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C'est le jour de vérité pour l'équipe Suisse dans cette coupe du monde de football 2022. L'équipe de Murat Yakin affronte ce jeudi le Cameroun pour le premier match du groupe G. Afin de comprendre l'engouement et les ambitions suisses lors de cette compétion, nous avons posé nos questions à Christophe Caschili, entraineur du Stade Nyonnais (D3 Suisse) et grand connaisseur du football helvète.

 

Aujourd’hui la Suisse entre en lice dans cette coupe du monde au Qatar avec ce premier match contre le Cameroun. Comment est l'ambiance en Suisse ? Est-ce que vous sentez une ferveur par rapport à la compétition ?

Je pense que c'est un peu comme en France. C'est un petit peu perturbé par les parasites qu'il y a autour de cette du monde. On a beaucoup parlé de boycott et d’extra sportif, donc je ne sens pas véritablement une grande émulation autour du jeu en fait. Tout ce qui nous a préoccupé avec la tenue de la compétition, tous ces à-côtés du football ont été au détriment de la ferveur justement. Mais je pense que cette ferveur va monter en puissance au fur et à mesure de la compétition. Pour l'instant ce n’est pas autant que d'habitude. Il faudra attendre le coup d'envoi tout à l'heure de Suisse-Cameroune. C’est le même effet que pour l'équipe de France avant leur premier match. Beaucoup de personnes se posaient la question :  Est-ce qu'on regarde ou pas ? Est-ce qu’on boycotte ou pas ? Et puis maintenant que le match a été lancé, que les bleus ont fait une belle prestation, ça ramène un petit peu tout le monde. J'espère que ça sera pareil pour l'équipe Suisse.

D'ailleurs, l'équipe Suisse reste sur une bonne performance lors du dernier Euro de foot en 2021 (quart de finale face à l’Espagne perdu aux tirs aux buts). Est-ce que ça a créé une dynamique ?

Honnêtement oui ! La dynamique est différente de d'habitude. L'équipe Suisse a pris beaucoup de confiance. J’ai eu la chance grâce à au diplôme d’entraineur que j'ai préparé de les analyser en permanence pendant un an et demi donc ça m'a permis de mesurer la progression de cette équipe. Les résultats contre l'équipe de France, par exemple, l'ont montré, mais c'est une équipe qui est en constante mutation, en constante évolution. J'ai quand même le sentiment qu’elle ne rentre pas sur la pointe des pieds dans la compétition. Alors il faut toujours faire attention, entre ambition et puis manquer d'humilité, et puis il faut rendre compte que le groupe de l'équipe Suisse est très compliqué avec le Cameroun, le Brésil et la Serbie. Ce sont des équipes qui sont difficiles à manœuvrer, mais je pense qu'ils ont une belle carte à jouer. C'est une belle équipe.

Justement en parlant de ce groupe, est-ce que vous pensez que la Suisse peut aller loin dans ce mondial ? L’objectif annoncé est de se qualifier pour les 1/8e de finale ?

Murat Yakin, le sélectionneur a dit que son équipe était capable de battre le Brésil. On a vu sur les premiers résultats de ce mondial qu’il peut y avoir des surprises. Mais même si l'équipe Suisse est en constante évolution, battre l'équipe du Brésil restera une surprise, tout comme lorsque l'équipe suisse a battu la France au dernier Euro. Je leur souhaite qu'ils soient dans les deux premiers mais je pense que tout se joue aujourd'hui. Le match contre le Cameroun est très important, déjà parce que c'est le premier match, donc la rentrée dans la compétition, et puis aussi parce que je pense que le Brésil passera et que la 2e place se jouera entre le Cameroun et la Suisse. Donc ça donne un petit peu le tempo ce premier match.

Et enfin, dernière question, le ou les joueurs à suivre selon vous dans la formation helvète ?

Je dirais Embolo (attaquant de Monaco), c'est sûr que depuis quelques années, il évolue très bien au poste d'attaquant. Le fait d'avoir signé à Monaco et de travailler avec un super staff l'a fait encore évoluer. Et pour l'avoir suivi de près, c'est un super bon joueur. Ils ont aussi Granit Kaka au milieu (Arsenal), qui est un super joueur également, le maître à jouer de l'équipe. Quand il n’est pas là, on le sent tout de suite. Après j'aime beaucoup leur charnière centrale avec Elvedi (Borussia M’Gladbach) et Ahanji (Manchester City), deux joueurs propres, dur sur l'homme. On peut également compter sur un très bon gardien (Yann Sommer). Donc si autour de ça les joueurs comme Shaqiri (Chicago Fire) se mettent au niveau, ça peut être une belle équipe.

 

Benjamin Cornuez

L’observatoire des frontaliers, cette étude socio-économique, met en lumière le quotidien et les préoccupations des frontaliers. Réalisée auprès de 1001 frontaliers résidents français et travaillant dans les différents cantons en Suisse, cette enquête brosse un panorama de la vie transfrontalière. Au-delà des informations recueillies, cet observatoire présente l’avantage de pouvoir comparer l’évolution des comportements de cette population et répondre aux évolutions de leurs besoins. L’enquête a été réalisée entre le 2 février et le 22 février 2022, par téléphone et selon la méthode de quotas, par un institut de sondage indépendant IPSOS. Cette étude est réalisée par de nombreux Crédits Agricoles dont celui de Franche-Comté, ainsi que le Groupement Transfrontalier Européen.

 

« La population de travailleurs frontaliers a triplé ces 20 dernières années, et elle va encore doubler dans les deux prochaines décennies » indique Sylvie Laurent, directrice marketing communication au Crédit Agricole de Franche-Comté. « Le marché du travail est très dynamique avec une situation de plein emploi, un niveau de salaire très attractif malgré une protection sociale moindre qu’en France. Le nombre de départs en retraite sur la Suisse va être très important dans les années qui viennent, et par conséquent, les conclusions de cette étude prévoient un doublement du nombre de travailleurs frontaliers d’ici 2035 » poursuit Sylvie Laurent. On recensait environ 337.000 frontaliers en 2020, un chiffre qui a augmenté de 65% par rapport à 2010. En Franche-Comté, on compte environ 40.500 frontaliers.

 

« Le frontalier de 2022 est plutôt un homme, d’au moins de 40 ans, souvent en couple, avec un enfant, en CDI »

 

Le profil « type » d’un frontalier en 2022

69% des frontaliers interrogés sont de sexe masculin. En majorité, ce sont des hommes d’au moins 40 ans. A 91% ce sont des frontaliers de nationalité française, 8% d’entre eux sont des franco-suisses. Les frontaliers sont majoritairement en couple et comptent en moyenne 3 personnes dans le foyer. Parmi les personnes en couple, seulement 23% des conjoints travaillent également en Suisse. 56% d’entre eux sont des CSP- (employés ou ouvriers) et 44% des CSP+ (dirigeants, cadres).

Le canton de Genève concentre à lui seul plus de la moitié des emplois frontaliers, suivi du canton de Vaud, Bâle, Neuchâtel, et celui du Jura. 93% des frontaliers emploient le français comme langue au travail, 44% l’anglais également et 14% l’allemand.

 

Emploi et entreprises

C’est la santé qui est le secteur le plus représenté (13%), suivi de l’horlogerie (12%), la construction (11%), l’ingénierie et le commerce (9%) chacun. Deux frontaliers sur trois travaillent en Suisse depuis plus de 10 ans, 42% d’entre eux ont déjà changé plusieurs fois d’entreprise, et 37% n’ont jamais changé. 70% des frontaliers travaillent dans des structures de plus de 50 salariés. 92% des frontaliers ont été embauchés en CDI et depuis le début de la crise sanitaire 35% d’entre eux ont connu une période de chômage partiel ou total, 15% un changement de poste, 3% une reconversion professionnelle et 57% aucune de ces situations. Par ailleurs, ils sont seulement 26% à pratiquer le télétravail.

 

Les motivations principales

Le niveau de salaire reste la motivation principale en 2022, 69% des frontaliers interrogés affirment que c’est le cas, suivi en seconde position de la proximité avec le lieu d’habitation (25%), et enfin le dynamisme du marché et le cadre de vie (22%).

 

Le revenu brut annuel hors primes de 33% des frontaliers est estimé entre 50.000 CHF et 80.000 CHF.

19% disent gagner entre 100.000 et 150.000 CHF.

18% disent gagner entre 80.000 et 100.000 CHF.

15% disent gagner entre 35.000 et 50.000 CHF.

6% disent gagner plus de 150.000 CHF.

5% disent gagner moins de 35.000 CHF.

 

47% ne bénéficient pas de prime, et 45% estiment que leur statut de frontalier impacte positivement leur évolution professionnelle contre 6% de manière négative.

 

Distance domicile - travail

52% des frontaliers travaillent à plus de 30km de leur domicile et 44% d’entre eux mettent plus de 45min pour se rendre sur leur lieu de travail.

Depuis 2015, les distances entre le domicile et le lieu de travail se sont allongées, mais les moyens de transports n’ont guère évolué, 82% des frontaliers prennent leur propre voiture sans covoiturage. 54% utilisent l’autoroute.

 

Consommation et épargne 

89% des frontaliers effectuent plus de la moitié de leurs dépenses en euros. Près de 80% d’entre eux épargnent en France et 29% épargnent mensuellement entre 100 et 499€.

3 frontaliers sur 4 changent au moins 60% de leur salaire en euros, 67% via un virement depuis le compte en Suisse.

 

« Les évolutions majeures qu’on a pu constater dans cette étude, ce sont les secteurs d’activité qui se sont diversifiés par rapport à 2015. Un peu moins d’horlogerie au profit des secteurs du BTP et de la santé. Et puis, les distances entre le domicile et le lieu de travail se sont allongées, notamment pour les frontaliers qui font plus de 30km » Sylvie Laurent, directrice marketing communication au Crédit Agricole de Franche-Comté.

 

 

Sylvie Laurent : 

 

 

 

L’info est largement reprise. Alors que l’inflation atteint 17% en Suisse, le canton de Genève va augmenter son salaire minimum. Ce dernier va passer à 4368 francs suisses brut soit 4.400 euros pour un total d’heures hebdomadaires travaillées de 42 heures. Rappelons que le SMIC français s’établit à environ 1678 euros bruts. Soit 1329 euros nets pour 35 heures de travail. Cette augmentation prendra effet le 1er janvier 2023.

Un travail collectif de longue haleine a permis un impressionnant coup de filet le 10 octobre dernier. Grace à une enquête mobilisant plus de 60 enquêteurs, une équipe de malfaiteurs français qui frappait des chefs d'entreprises d'horlogeries en Suisse, a été démantelée par la Direction centrale de la police judiciaire. 14 individus ont été interpellés par la brigade de recherche et d'intervention et le RAID. De nombreuses voitures, trois armes volées, une balise et des produits stupéfiants ont été saisis. Parmi ces 14 personnes interpellées, 6 ont été présentées devant un magistrat et placées en détention provisoire. Deux ont été mis en examen pour tentative d'extorsion en bande organisée commise au Locle en Suisse, et tous ont été mis en examen du chef d'association de malfaiteurs. Deux individus interpellés à Pontarlier en janvier avaient déjà été mis en examen et placés en détention provisoire.

Pour rappel, le 3 novembre 2021, une société située dans le canton du Jura Suisse était victime d'un commando armé. Les auteurs, munis d'armes lourdes, avaient pris en otage le gérant de la société, sa femme, et leurs deux enfants mineurs. Les malfaiteurs avaient contraint le gérant de les faire pénétrer dans sa société de fabrication de montres de luxe, afin de leur ouvrir les coffres-forts. Il avait remis 70 kilos de métaux précieux et deux montres de marque Purnell destinées aux Ballons d'Or 2021, Lionel Messi et Alexis Putellas. Le lendemain, les deux véhicules utilisés pour cette opération avaient été retrouvés brûlés dans une forêt. Et puis, quelques mois plus tard, dans le canton de Neuchâtel le 6 janvier 2022, le fils d’un directeur d’entreprise horlogère était enlevé sur le parking de sa résidence par des hommes cagoulés et armés. Contrait d’ouvrir son domicile, il est pris en otage avec sa femme enceinte. Une nouvelle fois, les auteurs se font conduire dans l’horlogerie, où ils séquestrent deux employés avant de s’échapper, effrayés par une patrouille de sécurité privée. Dans leur fuite, les malfaiteurs menacent une automobiliste avec une arme à feu, avant de lui voler son véhicule et de se réfugier en France. Mais après une course-poursuite, ils sont finalement interpellés par les policiers de Pontarlier.

Avec 51% des voix, le peuple suisse a voté majoritairement pour l’allongement de l’âge de départ à la retraite des femmes à 65 ans. Les hommes sont déjà concernés par cette disposition, permettant de pouvoir prétendre à une pension à taux plein. Par ailleurs, nos voisins se sont largement prononcés contre l’interdiction de l’élevage intensif. Cette initiative populaire a été rejetée avec 63% des votes contre.

Dans la lutte contre l’épidémie de Covid-19, la Suisse vient de franchir un nouveau pas. Le pays a annoncé hier la levée de pratiquement toutes les mesures prises. Seul le port du masque est maintenu dans les transports publics et les établissements de santé et l’isolement des malades.

Ainsi, dans un communiqué de presse, le conseil fédéral helvète a annoncé, qu’à compter de ce jeudi, l’accès aux magasins, aux restaurants, aux établissements culturels et aux manifestations est possible sans porter le masque et sans présenter un certificat covid.

Ce dimanche, à l’issue d’un nouveau référendum, les électeurs suisses ont accepté à 57% d’interdire la publicité à destination des enfants et des adolescents sur la plupart des supports.  Par ailleurs, ils ont interdit à 79% les tests sur les animaux et les humains. Les électeurs suisses ont également refusé à près de 63% la possibilité d’alléger les taxes sur les grandes entreprises et à 55% sur les aides supplémentaires à destination des médias suite à la chute des recettes publicitaires.

Les sénateurs doubistes Jacques Grosperrin et Jean-François Longeot, accompagnés du Maire de Jougne et de sa première adjointe, ont rencontré,  à Lausanne, la Conseillère d’Etat du canton de Vaud en charge du projet d’installation de neuf éoliennes entre les sommets du Suchet (en Suisse) et du Mont d’Or. Un projet qui inquiète les habitants du Haut-Doubs.

Alors que les élus français ont clairement rappelé leur position, portant sur l’impact de ce projet sur les paysages, le tourisme et l’économie notamment, l’autorité suisse dit « attendre la décision du tribunal cantonal », dont la date de rendu n’est pas encore connue. Précisant qu’ elle « respectera strictement le cadre du droit Suisse ». Les visiteurs concluent « que la voie juridique du tribunal fédéral s’ouvrira « si la décision n’était pas satisfaisante » côté français. Affaire à suivre.

Alors qu’Emmanuel Macron et le gouvernement vont tenir un nouveau conseil de défense sanitaire ce lundi afin d'adopter de nouvelles mesures pour contrer la cinquième vague de Covid-19 en France, la Suisse renforce également son protocole à compter de ce lundi.  L’objectif est de faire cesser la hausse des hospitalisations et la progression du variant Omicron.

Parmi les mesures évoquées : l’extension de l'obligation du certificat Covid, l’extension du port du masque à l'intérieur, la possibilité de restreindre l'accès aux manifestations et aux établissements aux seules personnes vaccinées ou guéries, la vive recommandation du travail à domicile et la réduction de la durée de validité des tests rapides.

Le 29 février dernier, un jeune homme doubien de 20 ans abattait deux personnes en Suisse. Il souhaitait tromper des acheteurs de produits stupéfiants, et indique avoir paniqué lorsque ses clients ont découvert son stratagème. Il a été conduit en Suisse ce mardi pour participer à la reconstitution de la scène.  

 

De la résine de cannabis remplacée… par du savon

Le 29 février 2020, cet habitant de Pirey se rend à Grandson, en Suisse, où des hommes souhaitent acheter de la résine de cannabis. Il transporte 6 kg de marchandise, mais en ayant remplacé la drogue par du savon qu’il a emballé avec du plastique noir. La situation dégénère au moment où les clients se rendent compte que l’homme va les arnaquer. Il se saisit alors d’une arme et ouvre le feu six fois. Deux victimes meurent sur le coup, et deux autres vont être grièvement blessées. Le suspect prend la fuite, et sera interpellé quelques jours plus tard, par des hommes de la section de recherches de Besançon.

 

L’instruction touche à sa fin

Ce mardi, il était extrait de sa cellule et conduit à Lausanne pour participer à une reconstitution, dans un gymnase, ou l’appartement étroit a été reproduit à l’identique. Selon le procureur de la République de Besançon, Étienne Manteaux, l’homme indique « n’avoir jamais voulu attenter à la vie des personnes. Qu’il a vu une arme rangée dans un sac et qu’en constatant qu’il était démasqué, il a paniqué, s’est saisi du pistolet et a ouvert le feu ». Des déclarations qui vont à l’encontre des témoins survivants. Ils précisent que c’est ce dernier qui a amené et sorti ce 6,35 mm de sa poche, avant d’ouvrir le feu. L’instruction de ce dossier devrait toucher à sa fin dans les prochains mois avant un procès, prévu au cours de l’année 2022.