Le député de l’Yonne et président du groupe RN au conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté, Julien Odoul, dénonce la campagne de sensibilisation de la Région Bourgogne–Franche-Comté intitulée « En cas d’agression : brisez le silence ». Selon lui, cette initiative relève davantage de la communication que d’une véritable réponse à l’insécurité dans les transports. L’élu appelle à la création d’une Brigade régionale de sécurité dans les TER, composée d’agents armés et assermentés, pour renforcer la présence sur les lignes jugées sensibles.
La Région Bourgogne-Franche-Comté lance une campagne de sensibilisation à la sécurité dans les trains et les gares du réseau Mobigo. Objectif : rappeler l’existence du numéro d’alerte national SNCF, le 3117, accessible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. En cas d’agression, de harcèlement, de vol ou de malaise, les voyageurs peuvent appeler le 3117 ou envoyer un SMS au 31177 pour une prise en charge rapide. Un message clair : en cas d’agression, brisez le silence. Chaque signalement compte pour renforcer la sécurité de toutes et tous.
Réunis en commission permanente, vendredi 6 février 2026 à Besançon, les élus ont voté 153,3 millions d’euros de financements régionaux. Parmi les projets soutenus :
Politique de la ville
La Région attribue 16 900 € au dispositif FAP pour soutenir des actions dans les quartiers prioritaires, dont 3 000 € pour des animations hip‑hop et basket à Besançon et 5 900 € pour la création du jardin collectif Dunant à Saint‑Claude.
Territoires en action
Dans ce cadre-là, 5,68 M€ sont engagés pour douze territoires, notamment 97 680 € pour la renaturation de la place de la Gare à Pleure et 400 000 € pour la crèche des Orchamps à Besançon.
Centralités rurales
La Région accorde 2,36 M€ d’aides, dont 57 890 € pour une liaison douce à Frasne et 450 000 € pour le réaménagement du centre historique de Saint‑Claude.
Mobilités
Les plateformes de mobilité reçoivent 286 000 € en 2026, dont 70 000 € pour La Roue de Secours 25 à Besançon et 14 000 € pour La Roue de Secours 39 à Dole.
Environnement – Énergie
Plusieurs projets sont soutenus : 100 000 € pour la rénovation énergétique du groupe scolaire d’Avoudrey (25), 11 090 € pour une haie bocagère à Trénal (39) et 75 000 € pour une plateforme bois‑énergie à La Mouille (39).
Culture et patrimoine
La Région finance notamment la restauration de la chapelle Notre‑Dame des Bois à Villers‑sous‑Chalamont (25) et soutient le Festival du Film d’Amour à Saint‑Amour (39).
Sport
Les Championnats de France de ski nordique à Prémanon (39) figurent parmi les treize événements aidés.
Emploi associatif
Enfin, 126 000 € sont attribués à dix‑huit associations pour renforcer l’emploi local.
Le président de la Région Bourgogne‑Franche‑Comté, Jérôme Durain, a demandé à la ministre de la Culture, Rachida Dati, le rapatriement temporaire en région du célèbre Autoportrait de Gustave Courbet, dit Le Désespéré. Cette requête fait suite à l’accord entre le musée d’Orsay et le Qatar Museums Authority, qui permet d’exposer l’œuvre à Paris pendant cinq ans. Pour Jérôme Durain, ce partenariat doit aussi profiter aux territoires : accueillir ce chef‑d’œuvre en 2026 serait, selon lui, un symbole fort pour la région et pour la diffusion de la culture au‑delà de la capitale.
La LICRA Besançon Franche-Comté, fidèle à sa mission de lutte contre le racisme et l’antisémitisme, a adressé le 28 novembre un courrier à l’élu régional du Rassemblement National Jacques Ricciardetti, candidat également aux municipales de Besançon, après l’usage du terme « collabo » lors d’un débat public au Conseil régional.
L’association rappelle que « l’emploi de ce mot n’est pas anodin, en particulier de la part d’un élu, et lui proposait de reconnaître qu’il avait pu être mal choisi ». Sans réponse, la LICRA rend publique son interpellation et invite « chacun à s’interroger sur la posture d’un candidat au poste de maire de Besançon ».
Ces jeudi 11 et vendredi 12 décembre, le président de la Région Bourgogne Franche-Comté Jérôme Durain a réuni les élus régionaux en session plénière à l’occasion d’un rendez-vous crucial : le vote du budget primitif 2026. S’élevant à 1,967 milliard d’euros, ce budget consacre 1,535 milliard d’euros au financement des politiques publiques, soit près de 80 % du total.
Un budget “rigoureux, pas de rigueur”
Présenté dans un climat national particulièrement instable, marqué par les débats autour du projet de loi de finances (PLF) et par une nouvelle ponction de 55 M€ imposée aux collectivités, le budget 2026 se veut à la fois « prudent et ambitieux ». L’exécutif régional insiste : il s’agit d’un budget « rigoureux, pas de rigueur », conçu pour préserver les priorités régionales sans renoncer à l’investissement.
Fonctionnement : une trajectoire maîtrisée
Malgré la pression budgétaire, la Région parvient à réduire ses dépenses de fonctionnement de près de 10 millions d’euros par rapport aux prévisions initiales. Cette économie repose sur plusieurs orientations : recentrage strict sur les compétences régionales, efforts demandés aux organismes satellites et vigilance accrue sur les dépenses courantes. Pour l’exécutif, cette maîtrise financière doit permettre de « limiter la pression fiscale tout en conservant la capacité d’agir ».
Investissement : un soutien massif à l’économie
La Région confirme pour 2026 un niveau d’investissement élevé, avec 586 millions injectés dans l’économie régionale. Ces crédits permettront de financer : de grands projets d’infrastructures, des actions en faveur de la transition écologique, la rénovation du patrimoine et des soutiens directs aux territoires. Cet effort s’inscrit « dans la continuité d’une politique d’investissement essentielle pour soutenir l’activité économique et l’emploi ».
Mobilités : l’offre TER préservée malgré la hausse des coûts
Alors que les péages ferroviaires facturés par SNCF Réseau continuent d’augmenter, la Bourgogne-Franche-Comté fait le choix de maintenir l’offre TER.
Un effort qualifié d’indispensable pour préserver la qualité du service public de transport et encourager les mobilités durables sur l’ensemble du territoire.
Éducation : les lycées et les formations sanitaires et sociales prioritaires
Le budget 2026 consacre 120 millions d’euros aux lycées, notamment pour la sécurisation des établissements, les travaux de modernisation et de rénovation énergétique et l’adaptation aux nouveaux besoins pédagogiques. Plus de 9 500 étudiants en formations sanitaires et sociales continueront par ailleurs de bénéficier du soutien régional.
Formation professionnelle : une perte sèche de 10 M€
Le principal point de tension du budget concerne la formation professionnelle.
Le retrait de l’État entraîne un manque de 10 millions d’euros, mettant en difficulté des dispositifs essentiels pour les demandeurs d’emploi, les reconversions professionnelles, et l’accompagnement des filières en tension. L’exécutif régional dénonce « un coup dur » et prévient que des arbitrages devront être effectués pour préserver autant que possible les parcours de formation.
Une Région déterminée malgré les contraintes
Dans un environnement instable, la Bourgogne-Franche-Comté revendique un budget « réaliste, maîtrisé et déterminé ». Entre la nécessité de contenir les dépenses, de compenser les désengagements de l’État et de maintenir un niveau d’investissement élevé, l’équilibre reste délicat. Mais la ligne politique est affirmée : « Préserver les services publics régionaux et accompagner les transitions en cours, sans basculer dans une politique de rigueur. »
Les Jeunes Agriculteurs Bourgogne-Franche-Comté ont publié une lettre ouverte à destination du Président et des élus régionaux. Ils dénoncent des retards persistants dans le versement des aides et l’instruction des dossiers, qualifiant la situation d’« intenable » pour les exploitations et les porteurs de projets.
Le syndicat exige des décisions claires et immédiates, notamment sur les paiements d’investissements, la sécurisation des dossiers en souffrance. Une réponse écrite est attendue avant le 5 décembre prochain. À défaut, une mobilisation régionale est annoncée lors de la Session plénière du 11 décembre. Les JA affirment : « Le temps des excuses est terminé. Le temps des actes commence maintenant. »
Réunis en commission permanente vendredi 21 novembre à Besançon, les élus régionaux ont adopté 61,2 millions d’euros de financements pour soutenir l’économie, la transition écologique, la formation et l’attractivité des territoires.
Soutien aux TPE et à l’emploi local
Dans le cadre du Schéma Régional de Développement Économique, d’Innovation et d’Internationalisation (SRDEII), la Région poursuit une politique ambitieuse en faveur des très petites entreprises. 22 projets bénéficient d’avances remboursables pour un montant global de 531.744 €, permettant la création et le maintien d’emplois dans l’artisanat, le commerce et les services. Parmi eux, un garage mécanique agricole à Fuans (45 000 €), une boulangerie‑pâtisserie aux Rousses (35 500 €), une société de vente alimentaire à Chalezeule (45 000 €) ou encore une entreprise de taille de pierre à Montbenoît (35 000 €).
La Prime à la création‑reprise dans les territoires fragilisés (PCRTF) mobilise 36 000 € pour douze activités, dont un hôtel‑restaurant au Pays de Montbenoît et une boulangerie‑pâtisserie à Frasne.
Tourisme et attractivité
La Région investit dans la modernisation de l’hôtellerie familiale et des campings ruraux, avec 205.585 € pour plusieurs projets, dont la rénovation des chambres de l’hôtel Robichon à Loray (80.000 €) et la montée en gamme du camping Les Tilleuls à Clairvaux‑les‑Lacs (80.000 €). Un soutien majeur de 500.000 € est accordé à la Cité des Horlogers à Morteau, équipement muséal valorisant un savoir‑faire inscrit au patrimoine immatériel de l’UNESCO.
La stratégie de valorisation des voies navigables mobilise 1,38 M€ pour quatre projets écotouristiques, dont la sécurisation de tronçons de l’Échappée jurassienne à Champagnole Nozeroy Jura (10.314 €).
Formation et apprentissage
Plus de 1,69 M€ sont votés pour l’investissement et l’équipement des Centres de Formation d’Apprentis (CFA), dont 400.000 € pour un nouveau bâtiment au CFA agricole de Montmorot, afin d’accompagner une hausse de 41 % des effectifs.
Transition écologique et cohésion sociale
Le dispositif Quartiers en transition finance 128.000 € d’initiatives locales, comme la réhabilitation de la place Zarautz à Pontarlier (30.000 €). Avec ENVI (Espaces Nouveaux Villages Innovants), la Région accompagne les communes de moins de 2.000 habitants : 459.500 € sont votés, dont 40.000 € pour sécuriser la traversée de Fournet‑Blancheroche et 7.570 € pour une « forêt comestible » participative à La Pesse.
Territoires en action et mobilités douces
Les contrats Territoires en action (TEA) 2022‑2028 mobilisent près de 170 M€. Parmi les projets soutenus : 400.000 € pour la salle polyvalente de Montfaucon et 390.000 € pour la voie verte de Pontarlier.
Le volet métropolitain attribue 1,11 M€ à deux projets structurants, dont 468.280 € pour la requalification de la zone d’activités Thise‑Chalezeule. Le Plan Vélo régional finance près de 74 000 € pour des abris vélos sécurisés à Besançon‑Mouillère et Franois.
Ressource en eau et biodiversité
La Région accorde 77.736 € pour huit projets liés à la ressource en eau, dont la restauration du Mou de Pleure à Pleure (8 164 €). En faveur de la biodiversité, 20.300 € sont attribués au Syndicat apicole du Doubs pour préserver l’abeille noire, espèce menacée.
Culture et cinéma
Enfin, une enveloppe de 50.000 € soutient 24 exploitants représentant 26 cinémas indépendants Art & Essai. Parmi eux, la salle L’Atlante de Morteau (1.900 €) et le cinéma La Maison du Peuple à Saint‑Claude (4.000 €).
La Région Bourgogne-Franche-Comté lance les « Rendez-vous de Castan », un nouveau format de débat citoyen autour des grands sujets de société. Le premier rendez-vous se tiendra ce mercredi 12 novembre, à 18h, au Conseil Régional à Besançon. Il portera sur les conduites addictives. On notera la participation d’experts, d’élus et de professionnels de santé.
Un espace d’échanges ouvert à tous, pour réfléchir collectivement aux enjeux d’aujourd’hui.
Entrée gratuite sur inscription : https://app.novagouv.fr/form_dev/d1be8fcdbda77f9558196f42d94aba2c/#/formulaire/
Dans un courrier adressé aux parlementaires de la région, Jérôme Durain, président de Bourgogne-Franche-Comté, dénonce les effets du projet de loi de finances 2026 sur les ressources régionales. Il évoque un « tsunami destructeur » pour les collectivités, avec une ponction budgétaire estimée à 838 M€, aggravée par le non-versement de 215 M€ liés au Ségur de la Santé. Il appelle "les élus à soutenir les amendements de Régions de France pour préserver les investissements dans les lycées, les transports et les formations sanitaires".