La Fédération des comices agricoles du Doubs a annoncé le report à 2026 des vingt dates prévues cet automne, en raison de l’épidémie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC), maladie bovine apparue en Savoie et Haute-Savoie. Entre le 29 juin et le 12 août, 74 foyers de DNC ont été confirmés dans ces deux départements, impliquant 39 élevages et entraînant abattages, restrictions de circulation des animaux et vaccination massive, selon le Groupement de défense sanitaire (GDS).
Seule exception possible : le Super comice de Pontarlier, prévu le 25 octobre et organisé tous les cinq ans, dont la tenue sera décidée fin septembre si la situation s’améliore. La DNC, qui n’est pas transmissible à l’homme, peut provoquer chez les bovins fièvre, lésions cutanées et baisse de production laitière. Le taux de mortalité peut atteindre 10 % du troupeau.
Un rassemblement festif et revendicatif est annoncé ce samedi 28 juin à 16h30, place Granvelle à Besançon, pour dénoncer la loi Duplomb, qualifiée de « loi poison » par ses opposants. Organisé par un collectif emmené par la députée écologiste Dominique Voynet, ce rassemblement entend alerter sur les menaces que ferait peser le texte sur la santé, l’environnement et l’agriculture paysanne.
À l’approche de son examen en Commission mixte paritaire le 30 juin, les militants réclament l’abandon d’une loi qu’ils jugent « imposée sans débat public », et appellent « à une mobilisation forte pour défendre la biodiversité, la santé et la démocratie ».
La Confédération Paysanne entend poursuivre son combat tout au long du mois de juin pour empêcher l’adoption de la proposition de loi Duplomb, qu’elle juge comme un recul majeur en matière de politique agricole et environnementale.
Elle dénonce notamment la réintroduction de certains produits phytosanitaires, dont l’acétamipride, un néonicotinoïde toxique pour les insectes pollinisateurs. L’organisation rappelle que la biodiversité est déjà gravement menacée, et que l’agriculture elle-même souffre de ces choix, avec des pressions sanitaires accrues et des résistances aux traitements chimiques.
Par ailleurs, la proposition de loi traite aussi de la gestion de l’eau, en suggérant de privilégier le stockage et le prélèvement pour l’agriculture. La Confédération Paysanne s’oppose fermement à cette mesure, arguant qu’elle favorise un modèle agro-industriel au détriment d’une gestion démocratique et équitable des ressources.
L’organisation défend des alternatives basées sur la diversification des cultures et la régulation des prix pour assurer des revenus agricoles durables tout en préservant l’environnement. Elle appelle à une mobilisation forte contre cette loi, qu’elle considère comme une menace pour l’agriculture paysanne et la souveraineté alimentaire.
Ce jeudi 5 juin, le Conseil européen a acté une décision aux lourdes conséquences écologiques : le déclassement du loup du statut d'espèce « strictement protégée » à celui de « simplement protégée » dans la Directive Habitats.
Une mesure vivement contestée par les associations de protection de la nature, qui dénoncent « une décision contraire à la science et aux engagements européens ». Plusieurs ONG, dont FERUS, ont saisi la Cour de justice de l’Union européenne pour en demander l’annulation.
Cette décision inquiète particulièrement en France, où la population de loups reste vulnérable. Les défenseurs de la biodiversité craignent une recrudescence des tirs, mettant en péril les efforts de cohabitation menés ces dernières années.
Pour les associations environnementales, « le déclassement du loup n’est qu’un prétexte, détournant l’attention des véritables causes du malaise agricole ». Elles alertent « sur un risque majeur pour la protection de la faune sauvage en Europe ».
Un large collectif, mené par Dominique Voynet, députée du Doubs et membre du groupe écologiste et social, appelle à la mobilisation devant les locaux de l’ARS Bourgogne Franche-Comté à Besançon ce lundi 2 juin à 17h30. Il rassemblera réunit plusieurs organisations associatives naturalistes et agricoles opposées à la loi Duplomb.
Cette loi, qui prévoit « la réintroduction de pesticides, l’accélération de la destruction des zones humides et le développement de méga-bassines », suscite de vives inquiétudes. Jugée contraire aux connaissances scientifiques et aux attentes des citoyens, elle est dénoncée « comme une menace pour la santé, l’environnement et l’agriculture paysanne ».
Dans une tribune, Sévérine Véziès, responsable de la France Insoumise à Besançon, a réagi au choix de Laurent Croizier, le député doubiste centriste, de se prononcer « en faveur de la motion de rejet adoptée à l’Assemblée nationale, « empêchant ainsi tout débat sur le projet de loi encadrant l’usage des pesticides dans l’agriculture ». La Bisontine Insoumise y voit « une concession aux lobbies de l’agriculture industrielle et un recul dans la protection de la biodiversité ».
Les opposants, dans leur majorité, dénoncent « une remise en cause des études scientifiques sur l’impact des pesticides, notamment des néonicotinoïdes, tout en soulignant l’absence de discussion sur les revenus des agriculteurs et la nécessité d’un modèle plus durable ». Cette décision renforce les tensions autour des choix environnementaux et agricoles du gouvernement.
Le député de la cinquième circonscription du Doubs, Eric Liégeon, s’est fendu d’un communiqué de presse après le vote de la motion de rejet sur la proposition de loi visant à lever les contraintes pesant sur le métier d’agriculteur. Déplorant le dépôt de plus de 3 500 amendements par la gauche, LFI et les écologistes, il accuse ces groupes d’« obstruction massive et revendiquée » empêchant tout débat constructif sur le texte.
Estimant que les agriculteurs méritent un soutien législatif plutôt que des manœuvres politiques, le député justifie son vote en faveur de la motion de rejet comme la seule option permettant au projet de poursuivre son parcours parlementaire. Selon lui, cette proposition de loi, qui vise notamment à simplifier les démarches administratives et faciliter l’accès à l’eau pour l’agriculture, est essentielle pour redonner de la liberté aux producteurs.
Elle sera désormais examinée en commission mixte paritaire.
Le syndicat Sud Agri Jura réagit avec indignation et tristesse à la perte d'une ouvrière agricole de 35 ans, décédée dernièrement d’un malaise cardiaque alors qu’elle travaillait dans une parcelle de vignes à Perrigny. Le syndicat rappelle « une réalité alarmante » et une statistique de la MSA : « En 2022, 42.4 % des salariés agricoles décédés à la suite d’un accident du travail ont succombé à ces pathologies ».
Le syndicat Sud Agri Jura exige « un renforcement des moyens alloués à la prévention des accidents et appelle chaque travailleur et travailleuse à refuser les conditions de travail dangereuses ». « L’application du droit de retrait, l’amélioration des conditions de travail, la revalorisation des salaires, la réduction du temps de travail et l’abaissement de l’âge de départ à la retraite » sont des solutions préconisées.
Dans le département du Jura, une initiative est en place pour recenser et régulariser les forages agricoles, indispensables à l’irrigation. Cette démarche vise à garantir leur conformité et à prévenir la pollution des eaux souterraines.
Portée par la direction départementale des territoires du Jura, avec le soutien des associations syndicales autorisées et de la chambre d’agriculture, cette procédure permet de sécuriser les autorisations nécessaires à l’exploitation des forages et leur mise en conformité avec les réglementations en vigueur.
Les agriculteurs concernés ont jusqu’au 31 août 2025 pour déclarer leurs installations en ligne, tandis que les éventuelles mises en conformité techniques pourront être réalisées jusqu’au 31 mai 2026. Pour accéder aux démarches en ligne : https://www.demarches-simplifiees.fr/commencer/campagne-de-recensement-et-de-regularisation-des-f
Dans un communiqué de presse, les Écologistes de Franche-Comté réaffirment « leur soutien à la filière Comté », tout en appelant « à un cahier des charges renforcé pour limiter l’impact environnemental de la production ». « Si ce fromage est un pilier du patrimoine et de l’économie régionale, la pression sur les prairies et cours d’eau reste préoccupante » expliquent-ils.
Selon l’étude NutriKarst, « les rejets agricoles contribuent à la pollution de l’eau, malgré les efforts engagés ». Le mouvement écologiste milite « pour une évolution de la filière, garantissant qualité, préservation de la biodiversité et conditions d’élevage respectueuses, afin que le Comté reste une fierté régionale durable ».