Un grave accident de la circulation s’est produit ce mardi après-midi sur l’Autoroute A36, à hauteur d’Autechaux, dans le sens Beaune–Mulhouse. Une seule voiture est en cause. Le véhicule aurait effectué plusieurs tonneaux pour une raison encore indéterminée. Un homme de 31 ans a été légèrement blessé. Il a été pris en charge par les secours. Son fils de 7 ans est grièvement touché. Son pronostic vital est engagé. Il a été évacué par hélicoptère vers l’hôpital de Besançon.
Depuis quatre jours, les routes blanches et sinueuses du Haut-Doubs servent d’écrin au Rallye Neige et Glace, une épreuve mythique de régularité pour voitures historiques. Entre forêts jurassiennes, cols enneigés et villages du Pays horloger, une cinquantaine d’équipages poursuivent l’aventure jusqu’à l’ultime étape prévue demain.
1 250 kilomètres d’endurance hivernale
Philippe Janssens, co-organisateur de l’événement, rappelle l’esprit si particulier de l’épreuve : « Le Rallye Neige et Glace est un rallye de régularité pour voitures historiques. L’idée, ce n’est pas la vitesse, c’est de respecter des moyennes. C’est la voiture qui totalise le moins de pénalités qui gagne ». L’édition 2026 a débuté samedi par un prologue du côté du Col de la République, avant de mettre le cap sur le Pays horloger, puis la vallée de la Loue et Ornans. Aujourd’hui, les concurrents disputent une étape marathon au départ des Fins, avec un retour en nocturne à travers les forêts du Haut-Doubs. Au total, 1 250 kilomètres sont parcourus en quatre jours, soit près de 300 kilomètres quotidiens. « C’est un véritable rallye d’endurance », souligne Philippe Janssens.
L'interview de la rédaction : Philippe Janssens
Une lutte franco-belge sur la glace
Ils étaient plus nombreux au départ, mais pannes mécaniques et sorties de route – sans gravité – ont réduit le peloton à une cinquantaine d’équipages. Si la majorité des concurrents sont français, le rallye attire aussi un fort contingent belge. « C’est un match éternel entre Français et Belges. Les Belges ont inventé la notion d’épreuve de régularité, et cette discipline connaît chez eux un immense succès », rappelle l’organisateur. Sur la neige et la glace, maintenir une moyenne constante relève de l’exploit. Navigation complexe, routes étroites, adhérence précaire : les équipages doivent conjuguer précision du copilote et finesse de pilotage pour éviter les pénalités.
À la découverte de routes secrètes
Chaque année, le parcours évolue. Les organisateurs explorent de nouveaux chemins forestiers, parfois inconnus même des spécialistes locaux. « Notre voiture ouvreuse nous a confié avoir découvert des routes qu’elle ne connaissait pas. C’est ce qui fait la magie du rallye : on va chercher des endroits que personne n’emprunte habituellement », confie Philippe Janssens. Demain, l’ultime étape promet d’être spectaculaire : trois secteurs de régularité en altitude, à plus de 1 000 mètres, avec des coefficients doublés pour départager les équipages.
L'interview de la rédaction : Philippe Janssens
Dans le Haut-Doubs, le froid mordant n’a pas entamé la ferveur. Au contraire : entre patrimoine automobile, défi sportif et paysages immaculés, le Rallye Neige et Glace confirme qu’il est bien plus qu’une compétition — une aventure humaine et mécanique hors du temps.
Une fuite de gaz s’est produite ce mardi à Besançon, rue du Chasnot, sur une conduite de moyenne pression endommagée lors de travaux publics. Les équipes de GRDF sont rapidement intervenues pour stopper la fuite. Aucun blessé n’est à déplorer et aucune évacuation n’a été nécessaire. 15 personnes ont été confinées.
Un grave accident de la circulation s’est produit ce matin vers 11h45, chemin de Pirey. Une seule voiture est en cause. À leur arrivée, les secours ont pris en charge une femme de 60 ans en arrêt cardio-respiratoire. Elle a pu être réanimée sur place avant d’être transportée en urgence au centre hospitalier Jean Minjoz à Besançon.
Cette nuit, vers 1h, un accident matériel s’est produit à Thise. Un adolescent de 15 ans, au volant du véhicule de sa mère avec trois passagers du même âge, a perdu le contrôle. La voiture a percuté plusieurs obstacles avant de s’immobiliser et de commencer à s’embraser. Deux mineurs ont pris la fuite. Le conducteur et un passager ont été transportés à l’hôpital pour des examens. Une enquête est en cours.
Hier après-midi, vers 14h15, un accident matériel s’est produit sur la nationale 57, au niveau d’Ouhans, dans le secteur de Pontarlier. Un poids lourd transportant de la peinture s’est couché sur le flanc en raison du verglas. Son dépannage, précédé du déchargement de la marchandise, a fortement perturbé la circulation. Une déviation a été mise en place le temps des opérations de relevage. Huit gendarmes ont été mobilisés pour les constatations et la régulation du trafic.
Un home-jacking s’est produit à La Chaux, secteur de Morteau. En pleine nuit de dimanche à lundi, un ou plusieurs individus ont forcé la porte d’une habitation en présence de l’occupant. Les auteurs ont dérobé les clés d’une BMW avant de repartir avec le véhicule, sans que la victime n’entende quoi que ce soit. Une enquête est en cours.
Trente-deux associations de consommateurs demandent à la grande distribution de vendre 100 produits essentiels à prix coûtant, dont des fruits, légumes, pâtes ou céréales recommandés par le Programme national nutrition santé. Selon Familles Rurales, un panier sain pour quatre personnes coûte 539 euros par mois, soit 38 % d’un SMIC. Les associations pointent les marges des enseignes et réclament un rééquilibrage pour rendre l’alimentation plus accessible.
La tension monte entre le gouvernement et la grande distribution à deux semaines de la fin des négociations commerciales. La Fédération du commerce et de la distribution annonce boycotter les prochains comités de suivi, dénonçant des propos jugés caricaturaux. En cause, les déclarations de la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, qui évoque un « chantage mortifère » et accuse certaines enseignes de faire pression sur les industriels, au détriment des agriculteurs.
Un nouveau volet du dossier des violences présumées dans des établissements catholiques privés ressurgit dans le Doubs. Selon plusieurs médias nationaux, la justice a été saisie pour des faits qui remonteraient à la fin des années 1970 au collège de Levier, établissement relevant du réseau lassallien. D’après les informations publiées par France 3 Franche-Comté et confirmées par Ici Besançon, deux hommes ont été accusés de viols et d’agressions sexuelles présumés sur un élève alors âgé de 11 ans. Les faits dénoncés se seraient déroulés au sein de l’établissement à la fin des années 1970.
Le parquet compétent a indiqué que la procédure avait été classée sans suite il y a deux ans en raison de la prescription des faits. En droit français, les infractions sexuelles sur mineur commises avant certaines réformes législatives restent soumises aux règles de prescription applicables à l’époque des faits, sauf exceptions prévues par les textes plus récents.
Un collectif d’anciens élèves mobilisé
Dans le sillage d’affaires révélées dans d’autres établissements catholiques en France, un collectif d’anciens élèves s’est constitué afin de recueillir des témoignages et de dénoncer des faits similaires à l’échelle nationale. Toujours selon Mediapart, ce collectif entend faire reconnaître l’ampleur des violences alléguées au sein de certains établissements dits « lassalliens », en référence au réseau éducatif fondé par Jean-Baptiste de La Salle.
Les représentants du réseau éducatif concerné ont, de leur côté, rappelé leur volonté de coopérer avec la justice et d’encourager toute personne s’estimant victime à se rapprocher des autorités compétentes. Ils mettent également en avant les dispositifs de prévention et de signalement désormais en place dans les établissements.
Un contexte national sensible
Ces révélations s’inscrivent dans un contexte plus large de mise au jour de violences sexuelles et physiques dans plusieurs institutions scolaires confessionnelles en France. Ces dernières années, différentes enquêtes journalistiques et procédures judiciaires ont conduit à une libération progressive de la parole d’anciens élèves.
Si, dans le cas du collège de Levier, la procédure judiciaire est aujourd’hui close en raison de la prescription, les membres du collectif affirment poursuivre leur travail de mémoire et de sensibilisation, estimant que « la reconnaissance des faits » dépasse le seul cadre pénal.
Les investigations journalistiques se poursuivent afin d’établir l’ampleur exacte des accusations et d’identifier d’éventuelles autres victimes.