À l’approche des élections municipales à Fontain, dans le Grand Besançon, Marc Girardot est entré dans la dernière ligne droite de sa campagne. Au micro de Plein Air, le candidat a détaillé la méthode de travail de son équipe, ses priorités pour la commune et sa vision de l’engagement municipal.
Une démarche construite « à partir de l’existant »
Marc Girardot insiste sur la dimension collective de son projet. « C’est un travail hyper collectif », souligne-t-il, précisant que l’ensemble des colistiers a participé à l’élaboration du programme. La réflexion est partie d’un constat simple : préserver la qualité de vie à Fontain. L’équipe a d’abord réalisé un état des lieux du village, mettant en avant : un tissu associatif dynamique, avec une quinzaine d’associations actives, un réseau économique varié, allant de l’entreprise individuelle à des structures de rayonnement national et international, des équipements communaux performants : une école récente, une salle des fêtes très utilisée, … et un budget communal jugé « sain ». « Nous sommes partis de ce qui fonctionne bien pour envisager ce que nous pouvons améliorer », résume le candidat.
Maintenir l’école et maîtriser le foncier
Parmi les axes forts du programme figure la question du foncier, avec un objectif clair : enrayer la baisse des effectifs scolaires, constatée comme dans de nombreuses communes rurales. L’équipe souhaite privilégier la réhabilitation du bâti existant afin d’accueillir de nouveaux habitants, tout en limitant l’impact sur les terres agricoles. Une coopération est également envisagée avec les communes voisines membres du syndicat intercommunal scolaire. Autre projet structurant : la réhabilitation de l’ancienne fruitière, bâtiment centenaire aujourd’hui inoccupé, afin d’y créer de nouveaux logements.
L'interview de la rédaction : Marc Girardot
Transition énergétique et restauration scolaire
Marc Girardot évoque également des actions concrètes en matière d’énergie, notamment l’installation de panneaux photovoltaïques sur les bâtiments communaux pour renforcer leur autonomie énergétique. La restauration scolaire constitue un autre chantier prioritaire. La commune bénéficie d’une tradition de cantine ancienne de plus de soixante ans. L’équipe souhaite améliorer le « bol alimentaire » des élèves en développant les circuits courts et les produits de qualité. Une réflexion est aussi engagée sur une dimension intergénérationnelle : proposer, à terme, des repas aux aînés en lien avec la cantine scolaire.
Plus de participation citoyenne
Le candidat affirme vouloir associer davantage les habitants aux grandes décisions communales. Des commissions participatives pourraient être mises en place selon les thématiques abordées. « À chaque grande décision, il faudra impliquer les citoyens », insiste-t-il.
Une campagne de terrain
Dans cette phase décisive, l’équipe multiplie les rencontres : réunions publiques, permanences, cafés de quartier et campagne de porte-à-porte. « Tout le monde est sur le pont », assure Marc Girardot, qui dit vouloir rencontrer associations, acteurs économiques et électeurs avant le scrutin.
Une équipe « sans ambition personnelle »
Marc Girardot tient à préciser l’état d’esprit de sa liste : aucune ambition personnelle et aucun encartage politique parmi les colistiers. « Ce n’est pas mon équipe, c’est notre équipe », répète-t-il. Le candidat annonce par ailleurs qu’il ne briguerait qu’un seul mandat, refusant toute idée de carrière politique. Il met également en avant les compétences professionnelles présentes sur la liste : direction d’entreprise, responsabilités bancaires, enseignement universitaire ou encore expérience de gestion d’établissements scolaires en France et à l’étranger. « Nous avons des personnes capables de gérer des équipes, des finances et des projets », conclut-il.
L'interview de la rédaction : Marc Girardot
Entre grotesque et tragédie, la nouvelle création mise en scène par Tommy Milliot s’attaque à un sujet brûlant : les violences conjugales. Adaptée d’un texte d’un auteur australien, « L’Arbre à sang » pourrait pourtant se dérouler ici, en France, tant son propos résonne avec l’actualité. Cette création est encore à découvrir les mercredi 4 et jeudi 5 mars au Nouveau Théâtre de Besançon, avenue Edouard Droz.
Un théâtre du grotesque noir
C’est d’abord un texte de théâtre », précise Tommy Milliot. « Un genre qui jongle entre la comédie et la tragédie. Du grotesque noir. » Ici, pas de théâtre documentaire, mais une fiction puissante, portée par trois interprètes. Le rire y côtoie l’effroi, et l’absurde souligne la violence des situations. Au cœur du récit : des violences sexuelles et physiques subies par les personnages, dont un viol conjugal explicitement évoqué. Des faits racontés, jamais montrés. La pièce débute après la mort de l’auteur des atrocités ; cette disparition libère la parole. Le passé refait surface, brut, sans filtre.
L'interview de la rédaction : Tommy Milliot, metteur en scène
Un écho direct à l’actualité
Les violences conjugales occupent aujourd’hui une place majeure dans l’espace public. Procès médiatisés, mobilisation associative, hausse des signalements : la société regarde enfin en face ce fléau longtemps tu., « L’Arbre à sang » s’inscrit dans cette dynamique. Sans didactisme, la pièce donne chair à des trajectoires abîmées
Une intimité construite avec précision
Comment maintenir une proximité forte entre les comédiennes et le public sur un sujet aussi sensible ? La réponse tient dans un travail d’orfèvre : jeu des interprètes, lumières, création sonore et scénographie. « C’est un équilibre entre tous ces ingrédients », explique le metteur en scène. Depuis plusieurs jours de répétition, l’équipe affine chaque détail pour préserver cette tension intime. Le spectateur n’est pas simple observateur : il devient témoin.
Le bois comme paysage mental
Le décor fait la part belle au bois. Une matière vivante, naturelle, que Tommy Milliot affectionne particulièrement. Teinté au brou de noix, le matériau devient toile abstraite : ciel, désert, horizon brûlé… chacun y projette son imaginaire. Ce choix n’est pas anodin. Il évoque l’aridité du lieu où se déroule l’histoire : une nature rude, presque hostile, que l’on pourrait situer en Australie, aux États-Unis ou même dans certaines régions françaises. Un paysage universel, comme la violence qu’il abrite.
Aller vers les publics
Au-delà de la création artistique, le projet s’inscrit dans une volonté d’ouverture. Après avoir porté des formes « hors les murs » à la rencontre des habitants, l’équipe inverse aujourd’hui la démarche : des navettes gratuites sont mises en place pour permettre à des publics éloignés de venir découvrir les spectacles. « Aller vers eux et leur permettre de venir jusqu’à nous », résume Tommy Milliot. Une circulation dans les deux sens, essentielle pour faire du théâtre un espace partagé.
Les faits ont été constatés à Charquemont. Ce jeudi matin, un témoin a signalé la présence d’un véhicule incendié en forêt. Après vérifications, le véhicule avait été dérobé au cours de la nuit sur la commune de Damprichard. Le propriétaire s’est présenté ce matin à l’unité pour signaler le vol. Une enquête est en cours.
Les faits se sont produits dans la nuit, entre 0h45 et 1h du matin, aux Hôpitaux-Neufs. Trois individus ont forcé le volet roulant du Bar-Tabac de la commune avant de s’introduire dans l’établissement. Le préjudice n’a pas encore été précisé. La Communauté de brigades des Hôpitaux-Neufs est chargée de l’enquête. Des investigations sont en cours pour identifier et interpeller les auteurs
Cette nuit, vers 2h15, les sapeurs-pompiers du Doubs sont intervenus au 107 rue du Turlu, à Vernierfontaine, pour une suspicion d’intoxication au monoxyde de carbone. En cause : un poêle à granulés défectueux, refoulant de la fumée dans un appartement situé au sein d’une ancienne ferme rénovée comprenant quatre logements.
Les locaux avaient été ventilés avant l’arrivée des secours et l’appareil a été immédiatement mis hors service. Des relevés de monoxyde de carbone ont été effectués dans l’ensemble des appartements ; ils se sont révélés négatifs. Les occupants du logement concerné — une femme de 30 ans et ses deux filles âgées de 3 et 5 ans — ont été pris en charge pour un bilan de contrôle puis transportés, non médicalisés, au CHU Minjoz. Les victimes ont été classées en blessés légers.
Grand Besançon Métropole présentera et soumettra au vote son budget 2026 ce jeudi soir, lors d’une nouvelle assemblée communautaire, la dernière de la mandature. Le montant global s’élève à près de 388 millions d’euros, dont 129 millions consacrés à de nouveaux investissements. Le programme pluriannuel 2025-2029 atteint 570 millions d’euros. La collectivité met en avant un projet de territoire tourné vers la transition et l’attractivité, dans un contexte marqué par les contraintes de la loi de finances 2026.
Grand Besançon Métropole poursuit le déploiement de son plan de mobilité avec un nouveau projet structurant : la création d’un pôle d’échanges multimodal à la gare de Montferrand-le-Château. Le coût prévisionnel de cet investissement s’élève à 700.000 euros. Les recherches de subvention sont actées. Le début du chantier d’aménagement du pôle est prévu en 2027.
Favoriser l’intermodalité et le report modal
L’objectif est clair : encourager les habitants à diversifier leurs modes de déplacement et réduire la place de la voiture individuelle. En renforçant l’intermodalité — train, car, vélo et voiture — la collectivité entend faciliter le report modal et contribuer à la baisse des émissions de gaz à effet de serre. Après les réalisations de Saint-Vit, Saône et Roche-lez-Beaupré entre 2023 et 2025, Montferrand-le-Château devient le quatrième site à bénéficier de ce type d’aménagement en périphérie bisontine.
Un site repensé autour de la gare
Le projet vise à concentrer en un lieu unique plusieurs solutions de transport. Autour de la gare, plusieurs aménagements sont envisagés : la création d’environ 45 places de stationnement, dont des emplacements réservés aux personnes à mobilité réduite ; une zone de dépose-minute ; des stationnements vélos sécurisés et des espaces désimperméabilisés pour limiter l’impact environnemental. L’objectif est d’adapter les infrastructures aux nouvelles pratiques de mobilité, tout en améliorant le confort des usagers.
Des cheminements sécurisés vers le centre-bourg
Le projet ne se limite pas au parvis de la gare. Il prévoit également la mise aux normes d’accessibilité des voiries reliant la gare au centre-bourg, à la mairie et aux commerces de proximité. La sécurisation des cheminements piétons constitue un axe fort du programme, afin de garantir des déplacements sûrs entre la gare et les principaux pôles d’intérêt de la commune. Avec ce nouveau pôle d’échanges, Grand Besançon Métropole confirme sa volonté de structurer un réseau de mobilités complémentaires à l’échelle du territoire et d’accompagner la transition vers des déplacements plus durables.
Grand Besançon Métropole engage un vaste plan en faveur des déplacements à pied. Objectif : structurer un véritable « réseau magistral » piéton, continu, sécurisé et accessible à tous.
Un réseau sans obstacles
L’ambition affichée est claire : permettre aux habitants de circuler à pied sur des cheminements adaptés, suffisamment dimensionnés et dégagés d’obstacles. Candélabres mal positionnés, mobilier urbain encombrant, trottoirs trop étroits… Les difficultés sont régulièrement signalées, notamment par les associations et les personnes à mobilité réduite (PMR), pour qui certains parcours relèvent encore du parcours du combattant. Le plan vise également à faciliter les trajets vers les pôles du quotidien : écoles, commerces, services publics et pôles de mobilité.
L'interview de la rédaction : Yves Guyen, élu en charge de la Voirie, des infrastructures et des réseaux opérationnels
Des points de tension identifiés
Plusieurs secteurs ont déjà été repérés. Dans la boucle bisontine, le quartier Battant fait partie des zones à améliorer. En périphérie, les accès aux zones commerciales concentrent aussi des problématiques de sécurité et de continuité piétonne. L’enjeu est de sécuriser les cheminements, notamment là où les flux automobiles restent importants.
Des aménagements ciblés plutôt qu’une piétonnisation massive
La collectivité ne prévoit pas de piétonnisation généralisée. Les interventions seront principalement techniques et ciblées : élargissement de trottoirs, création de cheminements dédiés, réorganisation de carrefours, déplacement de mobilier urbain.
Des premières réalisations déjà engagées
Certains aménagements ont déjà été réalisés, notamment sur le quai de Strasbourg, pour améliorer le confort côté Battant et mieux prendre en compte le développement des arbres côté Doubs ou encore la mise aux normes des trottoirs et des traversées piétonnes rue des Oiseaux. D’autres projets sont en préparation et viendront compléter ce schéma directeur (modification du carrefour entre les avenues Foch, Helvétie et le pont Schwint, rue de Besançon à Thise, pôle mobilité à Roche-lez-Beaupré…). Avec ce plan piéton, le Grand Besançon entend encourager les mobilités actives et améliorer concrètement le cadre de vie, en faisant de la marche un mode de déplacement plus simple, plus sûr et plus attractif au quotidien.
Le festival Grandes Heures Nature franchit un nouveau cap en 2026 avec plusieurs nouveautés majeures. L’événement s’étendra désormais sur une journée supplémentaire, dès le jeudi 11 juin, avec le lancement d’une épreuve inédite : l’Extrême Citadelle VTT. Un véritable show sur les remparts du monument Vauban, avec une diffusion de l’évènement, dans le parc Saint-Etienne, sur grand écran. Autre nouveauté, une compétition de swimrun programmée le dimanche, mêlant natation et course à pied sur un parcours alternant eau libre et portions terrestres.
L'interview de la rédaction : François Bousso, élu en charge de l'éco-tourisme
Des épreuves phares reconduites
Le reste du programme capitalise sur les succès des éditions précédentes. L’Ekiden, organisé le vendredi soir, verra sa jauge augmentée, même si les organisateurs s’attendent déjà à afficher complet. Les Raid X’périence et Kids, la randonnée gourmande ou encore la rando kayak feront également leur retour après l’engouement constaté les années passées.
Une dynamique d’inscriptions en forte hausse
Les inscriptions, ouvertes depuis le 11 février, enregistrent une progression de 44 % par rapport à l’an dernier à la même période. En 2025, 3 351 inscriptions sportives avaient été comptabilisées. Pour 2026, l’objectif est clair : atteindre les 4 000 participants. Les organisateurs estiment qu’un nouveau record est à portée.
25 000 visiteurs attendus au village
Côté fréquentation, 25 000 personnes sont attendues sur le seul village principal de Chamars, unique site où un comptage précis peut être effectué. En intégrant les spectateurs présents sur les bords du Doubs et dans les communes partenaires, la fréquentation globale pourrait être bien supérieure, même si elle reste difficile à quantifier.
L'interview de la rédaction : François Bousso, élu en charge de l'éco-tourisme
Une reconnaissance nationale confirmée
Le festival Grandes Heures Nature poursuit son développement et s’inscrit dans une stratégie plus large autour des activités de pleine nature. Dès le début du mandat, l’objectif était clair : faire du territoire une référence en matière d’outdoor. Porté par un tissu dense d’associations sportives, d’entreprises et d’acteurs locaux, le festival met en lumière un écosystème déjà bien implanté. De quoi faire du Grand Besançon une véritable capitale de l’outdoor.
Un accident s’est produit cet après-midi sur la nationale 57, entre Micropolis, à Besançon, et le pont de Beurre, en direction de Pontarlier. Trois véhicules sont impliqués. On déplore trois impliqués et une blessée. Une adolescente de 14 ans a été transportée sur le CHU Minjoz.