La dermatose nodulaire continue de gagner du terrain dans le Jura. Un nouveau foyer, le cinquième dans le département, a été confirmé à Chamblay, à moins de trois kilomètres d’Écleux, épicentre des premières contaminations. Le troupeau concerné serait composé d’ une cinquantaine de bovins. Il doit être euthanasié ce vendredi 24 octobre, conformément au protocole sanitaire.
Une première avancée majeure dans la lutte contre la dermatose nodulaire contagieuse. La première des cinq zones réglementées vient d’être officiellement levée. Le préfet du Jura a validé hier le passage en zone vaccinale de 55 communes du sud du département.
La liste complète est publiée sur la page Facebook de la Préfecture. Ce passage en zone vaccinale facilite dès à présent les mouvements de bovins entre cette zone et les zones indemnes. Les autorités précisent qu’il reste essentiel de maintenir les efforts dans le reste du département et de respecter strictement les règles sanitaires afin de poursuivre la maîtrise de la maladie.
Après une première réunion d’information tenue lundi soir à Champvans, la préfecture du Jura rappelle qu’une seconde rencontre est prévue ce mardi 21 octobre à 20h, à la salle des fêtes de Ney. Ces réunions publiques visent à informer les éleveurs, les professionnels agricoles et les habitants sur la dermatose nodulaire contagieuse, la campagne de vaccination en cours et les mesures de biosécurité à mettre en place.
La Confédération paysanne alerte : la Dermatose Nodulaire Bovine progresse en Franche-Comté, Bourgogne et Pyrénées. Le syndicat dénonce « les abattages systématiques, l’absence de cohérence dans les dérogations, et l’interdiction d’épandage non fondée scientifiquement ». Le 23 septembre, en session de Chambre d’Agriculture Doubs/Territoire de Belfort, l’élu Nicolas Lecatre a rappelé l’efficacité des vaccins et demandé l’élargissement des zones de vaccination. Le syndicat agricole réclame « un vrai soutien aux éleveurs et une révision urgente des mesures ». Une pétition est en ligne.
A l’occasion de son déplacement dans le Jura et face à la recrudescence de foyers de dermatose nodulaire contagieuse, la ministre de l’Agriculture Annie Genevard, qui a réuni en urgence le Parlement du sanitaire, a annoncé des mesures strictes dès ce samedi 18 octobre : interdiction des rassemblements festifs de bovins sur tout le territoire, suspension des marchés d’élevage dans les zones réglementées, et blocage total des exportations de bovins hors de France. Des contrôles renforcés et des sanctions sont prévus jusqu’au 4 novembre inclus. La ministre appelle « à la responsabilité collective pour éviter tout risque spéculatif et préserver la filière ».
La ministre de l’Agriculture, de l’Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire, Annie Genevard, se rendra ce vendredi 17 octobre dans le Jura, en réponse aux foyers de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) recensés dans le département.
A 10h, Elle présidera à cette occasion une réunion de crise à laquelle participeront élus, représentants agricoles, banques, assurances et services de l’État. L’objectif : coordonner la gestion de l’épidémie, accélérer la vaccination et renforcer les mesures de biosécurité.
La ministre visitera ensuite, vers 14h, le GAEC de l’Espoir à Chaussenans pour échanger avec les éleveurs et vétérinaires engagés dans la campagne vaccinale en cours.
La dermatose nodulaire contagieuse frappe une troisième ferme à Écleux : les 60 vaches seront euthanasiées, portant à 244 le nombre total de bovins abattus dans le village. La ministre de l’Agriculture Annie Genevard est attendue ce vendredi 17 dans le Jura, avec une visite possible sur place.
Une réunion de crise s’est tenue ce mardi en préfecture du Jura, présidée par le préfet du département, Pierre-Édouard Colliex, après la confirmation d’un second foyer de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) à Ecleux. L’interdiction totale des mouvements de bovins est réaffirmée. Une opération de dépeuplement est prévue ce jour. La campagne de vaccination, déjà en cours, vise à couvrir les 125 000 bovins du département. Une enquête épidémiologique est ouverte pour identifier l’origine de l’infection. Une réunion publique d’information se tiendra lundi 20 octobre en soirée.
Un nouveau cas de dermatose nodulaire a été confirmé ce lundi 13 octobre à Écleux, dans le Jura, dans un second élevage bovin. Après l’abattage entamé du premier troupeau (93 animaux), 91 bêtes supplémentaires devront être euthanasiées dans cette autre exploitation agricole. La maladie, sans danger pour l’homme, continue de frapper durement la profession.
Face à l’apparition d’un cas de dermatose nodulaire bovine dans le Jura, Rémi Bastille, le préfet du Doubs, a réuni ce lundi les représentants du monde agricole, des services vétérinaires et des organisations professionnelles pour définir un plan d’action immédiat. Objectif : endiguer la propagation du virus et protéger les élevages du département, désormais placés sous forte surveillance.
L'interview de la rédaction : Rémi Bastille, préfet du Doubs
L'interview de la rédaction : Rémi Bastille, préfet du Doubs
247 communes concernées par un zonage réglementé
La situation jurassienne a déclenché la mise en place de mesures strictes dans le Doubs. D’après les services de l’État, 247 communes sont désormais incluses dans un périmètre réglementé :
Zone de protection : un rayon de 20 km autour du foyer initial, impactant 95 exploitations et environ 11 000 bovins.
Zone de surveillance : s’étendant sur 30 km supplémentaires, elle concerne près de 123.000 animaux répartis sur un millier d’exploitations. Ce zonage couvre près de la moitié du département. Un arrêté préfectoral signé ce matin officialise ces dispositions.
Restrictions de mouvement et renforcement de la biosécurité
Les autorités rappellent que tout déplacement d’animaux est interdit, sauf dérogation exceptionnelle délivrée par les services de l’État. Les éleveurs sont appelés à modifier leurs pratiques afin de limiter la diffusion du virus : désinfection systématique du matériel, restriction des visites extérieures et limitation des camions circulant entre exploitations. “La rigueur est notre meilleure arme. Chaque manquement met en péril l’ensemble de la filière,” souligne Philippe Monnet, le président de la Chambre d’Agriculture. Même si pour l’heure, les investigations en cours ne permettent pas de l’affirmer, des mouvements illégaux d’animaux pourrait expliquer la propagation inter-départements du virus.
Vaccination massive : la clé de sortie de crise
La vaccination généralisée constitue le pivot du dispositif de lutte. La campagne débutera sur la ligne séparant la zone de protection et celle de surveillance, avant de s’étendre progressivement vers l’extérieur puis vers le cœur du foyer. Les vétérinaires sanitaires procéderont à des visites systématiques dans la zone de protection, tandis que des inspections ciblées auront lieu dans la zone de surveillance.
L'interview de la rédaction : Philippe Monnet, président de la chambre d'agriculture Doubs/Territroire de Belfort
L'interview de la rédaction : Lionel Malfroy, président du Groupement de Défense Sanitaire de Bourgogne Franbche-Comté
Des délais stricts avant un retour à la normale
La reprise des mouvements d’animaux ne pourra intervenir que 28 jours après la fin de la vaccination. La levée complète du zonage nécessitera au minimum 45 jours sans nouveau cas, plus 28 jours après vaccination. D’après les services vétérinaires, le délai global pourrait atteindre trois mois avant une sortie de crise complète, à l’image de la situation vécue en Savoie. Les autorités ont tenu à rassurer les consommateurs : la maladie n’est pas transmissible à l’homme, et les produits transformés (viande, lait, fromages) ne présentent aucun risque sanitaire.
Communication et accompagnement des éleveurs
Un numéro d’information dédié a été mis en place : 03 39 59 58 58 (du lundi au samedi, 9h–18h). Une page spéciale sera ouverte sur le site de la préfecture du Doubs, rassemblant les formulaires de dérogation, les consignes officielles et une foire aux questions. Les organisations agricoles (Chambre d’Agriculture, GDS, syndicats) appellent à une discipline exemplaire et assurent leur soutien technique aux éleveurs.
Christophe Chambon, Vice-président de la chambre d'agriculture Doubs/ Territoire de Belfort et président du fond de mutualisation sanitaire et envirronement national