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Le Doubs reste placé en crise sécheresse depuis le 17 juillet dernier. Dans le secteur de Pontarlier, les efforts des habitants et des acteurs économiques ont permis de réduire la consommation d’eau potable de près de 500 mètres cubes par jour. Malgré les dernières pluies, la nappe de l’Arlier demeure à un niveau historiquement bas. Le déficit pluviométrique, accumulé depuis mars, atteint l’équivalent de deux mois et demi de précipitations. Le préfet appelle à maintenir les économies d’eau. Un nouveau bilan sera présenté fin octobre.

Alors que le coût du futur centre aquatique du Grand Pontarlier suscite des interrogations à la suite d'un rapport de la chambre régionale des comptes, Nicolas Barbe, président de la Communauté de communes du Grand Pontarlier (CCGP), défend les choix réalisés pour cet équipement. Estimé à 29 millions d'euros, le projet est désormais trop avancé pour être modifié. L'élu reconnaît néanmoins la nécessité de maîtriser les futures dépenses de fonctionnement et annonce une période de prudence concernant les prochains investissements de l'intercommunalité, notamment le projet de renaissance du château de Joux.

Un investissement de 29 millions d'euros assumé par la collectivité

Le futur centre aquatique du Grand Pontarlier représente l'un des investissements majeurs de la Communauté de communes. Son coût, estimé à 29 millions d'euros, fait aujourd'hui l'objet d'interrogations, notamment dans le contexte des observations formulées par la juridiction financière. Interrogé sur le montant de cet investissement, Nicolas Barbe, président de la CCGP, ne considère pas que le projet soit nécessairement surdimensionné. L'élu rappelle que la création de cet équipement répond à une attente ancienne des habitants du bassin pontissalien, évoquée depuis près de vingt ans. Pour justifier son coût, il met en avant les choix techniques et environnementaux effectués par la collectivité, mais également la volonté de proposer davantage qu'une simple piscine. Le futur établissement comprendra notamment un bassin nordique extérieur, un espace bien-être et des installations destinées aux familles.

L'interview de la rédaction : Nicolas Barbe, président de la CCGP 

Des équipements techniques qui expliquent une partie du coût

Parmi les choix revendiqués par Nicolas Barbe figure l'installation de bassins en acier inoxydable, une solution plus coûteuse à l'investissement, mais qui présenterait, selon lui, plusieurs avantages sur le long terme. « Les bassins inox, ça a un double avantage. Le principal inconvénient, c'est le prix évidemment », reconnaît-il. Le président de l'intercommunalité souligne notamment la possibilité de réparer plus facilement d'éventuelles fuites par soudure, sans devoir engager des travaux de réfection plus importants. Il insiste également sur la recyclabilité de ces installations à l'issue de leur durée de vie. Le projet intègre par ailleurs des panneaux solaires et un système de recyclage de l'eau, destinés à limiter son impact environnemental et certaines dépenses d'exploitation. Pour Nicolas Barbe, ces investissements supplémentaires correspondent à des choix politiques assumés, qui doivent être appréciés sur l'ensemble de la durée de vie de l'équipement.

Des travaux trop avancés pour revenir sur les choix initiaux

Malgré les interrogations financières, aucune réduction du programme n'est envisagée. Le chantier a déjà commencé depuis près de dix mois et les marchés de travaux ont été conclus. Une situation qui limite désormais les possibilités de modification. « Le démarrage des travaux a déjà eu lieu. Les marchés sont passés, donc on y va comme ça jusqu'au bout », indique Nicolas Barbe. Le président de la CCGP ne regrette pas les orientations retenues par l'équipe précédente, même s'il reconnaît que leur pertinence devra être appréciée à l'usage. « Ce sont des choix qui sont assumés par la précédente équipe et qui sont, à notre avis, justifiés encore aujourd'hui. Maintenant, l'avenir nous dira si on a eu tort ou raison. » L'intercommunalité entend donc poursuivre la construction du centre aquatique dans sa configuration actuelle, sans remise en cause de ses principales caractéristiques.

La maîtrise du déficit de fonctionnement, prochain défi

Si le montant de l'investissement est désormais largement engagé, Nicolas Barbe considère que la principale vigilance devra porter sur les dépenses de fonctionnement.  Le président de la CCGP souhaite limiter autant que possible ce déficit, notamment grâce aux dispositifs techniques prévus lors de la conception. Selon lui, le système de recyclage de l'eau devrait permettre au nouvel établissement de ne pas consommer davantage d'eau que la piscine actuelle, malgré une offre d'équipements plus importante. Le centre aquatique bénéficiera également de la proximité du réseau de chaleur de Préval, qui assurera son alimentation thermique. « Il va falloir piloter finement la partie fonctionnement et la partie déficit, qui est de toute façon importante sur tous les centres aquatiques et toutes les piscines », prévient Nicolas Barbe. La fréquentation de l'établissement, ses recettes et ses charges d'exploitation constitueront donc des éléments déterminants pour apprécier son équilibre financier.

L'interview de la rédaction : Nicolas Barbe, président de la CCGP 

Près de 38 millions d'euros engagés dans deux grands chantiers

Le centre aquatique n'est pas le seul investissement important actuellement porté par la Communauté de communes du Grand Pontarlier. L'intercommunalité conduit également la réhabilitation de l'hôtel d'entreprises La Belle Vie, pour un montant annoncé d'environ 9 millions d'euros. Au total, ces deux opérations représentent près de 38 millions d'euros d'investissements. Pour Nicolas Barbe, ces chantiers sont désormais engagés et doivent être menés à leur terme.  Cette situation conduit néanmoins l'intercommunalité à envisager avec prudence le lancement de nouveaux projets d'envergure.

Le projet Renaissance du château de Joux pourrait être différé

Parmi les opérations susceptibles d'être réexaminées figure le projet Renaissance du château de Joux. Celui-ci prévoit notamment la réhabilitation de bâtiments historiques afin d'y développer des espaces muséaux, dont un musée consacré à l'art haïtien. Nicolas Barbe n'annonce pas l'abandon du projet, mais indique que la collectivité devra d'abord mesurer les conséquences financières de la mise en service des deux équipements actuellement en construction. « On va prendre le temps, le temps de l'atterrissage de ces deux premiers chantiers », explique-t-il. Plusieurs scénarios restent possibles : engager rapidement les investissements suivants, les reporter ou, à terme, renoncer à certaines opérations. Le président de la CCGP ne fixe pour l'instant aucun calendrier de décision.

L'interview de la rédaction : Nicolas Barbe, président de la CCGP 

Les élus de la Communauté de communes du Grand Pontarlier se réuniront jeudi 15 octobre, à 20 heures, à la maison de l’intercommunalité. Dix-sept points figurent à l’ordre du jour, notamment les finances, le bilan du réseau de transports urbains, la billetterie 2027 du château de Joux et le projet de station d’épuration à Sainte-Colombe. Les élus examineront également le rapport de la Chambre régionale des comptes sur la gestion de la collectivité depuis 2019. La séance sera retransmise en direct sur YouTube.

La piscine de Pontarlier a été temporairement fermée pour économiser l’eau, alors que les réserves du Grand Pontarlier atteignent des niveaux particulièrement bas. Cette décision ne remet pas en cause la construction du futur centre aquatique, assure Damien Guyot, vice-président de la communauté de communes chargé de la ressource en eau et de l’assainissement.

La tension sur l’approvisionnement en eau potable a conduit à la fermeture temporaire de la piscine de Pontarlier. Selon Damien Guyot, cette mesure a été examinée lors d’une réunion de crise avec le préfet, consacrée aux économies d’eau possibles sur le territoire. Le maire de Pontarlier a ensuite validé cette fermeture. La décision intervient dans une situation qualifiée de « préoccupante et inédite » par le vice-président du Grand Pontarlier. Après plusieurs mois de temps sec et chaud, la baisse des nappes et du niveau du lac fragilise les ressources utilisées pour alimenter les communes en eau potable.

Une fermeture pour préserver la ressource

À travers cette mesure, les élus cherchent à réduire les consommations afin de préserver l’alimentation en eau potable. Pour l’heure, aucune commune du Grand Pontarlier n’était privée d’eau. Mais la poursuite de la baisse des réserves fait craindre des difficultés de pompage. La fermeture de la piscine s’inscrit ainsi dans un effort plus large demandé aux habitants, aux professionnels et aux industriels : limiter l’utilisation de l’eau aux besoins essentiels et différer les usages qui peuvent l’être. Aucune date de réouverture de l’établissement n’a été précisée.

Le futur centre aquatique reste d’actualité

Cette fermeture soulève la question du fonctionnement du futur centre aquatique, actuellement en construction. Pour Damien Guyot, la crise ne remet toutefois pas en cause le projet ni la poursuite du chantier. L’élu met en avant les différences entre les installations actuelles et celles prévues dans le nouvel équipement. Selon lui, le futur centre disposera de systèmes de gestion et de recyclage de l’eau destinés à limiter les prélèvements nécessaires à son fonctionnement. « Ça ne remet pas aujourd’hui en cause le projet qui est lancé », affirme-t-il, en soulignant l’attention portée à la préservation de la ressource lors de sa conception.

Des économies attendues, sans chiffrage présenté

Damien Guyot assure que les besoins du nouvel équipement ne seront pas comparables à ceux de la piscine actuelle. Le recyclage doit notamment permettre de réduire la consommation d’eau. La collectivité maintient donc son projet en s’appuyant sur les performances annoncées des futurs équipements. La crise actuelle souligne néanmoins l’importance de la gestion de l’eau pour leur fonctionnement à venir.

Une vigilance qui devra durer

Au-delà des équipements sportifs, le Grand Pontarlier poursuit ses investissements pour renforcer l’approvisionnement en eau potable. De nouveaux captages ont déjà été réalisés et d’autres aménagements sont prévus. Mais tous ne seront pas opérationnels dès l’été prochain, prévient Damien Guyot. La sensibilisation et la réduction des consommations resteront donc nécessaires. Pour l’élu, les investissements doivent s’accompagner d’une attention durable aux usages de l’eau, à l’échelle des particuliers comme des équipements collectifs.

Confrontée à des niveaux d’eau exceptionnellement bas, la Communauté de communes du Grand Pontarlier appelle les habitants et les professionnels à réduire leur consommation. Si aucune commune n’est actuellement privée d’eau potable, des coupures restent envisagées en dernier recours, selon Damien Guyot, vice-président chargé de la ressource en eau et de l’assainissement au sein de la collectivité locale. L’élu est également maire de la commune d’Houtaud.

L'interview de la rédaction : Damien Guyot 

« Préoccupante et inédite. » C’est ainsi que Damien Guyot décrit la situation de l’alimentation en eau potable sur le territoire du Grand Pontarlier. Après plusieurs mois de météo sèche et chaude, les ressources diminuent et les incertitudes grandissent sur la capacité des installations à poursuivre le pompage. Selon l’édile, l’absence de précipitations suffisantes, conjuguée à une consommation importante, a conduit les nappes phréatiques et le lac Saint-Point  à des niveaux jamais observés jusqu’ici. Cette situation fait notamment craindre un désamorçage des pompes : faute d’un niveau d’eau suffisant, les équipements pourraient ne plus assurer l’alimentation du réseau.

Une ressource sollicitée au-delà du Grand Pontarlier

L’approvisionnement repose sur huit puits de captage répartis sur le territoire intercommunal, ainsi que sur de l’eau prélevée dans le lac Saint-Point, rendue potable à Montperreux puis distribuée à plusieurs communes, dont Pontarlier. Une grande partie des captages dépend de la nappe de l’Arlier. Or cette ressource dessert un territoire plus vaste que celui de la communauté de communes. Par l’intermédiaire des syndicats des eaux, elle contribue également à l’alimentation de communes des secteurs de Levier et du Saugeais.

La pression sur les réserves ne peut donc pas être appréciée à la seule échelle des habitants du Grand Pontarlier. « Ce qui est pompé aujourd’hui sur le secteur de la CCGP n’est pas forcément utilisé que par les habitants du territoire », souligne Damien Guyot. Pour préserver la capacité de prélèvement dans le lac, une fermeture du barrage a été décidée, indique également l’élu. L’objectif est de maintenir un niveau permettant de prolonger le pompage.

Des coupures envisagées uniquement en dernier recours

Pour l’heure, aucune commune du Grand Pontarlier n’est privée d’eau potable. Damien Guyot estime que l’alimentation devrait se poursuivre normalement pendant les dix à quinze jours sà venir. Au-delà, la visibilité se réduit, compte tenu de la baisse des nappes. D’éventuelles coupures chez les particuliers font partie des hypothèses discutées avec les services de l’État. Mais aucune décision de cette nature n’est annoncée par le vice-président, qui insiste sur leur caractère exceptionnel. « C’est une hypothèse, mais c’est l’hypothèse ultime », précise-t-il. Les échanges doivent permettre de déterminer les mesures à prendre si la situation impose de nouvelles restrictions dans la distribution.

L'interview de la rédaction : Damien Guyot

Réserver l’eau aux besoins essentiels

Face à cette tension, la collectivité compte sur deux leviers : des précipitations suffisamment importantes pour améliorer les réserves et une diminution immédiate de la consommation. Une campagne de sensibilisation invite ainsi les particuliers, les professionnels et les industriels à limiter l’utilisation de l’eau aux besoins essentiels. Les usages qui peuvent être différés doivent l’être, insiste Damien Guyot. Chaque économie permet de préserver une partie de la ressource pour les jours suivants. La piscine de Pontarlier a notamment été fermée temporairement. L’élu explique que cette mesure a été évoquée lors d’une réunion de crise avec le préfet, avant d’être validée par le maire de Pontarlier.

Des investissements engagés, mais des délais incompressibles

Damien Guyot rappelle que plusieurs investissements ont déjà renforcé les capacités de captage, notamment à Dommartin et à Doubs. Un nouveau puits doit également entrer en production dans un délai annoncé d’un an et demi à deux ans à Houtaud.  Ces aménagements ont permis de retarder les difficultés, défend-il. Ils ne suffisent toutefois pas à écarter les tensions actuelles et les équipements prévus ne seront pas tous opérationnels dès l’été suivant. La sobriété restera donc nécessaire.

L'interview de la rédaction : Damien Guyot

Le projet de centre aquatique maintenu

La fermeture de la piscine actuelle ne remet pas en cause le futur centre aquatique, assure Damien Guyot. Selon lui, le projet en construction intègre des équipements de gestion et de recyclage destinés à limiter les besoins en eau. L’élu souligne l’attention portée à la préservation de la ressource dans la conception du bâtiment. Le fonctionnement du futur équipement devra ainsi s’inscrire dans un contexte où la disponibilité de l’eau constitue déjà une préoccupation majeure pour le territoire.

L'interview de la rédaction : Damien Guyot

A Pontarlier. En raison de la vigilance rouge canicule, la déchèterie modifie exceptionnellement ses horaires. Vendredi et samedi, elle accueillera les usagers uniquement le matin, de 8 h 45 à 12 h, afin de protéger les agents et le public des fortes chaleurs.

Une prise de parole après le conseil communautaire

À travers une longue prise de parole publiée sur ses réseaux sociaux après le dernier conseil communautaire de la Communauté de communes du Grand Pontarlier, l’élu d’opposition pontissalien Bertrand Guinchard est revenu sur plusieurs sujets sensibles : la représentation des minorités, l’augmentation des indemnités des élus ou encore la gouvernance des syndicats locaux.

L’élu estime d’abord que les débats autour de la représentation des groupes minoritaires ont été réduits à une polémique médiatique. Selon lui, une autre organisation aurait pu être mise en place avec une place attribuée aux minorités dans chaque commission communautaire. Finalement, Bertrand Guinchard indique avoir obtenu un siège au sein de la commission « aménagement du territoire et économie », ainsi qu’une représentation dans les organismes Préval Haut-Doubs et Pays du Haut-Doubs.

Une opposition à la hausse des indemnités

Mais c’est surtout sur la question des indemnités que l’élu d’opposition se montre particulièrement critique. Il affirme s’être opposé à une hausse qu’il juge « conséquente » des rémunérations des élus communautaires : près de 50 % pour les vice-présidents, 300 % pour le conseiller délégué et 30 % pour le président.

« À l’heure des économies, le signal envoyé n’est pas forcément le bon », écrit-il, tout en reconnaissant la nécessité de rémunérer l’investissement des élus. Bertrand Guinchard appelle également à réfléchir à un éventuel plafond territorial des indemnités, rappelant que plusieurs responsables cumulent déjà des fonctions de maires ou d’adjoints.

Le poids des syndicats et organismes extérieurs

L’élu insiste également sur l’importance stratégique des syndicats et organismes extérieurs dans lesquels siège la collectivité. Il cite notamment les syndicats des eaux, l’EPAGE, Préval Haut-Doubs, le Pays du Haut-Doubs ou encore le syndicat mixte touristique des lacs et montagnes. Selon lui, la CCGP doit disposer d’un poids important dans ces structures, au regard de sa participation financière à certains équipements et services publics du territoire.

Dans son message, Bertrand Guinchard indique également que le maire de Pontarlier prendra la présidence du Pays du Haut-Doubs, tandis que le maire de La Cluse-et-Mijoux sera candidat à la présidence du syndicat des eaux de Joux.

Un appel à davantage de transparence

Enfin, l’élu d’opposition plaide pour davantage de transparence dans le fonctionnement de ces différentes instances. Il propose notamment l’ouverture des conseils au public et à la presse, ainsi que la publication systématique des comptes rendus afin, selon lui, que « chacun puisse assumer ses décisions ».

Le Conseil communautaire de la Communauté de communes du Grand Pontarlier se réunira ce mardi 12 mai, à 20h, à la Maison de l’Intercommunalité, rue Pierre-Déchanet à Pontarlier. À l’ordre du jour notamment : la modification de la composition du bureau communautaire, plusieurs désignations de représentants au sein de syndicats et organismes partenaires, la création de commissions, ainsi que des questions liées aux effectifs et aux indemnités des élus. Une retransmission sonore publique en direct sur YouTube sera proposée.

Après l’élection de Nicolas Barbe, le maire de Chaffois,  à la présidence de la Communauté de communes du Grand Pontarlier, les réactions se multiplient dans le paysage politique pontissalien. Mise en cause par Patrick Comte, suite à son échec le 22 avril dernier, l’élue d’opposition Bénédicte Hérard assume pleinement son choix et rejette toute responsabilité dans la défaite du maire de Pontarlier. Elle défend une position « fidèle à ses engagements » et estime que le candidat battu n’a pas réussi à rassembler les communes du territoire autour de sa candidature. Rappelons que Nicolas Barbe est arrivé en tête avec 19 voix, 16 voix pour le Maire de Pontarlier.

Vous êtes mise en cause par Patrick Comte, qui estime que c’est aussi à cause de vous qu’il n’est pas devenu président de la Communauté de communes du Grand Pontarlier. Que lui répondez-vous ?

Je lui réponds d’abord que s’il n’est pas président du Grand Pontarlier, c’est avant tout de sa responsabilité. Le travail de rassemblement des maires autour de sa candidature lui revenait, pas à moi. J’ai été son opposante pendant toute la campagne municipale. J’ai toujours défendu l’idée de dissocier les fonctions de maire de Pontarlier et de président de la Communauté de communes du Grand Pontarlier. Je reste fidèle aux engagements que j’ai pris. Je n’ai trahi ni mes électeurs, ni mes convictions.

Est-ce dommage, selon vous, que la présidence échappe à la ville de Pontarlier ?

Cela dépend du point de vue. Le mien n’est pas celui-là. Si l’on regarde les intercommunalités en France, elles ne sont pas toutes présidées par le maire de la ville-centre. Il existe de nombreux exemples autour de nous. À la Communauté de communes des Lacs et Montagnes du Haut-Doubs, par exemple, la présidence était longtemps à Mouthe et elle revient aujourd’hui à Métabief.
Je pense sincèrement qu’à Pontarlier, nous n’avons pas le monopole des compétences. D’autres maires du territoire sont expérimentés, connaissent les dossiers et sont parfaitement capables d’assumer cette responsabilité.

Pour bien comprendre : Patrick Comte a obtenu 16 voix contre 19 pour Nicolas Barbe. Cela signifie qu’il a obtenu les voix de sa majorité et seulement deux soutiens supplémentaires. Il n’a donc pas réussi à convaincre les maires des petites communes ?

Effectivement, il n’a pas réussi à fédérer les maires des autres communes. Il n’a obtenu le soutien que d’un seul maire extérieur à Pontarlier. Or, dans ce type d’élection, le travail de préparation se fait entre les exécutifs des communes et les élus des listes victorieuses. C’est à eux de construire une majorité et une dynamique collective. Si M. Comte n’a pas su convaincre davantage de maires, ce n’est pas de mon fait. C’est sa responsabilité politique.

Des personnes disent aujourd’hui à Pontarlier que vous êtes restée fidèle à votre ligne de conduite.

Exactement. J’ai respecté les engagements que j’avais pris pendant la campagne et les objectifs que je m’étais fixés. Je suis opposée au mensonge et à la trahison. Et je rappelle aussi que j’étais l’adversaire de M. Comte lors des élections municipales. À un moment, il faut rester cohérent : est-ce que lui-même aurait voté pour moi ? Est-ce qu’il l’a fait pendant les municipales ? Je ne le crois pas.

Vous avez donc choisi de voter pour un élu qui habite le territoire, dites- vous

Oui. J’ai voté pour un maire investi dans la communauté de communes depuis plusieurs années. Lors du précédent mandat, il avait choisi de venir observer et apprendre le fonctionnement de l’intercommunalité, sans même demander de vice-présidence. Aujourd’hui, c’est quelqu’un qui maîtrise les dossiers et qui a démontré sa capacité à fédérer les communes du territoire. La preuve : il a réussi à rassembler tout le monde autour de lui, à l’exception de Pontarlier, ce qui est assez logique dans le contexte actuel.

Dernière question : avec une mutualisation importante des services entre la Ville de Pontarlier et la Communauté de communes du Grand Pontarlier, la cohabitation entre un maire et un président différents risque-t-elle d’être compliquée ?

Je pense qu’il suffit de travailler intelligemment et dans l’intérêt du territoire. Les élus devront avancer ensemble sur les dossiers communs. Au conseil communautaire, nous sommes avant tout des conseillers communautaires, au-delà des fonctions de chacun. Il faudra donc trouver un mode de fonctionnement constructif. C’est une situation nouvelle, certes, mais je rappelle que M. Comte avait lui-même appelé au changement. Aujourd’hui, le changement est là. Il faut désormais s’y adapter.

Les élus de la Communauté de Communes du Grand Pontarlier ont voté ce mercredi  soir. Ils ont porté majoritairement Nicolas Barbe, le maire de Chaffois, à la tête de la collectivité locale. L’édile vainqueur obtient 19 voix. Alors que le Maire de Pontarlier n’a reçu que 16 voix. Précisons que le Maire de Pontarlier a refusé la 1ère vice-présidence de la collectivité. Par ailleurs, neufs vice-présidents ont été élus, ainsi que cinq autres membres du bureau.

1er vice-Président : Yves Louvrier ( La-Cluse-et-Mijoux, patrimoine et bâtiment)

2è vice-président :   Jean-Louis Gagelin   ( Pontarlier, aménagement du territoire et développement économique).

3è vice-président :  Laurent Favre ( Dommartin, gestion et finances).

4è vice-président :   Philippe Klein ( Pontarlier, développement durable et environnement).

5è vice-président :  Bruno Tempesta (Doubs, gestion des moyens techniques et opérationnels).

6è vice-président :  Nathalie Bertin ( Pontarlier, développement touristique et château de joux).

7è vice-président : Damien Guyot ( Houtaud, ressource en eau et assainissement).

8è vice-président : Raphaël Charmier ( Granes Narboz, gestion et valorisation des déchets).

9è vice-président : Agathe Henriet ( action sociale et service à al population).

 

1er membre complémentaire du bureau : Patrick Comte maire de Pontarlier).

2ème  membre complémentaire du bureau : Lionel Malfroy (maire de Sainte-Colombe).

3ème  membre complémentaire du bureau : Marc Louvrier ( les Verrières de Joux)

4ème  membre complémentaire du bureau : Laurence Invernizzi ( maire de Vuillecin)

5ème  membre complémentaire du bureau : Christian Petit (Doubs)