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Un homme de 40 ans a été interpellé ce jeudi après-midi, vers 15h, avenue île de France, dans le quartier Planoise, à Besançon. Il était en train de casser la vitre d’un véhicule Citroën. Lorsque les forces de l’ordre sont intervenues, le quadragénaire s’est montré agressif. Il a refusé de décliner son identité dans un premier temps. Il a insulté copieusement les fonctionnaires. Un couteau Opinel a été retrouvé sur lui. L’auteur a été interpellé et placé en garde à vue. Cette dernière est toujours d’actualité ce jeudi soir.

La crise épidémique n’épargne pas les écoles bisontines. A la date de ce jeudi, la mairie indique que 24 écoles comptent des cas positifs parmi les enfants, avec plusieurs dizaines de classes fermées. Par ailleurs, la Ville craint devoir fermer des accueils périscolaires. Mercredi, par exemple, 160 personnels municipaux travaillant dans les écoles étaientde absents et 50 n’ont pu être remplacés.

Suite à un grave accident survenu le 30 novembre dernier à Besançon, la police nationale lance un appel à témoins. Un piéton, qui traversait la route sur un passage protégé, et deux véhicules sont impliqués. Le drame s’est produit dans le secteur de la Bouloie, au 62 rue Laplace. Si vous avez des informations à communiquer, n’hésitez pas à contacter le commissariat de Besançon et de composer le 03.81.21.11.22

Les habitants des communes d’Arçon, Métabief et Gellin sont appelés aux urnes. Les situations sont différentes en fonction des territoires. A Métabief, trois listes s’affronteront. A leur tête : Gaël Marandin, l’édile sortant, Gérard Dèque, qui avait été battu en 2020, et Hervé Lacroix, le 1er adjoint démissionnaire.

Sous tutelle, après la série de démissions, la commune de Gellin va devoir se choisir un maire. Une seule liste s’offre aux électeurs. Une liste de dix noms seulement pour onze postes à pourvoir. Enfin, à Arçon, rappelons que le maire a jeté l’éponge en octobre dernier. Deux conseillers lui ont emboîté le pas. Trois places sont à pourvoir. Six candidats se sont fait connaître. En cas de deuxième tour, il se déroulera le 12 décembre.

Le 29 février dernier, un jeune homme doubien de 20 ans abattait deux personnes en Suisse. Il souhaitait tromper des acheteurs de produits stupéfiants, et indique avoir paniqué lorsque ses clients ont découvert son stratagème. Il a été conduit en Suisse ce mardi pour participer à la reconstitution de la scène.  

 

De la résine de cannabis remplacée… par du savon

Le 29 février 2020, cet habitant de Pirey se rend à Grandson, en Suisse, où des hommes souhaitent acheter de la résine de cannabis. Il transporte 6 kg de marchandise, mais en ayant remplacé la drogue par du savon qu’il a emballé avec du plastique noir. La situation dégénère au moment où les clients se rendent compte que l’homme va les arnaquer. Il se saisit alors d’une arme et ouvre le feu six fois. Deux victimes meurent sur le coup, et deux autres vont être grièvement blessées. Le suspect prend la fuite, et sera interpellé quelques jours plus tard, par des hommes de la section de recherches de Besançon.

 

L’instruction touche à sa fin

Ce mardi, il était extrait de sa cellule et conduit à Lausanne pour participer à une reconstitution, dans un gymnase, ou l’appartement étroit a été reproduit à l’identique. Selon le procureur de la République de Besançon, Étienne Manteaux, l’homme indique « n’avoir jamais voulu attenter à la vie des personnes. Qu’il a vu une arme rangée dans un sac et qu’en constatant qu’il était démasqué, il a paniqué, s’est saisi du pistolet et a ouvert le feu ». Des déclarations qui vont à l’encontre des témoins survivants. Ils précisent que c’est ce dernier qui a amené et sorti ce 6,35 mm de sa poche, avant d’ouvrir le feu. L’instruction de ce dossier devrait toucher à sa fin dans les prochains mois avant un procès, prévu au cours de l’année 2022.

Les militants et adhérents des Républicains ont parlé. Ils ont porté au deuxième tour du congrès, qui doit élire le candidat de leur parti à l’élection présidentielle, Eric Ciotti et Valérie Pécresse.  665 votes séparent les deux candidats. Ciotti arrive en tête avec 25,59% des voix. Pécresse est deuxième avec 25%. Michel Barnier termine troisième (23,9 %), suivi de Xavier Bertrand (22,4 %) et Philippe Juvin (3,1 %). La rédaction a demandé à Marie-Christine Dalloz, la député LR du Jura,  de réagir. Elle affiche d’ores et déjà son soutien à Valérie Pécresse.

La députée jurassienne reconnaît tout d’abord la bonne participation des militants LR à ce scrutin. Puisque 80,9 % d’entre eux ont répondu présent.  Soit 113.000 votants. Quant à l’arrivée en tête d’Eric Ciotti, elle est plus mesurée. Elle ne voit pas en lui, « le rassembleur » dont la droite a besoin pour remporter le scrutin du printemps prochain. Mme Dalloz ne pense pas  que les électeurs de son parti tendent à se radicaliser vers l’extrême droite, mais elle y voit quand même un désir de voir apparaître des politiques fortes en termes de préservation de « l’identité française » au sein de la nation. Le résultat définitif du congrès sera connu samedi après-midi, à 14h30.

L'interview de la rédaction / Marie Christine Dalloz

 

L’Association Ecologique et Forestière Franc-Comtoise organisait dans le cadre de son projet « Les petits fruitiers pour l’avenir », une plantation d’arbres et d’arbres fruitiers ce mercredi sur la zone herbeuse au bord de la rue Einstein, à côté de la chaufferie bois.

 

Des fruits pour tous

Malgré la pluie et le vent, les étudiants étaient bien au rendez-vous, armés de pelles et de sac d’engrais, afin d’enraciner ces végétaux. Le but du projet « Les petits fruitiers pour l’avenir » est de planter des arbres et arbustes fruitiers sur un espace vert inutilisé de la ville, et faire vivre ces plantations dans la durée en partenariat avec les populations locales. « L’objectif est vraiment que la population puisse profiter de ces fruits. C’est aussi un moyen, quand on passe devant, de voir quels sont les fruits de saison, ça nous permet ensuite d’acheter local. Et aussi pour les animaux qui passeront par ici, pour la biodiversité, c’est une petite action intéressante ! » confie Justine Desfossez, membre à l’Association Ecologique et Forestière Franc-Comtoise

 

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Ce projet est porté depuis plus de 2 ans par l’Association Ecologique et Forestière Franc-Comtoise. « Ça a été un peu compliqué d’avoir l’accès au terrain. On a dû demander une autorisation d‘exploitation, mais quand on l’a eu de la part de la ville, on en a été ravi. Et ça se concrétise aujourd’hui avec cette première plantation » souligne Justine Desfossez. Une quinzaine d’étudiants étaient présents toute la journée afin de planter ces arbres fruitiers. Le centre de formation Châteaufarine CFAA-CFPPA s’est rendu sur place afin d’aider à la plantation. La maison de quartier de Planoise a également été partenaire du projet, en communiquant sur l’évènement à l’ensemble des habitants.  

 

Justine Desfossez : 

La photo publiée sur les réseaux sociaux par la judokate franc-comtoise Margaux Pinot suscite de nombreuses réactions. Visage tuméfié, elle accuse son compagnon Alain Schmitt de violences conjugales. Rappelons que ce dernier, qui est également son entraîneur, a été relaxé, pour manque de preuves,  par le tribunal de Bobigny. A la barre, le trentenaire a contesté ces accusations.

Suite à cette décision, le parquet de Bobigny a décidé de faire appel. Parmi les soutiens de l’athlète, le Champion Teddy Riner, qui s’est dit « profondément touché ». « Nous sommes tous profondément touchés par ce que vient de subir notre coéquipière Margaux Pinot et nous lui apportons tout notre soutien. Que faut-il faire pour que les victimes soientSPO entendues ? Que les agresseurs soient reconnus coupables ?" a-t-il réagi sur Twitter.

Alors que l’épidémie reprend de plus belle en France et en Europe, Plein Air a tenté de comprendre cette situation, alors que pourtant 90% de la population française éligible est vaccinée.  Un relâchement des mesures barrières, une baisse de la protection vaccinale et le variant omicron sont sans doute à l’origine de cette nouvelle crise. La rédaction a rencontré Alain Morin, directeur de la santé publique de l’ARS Bourgogne Franche-Comté

Pourquoi est-il si important de se faire vacciner ?

Il est important de continuer de se faire vacciner car nous avons une reprise épidémique. Nous avons un relâchement des mesures barrières. Le virus circule plus. Par ailleurs, nous avons une baisse de la protection, conférée par les premières injections du vaccin. Au bout de six mois, la protection commence à baisser. Il est important comme tous les vaccins de renouveler l’action de protection par un rappel.

On nous a quand même vendu le vaccin comme le remède miracle. Que grâce à lui, la Covid-19 ne serait plus qu’un mauvais souvenir. On se rend compte quelques mois plus tard que ce n’est pas vraiment le cas. Pourtant, 90% de la population est vaccinée. Nous avons l’impression que l’on revit la même situation qu’il y a un an et même plus. Qu’en pensez-vous ?

Nous avons effectivement une reprise épidémique. Néanmoins, nous constatons beaucoup moins de formes graves en Bourgogne-Franche-Comté que lors des précédentes crises épidémiques. On se souvient que lors de la 2è vague, nous avions enregistré plus de 4500 décès à l’hôpital. Plus de 1200 patients décédés dans les Ehpad. Ce qui n’est plus le cas. Le vaccin protège très bien contre les formes graves. Simplement, il faut le renouveler pour protéger encore. Le vaccin protège moins contre les formes non graves. La protection est également plus faible sur la transmissibilité du virus. Les 10% de la population qui ne sont pas vaccinés  sont les plus à risque. Ces personnes sont plus sujettes à développer des formes graves. Plus le virus circule, plus elles sont en contact avec ce virus.

Et les enfants ?

La haute autorité de santé vient de sortir un avis préconisant la vaccination des 5-11 ans pour les enfants les plus à risque. Ceux qui présentent des maladies graves ou qui ont des parents immunodéprimés. Les enfants portent le virus. C’est en cela qu’il est important qu’ils soient vaccinés. Néanmoins, ils développent des formes beaucoup moins graves que les personnes âgées.

Chaque jour,  on a l’impression que  la fin du monde est proche. Parfois, il semblerait que l’on joue sur les peurs. Que sait-on réellement du virus Omicron ? Est-il si dangereux que cela ?

On n’en sait pas grand-chose. Ce variant s’est développé très rapidement en Afrique du Sud. Il est devenu majoritaire dans certaines provinces. On le retrouve désormais, à peu près, dans le monde entier. Ce variant commence à diffuser. Cela ne veut pas dire qu’il est énormément plus contagieux. On ne sait pas. On ne sait pas non plus qu’elle est son niveau de dangerosité. Des mesures de précaution sont prises. Pour l’instant, nous n’avons pas de connaissances scientifiques suffisantes pour dire quoique ce soit sur ce variant. Si ce n’est que c’est très préoccupant.

Comment qualifieriez-vous cette situation ?

Nous avons été surpris par l’ampleur de cette cinquième vague. Nous avons des taux d’incidence qui montent très régulièrement et qui vont très vites. Nous avons un afflux de patients assez conséquent à l’hôpital, dans les services de médecine et de réanimation.  Cela concerne surtout des gens non-vaccinés. On va remettre sous tension les établissements de santé de la région en déclenchant des plans blancs.

Comprenez-vous la lassitude exprimée par la population ?

Je la comprends bien parce que moi aussi. Très honnêtement, cela fait deux ans que l’on gère cette crise. Je préférerais avoir une vie normale, mais nous sommes confrontés à un virus qui est extrêmement dangereux. On voit des signes d’inquiétude par rapport aux nouveaux variants. On constate de la reprise au niveau hospitalier. On peut comprendre la lassitude, mais il ne faut pas relâcher la garde. Il faut être prudent. Il faut se faire vacciner. Les doses de rappel sont disponibles. Il est important d’avoir sa dose de rappel. Il est important de maintenir les gestes barrières parce que l’on n’est pas à la merci de contaminer quelqu’un.

Un nouveau confinement est-il possible ? Est-il envisagé ?

Je n’ai pas d’information précise. Cela dépend de notre action individuelle. Respectons les mesures barrières. Allons nous faire vacciner. Nous casserons ainsi la dynamique de l’épidémie.

Dans le cadre de la journée nationale d’action du 4 décembre à l’initiative des collectifs d’usagers de la santé, relayée par l’appel unitaire des organisations de la santé signataires, le syndicat SUD Santé Sociaux du Doubs organise et convie tous les professionnels de la santé et les usagers du Département, à un “débat public“ qui aura lieu ce samedi de 12h30 à 14h place des Droits de l’Homme à Besançon.

 

Un appel local devenu national

D’abord initié par un collectif d’usagers de la santé basé en Mayenne qui se rendait compte que la santé et l’hôpital étaient en difficulté, cet appel local s’est transformé en un appel national. Petit à petit, des organisations syndicales et des collectifs de santé se sont rassemblés pour devenir un appel unitaire national d’action, qui a vocation de défendre le système de santé et l’hôpital public. Le point central se déroulera à 13h à Paris, mais au niveau local des choses se sont rapidement mises en place. « Sud Santé Sociaux, avec d’autres organisations syndicales, a décidé d’appeler les gens et les professionnels de santé à venir ce samedi 4 décembre de 12h30 à 14h, place des Droits de l’Homme. Nous allons organiser un débat public sur la santé, sur les conditions de travail à l’hôpital public, et sur notre capacité à avoir accès aux soins. On sait qu’aujourd’hui c’est de plus en plus difficile d’avoir un accès correct et d’être pris en charge correctement dans l’hôpital public. Les exemples ne manquent pas pour se rendre compte que la situation est délicate » souligne Marc Paulin, infirmier au CHU Minjoz et délégué syndical à Sud Santé Sociaux.

 

Quelles en sont les attentes ?

« On est assez raisonnables » confie Marc Paulin. « On attend que les gens prennent conscience que si vous êtes malade, si par exemple vous faites un infarctus ou un AVC, à l’hôpital on va vous trimballer de chambre en chambre, et on aura du mal à vous prendre en charge correctement. On baisse le pourcentage de chance de s’en sortir, de se guérir. C’est ce qu’il se passe à Paris aujourd’hui avec la prise en charge des AVC, et c’est ce qu’il se passe en France en pédiatrie avec les enfants qui ont des bronchiolites. Il est fort possible, des médecins le disent, des grandes pontes, que bientôt le système va s’effondrer. C’est-à-dire qu’on ne pourra plus faire face à l’afflux de patients à l’hôpital public. On en est là. On aimerait que les gens en prennent conscience, et qu’ensemble, on fasse pression sur notre gouvernement pour un plan d’urgence pour l’hôpital public ».  

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