Alors que les jeunes se cherchent actuellement un avenir, les 29 MFR de la région ouvrent leurs portes ce samedi. Ce qui permettra aux familles de découvrir ces établissements qui forment de très nombreux jeunes dans des secteurs d’activité très variés. La pédagogie instaurée est plébiscitée par une jeunesse désireuse de pratiquer et de maîtriser des savoir-faire et des savoir-être au contact du monde professionnel. En plus de ces compétences techniques, on y dispense aussi des valeurs éducatives, tournées vers le vivre ensemble, avec notamment un accueil en internat.
Durant cette journée portes ouvertes, de 9h à 17h, le public pourra découvrir le fonctionnement des différents établissements et le contenu des formations dispensés. Les apprenants sont accueillis dès la classe de 4è et peuvent y grandir et se former jusqu’à obtenir un CAP, un bac professionnel, un brevet professionnel ou un BTS. Les formations professionnelles dispensées forment à de nombreux métiers qui sont liés à l’agriculture, à la forêt, au paysage, à la santé, aux soins, à l’animation, au tourisme et à l’artisanat.
Alternance et débouchés professionnels
L’enseignement propose des temps pratiques et théoriques. L’alternance y est en bonne place. « Elle facilite l’insertion professionnelle ». « Les jeunes et les adultes, que nous suivons, se forgent une bonne expérience. Cela leur permet de s’insérer plus facilement dans le monde professionnel » explique Philippe Joly, le directeur des MFR en Bourgogne-Franche-Comté. Et de conclure : « il y a beaucoup de jeunes qui, à la suite de leur apprentissage ou de leur stage, sont embauchés par leur entreprise d’accueil ».
Pour de plus amples informations : https://www.mfr-bfc.fr/
L'interview de la rédaction : Philippe Joly, directeur des MFR en Bourgogne-Franche-Comté
Inégalités de carrière et de salaire, dévalorisation des métiers féminins, pensions inférieures, temps partiels… En cette journée internationale des droits des femmes, ces dernières se sont mobilisées pour réaffirmer leurs droits mais également afin de manifester contre la réforme des retraites, profondément injuste à leur égard. Elles seraient d’ailleurs « les plus impactées par cette réforme, en raison notamment des temps partiels qui leur sont imposés » indique Daniele Gouffon de la CGT. La représentante syndicale en profite aussi pour pointer du doigt la fonction publique, au sein de laquelle les déroulements de carrières sont les moins importants avec des évolutions moindres. Des propos soutenus par Laurence Mattioli du syndicat Sud Santé Sociaux, affirmant que « le gouvernement s’attaque frontalement aux femmes avec cette réforme qu’elles vont subir de plein fouet ». Leur départ en retraite est déjà en moyenne plus tardif (62 ans et 7 mois contre 62 ans), et leurs pensions plus faibles (40 % de moins, 28 % de différence avec les pensions de réversion). Mais avec le report de l’âge légal, les femmes devront travailler sept mois de plus en moyenne, contre cinq pour les hommes. L’écart sera encore plus important pour les femmes nées dans les années 1980, qui devront travailler huit mois supplémentaires, contre quatre pour les hommes. Pour toute ces raisons, l’intersyndicale a tenu à rappeler l’importance d’amplifier la mobilisation, notamment en invitant les associations et mouvements féministes lors de cette manifestation du 8 mars. Les Rosies, collectif féministe qui anime les manifestations par ses chorégraphies, a ouvert la manifestation en tête de cortège.
Selon des chiffres parus ce matin dans Libération, et rappelés par Vincent Bernaud de la CFDT, les femmes subissent des écarts tout au long de leur vie professionnelle. Tout temps de travail confondu, les femmes font face à -28% de salaire par rapport aux hommes, sur le même volume de travail, -17% de salaire par rapport aux hommes et sur le même poste et temps de travail, il s’agit de -5% de salaire par rapport aux hommes. Et puis, l’impact de la naissance du premier enfant sur le salaire des femmes dix ans après constitue une perte d’un tiers de leur salaire (33%).
L’intersyndicale déplore aussi les critères de pénibilités « absolument pas pris en considération » dans les métiers du « care », du soin à la personne, qui sont par ailleurs les moins bien rémunérés. Amélie Lapprand, du SNUIpp-FSU évoque le cas d’une aide à domicile de 64 ans qui devra toiletter, manipuler, porter des personnes en difficulté. Elle dénonce "une réforme hors sol décidée par des gens, qui eux, ne travaillent pas dans la pénibilité".
Laurence Mattioli du syndicat Sud Santé Sociaux :
Dans le cadre du mouvement contre la réforme des retraites, la circulation des trains restera encore fortement perturbée ce jeudi et ce vendredi. Prévoyez un train sur 3 pour les TER. SNCF transports annonce une reprise des circulations ferroviaires entre Besançon et La chaux de Fonds, avec 2 trains sur 5 prévus. Précisons qu’une quarantaine de bus de substitution sera également mis en circulation pour pallier l’offre de transport ferroviaire sur certaines lignes pas ou peu desservies. Toutes les infos sont à retrouver sur les outils de communication de la société de transports.
Le docteur Frédéric Péchier, accusé d’avoir volontairement empoisonné 24 patients, devait faire face à un nouvel interrogatoire de la juge d’instruction, ce mercredi à Besançon. L’anesthésiste, qui ne cesse de clamer son innocence, n’a pas souhaité répondre aux questions portant sur sept autres arrêts cardiaques suspects. Un huitième cas a été écarté. Il a été mis en examen pour ces nouveaux cas, portant le total à 31 empoisonnements.
La juge d’instruction souhaitait entendre le médecin sur huit autres arrêts cardiaques de patients, à la lumière de récentes investigations et de nouvelles contre-expertises médicales. Frédéric Péchier a gardé le silence, comme la loi le lui permet. Le médecin, âgé de 51 ans, se trouve désormais soupçonné de 31 cas au total. C'est Me Randall Schwerdorffer, l'avocat de Frédéric Péchier, qui a annoncé la nouvelle. La défense va contester ces nouvelles mises en examen selon l’avocat bisontin. Pour rappel, l'anesthésiste bisontin est soupçonné d'avoir pollué les poches de perfusion de patients entre 2008 et 2017 dans deux cliniques privées de Besançon, afin de provoquer des arrêts cardiaques pour démontrer ses talents de réanimateur, tout en discréditant des collègues avec lesquels il était en conflit.
A compter de ce vendredi, et jusqu’à dimanche, Festi’Gang organise la 20è édition du traditionnel carnaval de Maîche. Cette année encore, la trentaine de bénévoles mobilisés n’a pas ménagé sa peine pour proposer la plus belle des fêtes. Un thème a été choisi. Pour ce nouveau rendez-vous festif, « f’ou dingue » donnera le « la » à tous les évènements proposés. Chars, musique et déguisements seront au menu de cette belle fête populaire qui, l’an dernier, avait rassemblé près de 20.000 spectateurs sur deux jours. On vient de toute la Franche-Comté, du sud de l’Alsace et de Suisse pour vivre de l’intérieur le Carnaval maîchois.
Les festivités débuteront vendredi soir par une soirée concert. Un moment qui permettra de fêter cette date anniversaire. On resservira le couvert samedi, à partir de 14h. Au programme : le défilé des enfants costumés, à partir de 15h30, le concours de costumes de 21h à minuit et la soirée festive, avec ses trois chapiteaux et ses trois ambiances. Les festivités reprendront de plus belle dès 11h dimanche matin. Le grand défilé s’élancera à 14h30. Plus de 1000 défilants sont attendus. De nombreux chars décorés et des groupes musicaux déambuleront dans les rues maîchoises. Ce superbe week-end se clôturera par l’embrasement du bonhomme carnaval, sur la place de la Rasse, à 17h30.
L'interview de la rédaction / Claude Bertin, le président de Festi'Gang
Les inscriptions sont ouvertes pour participer au chantier de jeunes qui aura lieu du 8 au 22 juillet prochain à la Citadelle. Ces deux semaines de chantier sont organisées par la Ville de Besançon (Direction Citadelle et Direction Vie des quartiers) et par l’association le Club du Vieux Manoir, qui cordonne des chantiers depuis plus de 70 ans. Cette septième édition va permettre à des jeunes volontaires de découvrir les richesses de la Citadelle, du patrimoine de la Ville et de ses alentours.
Les préinscriptions sont possibles, jusqu’à fin mars, sur le site internet de la ville de Besançon (https://www.besancon.fr/actualite/camp-chantier-a-la-citadelle/). Il est également possible de contacter Gaelle Cavalli à la Citadelle de Besançon : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ou 03 81 87 84 38
Concernant l’affaire des tilleuls remarquables, le tribunal administratif de Besançon se positionnera ce jeudi matin sur la nouvelle requête en référé déposée par l’association « Arçon Nature et Patrimoine ». Il y a quelques semaines, la commune d’Arçon, malgré la suspension de la première autorisation, a reçu de la Préfecture du Doubs l’aval pour abattre les 15 arbres en question. Rappelons que Doubs Nature Environnement a dernièrement apporté son soutien au collectif local dans son combat et son action juridique.
Un homme de 37 ans n’en a pas encore terminé avec la justice. Lundi, vers 18h, il a été interpellé 1 rue des Causses à Besançon lors d’un contrôle routier. Interrogé sur une possible possession de produits stupéfiants, le trentenaire a remis un bocal contenant de la résine de cannabis aux policiers. Le test de dépistage aux stupéfiants s’est révélé positif. Il était également au volant malgré une suspension de son permis de conduire. Au cours de son audition, il a reconnu les faits. Sa garde à vue a été levée hier. Il sera reconvoqué lorsque les résultats toxicologiques définitifs seront connus.
A Pontarlier, après la manifestation qui s’est tenue ce mardi, avec plus de 1000 participants, l’intersyndicale s’est fixée un nouveau rendez-vous pour organiser et prévoir la suite du mouvement. Il se tiendra ce jeudi matin. Il est d’ores et déjà annoncé deux rendez-vous : le samedi 11 mars, à 11h et le mercredi 15 mars.
Serge Dornier, représentant du syndicat CFE-CGC, fait savoir que la lutte se poursuit. Il dénonce « une reforme injuste » et pointe l’ensemble des professionnels, exerçant dans des secteurs d’activité difficiles, qui ne pourront pas physiquement continuer à exercer leur mission jusqu’à 64 ans. Les personnes mobilisées veulent partir à la retraite « en bonne santé » et pas cassé par le travail. « Les gens veulent vivre, passer du temps avec leurs familles et leurs petits-enfants et s’engager aussi dans les associations. Celles-ci ont besoin de nous, les bénévoles de demain » ajoute M. Dornier.
Par la voix de Serge Dornier, l’intersyndicale maintient l’idée que cette réforme est « injustifiée ». Elle appelle le gouvernement à revenir sur sa décision et aux parlementaires à s’y opposer. « Il y a trop d’argent gaspillé par nos têtes pensantes et qui part dans les paradis fiscaux ». Pour l’intersyndicale, d’autres moyens d’action et de financement sont possibles. Dans ces conditions, « non à la retraite à 64 ans et à l’allongement des années de cotisation ».
L'interview de la rédaction / Serge Dornier
Ce mercredi, c’est la journée internationale des droits des femmes. Cette année, elle se déroule sur le thème de l’innovation et des technologies pour l’égalité des sexes. Un sujet qui fait débat en pleine polémique sur la réforme des retraites, et de ses mesures, jugées sexistes et inégalitaires.
A Besançon, face à « l’inaction gouvernementale », qu’il dénonce, le milieu associatif se prend en main. A travers des collectifs comme « Nous Toutes », la nouvelle génération se mobilise pour faire changer les mentalités et démontrer que les femmes veulent prendre toute la place qui est la leur dans la société. A l’image de Marine, étudiante bisontine, certaines d’entre elles montent au créneau pour imposer une juste équité entre les sexes, se battre contre toutes les violences et les préjugés et en finir avec l’insécurité.
« Lorsque nous faisons des collages sauvages la nuit, nous ne sommes pas en confiance. Nous nous méfions. À tout moment, on peut se faire casser la gueule par des personnes opposées à nos actions » explique l’étudiante. « Nous luttons tous les jours pour faire bouger les choses. Nous utilisons tous les moyens qui sont à notre disposition pour le faire ». Et de conclure : « l’insécurité dans la rue, c’est de pire en pire. J’ai vraiment envie de me révolter par rapport à cela. Je n’ai pas du tout envie d’avoir un homme à mes côtés pour m’accompagner ». Marine pense à toutes ses amies qui ont déjà fait de mauvaises rencontres dans la rue.
L'interview de la rédaction : Marine, jeune étudiante bisontine