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Un jeune homme de 19 ans a été interpellé samedi soir boulevard Léon-Blum à Besançon après un refus d'obtempérer. Repéré par la BAC alors qu'il circulait sur une moto cross non immatriculée avec deux autres conducteurs dans le quartier de Palente, il a pris la fuite avant d'abandonner son engin à la suite d'une panne et de tenter de s'échapper à pied. Contrôlé positif au THC et porteur de 0,77 gramme de résine de cannabis, il a été placé en garde à vue. Les policiers ont également constaté que la moto n'était pas assurée. L'enquête se poursuit dans l'attente des résultats des analyses toxicologiques.

Préval Haut-Doubs organise les 12 et 13 juin la 8e édition de la Bourse aux matériaux sur le territoire de la communauté de communes des Portes du Huat-Doubs. Durant deux jours, plusieurs professionnels du bâtiment proposeront à la vente leurs surplus et matériaux réemployables à prix réduits. Bois, carrelage, parquet, tuiles, quincaillerie ou encore mobilier de cuisine et de salle de bain seront disponibles pour les particuliers souhaitant réaliser des travaux, rénover ou bricoler à moindre coût. L'opération vise également à encourager le réemploi des matériaux et la réduction des déchets. Pour de plus amples informations : lien internet

Un jeune lynx mâle a retrouvé la liberté le 1er juin dans le secteur de Moirans-en-Montagne, dans le Jura. Victime d'une collision routière en mars dernier, l'animal avait été recueilli et soigné par le centre Athénas avant d'être relâché dans son milieu naturel. Équipé d'un collier GPS/VHF pour suivre sa réadaptation, il devient le cinquième lynx réintroduit cette année dans le massif jurassien. La région accueille près de 80 % de la population française de lynx boréal, une espèce protégée dont les principales menaces restent les collisions routières et les destructions illégales.

La Chambre de commerce et d'industrie Saône-Doubs et la Communauté de communes du Plateau du Russey organisent une soirée des entrepreneurs le 16 juin à 19 h 15 à la Pizzeria La Casa de Julien, au Russey. Destiné aux dirigeants et chefs d'entreprise du territoire, ce rendez-vous vise à favoriser les échanges, développer les réseaux professionnels et présenter les dispositifs d'accompagnement économique disponibles localement.

La rencontre se prolongera autour d'un cocktail et d'un atelier de confection de pizzas dans une ambiance conviviale. Les organisateurs souhaitent ainsi renforcer les synergies entre acteurs économiques et soutenir le dynamisme entrepreneurial du territoire. Inscriptions et informations complémentaires disponibles sur le site de la CCI Saône-Doubs.

Près de 200 bénévoles ont participé ce lundi 8 juin à une vaste opération de recherche dans le secteur de Jougne afin de retrouver Aude Fagot, une infirmière de 44 ans portée disparue depuis le 31 mai. Encadrés par les gendarmes, les participants ont exploré durant plusieurs heures les massifs forestiers situés autour de l'endroit où son véhicule a été découvert, près de la frontière suisse. Malgré cette forte mobilisation et les moyens déjà déployés ces derniers jours, notamment des équipes cynophiles et un hélicoptère, aucune trace de la quadragénaire n'a été retrouvée. Des éléments repérés sur le terrain vont toutefois faire l'objet d'analyses complémentaires. De nouvelles opérations pourraient être organisées prochainement.

En raison du mouvement social national prévu mercredi 10 juin, le trafic ferroviaire sera perturbé en Bourgogne-Franche-Comté. SNCF Voyageurs annonce qu'environ deux trains Mobigo sur trois circuleront dans la région, avec une situation plus favorable en Bourgogne qu'en Franche-Comté. Les TGV assureront en moyenne deux circulations sur trois, tandis qu'un Intercités sur deux circulera sur l'axe Paris–Nevers–Clermont-Ferrand. Des substitutions routières sont prévues sur certaines lignes. Les voyageurs sont invités à consulter les horaires actualisés la veille à partir de 17 heures.

Le Muséum de la Citadelle de Besançon vient d'enregistrer une naissance exceptionnelle. Un bébé Grand Hapalémur est né le 6 mai dernier au sein du parc zoologique. Un événement rare à l'échelle mondiale pour cette espèce de lémurien classée en danger critique d'extinction et dont seulement 45 individus vivent actuellement dans des institutions zoologiques.

Une espèce parmi les plus menacées au monde

Originaire de Madagascar, le Grand Hapalémur figure sur la liste rouge de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) depuis 1996. Longtemps considéré comme proche de l'extinction, ce primate demeure aujourd'hui extrêmement vulnérable. La destruction de son habitat naturel, la déforestation, les cultures sur brûlis, l'exploitation minière ou encore les effets des cyclones continuent de menacer sa survie. Le braconnage reste également une pression importante sur les populations sauvages. Les estimations actuelles font état de seulement 1 000 à 1 500 individus vivant encore dans la nature. En captivité, l'espèce est encore plus rare avec seulement 45 animaux répartis dans quelques établissements européens. Chaque naissance constitue donc une avancée majeure pour sa conservation.

Une première naissance depuis plus de dix ans

Le bébé né le 6 mai est le septième Grand Hapalémur venu au monde à la Citadelle depuis 2005. Il s'agit toutefois de la première naissance enregistrée dans l'établissement depuis 2013.Pour les  Ã©quipes du Muséum, cet événement récompense plusieurs années de travail et d'expertise dans le cadre des programmes européens de conservation. La reproduction de cette espèce repose sur une gestion génétique internationale particulièrement rigoureuse afin d'éviter la consanguinité et de préserver la diversité génétique de la population. Les accouplements sont coordonnés à l'échelle européenne par les spécialistes de l'Association européenne des zoos et aquariums.

Le bien-être animal au cœur du dispositif

Cette réussite repose également sur le travail quotidien d'une équipe pluridisciplinaire composée de soigneurs, vétérinaires et biologistes. Le Muséum souligne que le bien-être animal constitue une condition indispensable à la réussite des programmes de reproduction. Depuis plusieurs années, la Ville de Besançon s'appuie notamment sur des éthologistes spécialisés afin d'améliorer les conditions de vie des primates accueillis à la Citadelle.

Un rôle essentiel pour les parcs zoologiques

À travers cette naissance, le Muséum rappelle l'importance des programmes de conservation menés en milieu maîtrisé. Lorsque les conditions ne permettent pas la réintroduction immédiate dans le milieu naturel, ces populations constituent un véritable réservoir génétique pour l'avenir de l'espèce. L'objectif reste, à terme, de pouvoir renforcer les populations sauvages lorsque les menaces pesant sur leur habitat auront suffisamment reculé.

Un engagement concret à Madagascar

L'action du Muséum ne se limite pas à la Citadelle. L'établissement est à l'origine de la création de l'association Helpsimus, fondée en 2009 avec le Parc zoologique de Paris pour protéger le Grand Hapalémur à Madagascar. L'association mène des actions de suivi scientifique, de protection des habitats, d'accompagnement des populations locales et de soutien à la scolarisation des enfants. Ces efforts commencent à porter leurs fruits. Selon les données communiquées par Helpsimus, la population sauvage de Grands Hapalémurs est passée d'environ 600 individus en 2013 à près de 1 200 à 1 500 aujourd'hui.

Pour le Muséum de Besançon, cette naissance constitue ainsi bien plus qu'un heureux événement : elle représente un nouvel espoir pour la survie d'une des espèces les plus menacées de la planète.

L'émotion était vive ce lundi soir devant le tribunal judiciaire de Besançon. À l'appel de l'intersyndicale féministe du Doubs, plusieurs centaines de personnes se sont réunies pour rendre hommage à Lyhanna, la fillette de 11 ans retrouvée morte dans le Gers, et pour dénoncer les défaillances dans la protection des victimes de violences sexuelles. Des rassemblements similaires se sont également tenus à Pontarlier et à Lons-le-Saunier dans le cadre d'une mobilisation nationale organisée dans plus de 200 villes.

Un hommage à Lyhanna et à toutes les victimes

A Besançon, à l’appel de l’intersyndicale féministe du Doubs à Besançon ou de l’association « Nous Toutes Â» à Pontarlier, des centaines de personnes ont fait le déplacement.  Tous ont exprimé leur soutien à la famille de Lyhanna et rappelé que ce drame dépasse un cas individuel. « Aucune famille ne devrait avoir à traverser une telle épreuve », a notamment déclaré une représentante de La France insoumise, estimant que cette affaire soulève de nombreuses questions sur les moyens consacrés à la protection de l'enfance.

La dénonciation de défaillances structurelles

Les intervenants ont insisté sur le fait que l'auteur présumé des faits faisait déjà l'objet de plusieurs signalements pour des violences sexuelles sur mineurs. Pour Solidarité Femmes Besançon, il ne s'agit pas d'une simple erreur ou d'un dysfonctionnement isolé. L'association dénonce « des défaillances structurelles » au sein des dispositifs de prévention, de protection et de traitement judiciaire des violences sexuelles. « Combien de victimes ont été agressées, violées ou tuées alors que leur agresseur avait déjà été signalé ? », ont interrogé les militantes, appelant à une réforme en profondeur du système. Les associations ont également dénoncé le manque de moyens accordés à la justice et à la protection de l'enfance. Plusieurs chiffres ont été rappelés au cours du rassemblement : la France compterait deux fois moins de juges et quatre fois moins de procureurs par habitant que la moyenne européenne.

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Une loi-cadre réclamée en urgence

Au cœur des revendications figure la proposition de loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles, portée par plus de 130 associations, syndicats et collectifs. Les organisateurs demandent notamment le renforcement des moyens humains et financiers consacrés à la justice, à la police, à la prévention et à l'accompagnement des victimes. Ils réclament également la formation obligatoire des professionnels amenés à recueillir la parole des victimes, en particulier celle des enfants. Cette loi prévoit notamment un socle minimal d'enquêtes en cas de plainte, des mesures de protection immédiate pour les enfants en danger, des juridictions spécialisées ainsi qu'un investissement annuel estimé à 2,6 milliards d'euros.

« Quand les enfants parlent, ils doivent être entendus »

Au fil des prises de parole, plusieurs intervenants ont souligné la difficulté persistante à faire reconnaître la parole des enfants victimes de violences. « Lorsqu'ils parlent, ils ne sont pas toujours écoutés ni crus », a rappelé Solidarité Femmes Besançon, dénonçant une culture de l'inceste et du silence encore trop présente dans la société. Pour les participants, la protection des enfants ne peut reposer uniquement sur la réponse pénale. Elle suppose également un travail de prévention, d'éducation et une transformation des mentalités afin que les violences sexuelles soient davantage identifiées, signalées et prises en charge.

Des slogans pour réclamer des moyens

Le rassemblement s'est achevé par plusieurs slogans scandés devant le tribunal : « Lyhanna, plus jamais ça » ou encore « Des moyens humains pour la justice ». Au-delà de l'émotion suscitée par ce drame, les organisateurs espèrent que cette mobilisation nationale permettra d'accélérer l'examen de la proposition de loi et de renforcer durablement la protection des enfants victimes de violences sexuelles.