Candidat aux prochaines élections municipales au Le Russey, Bernard Parrenin souhaite mettre son expérience professionnelle et internationale au service de sa commune d’origine. L’ancien dirigeant d’entreprise, aujourd’hui retraité, entend défendre un projet fondé sur la participation des habitants, la jeunesse et l’attractivité du territoire.
Un parcours international avant le retour au village
Né au Russey dans la maison familiale, Bernard Parrenin revendique des racines profondément ancrées dans la commune. Après ses études secondaires, il poursuit sa formation dans l’enseignement supérieur à Besançon puis à Paris, où il intègre une école d’ingénieurs et obtient un master en management. Sa carrière l’amène ensuite à l’international. Dans le secteur du logiciel, il participe à la création de trois filiales de groupes industriels aux États-Unis et en Asie. Au fil des années, il accompagne le développement d’équipes importantes, jusqu’à près de 300 collaborateurs et plusieurs centaines de millions d’euros de chiffre d’affaires.
Une expérience marquée notamment par une distinction reçue à Taïwan parmi les « Top 100 managers ». « Cette reconnaissance récompensait surtout une capacité d’écoute et d’adaptation dans un environnement culturel différent », explique-t-il. Durant sa carrière, il s’implique également bénévolement auprès de chambres de commerce et d’ambassades françaises afin de promouvoir l’économie française à l’étranger.
L'interview de la rédaction : Bernard Parrenin
« Redonner de l’action et une vision »
Installé à nouveau au Russey depuis près de deux ans, Bernard Parrenin explique que son engagement politique s’inscrit dans la continuité de son parcours. « Je suis revenu dans mon village natal, où vit toute ma famille. J’ai souhaité partager mon expérience pour redonner de l’action et une vision pour l’avenir », explique-t-il. Le départ annoncé de la maire sortante a été, selon lui, l’élément déclencheur de sa candidature.
Une équipe construite autour de thèmes de vie
Pour préparer sa campagne, le candidat affirme avoir adopté une méthode originale. Plutôt que de constituer d’abord une liste de noms, son équipe a commencé par identifier les grands enjeux de la vie quotidienne des habitants. Onze « thèmes de vie » ont ainsi été dégagés : jeunesse, cadre de vie, commerce, industrie ou encore services à la population. Chaque thème est porté par un binôme au sein d’une équipe composée de 25 candidats. « L’idée était de chercher d’abord les compétences et les sensibilités nécessaires, puis de bâtir la liste autour de ces sujets », précise Bernard Parrenin. Ces thèmes ont ensuite servi de base à l’élaboration du programme, construit à partir d’échanges avec les habitants et les acteurs locaux.
Six priorités pour la commune
Le projet municipal s’articule autour de six grandes priorités.
La première concerne la démocratie participative, que le candidat souhaite renforcer afin d’impliquer davantage les habitants dans les décisions locales. Ateliers citoyens, consultations et suivi des projets font partie des pistes évoquées.
La jeunesse constitue le deuxième axe majeur. L’équipe propose notamment la création d’un conseil des jeunes pour les moins de 18 ans ainsi qu’une réflexion sur la mise en place d’une maison des jeunes et de la culture.
Troisième priorité : l’environnement et le cadre de vie. Parmi les propositions figurent la sécurisation des abords des écoles, l’apaisement de la circulation, la végétalisation de certains espaces publics ou encore le développement de mobilités douces.
Le programme met également l’accent sur l’attractivité de la commune. Bernard Parrenin souhaite notamment faciliter l’accès au logement pour les jeunes actifs, avec l’idée d’un bâtiment intergénérationnel à énergie zéro proposant des loyers modérés.
Parallèlement, un service de mobilité à la demande pourrait être mis en place pour les personnes âgées.
L'interview de la rédaction : Bernard Parrenin
Anticiper les investissements
Le cinquième axe concerne la gestion du patrimoine communal et la planification des investissements. Le candidat assure vouloir poursuivre certains projets engagés par l’équipe municipale actuelle, comme l’extension de l’école et du périscolaire. Mais il souhaite également mettre en place une planification à long terme. « Une commune devrait avoir une vision d’investissement sur vingt ou trente ans », estime-t-il. Il évoque également la nécessité de réfléchir au devenir de certains bâtiments communaux, notamment la cure ou les équipements périscolaires.
Renouer avec les partenaires institutionnels
Autre priorité affichée : renforcer les relations avec les institutions locales, notamment la communauté de communes, le département et la région. Selon Bernard Parrenin, cette coopération est essentielle pour obtenir des financements et accompagner les projets structurants du territoire. L’équipe affirme par ailleurs vouloir éviter toute hausse des impôts locaux, ce qui passera, selon le candidat, par la recherche de subventions et de partenariats.
« Associer les habitants aux décisions »
Au cœur de son projet, Bernard Parrenin insiste sur la notion de démocratie participative. « Il ne s’agit pas de remplacer la démocratie représentative, mais de la compléter », explique-t-il. Les habitants pourraient être associés à certaines décisions via des ateliers de réflexion et des consultations publiques.. « Les gens veulent être écoutés, considérés et informés », résume le candidat.
Une réunion publique pour présenter le projet
Dans le cadre de la campagne, plusieurs rencontres avec les habitants sont organisées chaque semaine. Une réunion publique de présentation du projet est également prévue le vendredi 13, à 20 h 30, à la Maison des services du Russey. L’occasion pour Bernard Parrenin et son équipe de détailler leurs propositions et d’échanger avec les habitants avant l’échéance électorale.
L'interview de la rédaction : Bernard Parrenin
À Besançon, un homme de 28 ans a été interpellé après une série de vols d’accessoires automobiles. Entre fin novembre 2025 et début mars 2026, au moins 29 faits ont été recensés dans la ville. Des traces relevées sur les véhicules et une voiture repérée sur place ont permis de l’identifier. Des pièces volées ont été retrouvées à son domicile. Il reconnaît les faits et sera jugé en octobre.
Un accident de poids lourd a perturbé fortement la circulation ce matin sur l’A36. Un camion transportant des fruits s’est couché sur la chaussée dans le sens Besançon–Mulhouse, à hauteur de Pays-de-Clerval. Les deux voies ont été bloquées et une personne était incarcérée. Entre 7 et 10 kilomètres de bouchons ont été enregistrés. Une déviation a été mise en place entre Baume-les-Dames et L’Isle-sur-le-Doubs.
Au petit matin, vers 5h30, un important vol de fret s’est produit sur l’autoroute A36. Les faits se sont produits sur l’aire d’Écot, près de Villars-sous-Écot. Pendant le sommeil du chauffeur, la bâche d’un poids lourd polonais a été découpée. Trente-six vélos électriques ont été dérobés, pour un préjudice estimé à 180 000 euros. Des constatations techniques et une enquête de voisinage ont été réalisées. L’enquête se poursuit.
À Valdahon, un homme d’une cinquantaine d’années a été interpellé dans la nuit par les gendarmes. Plusieurs appels signalaient un individu excité, frappant des voitures et des boîtes aux lettres avec une barre de fer. Une machette a été retrouvée à proximité. Lors de son placement en garde à vue, l’homme a frappé un gendarme et tenté de saisir son arme.
À l’approche des élections municipales de mars prochain à Pontarlier, Cédric Laithier, tête de liste de « La gauche pontissalienne », poursuit sa campagne. Le candidat affirme croire en la possibilité d’une victoire et met en avant un projet axé sur la transparence, la participation citoyenne et le partage du pouvoir au sein du conseil municipal.Rencontre.
Croyez-vous en la victoire ? Est-il possible de gagner à Pontarlier quand on est de gauche ?
Évidemment que c’est possible de gagner à Pontarlier. Cette année, il y a quatre listes : trois listes de droite et une liste de gauche. Les trois listes de droite n’assument pas forcément d’être de droite, ce qui est assez étonnant. Nous, au contraire, nous assumons pleinement d’être de gauche et de porter un programme de rupture. Mais au-delà du fait que ce soit possible, c’est surtout nécessaire. Cela fait 30 ans que la ville est gérée par une politique de droite qui conduit aujourd’hui à un état catastrophique des finances municipales. On l’a vu lors du dernier conseil municipal : il n’y a quasiment plus aucune marge de manœuvre pour investir dans les prochaines années. Rien ne sera simple, mais il faut stopper rapidement cette hémorragie si l’on ne veut pas que Pontarlier soit placée sous tutelle. Donc oui, c’est possible, et c’est surtout nécessaire.
Sur l’échiquier politique, classez-vous tous vos adversaires à droite ?
On peut difficilement dire autre chose. Bertrand Guinchard a soutenu Éric Zemmour lors de l’élection présidentielle de 2022, même s’il essaie aujourd’hui de le cacher ou de ne pas le dire. Il est donc à droite. Bénédicte Hérard est aux Républicains. Quant à Patrick Comte, il a été investi en 2021 par le parti du Président de la République, Renaissance. Or, la politique menée par Emmanuel Macron depuis son accession au pouvoir est une politique de droite, ultra-libérale. Donc oui, ce sont des listes de droite.
Jean-Luc Mélenchon n’est-il pas en train de vous tirer une balle dans le pied ? Ne préféreriez-vous pas qu’il reste un peu en retrait en ce moment ?
Non. Jean-Luc Mélenchon s’exprime quand il en a envie. Ensuite, chacun interprète ses propos comme il l’entend. On ne peut pas interpréter les choses à la place des autres. Les valeurs que nous défendons à la France insoumise sont claires : nous nous battons contre l’antisémitisme, contre le racisme et contre toutes les discriminations. Nous avons un programme qui ne varie pas en fonction des événements. Je ne pense donc pas que Jean-Luc Mélenchon soit un problème, ici ou ailleurs. Certaines personnes ne l’aiment pas, ce n’est pas nouveau. Rappelons que 7 millions de personnes ont voté pour lui lors de la dernière élection présidentielle et qu’à Pontarlier, il est arrivé en deuxième position. C’est une force et une fierté d’appartenir à la France insoumise.
À gauche, n’avez-vous pas parfois tendance à vous couper l’herbe sous le pied. On a constaté qu’il y avait eu des scissions au sein de votre équipe à un moment donné. Était-il difficile de se rencontrer et de travailler collégialement à gauche ?
Non, ce n’est pas difficile. À la Gauche pontissalienne, nous avons toujours gardé le même cap : la transparence, le respect de la démocratie et celui des engagements que nous prenons. Si certaines personnes ne souhaitent pas tenir leurs engagements, cela les regarde. Nous, nous construisons un programme qui représente les Pontissaliens. Il a été élaboré par eux et pour eux. Dans notre manière de fonctionner, nous avons toujours été clairs et transparents : quand il y a des décisions à prendre, nous votons et nous respectons simplement le résultat du vote.
Si vous faites allusion à la scission qu’il y a eu avec un autre collectif, je le redis — nous l’avons déjà expliqué à plusieurs reprises — : un vote a eu lieu pour savoir s’il fallait ou non afficher les partis politiques nationaux. La décision démocratique a été de les afficher. Pour nous, c’était simple et clair : nous les affichions.
Si d’autres personnes ne souhaitaient pas le faire, c’est visiblement le choix qu’elles ont fait. Mais ce n’est pas ce qui avait été décidé collectivement, et manifestement elles n’y sont pas parvenues.
En tout cas, nous sommes présents. La gauche est présente à Pontarlier, et c’est bien cela le plus important. Les électrices et les électeurs de gauche de Pontarlier sont représentés à travers un programme et une équipe, et ils peuvent ainsi contribuer à faire changer les choses dans la ville.
Que répondez-vous à vos opposants qui estiment que votre programme est calqué sur le national et manque de propositions locales ?
Nous ne calquons pas le programme de la France insoumise. Il y a évidemment des éléments qui s’en inspirent, comme il y a aussi des éléments issus du programme des écologistes ou du Parti communiste français. Ce sont des idées de gauche. Et lorsqu’il s’agit d’idées de gauche, on défend nécessairement la justice sociale, la justice écologique et la démocratie. Ce sont des valeurs profondément ancrées dans notre projet.
L"interview de la rédaction : Cédric Laithier
Qu’avez-vous envie de dire aux Pontissaliens qui nous écoutent pour qu’ils votent pour vous ?
Ce programme, nous l’avons construit avec eux et pour eux. Et il y aura énormément d’espace pour qu’ils puissent s’exprimer. Nous sommes les seuls à proposer le référendum d’initiative citoyenne afin que les habitants puissent changer des choses dans leur quartier ou dans leur ville. Nous proposons également un référendum d’initiative municipale : les habitants seront consultés sur tous les grands projets structurants, comme celui de la maison Chevalier, par exemple. Sur ce sujet, les autres candidats ont déjà des propositions, mais ils n’ont absolument pas consulté la population. Nous disons aux habitants : exprimez-vous, et nous ferons ce que vous voulez.
Enfin, nous proposons aussi le référendum révocatoire. Cela signifie que si des élus de la majorité se comportent mal ou adoptent une attitude indigne de leur mandat, ils pourront être révoqués. Ce sera également valable pour les engagements que nous prendrons. Les citoyens ont besoin de retrouver confiance dans la politique. C’est en leur redonnant la parole et le pouvoir que nous pourrons regagner cette confiance. Les promesses qui ne sont jamais tenues alimentent le désamour pour la politique.
L'interview de la rédaction : Cédric Laithier
Pouvez-vous nous rappeler l’organisation que vous souhaitez mettre en place si vous arrivez aux responsabilités ? Êtes-vous le chef de file de cette liste ?
Je suis la tête de liste, puisqu’en France il faut une tête de liste pour conduire une liste aux élections municipales. Ce que j’ai expliqué, c’est que je ne serai pas un maire comme les autres. Je serai bien sûr le maire de Pontarlier, avec toutes les obligations que cela implique. Il n’y a aucune ambiguïté là-dessus. La grande différence avec les autres candidats et avec ce qui se faisait auparavant, c’est que je ne serai pas un maire avec les pleins pouvoirs. Le pouvoir sera réellement partagé entre l’ensemble des élus du conseil municipal.
Dès la première séance du conseil municipal, il y aura un vote pour décider si l’on donne ou non les pleins pouvoirs au maire. Pour ma part, je demanderai à ne pas les avoir, car en démocratie, c’est l’ensemble des représentants élus qui doit pouvoir exercer ce pouvoir.
L'interview de la rédaction : Cédric Laithier
Quelques mots pour conclure sur le meeting qui va se tenir prochainement à Pontarlier ?
Ce meeting se tiendra en présence d’un député de la France insoumise, Thomas Portes. Il y aura également un représentant des écologistes, François Mandil, ainsi qu’une personne représentant le Parti communiste français et les citoyens engagés. C’est un moment important de cette campagne. Nous voulons dire aux habitants : venez nous rencontrer, venez comprendre pourquoi il faut voter pour nous et pourquoi nous pouvons changer votre quotidien. Le meeting aura lieu mardi 10 mars à 20 h, à la salle Morand.
L'interview de la rédaction : Cédric Laithier
À Besançon, la Maison des femmes pour l’égalité a officiellement ouvert ses portes le 2 mars au 2A rue Andrey. Porté par le CIDFF du Doubs et Solidarité Femmes Besançon, ce lieu propose un accompagnement gratuit et confidentiel aux femmes victimes de violences, ainsi que des actions pour promouvoir l’égalité femmes-hommes.
Si la manière dont cette inauguration a été organisée — en informant seulement une partie des médias bisontins — peut interroger, il reste important de signaler l’ouverture de cet établissement. Une initiative d’autant plus symbolique à quelques jours du 8 mars, Journée internationale des droits des femmes.
Le carnaval de Maîche débute ce vendredi soir et se poursuivra tout au long du week-end avec de nombreuses animations dans les rues de la ville. Un rendez-vous festif très attendu qui devrait attirer un large public, d’autant que la météo s’annonce particulièrement clémente. Selon les organisateurs, le soleil et des températures printanières pourraient favoriser la fréquentation. « Le carnaval de Maîche a toujours un vrai succès, mais quand il fait beau, cela met encore plus de gaieté et les gens ont davantage envie de venir », explique Emmanuel Marchand, le président de Festi’Gang, l’organisateur de l’évènement.
Francs-Comtois, Suisses et Alsaciens
Lorsque les conditions sont réunies, l’événement peut rassembler entre 15 000 et 22 000 visiteurs sur les trois jours, en comptant la soirée d’ouverture du vendredi. Dans ces moments-là, les rues de Maîche se remplissent de spectateurs venus profiter des défilés et de l’ambiance carnavalesque. Les organisateurs invitent largement le public à venir profiter de l’événement. Franc-Comtois, visiteurs suisses mais aussi alsaciens sont attendus pour découvrir ce carnaval, considéré comme l’un des plus beaux du Grand Est.
Un programme festif tout le week-end
Les festivités débutent ce vendredi soir avec une première soirée d’animations qui lance officiellement le carnaval. Le week-end se poursuivra samedi et dimanche avec les temps forts de la manifestation : des défilés carnavalesques dans les rues de la ville, des animations musicales, des stands de restauration et de buvette, ainsi que de nombreuses surprises pour petits et grands. Durant ces deux journées, la ville devrait se transformer en véritable scène festive, avec des rues animées et des spectateurs venus profiter de l’ambiance conviviale.
L'interview : Emmanuel Marchand, président Festi'Gang
Des centaines de bénévoles mobilisés
Derrière cette manifestation se cache un important travail collectif. L’association Festi’Gang compte une trentaine de membres actifs toute l’année pour préparer l’événement. À leurs côtés, entre 200 et 250 bénévoles viennent prêter main-forte pendant le week-end pour gérer les entrées, la restauration, les buvettes ou encore l’accueil du public. L’organisateur tient d’ailleurs à saluer l’engagement de ces volontaires ainsi que le soutien de la ville de Maîche, qui apporte une aide technique et administrative essentielle.
Grâce à cette mobilisation collective, la cité du Haut-Doubs s’apprête une nouvelle fois à vivre trois jours de fête et de convivialité, au rythme de son carnaval.