À Champagnole, la fermeture annoncée d’une classe à l’école Jules Ferry à la rentrée prochaine suscite une vive inquiétude chez les parents d’élèves. Si cette décision repose sur des effectifs jugés « globalement stables », de nombreuses familles estiment qu’elle ne reflète pas la réalité du terrain.
Des besoins éducatifs en forte évolution
Les parents soulignent une transformation du profil des élèves accueillis. L’école compte aujourd’hui davantage d’enfants à besoins éducatifs particuliers : troubles de l’apprentissage, difficultés de concentration ou situations de handicap. Ces élèves nécessitent un accompagnement spécifique et une attention accrue. La suppression de la cinquième classe entraînerait mécaniquement une augmentation du nombre d’élèves par classe. Une situation jugée incompatible avec les objectifs d’inclusion scolaire. « On parle d’inclusion, mais comment sera-t-elle possible avec des classes plus chargées ? » s’interroge un parent.
Un risque pour la réussite des élèves
Au-delà de l’organisation immédiate, les familles alertent sur les conséquences à long terme. Elles craignent que certains enfants, notamment les plus fragiles, ne bénéficient plus du suivi nécessaire. Risque de décrochage, perte de confiance et difficultés durables sont redoutés. Les parents évoquent également une dégradation du cadre scolaire. Des classes plus nombreuses signifient moins de disponibilité pour chaque élève, mais aussi davantage de bruit, de fatigue et de tensions. Pour les enfants les plus vulnérables, ces conditions pourraient devenir un frein à leur progression.
Maintenir une école de qualité
Pour les familles, l’enjeu dépasse la simple organisation. Elles rappellent que la qualité des apprentissages repose sur des effectifs raisonnables et un environnement serein. Maintenir la cinquième classe apparaît ainsi comme essentiel pour garantir la réussite de tous les élèves. Face à cette situation, les parents appellent à un réexamen de la décision. Ils entendent se mobiliser « pour défendre une école capable d’accompagner chaque enfant selon ses besoins et de lui offrir de réelles perspectives d’avenir ».
Une pétition est en ligne et chacun est invité à venir la soutenir : lien petition
Le nouveau conseil municipal de Pontarlier sera installé ce vendredi à 19h à l’Hôtel de Ville. Patrick Comte, élu maire dimanche dernier, prendra officiellement ses fonctions. Sa liste dispose d’une large majorité avec 25 sièges, contre 4 pour Bénédicte Hérard, 3 pour Bertrand Guinchard et 1 pour Cédric Laithier, seul représentant de la gauche. L’élection des adjoints figure également à l’ordre du jour. Lors du second tour, Patrick Comte a recueilli 48,2 % des suffrages, devant Bénédicte Hérard (25,4 %), Bertrand Guinchard (17,7 %) et Cédric Laithier (8,5 %).
Le nouveau conseil municipal s’installe ce vendredi à 17h à l’Hôtel de Ville. Ludovic Fagaut doit être officiellement investi maire, après une large victoire de la droite qui décroche 42 sièges. Face à lui, l’opposition menée par la maire sortante Anne Vignot ne compte plus que 13 élus, aux côtés de l’Insoumise Séverine Véziès. Prochaine étape attendue dans la soirée : la désignation des adjoints. Rappelons que le candidat de la droite et du centre est arrivé en tête, dimanche dernier, avec 53,2% des suffrages. Anne Vignot a obtenu 46,7% des voix.
À quelques semaines de l’échéance, le Tour du Jura 2026 attise déjà l’intérêt des amateurs de cyclisme. Pour célébrer sa 20ᵉ édition, l’épreuve franc-comtoise, inscrite au calendrier de l’UCI Europe Tour, proposera un tracé exigeant, en parfaite adéquation avec le relief accidenté du territoire. La course est programmée le 18 avril, au lendemain de la Classic Grand Besançon. Le départ sera donné aux Rousses, dans le Haut-Jura, avant une arrivée au sommet du mont Poupet, à Salins-les-Bains, point final incontournable de l’épreuve. Rendez-vous le 18 avril.
Un parcours long et usant
Cette édition 2026 s’étendra sur environ 185 kilomètres, avec un dénivelé dépassant les 3 000 mètres. Dès les premiers kilomètres, le peloton sera confronté à un terrain accidenté, caractéristique des routes du Haut-Jura. L’absence de portions réellement plates devrait rapidement favoriser les offensives et permettre à une échappée de prendre forme.
Des premières difficultés pour lancer la course
Le début du parcours proposera plusieurs ascensions, notamment du côté de Lajoux, ainsi que des routes sinueuses autour de Septmoncel, des secteurs propices aux mouvements de course. Plus loin, le passage par Champagnole constituera un moment clé pour les équipes, entre ravitaillement et préparation du final. La sélection devrait ensuite se faire progressivement dans les derniers kilomètres, avec des ascensions plus marquées comme celle de Thésy. Ces difficultés successives devraient réduire considérablement le groupe de tête et mettre en évidence les coureurs les plus solides.
Le mont Poupet pour départager les meilleurs
Fidèle à la tradition, l’issue de la course devrait se jouer dans la montée finale du mont Poupet. Connue pour ses pentes raides, cette ascension demande une grande explosivité après un effort déjà conséquent. Elle offre généralement un terrain idéal pour les puncheurs-grimpeurs capables de faire la différence dans les derniers instants.
Un territoire au cœur de l’actualité cycliste
Au-delà de l’épreuve, le Jura bénéficiera d’une visibilité accrue en 2026 avec le passage du Tour de France, notamment à Dole et Champagnole. Une exposition qui confirme la place du département parmi les terres fortes du cyclisme, grâce à ses parcours exigeants et à la richesse de ses paysages.
La mobilisation s’organise à l’école maternelle de Montlebon, où une classe est menacée de fermeture dans le cadre de la prochaine carte scolaire. Une situation qui s’inscrit dans un contexte plus large : dans le Doubs, 109 classes pourraient être supprimées à la rentrée.
Une inquiétude face à la dégradation des conditions d’apprentissage
Parents d’élèves et enseignants dénoncent une décision qui aurait des conséquences directes sur le quotidien des enfants. « Supprimer une classe, c’est augmenter les effectifs et réduire l’attention portée à chacun », alertent Sébastien, parent d’élèves délégué à l’école maternelle, et Christelle Ardouin, parent délégué des écoles maternelle et primaire de Montlebon. Ils redoutent notamment une dégradation des conditions d’apprentissage et un accompagnement moins adapté, en particulier pour les élèves les plus fragiles.
L'interview de la rédaction : Christelle et Sébastien, parents d'élèves délégués mobilisés
Une inclusion scolaire en danger
L’école de Montlebon présente une spécificité : elle accueille une unité liée à la Fondation Plurielle, dédiée à des enfants atteints de troubles du spectre autistique. Ces élèves bénéficient d’un dispositif d’inclusion au sein des classes ordinaires. Un fonctionnement salué par les familles, qui y voient une richesse à la fois pour les enfants concernés et pour leurs camarades. « Cela permet de développer la tolérance et la bienveillance », souligne Christelle. Mais avec des classes surchargées, ce modèle pourrait être fragilisé. « Ces enfants sont sensibles au bruit et à l’agitation. Une hausse des effectifs compromettrait leur inclusion », préviennent les parents.
Une mobilisation collective et constructive
Face à cette menace, la mobilisation s’organise. Une pétition a été lancée et des échanges sont en cours avec les élus, les enseignants et les familles. « L’objectif n’est pas de s’opposer pour s’opposer, mais de faire entendre la réalité du terrain », expliquent les parents. Tous espèrent désormais être entendus par l’Éducation nationale et obtenir le maintien de la classe. « On ne défend pas un confort, mais un droit fondamental : celui d’offrir à chaque enfant les meilleures conditions d’apprentissage », conclut Sébastien.
L'interview de la rédaction : Christelle et Sébastien, parents d'élèves délégués mobilisés
À Arbois, la mobilisation s’organise contre un projet de fermeture de classe à l’école publique. Parents d’élèves et élus de plusieurs communes dénoncent une décision jugée incohérente au regard de la hausse des effectifs et des nombreux dispositifs d’inclusion présents dans l’établissement. Ils pointent aussi un manque de concertation avec les collectivités. Un rassemblement est prévu ce samedi matin, à 10h, devant l’école, tandis qu’une pétition est lancée pour tenter de faire reculer l’Éducation nationale : https://www.change.org/p/non-%C3%A0-la-fermeture-d-une-classe-%C3%A0-l-%C3%A9cole-publique-d-arbois
Un rassemblement de parents d’élèves est annoncé pour ce lundi 30 mars, à Pontarlier, devant l’école Cordier, pour dénoncer un projet de fermeture de classe. Une décision doit être rendue le lendemain, mardi 31 mars, par les autorités académiques. Les familles redoutent une hausse des effectifs par classe et une diminution du temps de direction, déjà jugé insuffisant cette année. Une pétition accompagnera cette mobilisation.
La Communauté de communes Frasne-Drugeon travaille actuellement à l’élaboration d’un guide pratique pour mieux comprendre les règles en matière de publicité extérieure. Cette décision fait suite à l’approbation de son Règlement local de publicité intercommunal en début d’année. Ce document encadre désormais les enseignes, préenseignes et dispositifs publicitaires sur l’ensemble des 10 communes du territoire, en complément du Code de l’environnement.
Nicolas Zepeda a été condamné ce jeudi à la réclusion criminelle à perpétuité par la cour d’assises du Rhône, en appel à Lyon, pour l’assassinat de son ex-compagne japonaise Narumi Kurosaki à Besançon en décembre 2016. Les jurés ont retenu un meurtre avec préméditation, commis par suffocation dans la résidence universitaire de la jeune femme, dont le corps n’a jamais été retrouvé. Jugé pour la troisième fois après l’annulation de précédentes condamnations, l’accusé, qui a toujours nié les faits, écope d’une peine plus lourde que les réquisitions du parquet.
Jusqu’à ce vendredi, la faculté de médecine de Besançon accueille l’opération « hôpital des nounours », un dispositif pédagogique porté par les étudiants en médecine. L’objectif : aider les enfants, principalement issus de classes de maternelle bisontines, à mieux appréhender le milieu hospitalier et à réduire leur peur des soins. Organisé par la corporation étudiante, cet événement propose aux plus jeunes de venir consulter… avec leur peluche. « Le but, c’est qu’ils aient moins peur de l’hôpital plus tard. La peur augmente la douleur chez les enfants, donc on essaie d’améliorer leur vécu », explique Charlotte, étudiante en médecine et co-organisatrice.
L'interview de la rédaction : Charlotte et Sky, co-organisatrices de l'évènement
Apprendre en jouant
Concrètement, deux classes sont accueillies par demi-journée. Pendant que l’une découvre différents stands représentant les métiers de la santé, l’autre participe à des activités ludiques en salle d’attente, encadrée par des étudiants et une mascotte très appréciée. Les enfants deviennent acteurs : ils diagnostiquent les « maladies » de leur nounours et l’orientent vers les bons « services ». Radiologie, kinésithérapie ou encore bloc opératoire sont ainsi reproduits de manière adaptée et pédagogique. Fractures, maux de tête… mais aussi blessures plus imaginaires comme une « allergie à la nuit » ou une attaque de requin : tout est prétexte à dédramatiser.
L'interview de la rédaction : Charlotte et Sky, co-organisatrices de l'évènement
Un impact concret
Créée au début des années 2000 et installée à Besançon depuis plus de 20 ans, l’opération rencontre chaque année un franc succès. « On voit des enfants arriver en pleurant à la vue des blouses, et repartir rassurés », souligne Sky, organisatrice également de l’évènement. Les retours des enseignants et des bénévoles sont largement positifs. Des questionnaires sont d’ailleurs envoyés après l’événement pour améliorer le dispositif. Au-delà de la sensibilisation, l’initiative permet aussi aux étudiants de développer leur relation avec les jeunes patients. En mêlant jeu et pédagogie, l’« hôpital des nounours » s’impose comme un outil précieux pour apprivoiser, dès le plus jeune âge, un univers souvent source d’angoisse.