Un foyer de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) a été confirmé ce vendredi 28 novembre 2025 dans une ferme de Pouilley-Français, près de Besançon. La préfecture du Doubs a pris un arrêté préfectoral de déclaration d’infection (APDI).
Il s’agit du premier cas recensé dans le département, alors que le Jura en compte déjà sept. Les 82 bovins de l’exploitation familiale seront abattus. L’animal malade, vacciné depuis 36 jours, a présenté des nodules le 27 novembre ; les tests réalisés le lendemain se sont révélés positifs.
Les Jeunes Agriculteurs Bourgogne-Franche-Comté ont publié une lettre ouverte à destination du Président et des élus régionaux. Ils dénoncent des retards persistants dans le versement des aides et l’instruction des dossiers, qualifiant la situation d’« intenable » pour les exploitations et les porteurs de projets.
Le syndicat exige des décisions claires et immédiates, notamment sur les paiements d’investissements, la sécurisation des dossiers en souffrance. Une réponse écrite est attendue avant le 5 décembre prochain. À défaut, une mobilisation régionale est annoncée lors de la Session plénière du 11 décembre. Les JA affirment : « Le temps des excuses est terminé. Le temps des actes commence maintenant. »
La Coordination Rurale du Doubs et du Territoire de Belfort alerte sur une situation jugée intenable. En raison des restrictions liées à la Dermatose Nodulaire Contagieuse, plusieurs exploitations ne peuvent toujours pas rentrer leurs bovins, immobilisés en pâture malgré les intempéries.
La CR a demandé une réunion en urgence avec le préfet. Une dérogation pour motif de bien-être animal est en cours d’instruction. Sans réponse rapide, les éleveurs annoncent qu’ils sont prêts à conduire des bovins devant la préfecture dès ce jeudi, pour dénoncer « un blocage administratif et obtenir le retour immédiat des animaux en bâtiments ».
À l’occasion du salon SITEVI, la ministre de l’Agriculture Annie Genevard a dévoilé un plan de soutien massif à la viticulture française, confrontée à la baisse de la consommation, aux effets du changement climatique et aux tensions géopolitiques pesant sur les exportations.
Ce plan prévoit 130 M€ pour un nouvel arrachage définitif, afin de rééquilibrer l’offre dans les bassins les plus fragilisés, la prorogation en 2026 des prêts structurels garantis à 70 % par Bpifrance, élargis aux coopératives et un allégement des charges sociales, avec 15 M€ mobilisés entre fin 2025 et 2026. En parallèle, la France demande à Bruxelles l’activation de la réserve de crise européenne, notamment pour financer la distillation des surstocks non marchands. « Ce n’est pas un plan d’urgence, mais un investissement pour redonner un avenir à notre viticulture », a affirmé Mme Genevard
La dermatose nodulaire contagieuse (DNC) continue de frapper le cheptel jurassien. Un nouveau foyer a été détecté à Écleux, déjà considéré comme l’épicentre de la maladie. Il s’agit du septième cas recensé dans le département depuis le 10 octobre. Ce lundi, sept bovins ont dû être abattus pour contenir la propagation. La vigilance reste de mise pour les éleveurs et les autorités sanitaires.
Dans une interview accordée au Journal du Dimanche, Annie Genevard, ministre de l’Agriculture, a exprimé sa prudence face à l’accord UE-Mercosur, tempérant l’optimisme affiché par le président Emmanuel Macron. Elle alerte sur les risques pour plusieurs filières agricoles sensibles (bœuf, volaille, sucre, maïs, éthanol) et insiste sur la nécessité de garanties solides : clause de sauvegarde rapide, mesures miroir et contrôles renforcés. Pour Genevard, la France ne signera pas un accord qui sacrifierait ses agriculteurs. Elle appelle à une mobilisation ferme pour préserver la souveraineté alimentaire et la cohérence des normes européennes.
Le concours annuel célèbre les savoir-faire locaux
Aux Fins, dans le Haut-Doubs, le Syndicat interprofessionnel du Mont d’Or a dernièrement organisé son traditionnel concours qui récompense chaque année les meilleures productions de la filière. Un rendez-vous attendu par les producteurs, les affineurs et les amateurs de ce fromage emblématique du massif jurassien. « C’est un moment de partage et de valorisation du travail accompli tout au long de la saison », souligne Éric Feuvrier, président du syndicat interprofessionnel du Mont d’Or.
L'interview de la rédaction : Eric Feuvrier
Une filière stable et maîtrisée
La saison dernière, entre le 15 août et le 15 mars, environ 5 500 tonnes de Mont d’Or ont été produites. Un volume stable, avec une légère progression d’1% par rapport à l’année précédente. « La filière est mature, la demande reste supérieure à l’offre, mais nous travaillons dans le respect strict du cahier des charges AOP. On ne peut pas produire davantage sans compromettre la qualité et l’identité du produit », précise M. Feuvrier. Le Mont d’Or reste un fromage saisonnier, fabriqué uniquement durant les mois froids. Il dépend étroitement des conditions météorologiques : « Quand septembre reste chaud, les ventes sont un peu plus faibles. Le Mont d’Or, c’est un fromage d’hiver : il se déguste quand il fait frais », rappelle le président.
Un produit du terroir, enraciné dans son territoire
Fabriqué exclusivement dans le Haut-Doubs, le Mont d’Or est produit par environ 400 producteurs de lait, répartis entre 9 ateliers collectifs et une fromagerie fermière.
Sa zone d’appellation couvre les communes situées à plus de 700 mètres d’altitude, marquées par la présence d’épicéas, un élément essentiel du paysage et de la maturation du fromage, traditionnellement cerclé d’une fine sangle d’épicéa. « On travaille avec du vivant : la météo, le lait, le territoire. C’est ce qui fait la richesse du Mont d’Or », insiste Éric Feuvrier.
Des prix stables et une consommation en hausse
Malgré la hausse des coûts de production observée dans le secteur laitier, le prix du Mont d’Or reste stable cette année, oscillant entre 9 et 18 euros selon le format. Un équilibre rendu possible grâce à une demande constante sur le marché national : 90 % de la production est consommée en France.
L'interview de la rédaction : Eric Feuvrier
Froid ou chaud : à chacun son Mont d’Or
Symbole de convivialité, le Mont d’Or se déguste de multiples façons. « Personnellement, je le préfère froid, pour mieux en percevoir les arômes », confie M. Feuvrier. Mais la version chaude, cuite au four dans sa boîte, reste un incontournable des tables hivernales.
Servi avec des pommes de terre et de la charcuterie, il incarne à lui seul le plaisir simple et chaleureux des montagnes du Doubs.
Une centaine de personnes se sont rassemblées ce mardi matin devant la préfecture du Jura à Lons-le-Saunier, à l’appel de la Confédération paysanne. Les manifestants dénoncent la gestion sanitaire dans les élevages bovins et les pratiques d’euthanasie jugées excessives dans certains troupeaux dans le cadre de la crise sanitaire actuelle, concernant la dermatose nodulaire contagieuse bovine. Sous le slogan « Stop au carnage ! », les participants ont exprimé leur colère face à ce qu’ils estiment être une dérive administrative et sanitaire.
Une délégation a été reçue par le préfet du Jura et la DDETSPP (Direction départementale de l’emploi, du travail, des solidarités et de la protection des populations). Les représentants syndicaux ont demandé des mesures concrètes pour protéger les éleveurs et mettre fin aux abattages systématiques en cas de suspicion de maladie.
La Confédération paysanne du Jura appelle à un rassemblement ce mardi 4 novembre, à 10h devant la préfecture de Lons-le-Saunier. En cause : la politique sanitaire de la dermatose nodulaire contagieuse des bovins, jugée trop brutale dans la gestion des maladies animales non transmissibles à l’homme. Les manifestants dénoncent «la destruction d’animaux sains et réclament une stratégie plus préventive, notamment par une vaccination élargie. Le mot d’ordre : « Stop au carnage ! »
Face à l’épidémie de dermatose nodulaire contagieuse, Annie Genevard, ministre de l’Agriculture, a annoncé ce jeudi matin la reprise progressive des exportations de bovins français, à partir du samedi 1er novembre. Cette reprise s’effectuera hors des zones de surveillance encore touchées par la contagion.