Le festival de la Paille a levé le voile, ce jeudi 5 mars, sur l’ensemble des artistes qui se produiront lors de sa 25ᵉ et dernière édition, programmée les 24 et 25 juillet 2026 à Métabief, au pied de la station du Haut-Doubs. Après un quart de siècle de concerts en plein air, au cœur des montagnes jurassiennes, l’événement s’apprête à tourner la page avec une affiche mêlant de nombreux styles musicaux, de la pop au rap en passant par le rock, le dub ou encore l’électro.
Une première série de noms avait déjà été dévoilée en décembre, avec Biga*Ranx, Skip The Use et Luiza. La programmation s’étoffe désormais avec une vingtaine d’artistes supplémentaires. Parmi eux figurent notamment Kyo, Youssoupha, Les Wampas ou encore Boulevard des Airs. D’autres formations et artistes tels que L’Entourloop, Dead Chic, Miki ou Fallen Lillies rejoignent également l’affiche et se produiront sur les deux scènes installées sur le site.
Un week-end musical riche et varié
Au total, 23 concerts rythmeront ces deux journées de festival. La soirée du vendredi devrait prendre une tonalité particulièrement festive, avec des influences reggae et dub portées notamment par Biga*Ranx et L’Entourloop. Le lendemain, la programmation fera davantage place aux sonorités rock et aux guitares avec des groupes comme Les Wampas, Kyo ou encore Skip The Use. Le festival continue aussi de mettre en avant des artistes émergents et des talents locaux. Les rappeurs bisontins Shao et Cinza seront ainsi présents pour proposer une prestation commune.
Une programmation pleine de symboles
La venue du groupe Kyo prend une dimension particulière pour cette ultime édition. Leur célèbre morceau « Dernière danse » pourrait bien accompagner ce moment chargé d’émotion pour un festival qui s’apprête à refermer définitivement son histoire. Autre retour attendu : celui des Wampas. Le groupe punk-rock avait déjà laissé un souvenir marquant lors d’un précédent passage à Métabief, avec une prestation particulièrement énergique.
Un dernier rendez-vous avec le public
Annoncée à l’automne dernier, la fin du festival s’explique notamment par des contraintes budgétaires devenues difficiles à surmonter. Pour autant, les organisateurs espèrent que cette dernière édition permettra de célébrer dignement l’esprit de l’événement et de rassembler largement le public.
La billetterie, ouverte depuis décembre, semble déjà susciter un fort engouement, avec des préventes supérieures à celles des années précédentes. Lors de l’édition 2025, le festival avait réuni près de 20 000 spectateurs, après un pic à 24 000 participants en 2024.
Les 24 et 25 juillet prochains, Métabief devrait donc vivre deux soirées de musique et de convivialité qui s’annoncent comme le dernier grand chapitre du festival de la Paille.
La 41ᵉ édition du Festival de musique du Haut-Jura se tiendra du 22 au 31 mai 2026, principalement à Saint-Claude et dans plusieurs communes du territoire. Dédié à la musique baroque et ancienne, l’événement réunira des interprètes de renommée internationale autour d’une série de concerts, rencontres et formats originaux comme des randonnées musicales.
Le festival s’ouvrira notamment avec « Sulla Piazza – Les violons de San Marco » et proposera plusieurs temps forts, dont un récital du pianiste Alexandre Tharaud en clôture. Pour tout savoir sur cet évènement et la billetterie : https://www.festival-musique-haut-jura.com/billetterie/?utm_source=chatgpt.com
Aux Premiers Sapins, une première rando‑musicale sera organisée le samedi 20 juin pour la Fête de la musique. Sur un parcours de 4,5 kilomètres, musiciens amateurs et marcheurs partageront la soirée, avec des kiosques installés le long du trajet et une scène pour prolonger la fête. Un parcours enfant avec éveil musical et contes est aussi prévu. Les artistes volontaires peuvent contacter Nicolas Delachaux pour participer, via l’adresse mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
L’Espace des Vallières accueillera les 28 et 29 novembre la 8ᵉ édition du Festi’Diff, le Festival des Différences. Un rendez-vous unique dans le Haut-Doubs, placé sous le signe du partage, de la création artistique et de la valorisation des singularités, qu’elles soient liées au handicap ou à la diversité sociale et culturelle.
L'interview de la rédaction : Aurélien Bouveret
Un festival porteur de sens
Créé pour mettre en lumière toutes les formes de différences — handicaps visibles ou invisibles, parcours de vie variés, origines et cultures diverses — le Festi’Diff est devenu un temps fort du territoire. « C’est un festival dédié au handicap, mais pas seulement : on parle de toutes les différences. L’idée est que, l’espace d’un week-end, chacun puisse se retrouver dans un moment de fête et de convivialité », explique Aurélien Bouveret, le programmateur de l’évènement. Porté par l’association Espace Mont d’Or, l’événement revendique « une vision ouverte, inclusive et joyeuse ». Le public y découvre chaque année des spectacles originaux, où artistes professionnels et personnes en situation de handicap se partagent la scène.
Une programmation singulière, faite de créations inédites
La force du Festi’Diff réside dans son approche artistique : une programmation construite chaque année sur mesure, en collaboration étroite avec des artistes locaux et plusieurs établissements médico-éducatifs. « L’association me laisse carte blanche pour proposer une programmation et imaginer des créations en partenariat avec des artistes de la région ou pas. Nous travaillons aussi avec différents IME », précise Aurélien Bouveret. Pour cette 8ᵉ édition, des jeunes des IME de Membray (Haute-Saône) et de Besançon monteront sur scène aux côtés de musiciens, danseurs ou comédiens professionnels. Ces créations collectives, conçues spécialement pour le festival, constituent de véritables temps forts. Parmi les têtes d’affiche cette année : Percujam, Nadamas, Mystically, Batukador, les Tontons Gênants, Picon Mon Amour et Sang d’Ancre. Cette année, Solène Lucaselli-Coquillon, de son nom de scène ENELOS, est la marraine de l’évènement.
L'interview de la rédaction : Aurélien Bouveret
Des moments exceptionnels sur scène
Le Festi’Diff offre une occasion rare à des jeunes et adultes qui n’ont pas l’habitude de se produire devant un public. « C’est une opportunité incroyable pour eux d’être sous les projecteurs, d’exprimer leurs talents et de partager des émotions fortes. Ces moments sont toujours exceptionnels », souligne Aurélien. Au-delà des performances artistiques, le festival se veut un espace de rencontre, de solidarité et de découverte. Habitants, familles, professionnels du secteur médico-social, curieux ou passionnés d’art se retrouvent à Labergement-Sainte-Marie pour célébrer la richesse de la diversité humaine.
L’équipe du Festi’Diff espère accueillir, cette année encore, un public nombreux pour cette nouvelle édition. Pour toute savoir sur l’évènement et la billetterie : www.festi-diff.fr
La Saline royale d’Arc-et-Senans accueillera deux concerts exceptionnels dans son demi-cercle historique, classé à l’UNESCO. Le 25 juillet, GIMS revisitera ses plus grands titres après une tournée record. Le 26 juillet, STING présentera son “ World Tour” aux côtés de Dominic Miller et Chris Maas. Un rendez-vous musical inédit entre patrimoine et scène internationale.
Du 7 au 9 novembre, Besançon accueille le Festival POTE (Playing On The Edge), dédié à la création musicale contemporaine et expérimentale. Ce rendez-vous atypique propose trois jours de concerts, performances, ateliers et rencontres, dans une ambiance ouverte à l’innovation et à la diversité des formes sonores.
Pensé comme un laboratoire artistique, le festival investit plusieurs lieux de la ville et met en lumière des artistes professionnels et amateurs, explorant les frontières entre musique, arts numériques et engagement citoyen. Gratuit et accessible à tous, POTE invite le public à découvrir des œuvres originales et à participer à des expériences collectives autour du son et de l’imaginaire.
Ce mercredi matin, L’Orchestre Victor Hugo Franche-Comté a présenté sa nouvelle saison, ses projets et sa stratégie budgétaire. Une conférence de presse dense, où la direction et les représentants des collectivités ont souligné l’équilibre subtil entre exigence artistique, mission publique et modèle économique vertueux.
L'interview de la rédaction : Jean-François Verdier, directeur artistique et musical
Aline Chassagne, présidente du syndicat mixte
Un orchestre de territoire au rayonnement international
Structure atypique dans le paysage culturel français, l’Orchestre Victor Hugo est un syndicat mixte réunissant la Région Bourgogne–Franche-Comté, les villes de Besançon et Montbéliard, et Pays de Montbéliard Agglomération. Ce modèle politique, rare dans le secteur culturel, garantit une stabilité financière et institutionnelle enviable : aucune baisse de subvention n’a été enregistrée malgré le contexte budgétaire tendu. Composé de 38 permanents (dont 30 musiciens à temps partiel), l’orchestre peut s’élargir jusqu’à 125 musiciens selon les productions. Son directeur musical, Jean-François Verdier, insiste :
« Ce sont des musiciens qui vivent ici, qui enseignent dans nos écoles de musique, et qui partagent la vie locale. Ce n’est pas un orchestre TGV. » Cet ancrage territorial se double d’un rayonnement national et international, notamment à travers les enregistrements, les collaborations et les invitations prestigieuses. L’ensemble se produira notamment au Théâtre des Champs-Élysées en février 2026 pour 14 représentations de “Roméo et Juliette”, une coproduction parisienne à coût nul pour les collectivités régionales.
L'interview de la rédaction : Jean-François Verdier, directeur artistique et musical
Aline Chassagne, présidente du syndicat mixte
Une mission culturelle et sociale assumée
Fidèle à son ADN, l’Orchestre Victor Hugo revendique une mission de service public : sensibiliser tous les publics à la musique symphonique. De la maternelle aux EHPAD, des hôpitaux aux quartiers populaires, les musiciens interviennent sur l’ensemble du territoire. «On prend aussi au sérieux un concert en EHPAD qu’un gala à Micropolis », souligne Verdier. Avec 69 concerts programmés cette saison, dont 20 à Besançon et un retour attendu à la Saline royale d’Arc-et-Senans, l’orchestre poursuit une politique d’accès large au symphonique. Le concert du Nouvel An à Planoise et Montbéliard rassemblera à lui seul près de 9 000 spectateurs, autour d’un programme 100 % français. L’orchestre mise également sur la jeunesse : l’Orchestre des Jeunes de la Région, projet éducatif estival, permet à des adolescents de retrouver confiance et cohésion à travers la pratique collective. « On voit arriver des jeunes en difficulté scolaire qui se reconstruisent par la musique », confie le chef.
Une programmation entre redécouverte et création
La saison 2025–2026 s’annonce foisonnante, avec une vingtaine de programmes mêlant grands classiques, créations contemporaines et projets participatifs. Jean-François Verdier revendique une ligne artistique claire : « Nous faisons ce que personne d’autre ne fait : redécouvrir, créer, et donner une voix à ceux que l’histoire a oubliés. »
Trois albums majeurs jalonneront la saison :
« America, Dream », redécouverte de deux compositrices injustement effacées de l’histoire musicale.
« La Cinquième saison », avec le mandoliniste Julien Martineau, mêlant Vivaldi et création contemporaine.
« Music on the Moon », œuvre inédite commandée pour une mission spatiale française : la seule musique destinée à être déposée sur la Lune en 2027.
Ces disques, diffusés à l’international, confortent le rôle de l’orchestre comme acteur de recherche et de mémoire musicale. « Redonner vie à des œuvres oubliées, c’est aussi corriger des injustices de l’histoire », souligne M. Verdier.
Un modèle économique exemplaire
Avec un budget stable de 2,6 millions d’euros, dont 1,9 million de subventions publiques, l’Orchestre Victor Hugo affiche une gestion vertueuse : 70 % de financements publics, 30 % de ressources propres (billetterie, ventes de disques, concerts et mécénat). « Nous avons le plus petit budget symphonique de France, mais un rapport qualité-prix unique », affirme la direction. L’équipe espère élargir prochainement son cercle de partenaires afin de renforcer l’action culturelle dans tout le territoire.
Un orchestre au service du vivant
Entre créations, pédagogie et engagement social, l’Orchestre Victor Hugo continue de prouver qu’un orchestre régional peut être à la fois laboratoire d’innovation, acteur de cohésion sociale et ambassadeur culturel international. Comme le résume Jean-François Verdier : « Un orchestre symphonique n’est pas une relique du passé. C’est un outil vivant, au service de toutes les musiques et de tous les publics. »
Le Japonais Satoshi Yoneda, 29 ans, a remporté le Grand prix de direction du 59e Concours international de jeunes chefs d’orchestre de Besançon, à l’issue d’une finale en conditions de concert avec le Deutsche Radio Philharmonie. Le jury, présidé par Michael SCHØNWANDT, a salué à l’unanimité la maîtrise du jeune chef, qui décroche une dotation de 12 000 €, un accompagnement professionnel et plusieurs engagements.
Le Chinois Tianyi XIE, 21 ans, benjamin du concours, reçoit une Mention spéciale pour son « talent incroyable et son immense potentiel ». Il remporte également le Coup de cœur du public et celui de l’orchestre.
Cette finale a clôturé le 78e Festival international de musique de Besançon. Prochains rendez-vous : septembre 2026 pour le Festival, et septembre 2027 pour la 60e édition du Concours.
Jusqu’au 27 septembre, la région vibre au son du 78ᵉ édition du prestigieux Festival international de musique Besançon Franche-Comté. Deux semaines de découvertes, de grands rendez-vous et de moments festifs où les territoires de Besançon, Dole, Arc-et-Senans, Vesoul se mettent au diapason.
Une programmation riche et variée
Plus de quarante concerts sont programmés cette année, offrant un large panorama musical : œuvres symphoniques, musique de chambre, créations contemporaines, mais aussi jazz et musiques du monde. Au cœur de cette édition, des compositeurs phares comme Ravel, Mahler, Schubert, Schumann ou Chostakovitch, mais aussi des pièces plus récentes, notamment celles du compositeur en résidence Régis Campo.
Le Concours de jeunes chefs d’orchestre, moment phare
Événement incontournable du festival, le Concours international de jeunes chefs d’orchestre vivra en 2025 sa 59ᵉ édition. Les épreuves finales, prévues du 22 au 27 septembre, réuniront à Besançon des candidats venus du monde entier. Ce concours, unique par son exigence et sa transparence, a révélé par le passé de grands noms de la direction orchestrale.
Une fête pour tous
Le festival se déploie bien au-delà des grandes salles de spectacle. Concerts en plein air, représentations dans des lieux patrimoniaux, rencontres avec les artistes : autant d’occasions de rapprocher la musique du public. Une attention particulière est portée aux jeunes, avec des tarifs réduits — parfois dès 3 € pour les épreuves du concours — et des concerts spécialement pensés pour le public scolaire.
Les places sont disponibles auprès du festival et des points de vente partenaires.
Pour de plus amples informations : https://festival-besancon.com/programme
Après sept éditions marquées par l’émotion et la créativité, l’association Espace Mont d’Or relance l’aventure les 28 et 29 novembre 2025 à l’Espace des Vallières de Labergement-Sainte-Marie.
Ce festival unique célèbre la rencontre entre handicap et création artistique, en réunissant sur scène des personnes en situation de handicap et des artistes confirmés.
À l’affiche : Sang d’Ancre (rock celtique), Picon Mon Amour (chansons hybrides), les Francs-Comtois Nadamas et Mystically, mais aussi Percujam, Les Tontons Gênants et La Batukador. La chanteuse Enelos sera la marraine de cette édition.
Entre partage, sensibilisation et fête, le Festi’diff promet une nouvelle fois de bousculer les regards et de faire vibrer le public.