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Des violences urbaines ont éclaté dans certains quartiers de Besançon, comme dans le reste de la France, suite à la mort de Nahel. Le quartier prioritaire de Planoise a été particulièrement touché. Alors, comment comprendre cette colère et agir à long terme pour une jeunesse et un quartier souvent enclavés ? 

Tentatives de réponses dans ce dossier avec, en troisième partie, le témoignage d’une professeure, Sandrine Cadon, exerçant à Planoise au lycée Tristan Bernard. 

Vous pouvez aussi découvrir les deux premiers épisodes sur l’association Miroirs du monde et le Club Sauvegarde

“Comment je vois mes élèves ? Bah c’est des adolescents”

Le lycée professionnel Tristan Bernard accueille 450 élèves pour 52 professeurs. Le profil de recrutement est varié. Il se fait dans le quartier mais aussi dans les communes environnantes. Sandrine Cadon, qui exerce depuis 27 ans dans cet établissement, affirme que ses élèves “viennent bien volontiers au lycée, ils s’y sentent bien”. “C’est des adolescents tout simplement, mais avec des conditions familiales souvent particulières”. Elle concède que l’autonomie est moins importante qu’en lycée général : “les élèves s'enfuient à la sonnerie”. La professeure d’arts plastiques, syndiquée à la CGT, rejette l’analyse de l’Education Nationale qui, selon elle, est idéaliste. “On pense que chaque élève a son petit bureau et du temps pour travailler le soir. La réalité c’est que, quand ils rentrent, ils doivent s’occuper d’une famille et n’ont pas les conditions pour étudier”. 

“On est plus souvent dans l’émotion que l’apprentissage”

Ces situations familiales et sociales empêchent le rythme de travail, mais aussi les activités extra-scolaires. Sandrine Cadon observe que, en dehors des internes, de moins en moins d’élèves viennent aux sorties organisées au théâtre ou au cinéma. La nouvelle réforme du lycée professionnel “a des aspects intéressants” selon elle, comme le retour d’une année supplémentaire, “mais seulement pour une faible part d’élèves voulant s’engager dans le supérieur”. Globalement, l’enseignante expérimentée voit dans la baisse des moyens et l'augmentation du nombre d’élèves par classe les causes du niveau important de décrochage scolaire. 

“Il faut redonner confiance à l’école” conclut Sandrine Cadon. 

 

Le podcast de la rédaction / Sandrine Cadon    

Ce mercredi, vers 12h15, un incendie s’est déclaré dans la cuisine d’un centre de vacances à Montperreux. Une lance a été nécessaire pour éteindre le début d’incendie. Cinq personnes ont été évacuées temporairement. Une reconnaissance de l’ensemble de la bâtisse a été nécessaire. Les dortoirs ont été préservés. La cuisine est indisponible temporairement. La  restauration des 10 agents et des 40 enfants sera assurée sur la commune de Malbuisson. Aucun blessé n’est à déplorer.

Les deux associations Cada et Intermed co-organisaient leur quatrième atelier d’écriture de l’année au sein du musée bisontin. Autour d’une initiative de l’autrice Leila Bahsain, des demandeurs d’asiles ont pû s’adonner à la tâche littéraire. 

Ahmad, Massamba, Haidar, Katarina, Hakim, Katya, Mohamed et Kristina étaient les artistes de ce matin. Après des séances au musée du Temps et au musée des Beaux-arts, la quatrième journée était consacrée à la confection de tableaux représentant leur démarche artistique. L’ouverture à ces musées est “une super opportunité” pour la directrice d’Intermed, Mathilde Huot-Marchand. “On n'avait pas envie de le faire dans une salle de réunion moche”. 

atelier d'écriture charbonnière

Texte original en arabe en bas, oeuvre de laquelle s'inspire le texte au milieu et traduction en français au-dessus

L’autrice Leila Bahsain à la manoeuvre 

La romancière franco-marocaine, autrice de deux romans primés chez Albin Michel, a eu cette idée en collaboration avec Arnaud Schwartz. Ce dernier, assistant social dans un centre de demandeurs d’asile, l’a rencontrée à une séance de dédicace et la volonté est née. Ces ateliers ont été lancés depuis plusieurs années mais en 2023, le nouveau cadre des musées a pu être encore plus inspirant. “La qualité du cadre, c'est valorisant” argue Arnaud Schwartz. “Chacun a choisi un tableau et l'idée c’était d’écrire des textes en forme d’offrande, comme si on donnait le tableau à un ami” nous dit Leila Bahsain, qui dirigeait l’atelier. Un autre exercice a aussi pu mettre en valeur la montre Leroy, la plus complexe du monde, avec comme consigne de lui donner toutes sortes de complications poétiques en plus. “On convoque les émotions et l’histoire personnelle de chacun, mais sans enjeu, simplement l’art” affirme l’assistant social. “On a eu des gros moments d’émotions avec des textes qui ont donné les larmes aux yeux à tout le monde” indique quant à elle l’autrice. 

atelier d'écriture montre

Tableau autour de la montre Leroy

L’association Cada-Intermed

Intermed, association conventionnée par l’Etat qui aide à l'insertion professionnelle, accueille “toute sorte de profils” nous confie Mathilde Huot-Marchand. “On peut avoir des femmes sorties du marché du travail après avoir eu des enfants, des seniors virés de leurs emplois, des personnes ayant subi des accidents de la route ou des primo-arrivants sur le territoire”. Il y a 40 nationalités différentes et 80% des personnes suivies par Intermed n’ont pas le niveau CAP : l’objectif est donc de valoriser ces personnes et leurs compétences. L'association avec le Cada est vite tombée sous le sens. Même si ce n’est pas l’objectif premier, cet atelier permet de valoriser les demandeurs d’asiles, qui vont voir leurs œuvres exposées, sûrement au musée du Temps. 

atelier d'écriture texte

Autoportraits

Cette belle équipe de personnes de tous horizons aura pu partager autour de l’art pendant plusieurs matinées. Si cela n’a pas créé de vocations, cette initiative aura au moins permis de se souvenir, d’oublier et d’envisager un futur loin de ses terres. 

 

Le podcast de la rédaction / Leila Bahsain et Arnaud Schwartz   

Des violences urbaines ont éclaté dans certains quartiers de Besançon, comme dans le reste de la France, suite à la mort de Nahel. Le quartier prioritaire de Planoise est particulièrement touché. Alors, comment comprendre cette colère et agir à long terme pour une jeunesse et un quartier souvent enclavés ?

Tentatives de réponses dans ce dossier avec, en deuxième partie, l’association Miroirs du monde, qui œuvre pour l’intégration culturelle dans ce quartier cosmopolite. Située à deux pas du Club Sauvegarde, qui était à l’honneur dans le premier épisode, l'association est essentiellement tenue par des femmes.

“Les adultes sont devenus démunis, il faut agir au quotidien pour comprendre cette jeunesse”

L’année passée, Miroirs du monde organisait une journée en collaboration avec la PJJ (protection judiciaire de la jeunesse). Des jeunes ayant commis des délits ont pu confectionner des repas pour la banque alimentaire de Besançon. “Je vous parle d’une journée mais il faut agir au quotidien, réinventer les choses pour être ensemble” affirme Tanja Nikolov. La directrice de l’association pense que c’est dans le partage que l’on peut tirer le meilleur de ce quartier. 

Unir les cultures et abaisser la barrière de la langue

Celle qui travaille aussi en tant que traductrice auprès de la justice s’emploie à unir les cultures tout en abaissant la barrière de la langue. L'association, qui s’appelait initialement Miroirs de femmes, a été créée en 2013 avec la volonté de “rendre hommage aux femmes issues de l’immigration”. Tanja Nikolov, qui travaillait comme journaliste dans son pays d’origine la Macédoine, aide des personnes réfugiées à “rebondir”. Elle estime que “la société d’accueil ne doit pas oublier d’où l’on vient, chaque expérience peut être utile”. Elle prend l’exemple d’une réfugiée uruguayenne qui, à son arrivée en France, a pu s’intégrer très aisément dans un service hospitalier et apporter son aide. 

Un nouveau café associatif pour le quartier : “un endroit pour que les familles se retrouvent”

Fatoumata Sylla, chargée de communication de l’association, nous parle du futur gros projet de Miroirs du monde. Une idée qui est depuis longtemps dans les tiroirs avec, à l’origine, “un projet ambitieux autour d’une ferme pédagogique”. Finalement, on retrouvera un café associatif qui remplacera le café de l’Espace, qui a récemment fermé ses portes, sur la place de l’Europe. Il résulte d’un manquement que de nombreuses femmes du quartier déplore auprès de l’association : “on n’a pas d’endroit pour boire un café, se poser à Planoise avec les enfants”. “Ce serait un café pour tout le quartier” affirme Fatoumata. Il pourra accueillir autant des planoisiens que des personnes venues voir un spectacle au théâtre Les deux scènes. Il sera aussi le lieu de toutes les activités déjà organisées par Miroirs du monde : activités manuelles, jeux de société, café des langues…

Miroirs du monde a encore de beaux jours devant elle. Avec 7 salariés et plus de 200 adhérents de 46 nationalités différentes, l'association va continuer d’animer le quartier, d’ “être une soupape de décompression pour les familles”. Au programme de l’été : une visite des plus beaux villages alsaciens ou la création d’un film d’animation. Tous les projets et activités sont disponibles sur https://miroirsdumonde.com/

 

Le podcast de la rédaction / Tanja Nikolov, Fatoumata Sylla et Matéo Bonin   

Jusqu’au 20 août, la Citadelle de Besançon ouvre ses portes aux amateurs de photographie afin qu’ils puissent immortaliser les lieux du coucher du soleil à la tombée de la nuit. Un parcours sera suggéré aux participants pour les orienter vers les meilleurs points de vue sur la Citadelle d’une part, la ville et la nature environnante d’autre part. Le groupe sera accompagné par l’équipe de la Citadelle.

Infos pratiques : Tarif : 8 euros. Réservation en ligne sur citadelle.com – Rubrique Billetterie en ligne. Âge minimum : 16 ans (mineur accompagné). Précisons que la soirée est réservée aux photographes amateurs. Les photographies réalisées à cette occasion sont à usage personnel exclusivement, aucune utilisation professionnelle ou commerciale n’est possible. Équipement fortement conseillé : pied et appareil photo reflex ou bridge avec possibilité de réglage manuel.

Les sapeurs-pompiers ont réalisé une dizaine d’interventions, notamment pour des arbres tombés sur la voie publique, des départs de feu suite à un impact de foudre ou des dégâts sur toiture.

Par mesure de précaution, l’ensemble des campings et camps de plein air ont été contactés par les forces de l’ordre et le service jeunesse et sport pour vérifier leur capacité à mettre les personnes concernées à l’abri. 25 camps de scout et 650 personnes ont ainsi été mis à l’abri.

Peu de dégâts ont été observés. A noter la rupture d’une ligne à haute tension, sur le secteur de Pont-de-Poitte, entraînant une coupure d’électricité de 6 500 clients. Le courant a été rétabli vers 19h45.

Hier soir, dans le département du Doubs, suite aux orages, les sapeurs-pompiers sont intervenus à 17 reprises pour des protections de biens, des inondations, des tuiles envolées, essentiellement dans le nord du département (Montbéliard, Audincourt, Charquemont, Vandoncourt). Une trentaine d’autres interventions sont également recensées pour des arbres tombés sur la voie publique.

La préfecture du Doubs indique qu’environ 2500 usagers d’Enedis ont été privés d’électricité sur le secteur de Montbéliard. Par ailleurs, deux habitations ont été touchées par la foudre. Il n’a pas été donné l’endroit précis.

Un important incendie s’est déclaré hier soir, vers 20h15, au sein de l’entreprise Ideabois aux Auxons. A l’arrivée des secours, les 600 m2 de la bâtisse étaient partis en fumée. Deux lances ont été mises en œuvre pour circonscrire le sinistre. Trois personnes sont au chômage technique.

A cette heure-ci, suite aux orages que connaît le département du Doubs, les sapeurs-pompiers sont intervenus une douzaine de fois pour des protections de biens et des épuisements localisés, essentiellement sur le nord du département ( Montbéliard, Vandoncourt, Audincourt et Charquemont). On nous signale également une vingtaine d’interventions pour des arbres tombés sur la voie publique.

Un important incendie est en cours. Il a pris au sein de l’entreprise Ideabois aux Auxons, dans le secteur du Grand Besançon. Les 700 m2 de la structure sont entièrement détruits.