Les sapeurs-pompiers du Doubs sont intervenus ce mercredi après-midi, vers 15 h 15, rue de l’Église à Chaux-Neuve, pour un feu de mobilier dans la sacristie. L’incendie, qui a provoqué un important dégagement de fumée, a été éteint au moyen d’une lance. Les locaux ont ensuite été ventilés. Aucun taux anormal de monoxyde de carbone n’a été relevé. Au total, 26 sapeurs-pompiers et huit engins ont été mobilisés.
La cinquième étape du Tour de France Femmes, longue de 140 kilomètres entre Mâcon et Belleville-en-Beaujolais, a été remportée ce mercredi par la Néerlandaise Demi Vollering. La Suissesse Marlen Reusser conserve le maillot jaune. Pauline Ferrand-Prévot a de nouveau concédé du temps, compliquant sérieusement ses chances de décrocher un deuxième sacre consécutif. Côté Franc-Comtoises, la Bisontine Juliette Berthet occupe la 13e place, tandis qu’Evita Muzic est 34e.
À quelques kilomètres de Besançon, le Musée Lucien Roy de Beure conserve la mémoire des conflits qui ont marqué la France depuis le XIXe siècle jusqu’aux opérations militaires contemporaines. Uniformes, lettres, photographies, objets personnels et équipements militaires composent des collections constituées presque exclusivement grâce aux dons. Derrière chaque pièce, les bénévoles cherchent surtout à raconter des parcours humains et à transmettre une histoire sans en effacer les pages les plus difficiles.
Un musée né d’une volonté de mémoire
L’histoire du lieu est intimement liée à Jean Cretin, ancien militaire engagé notamment en Indochine et en Algérie, lui-même issu d’une famille marquée par les guerres. À la fin des années 1960, les événements de Mai 68 et notamment la vision de drapeaux brûlés provoquent chez lui un déclic : il souhaite conserver les traces des conflits et la mémoire de ceux qui les ont vécus. Grâce à son important réseau dans le monde des anciens combattants, les premiers dons affluent. D’abord conservées à son domicile, les collections prennent progressivement place dans une ancienne maison de vigneron de Beure, acquise pour accueillir le futur musée. Les locaux sont aménagés à partir des années 1970, avant la création de l’association en 1983. Jean Cretin choisit de donner au musée le nom de son oncle, Lucien Roy, soldat de la Première Guerre mondiale. Fait prisonnier en 1915, le jeune homme meurt du typhus dans un camp allemand, à seulement 22 ans.
Des originaux pour raconter l’Histoire
Aujourd’hui, 98 à 99 % des collections proviennent de dons. Un principe auquel les bénévoles sont particulièrement attachés : présenter autant que possible des pièces originales. « On fait avec ce qu’on a », résume Françoise Martin, bénévole depuis une dizaine d’années et ancienne professeure d’histoire-géographie. Cette particularité signifie que certains personnages ou événements ne peuvent être évoqués aussi largement que d’autres, faute de documents. Mais elle donne aussi au musée une identité particulière. Ici, l'Histoire ne repose pas seulement sur des panneaux explicatifs. Une lettre, un uniforme, une médaille ou une photographie devient le point de départ d'un récit individuel replacé dans son époque.
L'interview de la rédaction : Françoise Martin
Du XIXe siècle à l’Afghanistan
Le parcours dépasse largement les deux guerres mondiales. L’un des plus anciens documents conservés est l’état de service, daté de 1814, d’un militaire dont le parcours avait commencé auprès des Français partis soutenir les insurgés américains contre les Britanniques avant de se poursuivre lors des campagnes napoléoniennes. Quelques pièces racontent ensuite la guerre franco-prussienne de 1870, avant les importantes collections consacrées à 1914-1918 et à la Seconde Guerre mondiale.
L’Indochine et la guerre d’Algérie occupent également une place importante, directement liée au parcours militaire de Jean Cretin. Parmi les objets présentés figurent notamment de rares tenues nord-vietnamiennes. Le musée poursuit aujourd’hui cette chronologie en aménageant un espace consacré aux OPEX, les opérations extérieures de l’armée française, avec des témoignages des engagements au Liban, en ex-Yougoslavie ou encore en Afghanistan.
Des destins derrière les uniformes
C’est sans doute là que réside l’une des forces du Musée Lucien Roy : derrière la grande Histoire apparaissent des trajectoires beaucoup plus personnelles. Le visiteur découvre ainsi le parcours d’un parachutiste engagé à Diên Biên Phu, ou encore celui des Harkis pendant la guerre d’Algérie. Les bénévoles s’attachent à contextualiser ces sujets parfois sensibles plutôt qu’à les esquiver. La place des femmes est également mise en avant. Autrefois regroupées dans une salle spécifique, elles sont désormais présentes dans les différents espaces : infirmières en Indochine, personnels des transmissions, ambulancières de la Seconde Guerre mondiale ou femmes engagées au sein des armées. Les célèbres Rochambelles, ambulancières de la 2e DB du général Leclerc, permettent notamment de rappeler le rôle joué par des femmes qui apprennent alors à conduire, soigner mais aussi entretenir et réparer leurs véhicules.
La Seconde Guerre mondiale au plus près de la Franche-Comté
Plusieurs mises en scène rendent également les collections accessibles au grand public. La Seconde Guerre mondiale est abordée à travers l’Occupation, le régime de Vichy, la Résistance, la ligne de démarcation ou encore les persécutions antisémites. La proximité avec la Suisse trouve naturellement sa place dans le parcours. Le musée évoque notamment les militaires français et étrangers qui tentent de franchir la frontière en 1940.
D’autres objets frappent immédiatement le visiteur, comme les masques à gaz conçus pour les enfants et même les bébés. Une bibliothèque portative utilisée par un officier allemand, retrouvée des décennies plus tard dans un grenier du quartier Battant à Besançon, raconte quant à elle une histoire locale faite d’Occupation, de collaboration et de drames intimes.
La Résistance franc-comtoise n’est jamais très loin. Une reconstitution évoque notamment les lieux d’interrogatoire et de torture fréquentés par des résistants bisontins, tandis que lettres de déportés, matériels radio et conteneurs destinés au parachutage d’armes complètent cette plongée dans la période.
« Dire ce qui s’est passé »
Pour Françoise Martin, transmettre cette histoire demeure plus que jamais nécessaire. L’ancienne enseignante constate notamment l’intérêt des enfants qui franchissent les portes du musée. « Je crois qu’il ne faut pas du tout désespérer. Je pense qu’on peut arriver à transmettre », explique-t-elle. Mais cette transmission suppose, selon elle, de ne rien édulcorer : la défaite française de 1940, le nazisme ou encore les persécutions contre les Juifs doivent être expliqués tels qu’ils ont existé.
Cette volonté pédagogique conduit également le musée à faire évoluer régulièrement sa présentation, en recherchant un équilibre entre documents écrits, objets, uniformes et reconstitutions. Des groupes scolaires sont accueillis, tout comme des militaires, notamment venus du 19e régiment du génie de Besançon.
L'interview de la rédaction : Françoise Martin
À une vingtaine de minutes de Besançon, la fromagerie-musée de Trépot fait revivre tout un pan de l’histoire agricole et fromagère de la Franche-Comté. Anciennes chaudières, caves d’affinage, moules à beurre et film d’époque permettent de comprendre comment le Comté s’est imposé comme l’un des emblèmes du territoire. Roland Philippe, responsable du musée, raconte cette histoire intimement liée aux savoir-faire venus de Suisse.
Du « gruyère » au Comté
Avant de porter officiellement le nom de Comté, consacré dans les années 1950, le fromage était couramment désigné sous le terme de « gruyère ». Son développement dans le massif jurassien est étroitement lié aux fromagers suisses, autrefois sollicités dans les villages pour transmettre leurs techniques. Des patronymes retrouvés dans les archives témoignent encore de cette influence, notamment venue de Suisse alémanique. La création d’une école de fromagerie à Mamirolle, à la fin du XIXe siècle, puis le développement de la formation à Poligny vont progressivement permettre au territoire de disposer de ses propres professionnels. Cette histoire se poursuit aujourd’hui dans une filière fortement ancrée dans son terroir. « Aucun Comté ne se ressemble en fonction de l’altitude et des pâturages », souligne Roland Philippe. Jusqu’à 83 arômes différents ont été identifiés dans le fromage.
L'interview de la rédaction : Roland Philippe
Une production qui reste à taille humaine
La filière repose sur un réseau de fruitières qui collectent le lait dans un périmètre limité autour de leur site de production. Le cahier des charges du Comté contribue à maintenir ce modèle, fondé sur le lien entre les élevages, les pâturages et les ateliers de transformation. Pour Roland Philippe, cette organisation participe également au maintien d’une agriculture dynamique dans le massif jurassien. Il souligne notamment la présence de jeunes exploitants et une rémunération du lait à Comté qui favorise la pérennité des exploitations. La filière produit aujourd’hui autour de 70 000 tonnes de Comté par an. Sa production est encadrée afin de maîtriser les volumes. Certaines fruitières développent parallèlement d’autres produits, notamment les yaourts, et misent davantage sur la vente directe.
Des installations presque intactes
À Trépot, c’est surtout l’ancienne fromagerie qui permet de mesurer le chemin parcouru. L’atelier a très peu changé depuis sa transformation en 1952. Deux chaudières de 1 200 litres servaient à fabriquer seulement quatre meules. L’une des curiosités est un ancien foyer roulant, déplacé sous les différentes chaudières selon les besoins. Une troisième cuve permettait notamment de chauffer de l’eau. « On économisait tout », résume Roland Philippe. La chambre à lait rappelle, elle aussi, l’organisation du travail d’autrefois. Le lait du soir y était conservé avant sa transformation le lendemain.
Plus de 110 moules à beurre
Le musée possède également une importante collection consacrée à la fabrication du beurre. Plus de 110 moules sont exposés. Certains témoignent de traditions aujourd’hui disparues, à l’image des moules permettant de donner au beurre des formes particulières à l’occasion de Pâques. Parmi les pièces remarquables figure également un rouleau ancien destiné à décorer le beurre. Les caves d’affinage complètent la visite. Une effigie grandeur nature d’un fromager y reproduit notamment le geste du salage des meules. Les anciennes plaques publicitaires permettent, quant à elles, de suivre l’évolution de l’image du fromage et le passage progressif de l’appellation « gruyère » à celle de « Comté ».
Le concours de Mamirolle, autre vitrine du savoir-faire fromager
Cette culture fromagère dépasse les murs du musée. Depuis 1990, Mamirolle accueille également un concours de fromages devenu international. La manifestation réunit des produits venus de plusieurs régions françaises, mais également de Belgique, d’Italie ou de Suisse. Lors d’une récente édition, 210 jurés ont été mobilisés pour 27 concours différents. Malgré plusieurs propositions de changement de site, les organisateurs souhaitent conserver la manifestation à Mamirolle et préserver son identité. La prochaine édition aura lieu l'automne prochain.
Un film de 1977 pour revoir vivre la fromagerie
La visite de Trépot s’achève par un document particulièrement précieux : un court métrage de quatorze minutes tourné sur place en 1977, lorsque la fromagerie était encore en fonctionnement. Après avoir découvert les chaudières, les caves et les différents outils, les visiteurs peuvent ainsi les voir utilisés par le fromager de l’époque. « On voit le fromager au travail », explique Roland Philippe. Une manière de faire revivre les gestes derrière les objets et de rappeler que le Comté est autant un patrimoine alimentaire qu’une histoire humaine et rurale.
Les sapeurs-pompiers du Doubs sont intervenus ce mercredi 5 août, dans l'après-midi, à la station de Métabief pour une nouvelle chute de VTT à forte cinétique. Un jeune vététiste de 11 ans, grièvement blessé, a été pris en charge avec l’appui d’une équipe du secours en milieu périlleux et de montagne (SMPM). Médicalisé sur place, il a été héliporté par Dragon 25 vers le CHU Minjoz à Besançon. Trois engins et six sapeurs-pompiers ont été mobilisés.
Ce mercredi, à la mi-journée, les sapeurs-pompiers du Doubs sont intervenus à la station de Métabief après une violente chute de VTT. Un adolescent de 14 ans, grièvement blessé, a été pris en charge par une équipe spécialisée. Il a ensuite été héliporté par la REGA vers le centre hospitalier de Lausanne. Trois engins et six sapeurs-pompiers ont été mobilisés.
Un homme de 34 ans a été interpellé lundi 3 août à Besançon après le vol d’un sac à dos dans un FlixBus stationné à la gare SNCF. La victime, âgée de 20 ans, avait constaté plusieurs opérations frauduleuses sur sa carte bancaire. Quatre paiements, pour un montant total de 73,55 euros, avaient notamment été effectués dans des commerces du centre-ville.
Identifié grâce à la vidéoprotection, le suspect a reconnu les faits. Il est convoqué le 5 novembre devant le délégué du procureur. Un second homme de 22 ans, interpellé avec lui, a été mis hors de cause, les investigations ayant confirmé qu’il ignorait l’origine frauduleuse de la carte bancaire.
Un homme de 56 ans a été interpellé le 3 août à Planoise, à Besançon, après la surveillance d’un point de deal rue Bertrand-Russell. Les policiers ont découvert dans un appartement 17,1 grammes d’héroïne et 30 euros en espèces. Le suspect a reconnu utiliser ce logement, appartenant à une femme placée sous curatelle, pour stocker et vendre de la drogue. Il a également reconnu effectuer des ventes dans la rue.
Le vendeur a été condamné à huit mois de prison avec sursis et à une interdiction de fréquenter le quartier de Planoise. Un acheteur de 40 ans a également été interpellé et fera l’objet d’une ordonnance pénale le 1er décembre prochain.