Hier soir, entre 18h et 20h, en raison du violent orage qui s’est abattu, les sapeurs-pompiers du Doubs sont intervenus à 17 reprises sur le nord de l’agglomération bisontine et une partie de la Vallée de l’Ognon, pour réaliser des opérations de bâchage, d’asséchement ou de sécurisation d’objets menaçant de tomber.
Marie-Guite Dufay a fait mentir les sondages et celles et ceux qui pensaient qu’elle menait le combat politique de trop. Dimanche, au soir du 1er tour des élections régionales, dans un contexte politique très particulier, avec une abstention record ( 65% en Bourgogne-Franche-Comté, la présidente socialiste sortante du Conseil Régional de Bourgogne Franche-Comté, est arrivée en tête du scrutin, avec 26,4% des suffrages. Devançant ainsi le Rassemblement National (23 ,2%), les Républicains (21,1%), la république en Marche (11,6) et les écologistes (10,3%)
Cette performance a permis à Mme Dufay de mettre tout le monde d’accord dans son propre camp. Si elle n’était pas parvenue à rassembler complétement avant dimanche soir, elle vient de transformer l’essai. Après six heures de négociation à Dijon dans la nuit de dimanche à lundi, Marie-Guite Dufay et Stéphanie Modde se sont retrouvées et fusionnent leur liste. « Je suis en mesure de conduire une liste qui a deux piliers. Le pilier social, autour des questions d’emploi et de formation, avec l’appui très fort du Parti Communiste, et les questions écologiques de demain, avec le pôle écologiste qui apportera son expertise et sa capacité d’accélération des politiques que nous avons déjà menées » précise Mme Dufay.
Une quadrangulaire
C’est donc une quadrangulaire qui sera proposée aux électeurs bourguignons et francs-comtois ce dimanche. Le Rassemblement National et Julien Odoul seront au rendez-vous, tout comme la droite très élargie de Gilles Platret et Denis Thuriot de La République-en-Marche, que la présidente sortante a très vite sorti de ses plans.
Alexandra Cordier prépare les futures élections municipales. Suite à son expérience de l’an dernier, l’ancienne attachée de presse, a appris de l’expérience vécue lors de la dernière campagne électorale. Ancienne attachée de presse de Jean-Louis Fousseret, passionnée par la vie publique et désireuse de contribuer au développement et au rayonnement de la ville de Besançon, elle a décidé de préparer dès maintenant l’élection 2026. Cependant, pas question de partir seule. Elle peut compter sur les 55 colistiers engagés à ses côtés depuis un an. Un collectif solide qu’elle compte bien agrandir et enrichir.
Certes la route est encore longue, mais il est important de se projeter d’ores et déjà dans une réflexion et une démarche collective pour faire naître des projets. L’objectif est bien entendu d’ouvrir cette réflexion à la population la plus large. « Nous devons être capable de parler et d’intéresser les 70% d’abstentionnistes qui ne croient plus en la vie publique et ses acteurs » explique Alexandra Cordier. L’objectif est clairement annoncé : « faire grossir les rangs » pour faire émerger des idées, des pensées et des initiatives nouvelles. Alexandra Cordier en est convaincue, c’est en impliquant la population que cette dernière aura envie de se mobiliser et ne se détournera plus de la chose publique.
Tout le monde est le bienvenu. A l’exception des extrêmes de droite et de gauche, invitées à rester chez elles. En septembre prochain, Alexandra Cordier lancera son Think Tank bisontin. Un moyen de sensibiliser et d’informer le plus grand nombre sur les intentions et les ambitions de celle qui n’a pas dit son dernier mot.
Un grave accident de la route s’est produit hier, vers 18h40, à Rougemont (25). Un véhicule a quitté la route. Il se trouvait sur le toit dans un fossé, avec une enfant piégée dessous. Les deux victimes, une mère et sa fille, ont été prises en charge par les secours. Grièvement blessées, elles ont été transportées sur le centre hospitalier Jean Minjoz à Besançon. Leur pronostic vital était engagé hier soir.
La préfecture du Jura indique que des mesures de dépistage et de vaccination sont mises en œuvre dans le Haut-Jura après l’identification d’un cluster de 13 cas de covid porteurs de la mutation pouvant évoquer le variant delta dans le secteur Haut-de-Bienne/Morez.
L’ARS et la préfecture appellent les habitants des communautés de communes concernées à se faire tester et vacciner, sans délai. Des opérations de dépistage sont programmées dans certains établissements scolaires. Par ailleurs, une opération grand public aura lieu ce mercredi 23 juin, de 14 heures à 18 heures, sans rendez-vous, espace Lamartine de Morez. Une autre est prévue le 25 juin, de 8h à 13h, sans rendez-vous également sur le marché des Rousses.
Le 19 juin dernier, un individu de 19 ans a été interpellé lors d’une transaction de produits stupéfiants rue des Frères Mercier à Besançon. Il était en possession de 31 grammes de résine de cannabis et 5 grammes de cocaïne, ainsi que cent euros en numéraire. Le jeune homme a reconnu les faits. Il a expliqué qu’il s’agissait de sa consommation personnelle.
Deux individus, âgés de 18 et 21 ans, ont été incarcérés à la maison d’arrêt de Besançon. Ils étaient jugés en comparution immédiate lundi matin dans le cadre d’une affaire de trafic de stupéfiants. Tous deux sont originaires de la région parisienne. L’aîné a été condamné à 10 mois de prison, dont six avec sursis. Il a interdiction de paraître sur Besançon pendant 5 ans.
Quant à l’autre protagoniste, il s’est vu infliger une peine de 10 mois de prison, dont 4 mois avec sursis. Il a également interdiction de paraître sur Besançon pendant 5 ans. Le 18 juin dernier, vers 22h30, rue de Verdun à Besançon, ils ont été interpellés en possession de 2.370 euros, dont ils ne parvenaient pas à justifier l’origine, ainsi que des sachets contenant 32 grammes de résine de cannabis et 5 grammes de cocaïne
Un jeune bisontin de 21 ans, défavorablement connu de la police, a été interpellé le 20 juin dernier, vers 12h30, rue du petit Chamars à Besançon. Ce dernier, sous l’effet de l’alcool, avait brisé la vitre d’un véhicule en stationnement et s’était installé pour y dormir.
Constatant les faits, le propriétaire a prévenu le commissariat. L’individu était en possession de 0,50 gramme de résine de cannabis. Le jeune homme devra s’expliquer en décembre prochain au tribunal judiciaire de Besançon.
Khedafi bonjour. Pour commencer, comment t’es-tu lancé dans la boxe ? D’où te vient cette passion ?
Bonjour. Au départ, j’étais très attiré par les sports collectifs, mais j’avais aussi des amis qui faisaient de la boxe. J’habitais dans un quartier populaire, et c’est vrai qu’on se suit beaucoup à cet âge là, donc j’ai décidé d’essayer la boxe. Ça m’a plu tout de suite parce que c’est un sport individuel qui ne dépendait que de moi. Je récoltais directement les fruits de mon travail.
Tout va aller très vite pour toi. Tu commences la boxe en 1999 et tu intègres l’INSEP en 2002. 2 ans plus tard, en 2004, tu participes à tes premiers Jeux. Comment as-tu vécu cette ascension fulgurante ?
Je l’ai très bien vécu. Avec du recul maintenant, je me dis que oui, c’est arrivé très rapidement. Mais lorsque vous êtes dedans, vous ne ressentez pas cette vitesse. J’étais un gros travailleur, je m’enfermais dans ma chambre, je ne sortais pas pour des loisirs ou autre. Je mangeais boxe, je vivais boxe. Je peux t’assurer que les 2 années entre mon arrivée à l’INSEP et l’obtention de mon statut de numéro 1 de ma catégorie, ont été très longues. Je me suis impliqué à 200%
On en parlait, tu participes donc à tes premiers Jeux Olympiques en 2004 à Athènes. Le vis-tu comme un apprentissage ou as-tu déjà de hautes ambitions à ce moment là ?
Honnêtement, je voulais vraiment revenir avec une médaille. J’ai eu du mal à accepter la défaite (ndlr : Khedafi Djelkir s’incline au 2ème tour), je suis un vrai mauvais perdant.
Dès ta défaite, tu pensais à revenir en 2008 ?
Non je n’ai pas pensé directement aux Jeux de 2008. Tu sais, 4 ans c’est très long. Je me suis focalisé sur mes progrès, sur mes matchs. Par contre, une fois que j’ai empoché ma qualification pour Pékin, l’aventure a vraiment commencé.
Parlons de cette aventure justement, et du parcours, avant de parler de la médaille. Tu affrontes Raynell WIlliams et Shahin Imranov entre autre, qui t’avaient battu auparavant. Ce sont de vrais Jeux Olympiques de revanche ?
Exactement. Ce sont des boxeurs que j’avais rencontré lors de grandes échéances comme les championnat du monde et championnat d’europe, et contre qui j’avais perdu. Je les retrouve aux Jeux Olympiques où tu n’as pas le droit à l’erreur. Tu perds un match, tu dois attendre 4 ans. Ça a été un parcours difficile pour moi mais je ne voulais pas me projeter. Je demandais à mon staff de ne pas me donner le tableau, seulement mon prochain adversaire.
C’est un choix qui a payé sur le plan mental dans cette compétition ?
Oui parce que j’avais moins d’afflux nerveux. Je passais les étapes une à une, en étant focalisé sur mon objectif du moment qui était de battre tel adversaire.
Ces Jeux Olympiques se terminent par une médaille d’argent. C’est ton plus beau souvenir en carrière ?
Je dirai que c’était le plus marquant. J’ai tellement de bons souvenirs que je n’arriverai pas à choisir le plus beau, mais c’est en tout cas celui qui m’a le plus marqué.
" Ils ont brisé mon rêve qui était de terminer ma carrière aux Jeux Olympiques"
Après ces Jeux, il y a une période plus compliquée où tu entres dans le monde professionnel. Comment expliques-tu que cette période ait été si dure justement ?
Franchement, je n’en sais rien. C’est une période où on est dans le creux de la vague en France au niveau de la boxe. Moi je ne voulais pas m’expatrier à l’étranger, j’ai privilégié mon environnement, et malgré les victoires qui s’enchainaient, ça ne prenait pas. C’était certainement mon destin.
Tu décides à un moment de tout arrêter, et 18 mois plus tard, tu reviens avec un seul objectif en tête : les Jeux Olympiques de Rio en 2016.
Oui, les Jeux Olympiques c’est vraiment l’évènement le plus marquant pour un sportif et je voulais finir là-dessus. Grâce à une nouvelle réforme, une compétition qualificative pour les Jeux était accessible. J’y ai participé et me suis donc qualifié pour Rio. À ce moment là, je suis le premier français tout sport confondu à être officiellement qualifié pour ces olympiades.
Malheureusement, tout ne vas pas se passer comme prévu. Tu décides à quelques mois des Jeux de finalement déclarer forfait car tu n’étais pas prêt physiquement. Est-ce qu’aujourd’hui, tu en veux à la Fédération et à André Martin (ndlr : président de la FFB de 2013 à 2021) ?
Évidemment que j’en veux à ces gens. Ils ont brisé mon rêve qui était de terminer ma carrière aux Jeux Olympiques. J’estime qu’en tant qu’athlète j’ai fais mon travail. On me demandait d’être performant, c’est ce que je faisais. La Fédération, en revanche, était dépassée par les évènements. Ils n’ont pas été capables de gérer un projet trop gros pour eux, et c’est moi qui en ait payé les pots cassés.
Est-ce que tu gardes un oeil sur ce qui se passe aujourd’hui, et si oui, quel regard portes-tu sur la boxe en France aujourd’hui ?
Oui je garde un oeil sur ce qui se passe, certains copains sont devenus entraineurs donc on suit un peu. C’est de toute façon impossible de s’en détacher totalement.
On parlait des Jeux Olympiques de Rio en 2016. C’est un évènement qui a permis au grand public de découvrir Tony Yoka. Sens-tu aujourd’hui que la boxe ré-intéresse les français, en partie grâce à lui ?
Évidemment, c’est une chance incroyable pour nous d’avoir une locomotive comme Tony, et surtout dans la catégorie phare qui est celle des poids-lourds. Il y a aussi Souleymane Cissokho qui fait un super beau parcours, Christian M’Billi également. PAr contre, eux ont fait le choix de partir à l’étranger, de s’expatrier. Ça leur réussit bien et tant mieux. C’est bénéfique pour eux, pour la France, et pour les jeunes qui ont besoin de rêver.
Un dernier mot sur Besançon. C’est tout de même une vraie terre de boxe avec des champions comme vous, Mamadou Thiam, Morrade Hakkar, Jean Josselin. C’est une fierté d’avoir perpétuer cette tradition bisontine de sortir des grands champions ?
Honnêtement, je n’y pensais pas pendant ma carrière, tout va tellement vite. Avec du recul, oui on a toujours eu des bons boxeurs à Besançon mais ils arrivent tous les 10 ans. Après moi il n’y a eu personne. Il faudrait plus de continuité, mieux travailler, pour qu’il n’y ai pas seulement quelques étoiles qui sortent. Je suis très fier d’en faire parti, mais je le serai encore plus de voir davantage de pépites sortir du lot.
Alors que les pires records possibles semblaient avoir été atteints lors des dernières élections municipales de 2020, les élections régionales et départementales 2021 ont établi de nouveaux tristes standards en termes d’abstentionnisme. À l’échelle nationale, c’est près de 7 français sur 10 qui ne se sont pas rendus dans les bureaux de vote ce dimanche. Ras-le-bol général, manque de confiance envers la classe politique, ou encore désintérêt total de la jeunesse, les causes ne manquent pas. Retour sur une catastrophe démocratique
?? FLASH - Le chiffre définitif de l’abstention au premier tour des #regionales2021 s’élève à 66,74%, a annoncé le ministère de l'Intérieur.
— Mediavenir (@Mediavenir) June 21, 2021
Les crises sociales s’accumulent au fil des mois. Avant l’épisode COVID-19, le président de la République Emmanuel Macron a du faire face à la crise des gilets jaunes. Un symbole du ras-le-bol général du peuple, et de la défiance de ce dernier envers la classe politique. Si les français se désintéressent de la politique, c’est chez les jeunes que le constat est le plus alarmant. 82% d’abstention chez les 18-35 ans et 84% chez les 18-24 ans. Le timing et l’organisation de ces élections peuvent également être un facteur de l’abstention record. De nombreuses personnes n’étaient pas au courant qu’il s’agissait d’une double élection (Régionales / Départementales), et quelques jours seulement après le déconfinement, la tête des français était peut-être ailleurs.
?Sondage jour du vote @IfopOpinion pour @TF1 et @LCI ?️
— Ifop Opinion (@IfopOpinion) June 21, 2021
Profil des électeurs et clés du scrutin
Alors que 67,8% des Français n’ont pas voté au premier tour des élections régionales, ce chiffre monte à 84% pour les 18-24 ans. pic.twitter.com/5xQxkm92z2
Hier, la présidente sortante de BFC Marie-Guite Dufay qualifiait de « catastrophe démocratique », le taux d’abstention anormalement élevé. Un constat juste qui manque cependant de remède. Alors que faire, pour redonner gout à la politique et au vote ? Plusieurs pistes sont évoquées, certains souhaitant faire du vote un devoir obligatoire et non un droit. D’autres estiment que le salut passe par la pédagogie avec de l’instruction civique dédiée dès le collège ou le lycée. Enfin, le vote électronique apparait comme une solution viable et plus simple que le traditionnel déplacement dans les urnes.
L'abstention colossale du 1er tour des #regionales2021 repose la question de rendre le #VoteObligatoire. Si comme moi vous pensez que le vote est un devoir (et non pas un droit), c'est la conséquence logique de cette conviction.
— Thomas Guénolé (@thomas_guenole) June 21, 2021
Face à l’abstention massive, un chantier urgent s’impose : la modernisation du vote. Vote par correspondance, vote électronique sécurisé : notre démocratie doit s’adapter à nos vies d’aujourd’hui, en restant irréprochable !
— Stéphane Richard (@srichard) June 21, 2021