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À Lons-le-Saunier, Jean-Philippe Huelin a fait savoir, ce dimanche 26 avril, qu’il quittait le conseil municipal ainsi que son mandat communautaire.

Mis en échec quelques jours auparavant dans la course à la présidence de l’Espace communautaire Lons Agglomération (Ecla), il affirme avoir été « trahi » par le maire Cyrille Brero, élu en mars, qu’il accuse de ne pas avoir respecté un accord politique scellé entre les deux tours des municipales.

Dans un communiqué particulièrement offensif, il fustige une « faillite morale » et dénonce une « trumpisation de la vie politique locale », estimant avoir été « exécuté politiquement » après avoir contribué à l’élection du maire.

Le 24 avril, vers 18h30, à Besançon, rue Madeleine Brès, une patrouille anticriminalité a surpris une transaction suspecte au fond d’une impasse. Les policiers ont observé un échange entre deux individus, l’un remettant une bonbonne contenant de la cocaïne contre de l’argent. L’acheteur présumé, âgé de 28 ans et circulant en trottinette électrique, a été interpellé après une tentative de fuite, en possession de 400 euros. Le second individu, âgé de 55 ans, a également été interpellé après avoir tenté de se débarrasser du produit stupéfiant.

Placés en garde à vue, les deux hommes ont reconnu les faits. Une perquisition a permis la découverte de 3,7 grammes de cocaïne. Le trafiquant présumé a reçu une convocation pour une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité en novembre prochain, tandis que son client devra répondre de ses actes devant un délégué du procureur.

Lors d’un contrôle de vitesse mené sur la RN57, limitée à 110 km/h, mené sur la commune de Chevroz, les gendarmes ont intercepté deux automobilistes en grand excès de vitesse. Les conducteurs de véhicules de marque Mercedes et Lotus ont été flashés respectivement à 191 km/h et 189 km/h. Les deux véhicules ont été interceptés sur la commune de Devecey. Les permis de conduire des conducteurs ont été immédiatement retenus et les véhicules ont été immobilisés puis remorqués.

Un accident de la circulation s’est produit dans la nuit à Franois lorsqu’une conductrice a perdu le contrôle de son véhicule après s’être endormie au volant. La voiture a effectué plusieurs tonneaux avant de terminer sa course sur le toit.

La conductrice est suspectée d’avoir consommé de l’alcool. Une enquête a été ouverte afin de déterminer les circonstances exactes de l’accident. L’accident a également entraîné la dégradation d’un grillage de protection bordant la route, destiné à prévenir les intrusions d’animaux sauvages.

Dans la nuit de samedi à dimanche, une opération anti-délinquance a été menée entre 3h30 et 7h30 sur le secteur des Fins, dans le Haut-Doubs, par la compagnie de gendarmerie de Pontarlier. Au total, plusieurs infractions ont été relevées, dont cinq conduites en état d’alcoolémie délictuelle et trois contraventionnelles.

Deux cas de conduite sous stupéfiants ont également été constatés, dont un cumulant alcool, stupéfiants, défaut d’assurance et détention de produits stupéfiants : son auteur a été placé en garde à vue. Les contrôles ont aussi permis de relever divers manquements, notamment deux défauts d’assurance, un excès de vitesse compris entre 30 et 40 km/h en agglomération et deux infractions liées au port de la ceinture de sécurité.

Dimanche soir, vers 22h15, à Maîche, une rixe a éclaté à la sortie d’un bar, impliquant plusieurs individus en état d’ivresse. Alertés, les sapeurs-pompiers et les gendarmes sont rapidement intervenus pour mettre fin aux échauffourées. L’un des protagonistes a été retrouvé et pris en charge, avant d’être placé en cellule de dégrisement à la gendarmerie au titre de l’ivresse publique et manifeste.

À Besançon, la mobilisation des surveillants pénitentiaires de ce lundi a reçu le soutien visible du Maire de Besançon, Ludovic Fagaut, et du député du Doubs, Laurent Croizier, venus constater une situation jugée critique.

Une présence politique remarquée

Dans un contexte de mobilisation nationale des agents pénitentiaires, le déplacement des deux élus doubistes, n’est pas passé inaperçu. Tous deux se sont rendus devant la maison d’arrêt pour afficher leur soutien aux surveillants et alerter sur la situation de l’établissement. « Il était important d’être présent ce matin », a insisté Ludovic Fagaut, évoquant un double enjeu : la protection des agents et le respect de conditions de détention dignes.

« Quelque chose ne tourne pas rond »

Face aux chiffres de la surpopulation carcérale, l’élu ne cache pas son inquiétude. « Quand vous avez près de 480 détenus pour 270 cellules, c’est qu’il y a quelque chose qui ne tourne pas rond », déplore-t-il. Le maire pointe également l’état des infrastructures, avec des cellules inutilisables depuis plusieurs années, faute de rénovation. Une situation qui, selon lui, aggrave encore les conditions de travail des agents et de vie des détenus.

L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut, Maire de Besançon 

Une action coordonnée entre local et national

La présence conjointe du maire et du député s’inscrit dans une stratégie assumée. « Nous travaillons main dans la main », explique Ludovic Fagaut. L’objectif : faire remonter les difficultés locales jusqu’à l’échelle nationale. Laurent Croizier, déjà venu récemment visiter l’établissement, joue ce rôle de relais à l’Assemblée nationale, tandis que le maire agit au plus près du terrain.

prison ufap unsa justice 3 CROIZIER

Porter la voix des agents

Les deux élus se sont engagés à soutenir les surveillants dans leurs revendications. « Dans la mesure de nos possibilités, nous relaierons ces problématiques », assure le maire. Une prise de position attendue par les agents, qui dénoncent depuis plusieurs mois la surpopulation carcérale, le manque d’effectifs et la dégradation de leurs conditions de travail.

Une mobilisation nationale des surveillants pénitentiaires se tient ce lundi  devant plusieurs établissements en France, dont la maison d’arrêt de Besançon. À l’appel de trois syndicats majoritaires, les agents dénoncent une dégradation continue de leurs conditions de travail, marquée notamment par une surpopulation carcérale alarmante et un manque criant de personnel.

Une surpopulation carcérale préoccupante

Au cœur des revendications, la surpopulation pénale atteint des niveaux critiques. À Besançon, l’établissement dispose de 273 places théoriques, mais accueille actuellement environ 460 détenus. Cela représente un taux d’occupation oscillant entre 150 % et 190 % depuis plusieurs mois. « La situation explose partout en France, mais particulièrement ici », souligne Christophe Vernerey, représentant local du syndicat UFAP UNSA Justice et secrétaire régional adjoint. Cette densité carcérale accroît les tensions quotidiennes et complique considérablement la gestion des détenus.

L'interview de la rédaction : Christophe Vernerey 

Un déficit important d’effectifs

À cette surcharge s’ajoute un manque significatif de personnel. Selon un audit récent, la maison d’arrêt de Besançon accuse un déficit d’au moins 26 agents. Une situation qui pèse lourdement sur les équipes en place. « Il manque énormément de personnel », explique M. Vernerey. « Cela met en difficulté les agents et augmente les risques dans l’exercice de nos missions. »

Des conditions de travail jugées dangereuses

Les surveillants alertent également sur la hausse des agressions. En 2023, près de 5 000 incidents ont été recensés à l’échelle nationale. Une tendance inquiétante qui alimente le malaise dans la profession. Cette mobilisation intervient dans un contexte marqué par un événement tragique : le décès de deux agents le 14 mai 2024. « Aujourd’hui, nous nous mobilisons pour éviter que de tels drames ne se reproduisent », confie le responsable syndical, évoquant une profession « de plus en plus exposée ».

Une mobilisation appelée à durer

Au niveau national, près de 100 établissements pénitentiaires seraient concernés par des blocages, plus ou moins importants selon leur taille. À Besançon, les agents se disent prêts à prolonger le mouvement sur plusieurs jours. « Nous espérons une sortie rapide de conflit, mais nous attendons des annonces fortes de la part du ministère », indiquent les syndicats. Des discussions doivent se tenir dans la journée entre les représentants nationaux et les autorités.

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Soutien attendu des élus locaux

Le député Laurent Croizier et Ludovic Fagaut, le maire de Besançon, ont fait le déplacement devant la maison d’arrêt. Ces derniers ont eu l’occasion de visiter dernièrement l’établissement. Les surveillants appellent les responsables politiques à constater eux-mêmes la situation : « Nous les invitons à venir sur le terrain pour voir la réalité de nos conditions de travail Â».

Une situation sous haute surveillance

Alors que la mobilisation se poursuit, l’enjeu reste la sécurité, tant pour les agents que pour les détenus. Entre surpopulation, sous-effectif et tensions croissantes, la maison d’arrêt de Besançon apparaît comme un symbole des difficultés structurelles du système pénitentiaire français.