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La Coulée du Mont d’Or fera son retour samedi 12 septembre, de 10 h à 18 h, sur la place d’Arçon à Pontarlier. Organisée par la Ville et le Syndicat interprofessionnel du Mont d’Or, cette manifestation mettra à l’honneur le célèbre fromage du Haut-Doubs à travers des dégustations, un défilé, des animations et un repas géant.

La tradition fromagère sera à l’honneur dans le centre-ville de Pontarlier. Habitants, visiteurs et amateurs de gastronomie sont invités à participer à une nouvelle édition de la Coulée du Mont d’Or. La manifestation débutera officiellement à 10 h, avant l’inauguration et la cérémonie d’intronisation organisées, à 10 h 15, par la Confrérie du Mont d’Or. À 10 h 45, un grand défilé partira de la place des Casernes-Marguet pour rejoindre la place d’Arçon. Le cortège réunira les membres de la confrérie, des tracteurs anciens, les Armaillis ainsi que les musiciens de l’Harmonie municipale.

Des dégustations proposées par les fabricants

À partir de 11 h 15, le public pourra participer à une dégustation gratuite proposée par huit fabricants de Mont d’Or. Plusieurs fromageries et fruitières du territoire présenteront leurs productions et feront découvrir les particularités de ce fromage emblématique du massif jurassien. Le Syndicat interprofessionnel du Mont d’Or animera également un espace consacré à la filière. Des quiz, des dégustations et des démonstrations de fabrication traditionnelle permettront de mieux comprendre les différentes étapes de préparation du fromage. Un stand de vente complétera le dispositif.

Les animations commenceront dès le vendredi 11 septembre, de 14 h à 16 h, avec l’accueil des écoles de Pontarlier sur la place d’Arçon. Le grand public pourra également assister à des démonstrations de fabrication à l’ancienne et acheter ou déguster du Mont d’Or.

Un repas géant servi au cœur de la fête

L’un des temps forts de cette édition sera le repas géant préparé et servi par le CAP Football, également chargé de tenir la buvette. Proposé au tarif de 21 euros, le menu comprendra une Mont d’Oriflette, de la salade verte, une saucisse de Morteau snackée au brasero, une glace à l’absinthe et un café.  Le déjeuner sera accompagné musicalement par Julien Locatelli. Patrick Laithier prendra ensuite le relais durant l’après-midi pour prolonger l’ambiance festive jusqu’à 17 h. Pensez à réserver votre place : https://ca-de-pontarlier.sporteasy.net/collections/53272/checkout/

Des activités pour toute la famille

De nombreuses animations seront proposées tout au long de la journée. Les enfants pourront notamment profiter de jeux géants en bois, d’un toboggan gonflable, d’une vache à traire et d’un espace de dessin. Les produits et savoir-faire régionaux seront également représentés.  Une exposition de tracteurs anciens et une démonstration de levage de sangles compléteront le programme. En cas d’intempéries, l’ensemble de la manifestation sera maintenu et déplacé sous la halle Émile-Pasteur.

Le Conseil de l’agriculture de Bourgogne–Franche-Comté s’est réuni le 25 août à École-Valentin pour dresser un premier bilan de la sécheresse de 2026. En présence du président de Région Jérôme Durain et du directeur régional de l’agriculture Björn Deslet, les représentants agricoles ont évoqué une situation historique par sa durée et son ampleur. Leurs demandes doivent être transmises à la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard.

Des rendements en forte baisse

Les conséquences touchent la plupart des productions régionales. Selon les secteurs, les baisses de rendement atteignent 25 à 75 %. Les pertes dépasseraient 50 % pour le maïs, le soja, le tournesol et la betterave. La production des prairies recule de plus de 30 %, avec au moins 1,7 million de tonnes de fourrage en moins. La viticulture, l’élevage, les légumes et les fruits sont également affectés. À ces pertes s’ajoutent l’augmentation des charges et des problèmes sanitaires pour les animaux.

Des agriculteurs fragilisés

Les représentants agricoles alertent aussi sur les conséquences humaines de cette crise : manque de fourrage pour l’hiver, inquiétudes financières, surcharge de travail et fragilisation des exploitations. Ils demandent la mise en place de dispositifs d’écoute et d’accompagnement pour les agriculteurs en difficulté.

Des aides financières réclamées en urgence

Parmi les mesures demandées figurent une « année blanche » pour soulager les trésoreries, la reconnaissance rapide du cas de force majeure pour la Politique agricole commune, l’accélération du versement des aides et des indemnisations ainsi qu’une réduction des cotisations sociales. Le Conseil régional est également sollicité pour proposer des prêts à taux zéro et des avances de trésorerie.

Adapter les exploitations au changement climatique

À plus long terme, la profession souhaite renforcer les investissements consacrés au stockage de l’eau et du fourrage, à l’irrigation et à l’adaptation des exploitations au changement climatique. Le Conseil de l’agriculture demande ainsi des réponses immédiates, mais aussi une évolution durable de la politique de gestion de l’eau.

Dans le Jura, la Fête de l’Agriculture se tiendra ce samedi 29 août, à partir de 10 heures, sur les terres du GAEC des Tulipes à Colonne, près de Poligny. Organisée par les Jeunes Agriculteurs du Jura, cette journée mettra à l’honneur le monde agricole et ses savoir-faire.

Une trentaine de concurrents participeront à la finale départementale de labour, qualificative pour l’épreuve régionale. Démonstrations de chiens de troupeau, courses de tracteurs tondeuses, concours de bûcheronnage et animations pour enfants compléteront le programme. L’entrée sera gratuite en journée, avant une soirée autour d’une fondue géante et d’un concert du groupe Les Spiders.

La succession des vagues de chaleur et le manque de pluie fragilisent les cultures maraîchères. Sur le marché du centre-ville de Besançon, commerçants et producteurs constatent des difficultés variables selon les produits. Les légumes semblent particulièrement touchés, tandis qu’un arboriculteur local annonce une récolte de fruits fortement réduite.

Les légumes particulièrement fragilisés

Les légumes figurent parmi les cultures les plus exposées aux températures extrêmes. La chaleur peut interrompre la croissance des plantes, brûler les jeunes pousses ou empêcher les fleurs de donner des fruits. Lorsque l’irrigation est possible, elle limite les dégâts, sans toujours permettre de sauver la totalité des récoltes. Sur le marché du centre-ville de Besançon, un commerçant constate surtout des difficultés pour les légumes. « Les salades et les tomates ne poussent pas très fort. Tout est brûlé par le soleil », explique-t-il. À l’inverse, les fruits semblent, selon lui, mieux résister : « Ils sont meilleurs et pleins de sucre. Les pêches et les nectarines, c’est ce qu’il y a de mieux en ce moment ". 

Le reportage de la rédaction 

Salades et haricots verts difficiles à trouver

Un autre commerçant confirme des approvisionnements plus compliqués que les années précédentes, même s’il parvient encore à alimenter son étal. Certains produits se font toutefois beaucoup plus rares. «  Il y a eu pas mal d’abricots, mais des haricots verts, il n’y en a même pas du tout. Pour le reste, ça suit encore assez bien », précise-t-il. La situation dépend notamment de l’origine des produits et des possibilités d’irrigation dans les zones de production. Les salades sont également plus difficiles à obtenir. « Avec la chaleur qu’il y a eu, ce n’est pas possible. Le soleil, c’est bien, mais lorsqu’il fait trop chaud, ce n’est pas bon », résume le commerçant.

Des fruits moins nombreux et plus petits

La sécheresse touche également les productions locales. M. Robin, qui possède plusieurs vergers et un jardin, commercialise exclusivement sa propre récolte sur les marchés bisontins. Il produit principalement des fruits à noyau, ainsi qu’un peu de rhubarbe au printemps. Cette année, sa récolte est très inférieure à celle de la saison précédente. « Nous n’avons même pas le quart de la production de l’année dernière, qui avait été relativement exceptionnelle. Les fruits sont plus petits et ils ont eu du mal à mûrir », témoigne-t-il. L’arrosage aurait pu limiter les pertes, mais ses vergers sont difficilement accessibles. Les restrictions d’eau compliquent également toute intervention. « D’une manière générale, nous n’avons jamais arrosé, quelles que soient les saisons. Nous acceptons donc que la production soit moindre et d’avoir moins de choix à proposer aux clients », poursuit le producteur.

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Le reportage de la rédaction 

Vers une évolution des cultures

Pour les commerçants interrogés, les producteurs devront progressivement s’adapter aux nouvelles conditions climatiques. Les cultures ayant besoin de beaucoup d’eau ou supportant difficilement les fortes températures pourraient devenir plus compliquées à maintenir. L’un d’eux imagine une évolution progressive vers des productions déjà présentes dans les régions méridionales, comme les amandes ou les pistaches. « Il faudra changer un peu, comme dans le Sud. Cela va s’adapter petit à petit », estime-t-il, tout en refusant de céder au pessimisme : « On va réussir. Il faut être optimiste. » M. Robin reste, de son côté, prudent sur la portée de cette mauvaise saison. Il considère 2026 comme une année particulière, mais pense que les effets du changement climatique pourraient durablement peser sur les prochaines récoltes.

L’adaptation devient incontournable

Cette nouvelle sécheresse relance ainsi le débat sur l’adaptation de l’agriculture. Le choix de variétés moins gourmandes en eau, la modification des calendriers de plantation, l’amélioration de la capacité des sols à conserver l’humidité, la récupération des pluies hivernales et l’évolution des pratiques d’irrigation figurent parmi les solutions envisagées. Pour les professionnels, l’enjeu ne consiste plus seulement à sauver les récoltes de cet été. Il s’agit désormais de préparer les exploitations à des épisodes de chaleur et de sécheresse susceptibles de devenir plus fréquents.

FRUITS COMMERCANTS BESANCON 2

Face à une sécheresse exceptionnelle, la préfecture du Doubs a installé, ce jeudi 13 août, une « cellule sécheresse agricole ». Elle réunit les représentants de la profession, les banques, la MSA, les assurances et les collectivités. Toutes les filières sont touchées, notamment les fourrages et le maraîchage. Des aides à la trésorerie, des allégements de cotisations et des exonérations fiscales sont demandés. Les propositions seront transmises au ministère de l’Agriculture, qui prépare un plan national d’accompagnement.

Les sapeurs-pompiers du Doubs sont intervenus ce dimanche, vers 17h, dans un bâtiment agricole sans habitation situé le long de la départementale 102, à Échay. Une surchauffe du fourrage a fait grimper la température jusqu’à 80 °C. Environ 30 tonnes de foin ont été évacuées dans un champ sous protection hydraulique.

 
 
Le célèbre fromage du Haut-Doubs s’apprête à faire son retour dans les fromageries. Sa fabrication reprendra le 15 août 2026, avant le début de sa commercialisation le 10 septembre. Les premières productions seront célébrées lors de la traditionnelle Coulée du Mont d’Or, organisée les vendredi 11 et samedi 12 septembre, place d’Arçon à Pontarlier.
 

L’adoption par l’Assemblée nationale de la loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles suscite des réactions opposées dans le Doubs. Le député centriste Laurent Croizier défend un texte destiné, selon lui, à soutenir les exploitants et la souveraineté alimentaire. Le collectif Alternatiba Besançon alerte, au contraire, sur ses conséquences environnementales.

Laurent Croizier revendique une « voie d’équilibre »

Laurent Croizier a voté en faveur de cette loi, qui rassemble 77 mesures concernant notamment les revenus agricoles, l’accès à l’eau, les bâtiments d’élevage, la prédation et l’origine des produits alimentaires. Le parlementaire présente son choix comme un vote « pour nos agriculteurs, pour notre souveraineté alimentaire et pour la science ».

Le député du Doubs estime que le texte adopté contient plusieurs avancées : réduction à quatre mois des délais de négociation commerciale, préférence accordée aux produits français et européens dans les cantines publiques, étiquetage de l’origine des viandes et des produits de la pêche ou encore renforcement de la lutte contre les importations ne respectant pas les normes européennes.

Il souligne également les mesures destinées à simplifier les projets de stockage d’eau et l’objectif de doubler les capacités agricoles en la matière d’ici 2035. Pour Laurent Croizier, ces équipements doivent être décidés localement et s’inscrire dans une trajectoire de sobriété.

Des dérogations phytosanitaires très encadrées, selon le député

Une partie des critiques porte sur la possibilité de recourir à certains insecticides, notamment l’acétamipride et le flupyradifurone. Laurent Croizier assure que la loi ne rétablit pas leur autorisation générale. Selon lui, les molécules concernées restent interdites en France.

Le texte permet toutefois à l’Agence nationale de sécurité sanitaire, l’Anses, ( ndlr :  filiale d’une ministère de l’Agriculture),  d’accorder des dérogations ciblées et temporaires pour quatre cultures : les betteraves sucrières, les noisettes, les cerises et les pommes. Ces autorisations ne pourraient être délivrées qu’en présence d’une menace grave pour la production et après une évaluation des risques sanitaires et environnementaux.

Le parlementaire considère que cette décision doit relever de l’expertise scientifique. Il affirme également que plusieurs dispositions controversées présentes dans la version du Sénat ont été supprimées lors de l’examen du texte, notamment celles concernant la gouvernance de l’eau, la définition des zones humides ou une réautorisation plus large de certains insecticides.

Alternatiba Besançon redoute plusieurs « reculs »

Alternatiba Besançon porte une lecture radicalement différente. Le collectif écologiste estime que cette loi, présentée comme une réponse à la crise agricole, « ouvre en réalité la voie à plusieurs reculs ».

Dans une publication visant directement Laurent Croizier, Alternatiba considère que son vote revient à soutenir « l’accaparement de l’eau par l’agriculture industrielle », la possible réintroduction de pesticides comme l’acétamipride et le flupyradifurone, ainsi que l’agrandissement des élevages industriels.

Le collectif redoute donc que les mesures de simplification et les dérogations prévues affaiblissent la protection de l’eau, de la biodiversité et de la santé. Son analyse s’oppose frontalement à celle du député, qui dénonce de son côté une « instrumentalisation politique » et une présentation caricaturale du contenu de la loi.

Deux visions de la transition agricole

Derrière cette controverse locale se dessinent deux conceptions de l’avenir de l’agriculture. Alternatiba Besançon craint que la recherche de compétitivité conduise à maintenir un modèle agricole intensif et dépendant des pesticides et de l’irrigation.

Laurent Croizier juge, pour sa part, qu’une transition écologique ne pourra pas réussir sans donner aux agriculteurs les moyens de vivre de leur travail et de s’adapter au changement climatique. Il défend une réduction progressive des pesticides, accompagnée par la recherche et le développement d’alternatives.

Le débat porte ainsi moins sur la nécessité de transformer l’agriculture que sur les moyens d’y parvenir et sur l’équilibre à trouver entre production alimentaire, revenus des exploitants, santé publique et protection de l’environnement.

L'Assemblée nationale a adopté le projet de loi d'urgence agricole par 296 voix contre 224, après le compromis trouvé entre députés et sénateurs. Le texte prévoit notamment la réintroduction, à titre dérogatoire, de deux pesticides interdits en France mais autorisés dans l'Union européenne pour certaines filières en difficulté, dont l'acétamipride. Il comprend également des mesures visant à faciliter le stockage de l'eau, la construction de bâtiments d'élevage et à renforcer la souveraineté alimentaire.
 
Ce vote, marqué par de vifs échanges dans l'hémicycle et des divisions jusque dans le camp présidentiel, est salué par les principaux syndicats agricoles mais vivement dénoncé par la gauche et les organisations écologistes. Le texte doit désormais être examiné par le Sénat avant une adoption définitive. Les groupes de gauche ont déjà annoncé qu'ils saisiront ensuite le Conseil constitutionnel pour contester plusieurs de ses dispositions.Dans un communiqué diffusé ce mardi 7 juillet, le député du Doubs Laurent Croizier appelle à renforcer la desserte ferroviaire de l'ouest de Besançon afin de désengorger le secteur des Hauts-du-Chazal et du CHU Minjoz.
 
Il propose de lancer rapidement une étude sur les besoins en mobilité et en stationnement, mais aussi de prolonger le tramway jusqu'à la gare de Franois. L'élu défend la création d'un pôle multimodal associant train, tram, bus, stationnement et modes doux. Selon lui, ce projet offrirait une alternative à la voiture pour les habitants des communes périphériques et améliorerait les conditions d'accès à ce secteur stratégique.
 

Le Doubs est confronté à un épisode de sécheresse particulièrement précoce. Dans plusieurs communes, les ressources en eau sont désormais insuffisantes et cinq villages doivent être approvisionnés par camions-citernes pour garantir l'accès à l'eau potable. La baisse des précipitations et les fortes chaleurs inquiètent les élus, qui redoutent une aggravation de la situation dans les prochaines semaines.

Les agriculteurs sont eux aussi en difficulté. Les pâturages s'assèchent, les réserves de fourrage diminuent et les troupeaux souffrent du stress thermique, entraînant une baisse de la production laitière. En l'absence de pluies durables, les spécialistes estiment que la situation pourrait encore se dégrader au cours de l'été.