A la veille des élections législatives, Plein Air fait le point sur la situation politique dans la deuxième circonscription du Doubs. Cinq candidats sont en lice. Tous veulent en finir avec le Macronisme. Rappelons que la circonscription a été remportée, en 2022, par le centriste Eric Alauzet, qui n’a pas souhaité repartir au combat, suite à la dissolution de l’Assemblée Nationale. Cette circonscription semble être très convoitée, puisque LR a décidé de positionner un des leurs, en l’occurrence Daniel Roy, adjoint au Maire de Malbrans. Il aura notamment sur sa route le maire de Saône Benoît Vuillemin, qui espère être le digne successeur d’Eric Alauzet. Sans oublier Eric Fusis du Rassemblement national et Dominique Voynet pour le Nouveau Front Populaire. Rencontre avec Brigitte Vuitton de Lutte Ouvrière.
Qui est Brigitte Vuitton ?
Agée de 68 ans, enseignante de formation, Brigitte Vuitton est candidate pour les élections législatives dans la deuxième circonscription du Doubs. Son militantisme a débuté dans les années 1970. Depuis plus de 50 ans, Mme Vuitton est restée fidèle à ses convictions et ses valeurs et n’a pas quitté Force Ouvrière.
Ses motivations ?
Brigitte Vuitton se présente pour « faire entendre le camp des travailleurs ». Elle veut porter une autre voix et inciter la classe ouvrière à prendre toute sa place dans le pays, « face à la grande bourgeoisie qui le dirige ». Selon la militante, « si le Rassemblement National arrive au pouvoir, il fera ce que la bourgeoisie lui demande de faire ». « On voit déjà qu’il rétropédale sur pas mal de sujets, tels que les retraites, la TVA pour les produits de première nécessité, … ». Mme Vuitton appelle à l’union entre les travailleurs. Elle les invite « à ne pas céder à la division et se défendre ».
Brigitte Vuitton demande également aux électeurs « de ne pas prendre pour argent comptant ce que lui dit le Nouveau Front Populaire ». « On a déjà vu la gauche au pouvoir. Elle a toujours trahi les travailleurs. On ne peut pas faire confiance à ces gens-là. Il va falloir que l’on fasse confiance aux luttes des travailleurs. Il n’y a qu’eux qui pourront changer la donne » avance-t-elle.
Les priorités
Le pouvoir d’achat et les salaires. « Les gens que nous rencontrons, nous disent qu’il leur faudrait au moins 2.000 euros pour vivre décemment. Avec moins d’argent, des choix s’imposent entre se chauffer en hiver et manger » explique Mme Vuitton, pointant « un appauvrissement général et des profits qui explosent ». « Les dividendes des actionnaires n’ont jamais été aussi élevés » argumente-t-elle. Et de conclure : « face à cela, nous devons augmenter les salaires, les pensions et les allocations et, surtout, les indexer sur l’inflation, sous le contrôle de travailleurs, qui doivent également avoir un regard sur les comptes des grandes entreprises ».
L’annulation de la réforme des retraites et des droits au chômage.
Des embauches massives, notamment dans le services publics (hôpital, poste, écoles).
La candidate appelle les électeurs à choisir le bulletin de vote Lutte Ouvrière. « Il va falloir imposer ces mesures par des grèves massives, tout en ne se faisant pas embrigader par les propagandes nées de la guerre ». Et de conclure : « les travailleurs doivent diriger la société. Voter pour Lutte Ouvrière, c’est choisir des hommes et des femmes qui nous ressemblent et sont dans le camp des travailleurs ».
L'interview de la rédaction : Brigitte Vuitton
Notre rédaction a été contactée par des électeurs. Des dysfonctionnements ont été constatés dans les enveloppes électorales qui ont été envoyées. Selon la préfecture du Doubs, les candidats, pour lesquels des bulletins de vote manque, n’auraient pas suffisamment fourni de documents. Il n’empêche que ces bulletins seront présents dans les lieux où le scrutin se déroulera dimanche. Ces dysfonctionnements concernent l’intégralité de la propagande électorale, qu’il s’agisse des professions de foi ou des bulletins de vote.
Certains électeurs nous ont également confirmé que des documents en double, concernant des candidats, ont été retrouvés dans la même enveloppe. Rappelons que pour des raisons financières, des postulants n’ont pu réaliser les impressions nécessaires.
Notre rédaction a été contactée par des électeurs. Des dysfonctionnements soient constatés dans les enveloppes électorales qui leur sont parvenues. Ce que nous a confirmé Lucas Boillot, le candidat dans la cinquième circonscription du Doubs. De nombreux mails lui ont été envoyés pour déplorer l’absence de bulletins de vote, et, en l’occurrence le sien. Dans certaines enveloppes figurent, par exemple, deux bulletins appartenant au même candidat. Pour d’autres, des professions de foi ou des bulletins de vote sont manquants.
Dans la 1ère circonscription, les documents du Rassemblement National seraient absents, mais cela semble davantage être les conséquences d’un manquement en interne. Du côté de la Préfecture, il est expliqué que les publications en question n’ont pas été reçues dans les délais impartis. Il n’empêche que les contenus des enveloppes diffèrent aussi d’une boite aux lettres à l’autre.
Sur son compte Facebook, Jean-Baptiste Gagnoux, le Maire de Dole, se veut rassurant quant à la situation de l’hôpital Louis Pasteur de la ville. L’édile se félicite tout d’abord de l’obtention, par l’établissement, de sa certification, émanant de la haute autorité, avec un score de plus de 93%. Et ce, dès le 1er audit.
Le Maire assure que « les comptes sont quasiment à l’équilibre » et que les projets d’investissement avancent. Il liste le nouveau service de médecine polyvalente, l'extension de la médecine gériatrique, un nouveau service de réadaptation polyvalent, avec 12 lits supplémentaires, et la rénovation du service de dialyse pour 4,8 millions d’euros.
Le problème des recrutements reste une préoccupation de premier plan. Enfin, pour parer au temps d’attente aux urgences, il est acté « le renfort d’un cinquième poste d’infirmier ».
A l’approche de l’été, l’Etablissement Français du Sang s’inquiète de la fréquentation sur les collectes de sang. Plusieurs facteurs, tels que les congés estivaux, les Jeux Olympiques, la trêve estivale auront sans doute des répercussions sur la quantité de sang recueillie. C’est la raison pour laquelle un appel à la solidarité et au don est lancé. Pour savoir où donner votre sang et prendre rendez-vous, consultez dondesang.efs.sante.fr ou l’appli « Don de sang ».
Dans le Jura. Les grottes de Moidons, situées sur la commune de Molain, n’accueilleront pas les vacanciers cet été. En mars dernier, le site jurassien a été touché par un violent incendie. Un bâtiment d’accueil a été détruit. Des travaux ont été engagés, mais les propriétaires des lieux ont préféré reporter l’ouverture. Ils leur donnent rendez-vous au printemps 2025.
Le FC Valdahon Vercel a un nouvel entraîneur. Maxime Vieille, qui officiait, jusqu’à présent sur le banc de touche de l’AS Château de Joux, change de maillot. A compter de cet été, il portera les couleurs du FC Valdahon Vercel, le club phare du plateau du Doubs. Il succède à Romain Pogeant, qui a pris de l’altitude, en rejoignant le plateau de Maîche.
Une bonne nouvelle pour les automobilistes et les commerçants, la rue de Vesoul sera rouverte à la circulation, à partir de 16 heures au plus tard, ce vendredi après-midi à Besançon. Le Conseil Départemental du Doubs va effectuer les derniers travaux de couche de roulement cette nuit. Rappelons que la chaussée s’est effondrée cet hiver, obligeant la collectivité locale a procédé à d’importants travaux de reconstruction.
A la veille des élections législatives, Plein Air fait le point sur la situation politique dans la deuxième circonscription du Doubs. Cinq candidats sont en lice. Tous veulent en finir avec le Macronisme. Rappelons que la circonscription a été remportée, en 2022, par le centriste Eric Alauzet, qui n’a pas souhaité repartir au combat, suite à la dissolution de l’Assemblée Nationale. Cette circonscription semble être très convoitée, puisque LR a décidé de positionner en des leurs, en l’occurrence Daniel Roy, adjoint au Maire de Malbrans. Il aura notamment sur sa route le maire de Saône Benoît Vuillemin, qui espère être le digne successeur d’Eric Alauzet. Sans oublier Eric Fusis du Rassemblement national et Dominique Voynet pour le Nouveau Front Populaire. Rencontre avec Daniel Roy, le candidat Les Républicains
Qui est Daniel Roy ?
Mr Roy a 50 ans. Marié, il a deux enfants. Depuis 1995, il est élu au sein du conseil municipal de Malbrans. Actuellement, et depuis 2001, il occupe la fonction de 1ère adjoint de sa commune. Daniel Roy a notamment été responsable des jeunes RPR, avant de devenir délégué de circonscription à l’époque de l’UMP. La droite républicaine n’a jamais quitté ses convictions politiques.
Pourquoi cet engagement dans ces législatives ?
Les résultats des dernières élections européennes ont poussé Daniel Roy à se lancer dans cette aventure électorale. « Je ne pouvais pas imaginer que notre circonscription soit représentée par un élu soutenu par l’extrême droite ou par une élue, parachutée, soutenue par l’extrême gauche » explique-t-il. Selon lui, il était important que cette circonscription « majoritairement centre droite » puisse proposer un candidat représentant ces valeurs.
Les priorités
Le pouvoir d’achat. Cela se traduira par « une baisse des charges sur la partie électricité, gaz et carburant ».
La transformation d’une partie des charges sur les salaires en revenu pour le salarié. « Que les charges entre 1.000 et 1500 euros, au lieu d’être reversées à l’Etat, soient accordées au salarié » explique M. Roy. Une mesure qui, selon le candidat, ne se traduira par aucune charge supplémentaire pour les entreprises et augmentera le pouvoir d’achat des salariés. L’élu doubiste explique « qu’il ne faut surtout pas augmenter le coût du travail en France, si l’on veut rester compétitif ».
Redonner sens au mot respect pour les forces de l’ordre et les enseignants. Les jeunes et les parents sont ciblés.
La mise en place du certificat des savoirs fondamentaux à la sortie du primaire, « pour éviter le décrochage scolaire au collège ». « L’élève, sortant du CM2, doit savoir lire, écrire et compter » ajoute-t-il.
La transmission du savoir-faire français, en remettant l’apprentissage au goût du jour.
L’environnement, avec la protection des rivières, en accordant une « incitation financière importante aux familles, aux exploitants agricoles et aux entreprises pour l’achat d’un système de récupération d’eau pour minimiser l’impact sur les nappes phréatiques l’été».
Les transports, avec la mise en 2X2 voies impératives de la totalité des Mercureaux pour faciliter l’accès à Besançon et relancer l’activité économique sur la 2è circonscription du Doubs.
L'interview de la rédaction
A la veille des élections législatives, Plein Air fait le point sur la situation politique dans la deuxième circonscription du Doubs. Cinq candidats sont en lice. Tous veulent en finir avec le Macronisme. Rappelons que la circonscription a été remportée, en 2022, par le centriste Eric Alauzet, qui n’a pas souhaité repartir au combat, suite à la dissolution de l’Assemblée Nationale. Cette circonscription semble être très convoitée, puisque LR a décidé de positionner un des leurs, en l’occurrence Daniel Roy, adjoint au Maire de Malbrans. Il aura notamment sur sa route le maire de Saône Benoît Vuillemin, qui espère être le digne successeur d’Eric Alauzet. Sans oublier Eric Fusis du Rassemblement national et Dominique Voynet pour le Nouveau Front Populaire. Rencontre avec Benoît Vuillemin, le candidat de la majorité présidentielle.
Qui est Benoît Vuillemin ?
Benoît Vuillemin a baigné dans la chose publique dès son plus jeune âge. Rappelons que son père a occupé la fonction de Premier Magistrat de la commune de Saône. Il fait également partie des élus qui ont contribué à la naissance de la communauté d’agglomération du Grand Besançon. A 16 ans, Benoît Vuillemin chemine déjà dans le petit landernau de la politique locale, aux côtés de Michel Jacquemin, ancien député centriste du Doubs. Jean-Louis Fousseret, ancien maire de Besançon, fut également sur son parcours. En 2012, Benoît Vuillemin se lance dans les législatives, en tentant de rassembler largement de la droite républicaine à la gauche sociale-démocrate. Ensuite, il rejoint Emmanuel Macron. « Je fus un des premiers fondateurs du mouvement En Marche, devenu Renaissance, puis Ensemble ! » explique-t-il.
Quelles sont ses motivations ?
Face à l’inquiétude, qu’a suscité en lui les résultats des élections européennes, Benoît Vuillemin accepte de se lancer dans la bataille des législatives. Il dit « avoir entendu le signal lancé par les Français » et veut, tout au long de la campagne, « les écouter » pour faire remonter leurs doléances au plus haut sommet de l’état et à l’Assemblée nationale.
Ses priorités ?
Benoît Vuillemin veut permettre à Gabriel Attal de retrouver son poste de Premier ministre à Matignon. Dans un second temps, localement, il souhaite mettre en œuvre un certain nombre d’initiatives dans les domaines des mobilités, du pouvoir d’achat, sur la fiscalité ou encore la sécurité. « J’ai des propositions à faire sur ces points » complète-t-il.
Selon M. Vuillemin, « l’arrivée aux responsabilités de l’extrême gauche se traduirait par un véritable KO économique ». Il juge également que l’arrivée au pouvoir de l’extrême droite serait « un KO social sans précédent ». « Si l’on veut garantir nos systèmes de santé et de sécurité, nos services publics, ou encore garantir la transition climatique et énergétique essentielle à notre avenir, il faut un système économique stable, prospère et qui génère de la croissance ». Et de conclure : « J’assume être le candidat de l’économie ». « Sans ce système économique prospère, fiable et avec de la croissance, on ne pourra plus rien faire dans ce pays. Soyons vigilants. J’en appelle à la raison de nos concitoyens ».
L'interview de la rédaction