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À l’occasion de l’assemblée plénière des 29 et 30 avril du Conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté, le président socialiste Jérôme Durain a livré un long plaidoyer en faveur de l’action régionale, dans un contexte marqué par les tensions internationales, la hausse des coûts de l’énergie et les restrictions budgétaires imposées aux collectivités. Entre défense du pouvoir d’achat, critiques du désengagement de l’État et annonces sur la formation, l’agriculture ou encore la sécurité, l’exécutif régional a tenté d’affirmer sa ligne politique : celle d’une « protection concrète » des habitants.

Un discours placé sous le signe de la crise énergétique

Dès les premières minutes de son intervention, Jérôme Durain a évoqué « une situation internationale très dégradée », pointant notamment les conséquences géopolitiques de la crise au Moyen-Orient et du blocage du détroit d’Ormuz. Selon lui, la flambée des prix de l’énergie affecte directement les finances régionales, notamment dans les secteurs des transports et des lycées. Le président régional a également dénoncé ce qu’il qualifie « d’inflation démagogique », visant implicitement certains responsables politiques accusés d’exploiter la crise énergétique à des fins électorales.

Le pouvoir d’achat comme axe central

Face à cette conjoncture, le chef de l’exécutif régional a cherché à démontrer que la Région agit déjà comme un amortisseur social. Il a détaillé une série de dispositifs présentés comme des mesures structurelles de soutien au pouvoir d’achat. Parmi les principales politiques mises en avant : la gratuité des ressources pédagogiques pour les lycéens, les aides à la restauration et à l’hébergement scolaire, la gratuité des transports scolaires dans les territoires où la Région est compétente, les tarifs TER et bus maintenus à un niveau jugé « attractif » et le soutien aux étudiants boursiers et aux stagiaires des filières sanitaires et sociales. Jérôme Durain a notamment insisté sur le coût réel des repas scolaires, expliquant qu’un repas facturé entre 3,69 et 5 euros aux familles représente en réalité une dépense moyenne de 10 euros pour la collectivité. Autre annonce politique notable : la Région souhaite désormais « sanctuariser » les premiers paliers tarifaires des TER, afin d’éviter toute hausse sur les trajets du quotidien empruntés par les travailleurs.

Une charge frontale contre l’État

Le ton s’est durci lorsqu’il a été question des finances publiques. Le président régional accuse l’État d’avoir imposé à la collectivité une perte de 80 millions d’euros en deux ans. Selon lui, les régions paient le prix d’une politique budgétaire nationale qui fragilise leurs capacités d’action, tout particulièrement dans le domaine de la formation professionnelle. Le désengagement de l’État sur ce volet constitue l’un des points les plus offensifs du discours. Jérôme Durain a dénoncé une baisse de 25 millions d’euros des financements consacrés à la formation professionnelle, entraînant la suppression annoncée d’environ 1 700 places de formation. Dans le même temps, il affirme vouloir maintenir un soutien ciblé  aux territoires ruraux ; aux secteurs en tension comme l’industrie, le BTP ou l’hôtellerie-restauration  et aux publics les plus fragiles et les moins qualifiés.

Agriculture, eau et souveraineté territoriale

L’assemblée régionale devait également examiner une convention de partenariat avec la Chambre régionale d’agriculture. Le président a annoncé un engagement régional de 150 millions d’euros sur la période 2026-2028 pour accompagner le secteur agricole. Dans son discours, il a insisté sur les enjeux de souveraineté alimentaire, de renouvellement des générations agricoles et d’adaptation au changement climatique. La question de l’eau a occupé une place importante dans son intervention. Jérôme Durain a évoqué les épisodes de sécheresse dans le Haut-Doubs, mais aussi les inondations ayant frappé plusieurs départements ces dernières années. Il a défendu une stratégie régionale articulée autour de quatre axes : la préservation des milieux aquatiques, l’amélioration de la ressource, la végétalisation urbaine et la sensibilisation des populations.

Sécurité et cybersécurité : de nouveaux chantiers

Autre priorité affichée : la sécurité. Jérôme Durain a annoncé avoir confié à l’ARNIA, l’agence régionale du numérique et de l’intelligence artificielle, une mission stratégique en matière de cybersécurité. L’objectif : protéger les services publics régionaux et accompagner les collectivités face à la multiplication des cyberattaques. Il a également confirmé l’ouverture d’un chantier consacré aux addictions dans les lycées, en lien avec les rectorats, les autorités sanitaires et la préfecture de région. Une dizaine d’établissements pilotes ont déjà été identifiés. Par ailleurs, une convention entre la Région, la SNCF et la Gendarmerie nationale est en préparation afin de renforcer la sécurité dans les TER.

Industrie : vigilance sur Stellantis, satisfaction autour d’Arabelle Solutions

Sur le terrain économique, le président régional s’est montré préoccupé par plusieurs dossiers industriels sensibles, notamment ceux de Gemdoubs et de Stellantis. Il a évoqué avec inquiétude les menaces pesant sur le site de Vesoul après l’annonce d’un transfert d’activité pouvant fragiliser près de 190 emplois.

Transparence et éthique : une réponse à la défiance

En conclusion, Jérôme Durain a annoncé un renforcement des dispositifs de contrôle éthique au sein de la collectivité régionale. Parmi les mesures évoquées : le renouvellement du comité d’éthique ; la création d’un dispositif indépendant de signalement  et un partenariat avec Transparency International.  Une manière, selon lui, de répondre à « la défiance réelle entre certains citoyens et les élus ». À travers cette intervention très politique prononcée lors de l’assemblée plénière régionale des 29 et 30 avril 2026, le président de Région aura cherché à installer une ligne de crête : défendre les services publics régionaux, dénoncer les arbitrages budgétaires de l’État et affirmer le rôle protecteur des collectivités dans une période de fortes tensions économiques et sociales.

Le président du Rassemblement national à la région Bourgogne-Franche-Comté, Julien Odoul, appelle à la suppression du CESER (Conseil Économique, Social et Environnemental Régional), dans un contexte de débat national sur le rôle de ces instances consultatives.

Il dénonce une structure « non élue », qu’il juge déconnectée des citoyens et coûteuse, avec un budget d’environ 1,4 million d’euros par an. Selon lui, les avis rendus ont peu d’impact sur les décisions régionales.

Julien Odoul annonce vouloir déposer une demande officielle de suppression lors de la prochaine assemblée plénière. Un positionnement qui s’oppose à la présidence du CESER, qui défend son rôle au nom de la représentation de la société civile.

En Bourgogne-Franche-Comté, l’État réduit de 25 millions d’euros le budget consacré à la formation des demandeurs d’emploi. Dans un communiqué, le président socialiste du conseil régional, Jérôme Durain, dénonce un désengagement de l’État, qui pourrait entraîner la suppression de plus de 2 200 places de formation dès 2026. Il alerte sur des conséquences sociales importantes, dans un contexte de hausse du chômage, et appelle à repenser les politiques de formation pour les années à venir.

Le député de l’Yonne et président du groupe RN au conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté, Julien Odoul, dénonce la campagne de sensibilisation de la Région Bourgogne–Franche-Comté intitulée « En cas d’agression : brisez le silence ». Selon lui, cette initiative relève davantage de la communication que d’une véritable réponse à l’insécurité dans les transports. L’élu appelle à la création d’une Brigade régionale de sécurité dans les TER, composée d’agents armés et assermentés, pour renforcer la présence sur les lignes jugées sensibles.

La Région Bourgogne-Franche-Comté lance une campagne de sensibilisation à la sécurité dans les trains et les gares du réseau Mobigo. Objectif : rappeler l’existence du numéro d’alerte national SNCF, le 3117, accessible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. En cas d’agression, de harcèlement, de vol ou de malaise, les voyageurs peuvent appeler le 3117 ou envoyer un SMS au 31177 pour une prise en charge rapide. Un message clair : en cas d’agression, brisez le silence. Chaque signalement compte pour renforcer la sécurité de toutes et tous.

Réunis en commission permanente, vendredi 6 février 2026 à Besançon, les élus ont voté 153,3 millions d’euros de financements régionaux. Parmi les projets soutenus :

Politique de la ville

La Région attribue 16 900 € au dispositif FAP pour soutenir des actions dans les quartiers prioritaires, dont 3 000 € pour des animations hip‑hop et basket à Besançon et 5 900 € pour la création du jardin collectif Dunant à Saint‑Claude.

Territoires en action

Dans ce cadre-là, 5,68 M€ sont engagés pour douze territoires, notamment 97 680 € pour la renaturation de la place de la Gare à Pleure et 400 000 € pour la crèche des Orchamps à Besançon.

Centralités rurales

La Région accorde 2,36 M€ d’aides, dont 57 890 € pour une liaison douce à Frasne et 450 000 € pour le réaménagement du centre historique de Saint‑Claude.

Mobilités

Les plateformes de mobilité reçoivent 286 000 € en 2026, dont 70 000 € pour La Roue de Secours 25 à Besançon et 14 000 € pour La Roue de Secours 39 à Dole.

Environnement – Énergie

Plusieurs projets sont soutenus : 100 000 € pour la rénovation énergétique du groupe scolaire d’Avoudrey (25), 11 090 € pour une haie bocagère à Trénal (39) et 75 000 € pour une plateforme bois‑énergie à La Mouille (39).

Culture et patrimoine

La Région finance notamment la restauration de la chapelle Notre‑Dame des Bois à Villers‑sous‑Chalamont (25) et soutient le Festival du Film d’Amour à Saint‑Amour (39).

Sport

Les Championnats de France de ski nordique à Prémanon (39) figurent parmi les treize événements aidés.

Emploi associatif

Enfin, 126 000 € sont attribués à dix‑huit associations pour renforcer l’emploi local.

Le président de la Région Bourgogne‑Franche‑Comté, Jérôme Durain, a demandé à la ministre de la Culture, Rachida Dati, le rapatriement temporaire en région du célèbre Autoportrait de Gustave Courbet, dit Le Désespéré. Cette requête fait suite à l’accord entre le musée d’Orsay et le Qatar Museums Authority, qui permet d’exposer l’œuvre à Paris pendant cinq ans. Pour Jérôme Durain, ce partenariat doit aussi profiter aux territoires : accueillir ce chef‑d’œuvre en 2026 serait, selon lui, un symbole fort pour la région et pour la diffusion de la culture au‑delà de la capitale.

La LICRA Besançon Franche-Comté, fidèle à sa mission de lutte contre le racisme et l’antisémitisme, a adressé le 28 novembre un courrier à l’élu régional du Rassemblement National Jacques Ricciardetti, candidat également aux municipales de Besançon, après l’usage du terme « collabo » lors d’un débat public au Conseil régional.

L’association rappelle que « l’emploi de ce mot n’est pas anodin, en particulier de la part d’un élu, et lui proposait de reconnaître qu’il avait pu être mal choisi ». Sans réponse, la LICRA rend publique son interpellation et invite « chacun à s’interroger sur la posture d’un candidat au poste de maire de Besançon ».

Ces jeudi 11 et vendredi 12 décembre, le président de la Région Bourgogne Franche-Comté Jérôme Durain a réuni les élus régionaux en session plénière à l’occasion d’un rendez-vous crucial : le vote du budget primitif 2026. S’élevant à 1,967 milliard d’euros, ce budget consacre 1,535 milliard d’euros au financement des politiques publiques, soit près de 80 % du total.

Un budget “rigoureux, pas de rigueur”

Présenté dans un climat national particulièrement instable, marqué par les débats autour du projet de loi de finances (PLF) et par une nouvelle ponction de 55 M€ imposée aux collectivités, le budget 2026 se veut à la fois « prudent et ambitieux ». L’exécutif régional insiste : il s’agit d’un budget « rigoureux, pas de rigueur », conçu pour préserver les priorités régionales sans renoncer à l’investissement.

Fonctionnement : une trajectoire maîtrisée

Malgré la pression budgétaire, la Région parvient à réduire ses dépenses de fonctionnement de près de 10 millions d’euros par rapport aux prévisions initiales. Cette économie repose sur plusieurs orientations : recentrage strict sur les compétences régionales, efforts demandés aux organismes satellites et vigilance accrue sur les dépenses courantes. Pour l’exécutif, cette maîtrise financière doit permettre de « limiter la pression fiscale tout en conservant la capacité d’agir ».

Investissement : un soutien massif à l’économie

La Région confirme pour 2026 un niveau d’investissement élevé, avec 586 millions injectés dans l’économie régionale. Ces crédits permettront de financer : de grands projets d’infrastructures, des actions en faveur de la transition écologique, la rénovation du patrimoine et des soutiens directs aux territoires. Cet effort s’inscrit « dans la continuité d’une politique d’investissement essentielle pour soutenir l’activité économique et l’emploi ».

Mobilités : l’offre TER préservée malgré la hausse des coûts

Alors que les péages ferroviaires facturés par SNCF Réseau continuent d’augmenter, la Bourgogne-Franche-Comté fait le choix de maintenir l’offre TER.
Un effort qualifié d’indispensable pour préserver la qualité du service public de transport et encourager les mobilités durables sur l’ensemble du territoire.

Éducation : les lycées et les formations sanitaires et sociales prioritaires

Le budget 2026 consacre 120 millions d’euros aux lycées, notamment pour la sécurisation des établissements, les travaux de modernisation et de rénovation énergétique et l’adaptation aux nouveaux besoins pédagogiques. Plus de 9 500 étudiants en formations sanitaires et sociales continueront par ailleurs de bénéficier du soutien régional.

Formation professionnelle : une perte sèche de 10 M€

Le principal point de tension du budget concerne la formation professionnelle.
Le retrait de l’État entraîne un manque de 10 millions d’euros, mettant en difficulté des dispositifs essentiels pour les demandeurs d’emploi, les reconversions professionnelles, et l’accompagnement des filières en tension. L’exécutif régional dénonce « un coup dur » et prévient que des arbitrages devront être effectués pour préserver autant que possible les parcours de formation.

Une Région déterminée malgré les contraintes

Dans un environnement instable, la Bourgogne-Franche-Comté revendique un budget « réaliste, maîtrisé et déterminé ». Entre la nécessité de contenir les dépenses, de compenser les désengagements de l’État et de maintenir un niveau d’investissement élevé, l’équilibre reste délicat. Mais la ligne politique est affirmée : « Préserver les services publics régionaux et accompagner les transitions en cours, sans basculer dans une politique de rigueur. »

Les Jeunes Agriculteurs Bourgogne-Franche-Comté ont publié une lettre ouverte à destination du Président et des élus régionaux. Ils dénoncent des retards persistants dans le versement des aides et l’instruction des dossiers, qualifiant la situation d’« intenable » pour les exploitations et les porteurs de projets.

Le syndicat exige des décisions claires et immédiates, notamment sur les paiements d’investissements, la sécurisation des dossiers en souffrance. Une réponse écrite est attendue avant le 5 décembre prochain. À défaut, une mobilisation régionale est annoncée lors de la Session plénière du 11 décembre. Les JA affirment : « Le temps des excuses est terminé. Le temps des actes commence maintenant. »