Depuis avril dernier, un vaste chantier de restauration du Doubs est en cours sur plus de 3 kilomètres entre Doubs et Arçon, mené par l’EPAGE Haut-Doubs Haute-Loue. Ces travaux répondent à une double problématique : réduire les pertes d’eau en période de sécheresse et prévenir les risques d’inondation dans les zones urbanisées.
Pourquoi ces travaux sont-ils nécessaires ?
Le Doubs est une rivière karstique, ce qui signifie qu’elle peut perdre une partie de son eau dans des fissures souterraines. En été, lorsque le niveau d’eau est bas, ces pertes entraînent l’assèchement du lit, mettant en péril la faune, la flore et les usages liés à l’eau, comme l’approvisionnement des communes. À l’inverse, lors de fortes pluies, l’eau peine à s’évacuer correctement, exposant certaines zones à des risques d’inondation.
Les solutions mises en place
Face à ces défis, plusieurs mesures techniques sont appliquées :
Rechargement du lit en matériaux alluvionnaires : l’ajout de graviers et de sédiments permet de colmater les fissures naturelles et de limiter la fuite de l’eau vers le sous-sol.
Installation de banquettes minérales : en réduisant la largeur du cours d’eau, ces aménagements assurent un débit plus stable et permettent à la rivière de conserver un niveau d’eau suffisant même en période d’étiage.
Optimisation de la gestion des crues : en modifiant la morphologie du lit, les travaux facilitent l’écoulement naturel de l’eau, limitant ainsi l’impact des inondations.
Quel impact à long terme ?
L’objectif est de redonner au Doubs un fonctionnement plus équilibré, où l’eau reste disponible en toute saison tout en limitant les risques liés aux crues. Si ces interventions s’avèrent efficaces, d’autres secteurs pourraient bénéficier de restaurations similaires, notamment jusqu’à Ville-du-Pont. Au-delà des aspects techniques, ce projet reflète une volonté plus large de préserver les cours d’eau tout en garantissant leur usage durable pour les générations futures. Ce chantier, qui s’étend sur plusieurs mois, illustre ainsi l’importance d’une gestion proactive des rivières face aux défis climatiques.
Le 10 mai, l’association Grain d’Pixel convie les Bisontines et Bisontins à rejouer une scène historique : celle de la crue du Doubs de 1910, figée par un cliché pris sur le pont Battant. À 18h, munis de parapluies, les différents acteurs prendront la pose pour recréer cette célèbre photographie, offrant une nouvelle interprétation de cet événement marquant. L’initiative s’inscrit dans un projet collectif d’exposition, dont la restitution – incluant la photo actuelle et sa carte de référence – sera présentée en août prochain à la Galerie de l’ancienne poste. Cette "master class" artistique dépasse le seul cliché du pont Battant, revisitant d’autres images historiques de Besançon.
La crue de 1910 : un déluge inoubliable
Les 20 et 21 janvier 1910, le Doubs sort violemment de son lit, plongeant les rues de Besançon sous les eaux. La montée des eaux atteint un rythme impressionnant de 13 centimètres par heure, culminant à 9,57 mètres le 21 janvier à 3 heures du matin – un niveau record, dépassant de 72 centimètres celui de la grande crue de 1882. Alors que les experts estiment qu’une telle catastrophe n’a qu’ 1 chance sur 100 de se produire chaque année, les habitants, confiants, croyaient à tort que la montée des eaux resterait contenue dans les limites des crues précédentes, notamment celles de 1896 et 1882. Mais la nature en décide autrement : l’inondation envahit la ville, marquant les mémoires et laissant des images saisissantes, qui, plus d’un siècle plus tard, continuent de fasciner.
Avec cette reconstitution photographique, Grain d’Pixel invite les habitants à redonner vie à cet instant, ancré dans l’histoire bisontine et au cœur de la mémoire collective. Une opportunité unique de se replonger dans ce passé tumultueux, avec un appareil photo en guise de témoin.
Ce mardi, un exercice "Feux de forêt" s'est déroulé sur les massifs du Jura, mobilisant les moyens aériens de la Sécurité civile et les SDIS du Jura, de Côte-d'Or et de Saône-et-Loire sous la direction de l’État-major de la Préfecture de zone de défense et de sécurité Est.
Dans le cadre du plan d'actions de lutte contre les incendies déployé après les feux de 2022, cet entraînement a réuni plusieurs partenaires : sapeurs-pompiers, gendarmerie, Office national des forêts, Chambre d'agriculture et services de l’État.
Moment clé de cette journée, la signature d'une convention entre le SDIS du Jura et la Chambre d'agriculture, officialisant la collaboration avec le monde agricole, acteur essentiel lors des incendies de l'été 2022.
Le bilan de l’accident survenu, hier après-midi, à Rochefort-sur-Nenon (39), s’est alourdi. Une seule voiture était en cause. L’homme de 83 ans n’a pas survécu à son malaise cardiaque. Son épouse, qui se trouvait à ses côtés, n’était que légèrement blessée.
Les sapeurs-pompiers du Jura sont intervenus ce mardi 6 mai, vers 16h15, à Rochefort-sur-Nenon, pour un accident de la circulation impliquant un véhicule léger seul en cause. Le bilan fait état de deux victimes, dont une, grièvement touchée, avec un pronostic vital engagé, et un blessé léger. Ils ont été évacués vers un centre hospitalier. Dix secouristes ont été mobilisés sur cette intervention.
Jusqu’au 8 mai, la municipalité organise une série d’événements pour commémorer les 80 ans de la Libération de la France, avec conférences, expositions et activités pédagogiques.
Un regard historique et pédagogique
Le mercredi 7 mai, Jean-Michel Blanchot, président du Souvenir Français, animera une conférence intitulée 1945, du chaos à l’espoir. Il reviendra sur la victoire des Alliés, mais aussi les défis de la reconstruction et les profondes mutations du monde après la guerre. Le rendez-vous est fixé, à 20h, à la salle polyvalente de la commune du Haut-Doubs. A la fin de la conférence, le documentaire « Ginette Kolinka, passeuse de mémoire », réalisé par Pauline Jeannerod et Jean-Michel Blanchot, sera projeté. Il met en lumière la libération du camp d'Auschwitz-Birkenau. Parallèlement, une exposition sur trois parcours de résistants franc-comtois, prêtée par Julie Journot de l’association Mémoire de nos Pères, sera accessible en salle d’honneur de la mairie tout au long de la semaine.
Immersion et sensibilisation
Les visiteurs pourront également participer à un escape game, inspiré de la bande dessinée Les Enfants de la Résistance, permettant une approche ludique et éducative de l’histoire. La cérémonie du 8 mai se déroulera en deux temps. La cérémonie religieuse est programmée à 10h, en l’église des Fins. Le départ du défilé est prévu à 11h15, depuis le parvis de l‘église. Ces initiatives offrent une transmission essentielle de la mémoire, invitant le public à mieux comprendre les enjeux de cette période tout en rendant hommage aux combattants de la liberté.
Engagée ce week-end dans le Rallye Castine Terre d’Occitanie, l’équipe Rallye Prevalet a brillé dès la première journée, occupant la 5ᵉ place au classement général grâce à une grande régularité. Le dimanche, deux crevaisons ont entraîné une rétrogradation à la 8ᵉ place, mais le bilan reste satisfaisant, notamment face aux voitures de nouvelle génération plus performantes.
Faute de budget, l’équipe ne pourra pas participer au Rallye Terre d’Aléria (Corse) en juin, mais prévoit de revenir sur d’autres manches accessibles.
Les passionnés peuvent suivre leur aventure sur Facebook : Rallye Prevalet.
Le sénateur doubiste Jean-François Longeot sera auditionné le mardi 13 mai par les membres du collège du Conseil Constitutionnel. Il intervient en tant que coordinateur de la saisine déposée par 84 parlementaires, contestant la réforme du mode de scrutin aux élections municipales récemment adoptée par le Parlement.
Cette loi, qui doit entrer en vigueur en 2026, modifie en profondeur l’élection des conseils municipaux dans les communes de moins de 1 000 habitants. Le parlementaire met en avant « son caractère imparfait et précipité, soulevant ainsi une grave question de constitutionnalité ». Il insiste sur le fait que cette démarche est « transpartisane », rassemblant des élus de divers horizons politiques pour garantir une révision approfondie du texte