle rappelle le caractère symbolique et historique de cette journée : « Le 1er mai est une journée particulière. Elle est née des luttes ouvrières au XIXe siècle et reste la seule journée chômée et payée. Comme tous les syndicats, nous le disons clairement : pas touche au 1er mai ».

Inflation et pouvoir d’achat au cœur des préoccupations

Parmi les préoccupations majeures évoquées par les syndicats figure la question du pouvoir d’achat. « L’inflation est une véritable plaie pour les budgets des familles, notamment pour les salariés aux revenus modestes », souligne Bénédicte Ponçot. La responsable syndicale évoque également les difficultés rencontrées par les étudiants, confrontés à des aides insuffisantes malgré la hausse du coût de la vie. La mobilisation de ce 1er mai dépasse également le seul cadre social. L’intersyndicale souhaite dénoncer « les discours homophobes, xénophobes et les idées d’extrême droite qui rongent la société », précise la co-secrétaire départementale de la FSU. Interrogée sur la situation politique locale et l’arrivée d’un élu du Rassemblement national au bureau de Grand Besançon Métropole, Bénédicte Ponçot a indiqué s’exprimer au nom de la FSU : « Pour nous, c’est une véritable claque démocratique ».

L'interview de la rédaction : Bénédicte Ponçot, co-secrétaire départementale de la FSU 25. 

Les rassemblements prévus dans la région

À Besançon, le rendez-vous est fixé à 10 h 30 sur l’esplanade des Droits de l’Homme pour un défilé organisé en intersyndicale. Dans le Doubs, un autre rassemblement est prévu à 11 h place d’Arçon à Pontarlier. Dans le Jura, plusieurs manifestations auront lieu : à 10 h à Saint-Claude et Arbois, à 10 h 30 à Lons-le-Saunier et Dole et à 11 h 30 à Champagnole.

Préval Haut-Doubs et la Communauté de Communes  du Pays de Maîche appellent les habitants du territoire  Ã  faire preuve de vigilance et de civisme après un incident survenu lors d’une collecte. Une batterie d’aspirateur déposée dans un bac s’est enflammée dans la benne d’un camion, risquant de provoquer d’importants dégâts matériels et de mettre en danger les agents. Les collectivités rappellent que ce type de déchet doit impérativement être déposé en déchèterie afin d’être pris en charge par une filière spécialisée.

Mardi après-midi, vers 16h, aux Hôpitaux-Neufs, un chauffeur poids lourd portugais, travaillant en France depuis trois ans, a été contrôlé par les gendarmes alors qu’il circulait dangereusement derrière un autre véhicule, sans respecter les distances de sécurité et en effectuant des appels de phares répétés. Après vérifications, les forces de l’ordre ont constaté que le conducteur n’avait pas effectué le changement obligatoire de son permis de conduire et n’était donc plus autorisé à conduire en France. Le chauffeur a été verbalisé et le véhicule immobilisé.

Depuis la rentrée dernière, la cité scolaire du Pré Saint-Sauveur à Saint-Claude accueille  la première classe spécialisée « réseaux électriques » du Jura. Cette initiative, menée en partenariat avec Enedis, s’inscrit dans le programme des écoles des réseaux pour la transition énergétique et répond aux enjeux majeurs de souveraineté énergétique et de décarbonation des territoires.

Intégrée au baccalauréat professionnel MELEC, cette formation permettra aux élèves de découvrir concrètement les métiers des réseaux électriques grâce à une alternance entre enseignements au lycée et immersion en entreprise. Quatre élèves composent cette première promotion, accompagnée par les acteurs de la filière afin de favoriser leur insertion professionnelle et développer les compétences indispensables à la transition énergétique.

Une entreprise historique fragilisée par la concurrence internationale

À Besançon, l’inquiétude grandit autour de R. BOURGEOIS. L’entreprise spécialisée dans les moteurs et les pièces métalliques traverse une crise majeure, conséquence directe de la concurrence asiatique et de la chute des prix dans la filière métallurgique. Pour la direction, la situation est devenue critique. Malgré des années d’efforts pour améliorer la productivité et maintenir la compétitivité du site, les résultats ne suffisent plus à compenser l’écart de concurrence avec certains producteurs étrangers. « Nous sommes arrivés à un point où notre destin n’est plus entre nos mains », résume la direction du groupe.

Des efforts internes devenus insuffisants

Depuis plusieurs années, l’entreprise a multiplié les plans d’amélioration, les investissements industriels et les gains de productivité afin de préserver son activité à Besançon. Mais selon les dirigeants, ces efforts sont aujourd’hui devenus insuffisants face à une concurrence jugée « faussée », alimentée par des coûts de production très inférieurs et des mécanismes de dumping qui fragilisent toute la chaîne européenne de transformation de l’acier. La direction souligne que le problème n’est plus lié à la performance industrielle du site, mais à un déséquilibre économique mondial contre lequel les industriels européens peinent à lutter. Cette situation provoque une profonde frustration parmi les salariés et les responsables de l’entreprise, qui constatent que les leviers traditionnels de compétitivité ne permettent plus de protéger l’activité.

Une mobilisation symbolique des salariés

Mardi, les salariés du site bisontin ont observé un arrêt de travail symbolique afin d’alerter les pouvoirs publics sur la gravité de la situation. Les employés redoutent une réduction progressive de l’activité, voire une délocalisation partielle de certaines productions dans les prochaines années si aucune mesure de protection n’est prise rapidement. L’entreprise appelle désormais l’État français et l’Union européenne à agir en urgence pour soutenir l’industrie métallurgique européenne face aux importations à bas coût.

Activité partielle et projets suspendus

Les difficultés économiques ont déjà des conséquences concrètes au sein de l’usine. Plusieurs projets de développement seraient actuellement gelés, faute de visibilité sur l’évolution du marché. Une partie des salariés des services, de l’assemblage et du bureau d’études a été placée en activité partielle à 50 %, avec une perte de revenus estimée à environ 30 % pour les personnels concernés. Pour les syndicats, ces premières mesures pourraient annoncer des difficultés plus profondes si la situation continue de se dégrader dans les prochains mois.

Bruxelles accusée d’agir trop lentement

Au cœur des inquiétudes figure également le délai d’instruction des éventuelles mesures de sauvegarde européennes. Selon la direction, une décision de Bruxelles pourrait nécessiter jusqu’à deux années de procédure, un calendrier jugé incompatible avec la réalité industrielle. « Deux ans, c’est une éternité pour notre secteur », estime Raymond Nicolas BOURGEOIS, le directeur général de R. BOURGEOIS à Besançon. « D’ici là, des pans entiers de la production européenne risquent d’avoir disparu. » La direction craint que cette attente ne provoque des dommages irréversibles non seulement pour R. BOURGEOIS, mais aussi pour l’ensemble des transformateurs d’acier européens et leurs sous-traitants.

L'interview de la rédaction : Raymond Nicolas BOURGEOIS, le directeur général de R. BOURGEOIS à Besançon.

Un enjeu majeur pour l’économie régionale

Avec plus de 1 100 salariés dans le monde, dont 450 à Besançon, R. BOURGEOIS demeure l’un des principaux acteurs industriels de la métropole bisontine. L’entreprise occupe une place stratégique dans une région historiquement liée aux métiers de la métallurgie et de la mécanique. Sa fragilisation inquiète autant les élus locaux que les représentants syndicaux.

Le ministre de l’Industrie ainsi que plusieurs responsables politiques régionaux ont affiché leur soutien à l’entreprise et appellent à des réponses rapides au niveau européen. Pour de nombreux observateurs, la situation de R. BOURGEOIS symbolise aujourd’hui les difficultés croissantes rencontrées par l’industrie européenne face à la mondialisation et à une concurrence internationale jugée déloyale.

Le sport comme moteur d’inclusion et de transformation humaine

Le Grand Besançon Doubs Handball poursuit son engagement sociétal à travers un projet RSE ambitieux consacré au handicap et à l’inclusion. Menée en partenariat avec l’Unité d’Enseignement Externalisé (UEE) du collège Camus de Besançon, cette initiative réunit cinq joueurs professionnels du club et dix enfants en situation de handicap autour d’activités sportives, éducatives et humaines.

L'interview de la rédaction : Antoine Laligant 

Des joueurs choisis pour leurs qualités humaines

Pour donner vie à ce programme, le club bisontin a choisi plusieurs joueurs reconnus autant pour leur état d’esprit que pour leurs performances sportives : Alexandre Aguilar, Florian Delecroix, Jérémy Sucarats, Tanguy Thomas, Lucas Hubert, puis Noa Arizieux. Au fil des semaines, les joueurs ont construit une relation forte avec les enfants, partageant des moments sportifs mais surtout des instants de vie. Une implication humaine qui dépasse largement le simple cadre du handball.

Des activités sportives et humaines tout au long de l’année

Durant plusieurs mois, les enfants de l’UEE ont participé à de nombreuses activités aux côtés des joueurs du GBDH. Des séances de handball adaptées ont été organisées afin de permettre aux jeunes de découvrir la pratique sportive à leur rythme, dans un cadre bienveillant et sécurisé. Mais le projet ne s’est pas limité au terrain. Les enfants et les joueurs ont également partagé des repas, des temps d’échange, des ateliers, des cours de mathématiques  et des moments de convivialité favorisant la création d’un véritable lien humain. Les jeunes ont aussi découvert les coulisses du sport professionnel : visites du Palais des Sports, immersion dans la vie du club, rencontres avec l’effectif et participation à plusieurs événements autour des matchs du GBDH.  Par ailleurs, le groupe assistera vendredi soir, au Palais des Sports,  au  dernier match de la saison. Les enfants vivront cette soirée au plus près des joueurs et participeront pleinement à cet événement festif et chargé d’émotion, symbole du lien fort créé tout au long de l’année.

« Une vraie réussite » pour les enfants et les éducateurs

À mesure que le projet avançait, les effets positifs sont devenus visibles. Les encadrants évoquent une transformation progressive chez plusieurs enfants, parfois porteurs de handicaps lourds. « Pour eux, c’est une vraie réussite cette année », explique Antoine Laligant, responsable communication et RSE du club. Et de compléter : « Certains enfants qui ne communiquaient presque pas se sont ouverts Â». Au-delà des activités, c’est un véritable lien affectif qui s’est installé. Un lien que le club souhaite préserver dans la durée.

L'interview de la rédaction : Antoine Laligant 

Changer le regard sur le handicap

À travers cette démarche, le GBDH veut également sensibiliser le monde sportif à la nécessité de développer davantage d’initiatives inclusives. « Il y a un réel besoin dans le domaine du handicap », souligne Antoine Laligant. « L’objectif est aussi d’ouvrir les yeux à d’autres associations sportives, professionnelles ou non, sur ce qu’il est possible de faire. »

Cette initiative s’inscrit dans un territoire déjà très engagé sur ces questions. Besançon accueille notamment le Raid Handi-Forts, événement incontournable autour du sport et du handicap. Dans cette volonté de sensibilisation, le club a également entrepris la réalisation d’un film mettant en lumière l’ensemble du projet. Un clip de présentation de 30 secondes a déjà été conçu dans le cadre de la candidature auprès de la Ligue Nationale de Handball, dans l’objectif de décrocher, en juin prochain, le trophée mis en jeu en ProLigue.

Un projet appelé à grandir

Face au succès rencontré, le Grand Besançon Doubs Handball ne compte pas s’arrêter là. Le club a déjà confirmé la poursuite du projet la saison prochaine avec la même classe spécialisée du collège Camus. Mais l’ambition va encore plus loin : le GBDH souhaite désormais étendre l’initiative en dehors de Besançon afin de toucher d’autres structures du territoire. Des discussions sont actuellement en cours avec le comité du sport adapté pour développer un second programme. Cette évolution nécessitera l’implication de nouveaux joueurs afin de préserver les liens déjà construits avec les enfants bisontins.

« Je ne veux pas casser la relation créée cette année », explique Antoine Laligant. « Ces enfants restent fragiles et ce lien humain est essentiel Â». Le départ de certains joueurs, comme celui de Jérémy Sucarats, obligera également le club à intégrer de nouveaux ambassadeurs au projet.

Une victoire bien au-delà du terrain

À travers cette initiative, le GBDH démontre que le rôle d’un club professionnel ne se limite pas à la compétition. En plaçant l’humain au centre de son projet RSE, le club bisontin rappelle que le sport peut devenir un formidable outil d’inclusion, d’éducation et de solidarité. Une aventure humaine forte, appelée à grandir, et qui prouve que certaines des plus belles victoires se construisent loin des terrains de jeu.

Un accident de la circulation impliquant deux voitures  s’est produit ce mardi vers 16h45 sur la départementale 13, en direction de Routelle, à Osselle-Routelle. Les deux voitures circulaient dans le même sens au moment du choc. Trois personnes, légèrement blessées, ont été prises en charge par les secours.