Le Parti communiste français présentera une liste aux élections sénatoriales du 27 septembre dans le Doubs. Elle sera conduite par Christophe Lime, accompagné de Virginie Dayet. Cette candidature se veut crédible, représentative du territoire et ouverte à une large union à gauche, avec les socialistes, les écologistes et La France insoumise. Les négociations doivent se poursuivre jusqu’au dépôt officiel des listes, fixé au 7 septembre.
L'interview de la rédaction : Matthieu Guinebert
Christophe Lime et Virginie Daillet en première ligne
Ancien adjoint à la Ville de Besançon et ancien vice-président de Grand Besançon Métropole, Christophe Lime est actuellement maire adjoint de Dannemarie-sur-Crète. Le Parti Communiste Français met en avant ses ving-cinq années d’engagement local, sa connaissance des dossiers et sa capacité à travailler avec des élus de différentes sensibilités. Christophe Lime sera secondé par Virginie Dayet, maire de Randevillers et vice-présidente de la communauté de communes du Pays de Sancey-Belleherbe. Le PCF souligne le parcours de cette femme élue à la tête d’une commune rurale.
L'interview de la rédaction : Christophe Lime
Une liste complète déjà prête
Les cinq candidats de la liste ont été choisis et représentent différentes parties du Doubs. Les communistes ne dévoilent cependant pas encore les trois derniers noms afin de préserver des places pour d’éventuels partenaires. Malgré la constitution de cette liste, le PCF assure que celle-ci n’a pas nécessairement vocation à être maintenue jusqu’au scrutin. Les communistes se donnent jusqu’au 7 septembre pour tenter de parvenir à un accord avec les autres composantes de la gauche. Ils parlent d’une « candidature de raison », tout en reconnaissant vouloir exercer une certaine pression sur leurs partenaires. Les quinze prochains jours devront permettre de déterminer si la gauche met en place « une machine à perdre ou une machine à gagner ». Les socialistes ont déjà annoncé la candidature d’Arnaud Marthey, tandis que La France insoumise a désigné Geoffrey Lang. Le PCF considère néanmoins qu’aucune liste n’est encore définitivement déposée et que toutes les possibilités restent ouvertes. Pour le parti, la question principale n’est donc pas l’identité politique de la personne placée en tête de liste, mais sa capacité à rassembler et à porter une ligne clairement située à gauche. Les communistes disent en avoir assez des rivalités visant à déterminer qui prendra la direction d’un camp en difficulté : « On en a marre de cette guerre pour être le capitaine du bateau qui coule".

Matthieu Guinebert
Des blocages principalement programmatiques
Après environ quatre mois de discussions, le principal désaccord porte sur le contenu du programme. Les communistes refusent de signer un « blanc-seing » au nom de l’union ou de se satisfaire de déclarations de bonnes intentions. La liste entend placer le « pouvoir de vivre » parmi ses principales priorités. Cette notion dépasse la seule question du pouvoir d’achat. Elle englobe les salaires, les pensions, les indemnités, les conditions de travail et l’accès aux besoins essentiels. Le parti doubiste souhaite également défendre les services publics et les budgets des collectivités territoriales. Le parti rapproche les difficultés rencontrées dans les quartiers populaires de celles des territoires ruraux. « Dans les deux cas, les habitants peuvent subir le recul des services publics, l’éloignement de l’offre culturelle et une dégradation de l’accès aux soins ».
Associer justice sociale et transition écologique
Les communistes veulent également articuler les enjeux environnementaux et sociaux. Ils refusent d’opposer la protection de l’environnement aux conditions de vie de la population ou de faire reposer la transition écologique sur la culpabilisation individuelle. Leur objectif consiste à lutter simultanément contre « la fin du monde » et « la fin du mois ». Les questions environnementales, sociales et sanitaires doivent donc être examinées conjointement. La place du travail, sa durée et son articulation avec la vie personnelle doivent aussi nourrir le projet. Le PCF réaffirme son opposition au recul de l’âge de départ à la retraite. Il souhaite également élargir le débat au financement du système et au montant des pensions.
Le précédent de 2020 toujours présent
Les communistes estiment que les divisions internes au Parti socialiste avaient privé la gauche d’un siège lors des sénatoriales de 2020. Une situation qualifiée d’« anomalie » par Mathieu Guinebert, secrétaire de la Fédération du Doubs du Parti Communiste Français, et Christophe Lime. Le parti mesure le risque d’un nouvel éclatement. « L’union ne garantit pas la victoire, mais la désunion conduit à la défaite », résument ses responsables.
Refus de toute hégémonie à gauche
Les communistes veulent être considérés autrement par leurs partenaires historiques et entendent bien le faire savoir. Ils souhaitent que les discussions portent aussi sur les prochaines élections législatives, régionales et départementales, pour lesquelles les fédérations disposent d’une certaine marge de décision. Il demande à ses partenaires de respecter son implantation et son poids politique dans le Doubs. La décision définitive interviendra d’ici au 7 septembre. En attendant, la liste menée par Christophe Lime, présenté comme étant l’homme de la situation, poursuit son travail auprès des grands électeurs tout en maintenant les discussions avec les autres formations. L’objectif affiché demeure l’élection, le 27 septembre, d’un sénateur de gauche dans le Doubs.
L'interview de la rédaction : Christophe Lime
La section bisontine du Parti communiste demande à la préfète de région de mettre fin à la dérogation permettant à la Ville de Besançon de prélever directement de l’eau dans le Doubs au niveau d'Avanne. Cette nouvelle interpellation intervient après un premier courrier adressé, une semaine plus tôt, au préfet du Doubs et resté sans réponse.
Le PCF dénonce l'utilisation détournée des réserves d'eau des récupérateurs de la piscine Mallarmé pour arroser les massifs fleuris et certains terrains de sport malgré la sécheresse alors que cette réserve devait être utilisée pour arroser les arbres. Il réclame une concertation et une réflexion sur les usages prioritaires et une gestion plus économe de l’eau. Le PCF reprend les propos de la ministre de la transition écologique qui demande aux préfets d'être plus restrictifs sur les prélèvements dans les rivières.
La section bisontine du Parti communiste français a saisi cette semaine le préfet du Doubs concernant la gestion de l’eau par la Ville de Besançon, dans un contexte de sécheresse. Le PCF demande notamment l’arrêt de l’arrosage des massifs de fleurs et le retrait de l’autorisation permettant à la municipalité de prélever de l’eau dans le Doubs pour les jeunes arbres.
Il souhaite que les réserves issues de la récupération des eaux de la piscine Mallarmé soient utilisées en priorité à cette fin. Les communistes demandent également que soit réévaluée la nécessité d’arroser le terrain de football Léo-Lagrange.
La section de Besançon du Parti communiste français réagit vivement à la récente démission de l’adjoint aux Sports. Il s’agit, selon le PCF, du deuxième départ au sein de l’exécutif municipal en moins de quatre mois, après celui de l’adjointe à la Culture.
Dans un communiqué, les communistes critiquent la manière dont cette démission a été rendue publique et reprochent au maire de ne pas avoir suffisamment protégé son équipe. Ils estiment que cet épisode révèle un manque de cohésion et de projet partagé au sein de la majorité municipale.
Le PCF met également en cause l’action de plusieurs élus, notamment celle de l’adjoint aux Espaces verts, Guillaume Bailly. Le parti lui reproche certaines prises de position et pratiques concernant l’arrosage des fleurs et le puisage d’eau dans le Doubs à Avanne. La section communiste dénonce plus largement ce qu’elle qualifie d’« amateurisme » dans la conduite de la municipalité.
La section de Besançon du Parti communiste français appelle à un rassemblement ce samedi 25 juillet, à 10 heures, au rond-point de la rue de Vesoul. Cette mobilisation vise à dénoncer les choix opérés par le maire bisontin, Ludovic Fagaut, concernant l’utilisation des réserves d’eau.
Dans un contexte marqué par la sécheresse, les communistes bisontins disent constater une inquiétude grandissante parmi les habitants. Ils rappellent que le Doubs devrait être confronté à des épisodes de sécheresse plus fréquents et plus intenses dans les prochaines années. La section locale exprime notamment son « profond désaccord » avec les récentes décisions du maire de Besançon et du préfet du Doubs. Elle remet en cause certaines pratiques d’arrosage ainsi que la hiérarchisation des différents usages de l’eau.
Le Parti communiste réclame la mise en œuvre de politiques publiques plus responsables et respectueuses de la ressource. Il affirme défendre une autre organisation de la gestion de l’eau, considérée comme un bien commun devant être préservé et réparti selon les besoins prioritaires.
Une délégation du Parti communiste français du Doubs a été reçue le 5 juin par Jennifer Rousselle, directrice de cabinet du préfet, à la suite d'une distribution de tracts organisée à l'entrée de l'autoroute A36. Les militants y dénonçaient la hausse des prix des carburants et appelaient à des mesures en faveur du pouvoir d'achat des ménages les plus modestes.
Lors de cette rencontre, le PCF a présenté ses propositions pour soutenir le pouvoir d'achat, renforcer les services publics et favoriser une nouvelle industrialisation, notamment à travers une plus grande maîtrise publique des entreprises stratégiques. La délégation a également évoqué plusieurs dossiers locaux, dont les papeteries de Novillars, l'entreprise Bourgeois et les difficultés de la filière automobile.
La représentante de la préfecture a indiqué que ces préoccupations seraient transmises au préfet, tout en rappelant que l'État dispose de moyens limités pour intervenir directement dans la gestion des entreprises. Le PCF affirme vouloir poursuivre son soutien aux mobilisations en faveur de l'emploi industriel dans le Doubs et demande un contrôle accru des aides publiques versées aux entreprises.
À Besançon, la section locale du Parti Communiste Français alerte sur la situation jugée « alarmante » dans le quartier de Planoise, rue Albrecht-Dürer, à la présidente de la structure Loge GBM. Dans une lettre ouverte, elle dénonce des conditions de vie dégradées, entre insalubrité et manque d’entretien, et appelle à un plan d’urgence pour améliorer le quotidien des habitants. Le PCF demande également plus de moyens et un dialogue renforcé avec les locataires.
À l’occasion du rassemblement prévu ce soir, notamment à Besançon, Matthieu Guinebert, secrétaire du Parti Communiste Français dans le Doubs, également conseiller régional, appelle à une large mobilisation. Selon lui, l’enjeu dépasse largement le cadre local et s’inscrit dans un contexte international marqué par de fortes tensions diplomatiques.
« Oui, il est important de se mobiliser »
Interrogé sur la portée de l’événement, M. Guinebert insiste d’emblée sur la nécessité d’une mobilisation nationale : « C’est important de se mobiliser à Besançon et partout en France. Je serai moi-même à Montbéliard ce soir. Nous sommes face à une rupture avec ce que nous avons connu jusqu’à présent, un nouveau piétinement du droit international ». Pour lui, la mobilisation vise autant à dénoncer une atteinte au droit international qu’à défendre « la souveraineté des peuples » .
L'interview de la rédaction : Matthieu Guinebert
Une inquiétude face aux politiques d’ingérence
Au-delà des débats autour du président vénézuélien Nicolás Maduro, l’élu communiste estime que l’enjeu principal réside dans ce qu’il qualifie de politique d’ingérence : « Il ne faut pas se leurrer : l’évocation de Maduro sert de prétexte. On assiste à une intervention qui s’inscrit dans une logique impérialiste, réactivant une vieille doctrine visant à contrôler le bassin caribéen ».
L'interview de la rédaction : Matthieu Guinebert
Cuba, Groenland,... : des signaux qui inquiètent
M. Guinebert élargit son analyse à d’autres territoires récemment évoqués dans le débat international : « Donald Trump et Michael Pompeo n’ont jamais caché leurs intentions concernant Cuba ou même le Groenland. Il existe une volonté expansionniste guidée par des intérêts économiques et stratégiques ». Selon lui, ces positions s’inscrivent dans une continuité géopolitique. Selon le conseiller régional doubiste, l’enjeu dépasse le seul cas vénézuélien : « On piétine le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes sous couvert de liberté, alors qu’il s’agit d’intérêts économiques. Aujourd’hui, c’est le Venezuela. Demain, de quoi s’agira-t-il ? ». Dans le même temps, M. Guinebert se montre préoccupé par la réaction française : « Le président français a pris la liberté de s’écarter du droit international et de la Charte des Nations Unies. Il faut cesser d’être les vassaux d’une puissance étrangère ».
L'interview de la rédaction : Matthieu Guinebert