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Le 7 avril dernier, Everest, une salle de sport de Besançon très réputée, a été perquisitionnée par des agents de la police judiciaire, l’inspection du travail et l’Urssaf. Diligentée par le parquet, une enquête avait été ouverte pour des « irrégularités financières » qui vise le couple de gérants, également propriétaire d’une vingtaine d’autres salles de fitness. On apprend ce jeudi que la holding SH Invest, propriétaire d’Everest, mais qui comprend au total 21 salles de sports et une société de formation, est mise en cause pour escroquerie au préjudice d'un organisme chargé d'une mission de service publique, travail dissimulé et abus de bien sociaux. Six de ces entreprises sont actuellement placées en redressement judiciaire.

 

Ce sont deux signalements reçus par le parquet de Besançon il y a quelques mois qui ont initié cette enquête. Ils provenaient de la direction régionale de Jeunesse et Sport et de la direction régionale de l’emploi et du travail. Des signalements qui révélaient et soupçonnaient des potentielles fraudes, notamment suite à l’embauche d’apprentis au sein de ces entreprises. Pour contextualiser cette fraude, il faut savoir que le gouvernement a mis en place des dispositifs d’aide à l’apprentissage depuis quelques années. Dans cette affaire, deux d’entre eux ont été utilisés. L’un qui permet aux employeurs d’embaucher des apprentis avec une aide atteignant les 8.000€ par apprenti avec une exonération des charges sociales. L’autre alloue aux centres de formation jusqu’à 7.500€ par apprenti pour suivre des heures de formation et exercer un travail en entreprise.

 

Par quels moyens ces sociétés détournaient des fonds de l’Etat ?

Ce couple de gérants possède 22 sociétés, dont une société de formation, SH Formation à Besançon, et 21 autres SARL (des salles de sport), comme Everest à Besançon, mais aussi dans toute la région Bourgogne Franche-Comté, le Haut-Rhin et l’Ain. Les signalements reçus par le parquet de Besançon évoquaient une possible fraude au travers de toutes ces sociétés.

La perquisition menée le 6 avril dernier dans la salle Everest et au centre SH Formation a permis d’objectiver les éléments des signalements. La perquisition a également permis d’objectiver une suspicion de fraude au recours au chômage partiel. « Il y avait des apprentis, mais aussi des salariés déclarés en chômage partiel alors qu’ils travaillaient à plein temps, mais le complément leur était apporté en numéraire, ce qui a permis de bénéficier d’aides au chômage partiel. Le centre de formation a perçu des aides de l’État pour accueillir des apprentis pour suivre des formations liées au sport. Quant aux salles de sport, elles ont perçu des aides pour embaucher des apprentis. Seulement, de très nombreux apprentis se sont retrouvés à la gestion de salles de sport, sans maître de stage et sans encadrement. Certains apprentis ont rapporté qu’ils avaient été embauchés en tant qu’apprentis, mais ont dévoilé être seuls, sans aucune formation, tout en devant faire fonctionner ces salles de sport”, indique Etienne Manteaux, le procureur de la République de Besançon.

Ce sont, à ce jour, 1,6 million d’euros qui ont été versés à ces entreprises dans le cadre des dispositifs d’embauche des apprentis. Sur les 160 apprentis qui ont été recrutés depuis 2019, 10% de ces apprentis affirment avoir été formés et bénéficiés d'un maître d’apprentissage, et avoir un taux d’encadrement à raison d’un salarié pour deux apprentis. Par ailleurs, 500.000€ ont été versés aux entreprises dans le cadre du chômage partiel et les investigations se poursuivent. Le couple de dirigeants a été placé en garde à vue le 13 juin.

 

Plusieurs saisies et les gérants dépossédés de leurs entreprises

Pour l’instant, 660.000€ ont été saisis sur les comptes des sociétés et sur les comptes personnels du couple de gérants ainsi que deux voitures de sports. Des comptes qui allaient jusqu’en Lituanie. Par ailleurs, plus de 800.000€ ont été transférés dans des entreprises tunisiennes, appartenant aussi au couple. Enfin, une procédure commerciale a été engagée afin de désigner un administrateur de l’ensemble des sociétés, qui a été ordonné « compte tenu du péril imminent à quelle ces sociétés étaient exposées ». Ce qui implique que depuis le 12 mai dernier, le couple est dépossédé de ses 22 sociétés. Cette administratrice a déjà saisi le tribunal de commerce à 6 reprises et lancé une procédure collective de redressement judiciaire, ces sociétés n’étant plus viables en l’état.

 

Le Conseil départemental du Doubs indique que la côte de Morre sera fermée à la circulation du lundi 10 juillet au vendredi 18 août. Des travaux de sécurisation seront menés sur la route départementale 571. Un diagnostic complet laisse apparaître des risques de chutes de pierres et des instabilités rocheuses le long de la route,  sur la partie basse située entre la Porte Taillée et l’entrée de la commune de Morre. Le montant total des travaux est estimé à 400.000 euros. Les commerces de la commune de Morre et du secteur Rivotte à Besançon resteront accessibles pendant toute la durée des travaux. .  

Ce vendredi, pour annoncer la saison estivale à la Citadelle, le réseau Ginko organise un évènement inédit de 17h à 19h. Une rame du Tram va se transformer en caravane festive sur rails, le temps d’un trajet aller/retour entre les Hauts de Chazal et Chalezeule. Les voyageurs auront la surprise d’être accueillis dans cette rame par le collectif « Boom Tchak Tour ». Au programme : un DJ SET endiablé, une décoration guinguette décalée et une joyeuse équipe d’ambianceurs. Précisons que cet évènement est organisé par Ginko et produit par la Citadelle de Besançon.

Dans un communiqué de presse, le sybert fait savoir que la déchetterie de Besançon-Tilleroyes rouvrira temporairement ses portes à partir de ce vendredi 30 juin. Rappelons que le site avait été fermé en raison d’un dépôt illégal d’amiante. Néanmoins, la zone polluée a été confinée et sécurisée. Une fermeture du site pour une courte période est à prévoir dans les semaines à venir. Et ce, afin de permettre l’évacuation et le traitement définitif de la benne par une société spécialisée en désamiantage.

N’en déplaisent à certains. Le jeune cycliste pontissalien Jérémy Clément ne cesse de réaliser de bonnes performances en ce début de saison. Le week-end dernier, il a remporté, dans la catégorie espoirs, la trilogie de Maurienne, la course par étapes de haute montagne la plus difficile de France.

Le week-end précédent, Jérémy avait été sacré à l’Alpe d’Huez. « C’est énormément d’émotion car c’était mon objectif numéro 1 de la saison et la course empruntait tous les plus grands cols du Tour de France (Mollard, Glandon, Croix de Fer, etc.). Je pense que c’est la meilleure performance depuis mes débuts » explique le jeune homme.

Le député doubiste de la majorité présidentielle  Laurent Croizier et sa collègue Louise Morel ont remis cette semaine  leur rapport sur la hausse des prix des granulés de bois à Agnès Pannier-Runacher, Ministre de la Transition énergétique, et Roland Lescure, Ministre délégué chargé de l’industrie. Entre juillet 2021 et septembre 2022, le prix de ce combustible a été multiplié par 3. Parmi les préconisations exprimées : la mise en place d’une enquête de l’Autorité de la Concurrence pour mesurer la part de spéculation et une politique de soutien aux collectivités et aux particuliers. Pour les deux parlementaires, « cette source d’énergie doit impérativement s’intégrer dans notre mix énergétique, au même titre que le nucléaire ou les énergies renouvelables ».

Dans le cadre de la révolte faisant suite au décès du jeune Nahel (17 ans), tué par un policier à Nanterre, des violences urbaines ont éclaté en Franche-Comté la nuit dernière. Des faits ont été enregistrés à Belfort, Montbéliard, Valentigney et Audincourt, et dans une moindre mesure à Besançon et Pontarlier. La préfecture du Doubs explique que des mises à feu auraient pu se propager à des bâtiments d’habitation.  Des faits qui sont clairement condamnés par le Préfet du Doubs, qui apporte également son soutien aux fonctionnaires de police, militaires de la gendarmerie et sapeurs-pompiers du Doubs mobilisés.

Ce samedi et ce dimanche, la section natation artistique du club nautique Pontarlier organise son gala annuel. Il se déroulera ces samedi 1er juillet à 16h30 et 20h30 et dimanche 2 juillet à 15h à la piscine Georges Cuinet. Cette manifestation met un terme à une belle saison sportive qui s’est couronnée par un podium en nationale 2 ou encore une belle prestation lors des challenges interrégionaux. Avant de prendre des vacances bien méritées, le club pontissalien rappelle que toutes les personnes qui souhaitent rejoindre leurs effectifs, lors de la prochaine saison, sont les bienvenues.

galactique 2

 

Durant ces deux jours, les différentes catégories de la section se produiront, non pas sur scène, mais dans le bassin de la piscine municipale. Pour cette nouvelle représentation, le thème « galactique » a été choisi. Les garçons et filles présents vont se mouvoir avec grâce dans l’eau. Un spectacle toujours très apprécié qui permet, au-delà de la beauté de l’exercice,  de mettre en lumière toutes les compétences physiques et intellectuelles que de telles prestations exigent. « C’est un sport qui demande de la souplesse. On travaille aussi la coordination. Cela nécessite également de la réflexion » explique Constance Favre.  Les enfants, à partir de 6 ans, peuvent pratiquer cette discipline qui, rappelons-le, est olympique.

Le public qui souhaite participer à cet évènement doit s’inscrire en consultant les réseaux sociaux (facebook et Instagram) du club nautique Pontarlier et son site internet. Il en est de même pour faire partie des effectifs la saison prochaine.

L'interview de la direction / Constance Favre

Cette période estivale est toujours propice à la découverte de lieux et de sites qui font partie de notre quotidien, auxquels on ne prête pas toujours attention. Il est  connu que l’on ne connaît pas toujours bien son environnement proche. Pourtant, le patrimoine franc-comtois compte de nombreux endroits qui méritent le coup d’œil. A Métabief, le musée de la Meunerie, situé à l’entrée du village, raconte une histoire peut être méconnue par de nombreux locaux. Rencontre avec Caroline Gérard, responsable culturelle à la commune.

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L'interview de la rédaction : Caroline Gérard

Le saviez-vous ? Au 19è siècle, la célèbre station de sports d’hiver du Haut-Doubs comptait encore neuf moulins. Jusqu’en 1985, un moulin à scierie y était encore en fonctionnement. On transformait encore le grain en farine en 1965.  C’est d’ailleurs ce lieu qu’une association locale a souhaité préserver et conserver. Désormais, c’est la commune de Métabief qui a pris le relais.

L'interview de la rédaction : Caroline Gérard

Le musée de la Meunerie

Au 12è siècle, le seigneur de la région, Jean de Chalon, a choisi Métabief pour y implanter ce moulin.  La présence du « Bief Rouge », un cours d’eau, et l’activité paysanne de l’époque ont été des arguments de taille. L’eau  apportait l’énergie nécessaire  et les paysans locaux assuraient le fonctionnement. C’est toute cette épopée que le musée raconte sur quatre étages. A l’aide de machines d’époque, dans le respect des installations d’hier, avec les commentaires d’un guide expérimenté, le public découvre une activité et un contexte économique local.

L'interview de la rédaction : Caroline Gérard

 

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Le musée de la Meunerie de Métabief est actuellement ouvert. Il l’est jusqu’au dernier week-end de septembre. Des visites sont assurées tous les vendredis et samedis après-midis à 14h et 16h. N’hésitez pas à contacter le 07.56.41.79.35 ou Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. pour vous inscrire et obtenir de plus amples informations.

Après la mort d’un adolescent de 17 ans à Nanterre, tué par un policier après un refus d’obtempérer, et que les quartiers s’embrasent, la section bisontine de la Ligue des droits de l’Homme demande l’abrogation de l’article de loi de la sécurité intérieure facilitant le recours à l’emploi des armes, notamment en cas de refus d’obtempérer, et la révision profonde des pratiques policières. « Il est essentiel et urgent de construire un cadre juridique qui soit à la fois claire pour la police et protecteur pour toutes et tous » conclut le communiqué.