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Une décision collégiale

Le Super Comice de Pontarlier, grand rendez-vous festif et agricole du Haut-Doubs, organisée tous les cinq ans, n’aura pas lieu en 2025. Il est reporté en octobre 2026. Réunis autour de la Ville de Pontarlier, de la Fédération des éleveurs et du Groupement de Défense Sanitaire (GDS), les acteurs du monde agricole ont pris la décision de reporter l’événement à octobre 2026. « Il n’était pas question de faire prendre le moindre risque aux agriculteurs », explique Bertrand Guinchard, l’élu en charge de l’économie à la ville de Pontarlier. L’épidémie touchant les élevages reste préoccupante, avec des foyers désormais situés à moins de 70 kilomètres de Pontarlier.

L'interview de la rédaction : Bertrand Guichard,  élu en charge de l'économie à la ville de Pontarlier 

 

L’impact sanitaire au cœur des choix

L'interview de la rédaction : Bertrand Guichard, élu en charge de l'économie à la ville de Pontarlier 

 

Un nouveau cas signalé dans l’Ain, conjugué à la période d’incubation de 21 jours et au délai d’efficacité vaccinale, a pesé lourd dans la balance. « Le feu est à l’orange, presque rouge », résume l’élu, qui a suivi les recommandation du Groupement de Défense Sanitaire de ne pas maintenir l’événement. La crainte d’une propagation lors d’un rassemblement massif a conduit à un report jugé indispensable.

Pas de récupération politique

Face aux rumeurs locales évoquant des motifs politiques, qui auraient pu influencer le maintien d’un tel évènement, Bertrand Guinchard réagit. « Jamais le politique ne prendra la main sur ce genre de décision. C’est la santé qui prime avant tout ».  Et de compléter : « La Ville de Pontarlier se positionne comme un soutien aux professionnels et non comme un décideur en première ligne ».

Une fête reportée, mais pas annulée

Le Super Comice, moment de convivialité attendu par les éleveurs, leurs familles et les habitants, aurait eu une saveur particulière dans un climat d’inquiétude. « Avec une appréhension sanitaire, on ne profite pas pleinement d’un tel événement », rappelle M. Guinchard. Le rendez-vous est donc fixé au 24 octobre 2026.

Une tradition déjà éprouvée

Ce n’est pas la première fois que le Super Comice doit s’adapter aux aléas sanitaires. Déjà repoussé deux années consécutives à cause du Covid-19, il prouve une nouvelle fois sa résilience. Pour les organisateurs, cette patience renforcera d’autant plus la valeur de la fête : « Elle sera plus belle encore, avec des agriculteurs et des familles sereins et désireux de se retrouver ».

Arnaud Rousseau, le président de la FNSEA, a appelé, hier, ses militants à une journée d’action le vendredi 26 septembre. La mobilisation portera sur le Mercosur, l’instauration des droits de douane aux Etats-Unis et la surtransposition des normes européennes en France.

Le berceau du cheval comtois vibrait ce week-end à Maîche (Doubs) à l’occasion du concours national 2025, grand rendez-vous annuel qui rassemble éleveurs, passionnés et visiteurs venus admirer la fine fleur de la race. Cet événement, attendu chaque année, consacre le savoir-faire des éleveurs et met en lumière la qualité d’un patrimoine vivant intimement lié à la Franche-Comté.

Parmi les moments forts du concours, Jean-Michel Garressus, installé aux Fontenelles, s’est distingué en décrochant le Prix de Championnat mâle avec son cheval Mont Miroir. Une consécration pour cet éleveur reconnu, qui illustre la rigueur et la passion investies dans son travail d’élevage.

Le palmarès a également mis en lumière d’autres acteurs de la filière. Du côté des femelles adultes, la victoire est revenue à Ketty du Verger, appartenant à la ferme Pretet de Pouilley-les-Vignes. Chez les jeunes, la championne Niky de St Pierre, présentée elle aussi par Jean-Michel Garressus, a séduit le jury par sa prestance et sa qualité. Enfin, le Prix de famille a été attribué à Capucine Dornier, saluant la régularité et l’homogénéité d’un travail d’élevage sur plusieurs générations.

Avec ses chevaux massifs, élégants et dociles, le concours national de Maîche confirme une fois encore son rôle central dans la valorisation du cheval de trait comtois. Au-delà des prix, il témoigne de la vitalité d’une filière qui continue d’attirer un large public, entre tradition, patrimoine et modernité.

Comme chaque année en septembre, Maîche vit au rythme du Concours national des chevaux Comtois. L’édition 2025 a débuté vendredi et se poursuit ce samedi, rassemblant éleveurs, passionnés et visiteurs autour de cette race emblématique de Franche-Comté. Plus qu’une fête, l’événement est un rendez-vous identitaire et professionnel incontournable.

Une première journée sous le signe de l’élégance

La première journée s’est achevée vendredi soir, placée sous le signe de l’élégance, avec la présentation des femelles et chevaux de travail. Des juments majestueuses, des pouliches prometteuses et de robustes chevaux de traction ont défilé devant un public venu en nombre.

Les résultats marquants de cette première journée :

  • Championne Femelle adulte : Ketty du Verger – Ferme Pretet (Pouilley-les-Vignes)
  • Championne Jeune : Niky de St Pierre – Jean-Michel Garressus (Les Fontenelles)
  • Prix de famille : Capucine Dornier

Une reconnaissance précieuse pour les éleveurs, pour qui être sélectionnés dans ce concours reste « une fierté et une belle récompense ».

Une race mise à l’honneur

Rustique, puissant et élégant, le cheval Comtois demeure un symbole de la région. Historiquement utilisé pour les travaux agricoles et forestiers, il connaît aujourd’hui un regain d’intérêt dans un contexte de transition écologique, permettant de travailler sans moteur et donc sans pollution.

Des critères de sélection exigeants

Les juges passent chaque animal « au peigne fin » : conformation (tête, ligne de dos, épaules, puissance) puis déplacements (amplitude, souplesse, justesse des appuis). Cette année, plus de 150 poulains, 240 juments et 200 étalons venus de Franche-Comté et d’autres régions françaises participent aux épreuves.

Un week-end riche en animations

Le concours se poursuit ce samedi avec la présentation de plus de 200 étalons, moment attendu des passionnés. Vers 11h45/12h : présentation de l’invité d’honneur, le cheval Castillonnais, accompagnée de tenues traditionnelles et de chants de montagne. De 14h à 16h : spectacle offert par l’ANCTC, avec Jérôme Sefer (pour la première fois), les Écuries de la Chaux Denis et les Écuries du Bel Horizon. Après 16h : démonstration de maréchalerie avec Fabien Arguedas, pour mettre en valeur ce savoir-faire ancestral.

Un enjeu économique et patrimonial

Au-delà de l’ambiance festive, l’événement reste un moteur économique pour la filière équine et contribue au rayonnement de la région. « Ce concours, c’est le Graal des éleveurs », confient plusieurs participants, attachés à perpétuer un patrimoine vivant. Entre compétition, spectacle et convivialité, le Concours national des chevaux Comtois 2025 s’annonce comme une édition inoubliable.

 

Une réunion en mairie des Fins

Une réunion s’est tenue jeudi matin à la mairie des Fins. Elle portait sur le futur tracé de la route des Microtechniques, axe structurant reliant Besançon au bassin horloger franco-suisse. Les représentants des exploitations agricoles locales étaient conviés. La question du foncier a occupé une part importante des discussions. Elisabeth Redoutey, la maire de la commune du Haut-Doubs, explique, qu’en présence de Cédric Bole, le Président de la Communauté de Communes du Val de Morteau, et du service urbanisme de la collectivité locale,  une présentation du scénario retenu a été effectuée.

Trois projets  au départ

Trois scénarios, établis par le Conseil Départemental du Doubs,  ont dernièrement été présentés au conseil municipal des Fins. Un seul a été choisi par ce dernier. L’objectif étant de trouver un équilibre entre le désenclavement du territoire et la consommation de terres agricoles, entre le Bas de la Chaux et la Combe Geay. « Nous avons tenu nos promesses. Comme nous nous étions engagés, nous avons informé nos agriculteurs, auxquels nous tenons énormément » déclare Mme Redoutey. L’élue rappelle que, pour l’heure, « aucune date de chantier n’est prévue ». Cette réunion se voulait avant tout informative et répondre « à un objectif de clarté et de transparence ».

Une extension en 2x2 voies encore incertaine

Cela fait presque 40 ans que le projet de route des microtechniques est en réflexion. Pour l’heure, seul un  premier tronçon, entre Besançon et Fuans, a été finalisé. Désormais, le souhait est de prolonger la route des Microtechniques vers la frontière suisse. Des études de tracé et de faisabilité existent, mais la question du financement demeure entière. Aucun engagement concret n’est acté, ni du côté du Département du Doubs, ni de l’État.

Retour sur l’histoire d’un chantier majeur

Le chantier de mise en 2x2 voies entre Besançon et Fuans a débuté dans les années 1990. Le dernier tronçon, près de Loray, a été livré en 2009. Cette même année, les projets de déviation de Morteau et des Fins ont été abandonnés, jugés trop coûteux. Au total, environ 68 millions d’euros ont été investis sur l’aménagement de la RD 461, rebaptisée « route des Microtechniques » pour mettre en avant l’identité économique du territoire : horlogerie, mécanique de précision, et industries de pointe implantées à Morteau, Villers-le-Lac, Maîche,… .

Un enjeu économique et transfrontalier

Au-delà de la desserte locale, cette infrastructure est stratégique pour les échanges entre la capitale comtoise et le tissu industriel du Haut-Doubs, fortement tourné vers la Suisse voisine.
Mais à ce jour, aucun calendrier ni financement ne permettent de donner une visibilité au prolongement en 2x2 voies.

Ce mercredi matin, à 1 463 mètres d’altitude sur les alpages des Longevilles-Mont-d’Or, la filière du Mont d’Or AOP a lancé officiellement la saison 2025-2026 de commercialisation de son emblématique fromage au lait cru. Pour marquer ce retour attendu, les dix fromageries de l’AOP et l’Office de Tourisme du Pays du Haut-Doubs ont convié la presse à un petit-déjeuner au lever du jour, dans un décor grandiose sur les hauteurs du Doubs. Boîte d’épicéa, pâte fondante et terroir d’exception : le Mont d’Or, l’un des derniers fromages saisonniers de France, est disponible à la vente jusqu’au printemps.  La saison est ouverte. Le Mont d’Or est de retour sur les étals… et dans les cœurs.

Suite à un nouveau foyer de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) dans l’Ain, le préfet du Jura a élargi la zone réglementée à 72 communes du sud du département. Cet arrêté impose la vaccination obligatoire de plus de 20 000 bovins, la surveillance vétérinaire renforcée et les restrictions de mouvements et d’accès aux élevages. Rappelons que cette maladie ne touche que les bovins et ne présente aucun risque pour l’homme.

carte vache

Un nouveau foyer de dermatose nodulaire contagieuse bovine (DNC) a été confirmé ce samedi 6 septembre dans le département de l’Ain, touchant cinq bovins non vaccinés. Il s’agit du deuxième cas recensé dans ce département depuis le début de la crise, après une accalmie de deux semaines sans nouveau foyer en France.

"L’ensemble des animaux concernés a été abattu le jour même, conformément aux protocoles sanitaires. Ce cas rappelle que le virus circule encore localement et que la situation reste fragile malgré une couverture vaccinale supérieure à 90 % et une nette diminution du nombre de foyers hebdomadaires", précise Annie Genevard, la ministre de l'Agriculture. 

Les vendanges 2025 ont déjà débuté dans plusieurs vignobles. Certaines grandes maisons ont choisi d’anticiper la récolte depuis la mi-août, notamment pour les cépages destinés aux crémants, qui nécessitent des raisins moins mûrs afin de garantir un degré alcoolique modéré. Dans les exploitations plus petites, le rythme est différent : beaucoup de vignerons attendent le tout début septembre pour entamer la cueillette. Reportage au domaine Tissot de Montigny-lès-Arsures.

L'interview de la rédaction : Valérie du Doimaine Tissot à Montigny-les-Arsures 

Une précocité devenue récurrente

Si commencer les vendanges en août peut sembler exceptionnel, cette tendance s’installe. Là où, il y a quarante ans, la récolte avait lieu entre le 5 et le 10 octobre, elle se déroule aujourd’hui avec plus d’un mois d’avance. Le principal facteur en cause est l’évolution du climat : des printemps plus précoces, suivis d’étés très chauds, accélèrent la maturation des raisins. La vigne devient ainsi un véritable indicateur des bouleversements climatiques.

 

Qualité et quantité au rendez-vous

Malgré la précocité, les vignerons se montrent optimistes pour le millésime 2025. La vigne a globalement bien résisté aux maladies et les raisins affichent un bon équilibre sucre-acidité. Quelques épisodes de grêle ont touché certaines parcelles en juillet dernier, mais sans remettre en cause l’ensemble de la récolte. "Tant que ce n’est pas rentré en cuve, on reste prudents", rappelle Valérie du domaine Tissot, consciente que des orages de fin d’été peuvent encore surprendre.

L'interview de la rédaction : Valérie du Doimaine Tissot à Montigny-les-Arsures 

Le rythme des cépages

La récolte s’étale sur plusieurs semaines en fonction des cépages. Les crémants ouvrent le bal, car ils nécessitent des raisins moins sucrés, puis viennent les cépages blancs comme le Chardonnay et le Savagnin, suivis des rouges (Trousseau, Poulsard). Chaque parcelle est suivie de près, avec des contrôles réguliers du taux de sucre pour déterminer la date optimale de vendange.

Entre stress et enthousiasme

Les vendanges sont un moment à la fois attendu et redouté par les vignerons. Elles représentent l’aboutissement d’une année entière de travail et de vigilance face aux aléas climatiques : gel au printemps, sécheresse estivale, orages de grêle. Malgré ce stress, elles restent une période festive et fédératrice, marquée par une effervescence collective unique.

L'interview de la rédaction : Valérie du Doimaine Tissot à Montigny-les-Arsures 

Une fin de vendanges prévue mi-septembre

Selon les estimations, la récolte devrait s’achever entre le 15 et le 20 septembre, en fonction des domaines et des cépages. D’ici là, chaque vigneron avance au rythme de sa vigne, avec l’espoir de transformer ce millésime précoce en un grand cru.


Le verdict est tombé ce vendredi 22 août lors de la 34e édition du Concours Interprofessionnel du Morbier, organisé dans la ville éponyme. Parmi les 32 fromageries en compétition, c’est la fromagerie de Grande-Rivière qui décroche la Médaille d’Or 2025, récompensée par un jury de 24 experts pour l’excellence de son fromage : aspect, croûtage, raie noire, texture et goût ont fait la différence.


Le palmarès complet :


• Or : Grande-Rivière
• Argent : Saint-Gorgon-Main
•  Bronze : Lavigny


La remise des prix s’est tenue dans une ambiance festive, au cœur de la Fête du Morbier, qui a attiré plus de 3 000 visiteurs. Entre marché artisanal, démonstrations, dégustations et animations, le public a célébré avec enthousiasme ce fleuron du patrimoine fromager jurassien. La journée s’est conclue par une Morbiflette géante, partagée dans la convivialité.