À un mois des élections municipales de 2026, l’INSEE dresse un portrait précis des maires en Bourgogne-Franche-Comté. Une région marquée par une forte densité de petites communes, un vieillissement des élus locaux et une féminisation encore incomplète, malgré des perspectives de progrès.
Une région championne du nombre de maires
Avec près de 3.671 maires, la Bourgogne-Franche-Comté se distingue nettement du reste du pays. La région affiche une densité exceptionnelle de 13 maires pour 10 000 habitants, contre environ 5 en moyenne en France métropolitaine. Cette singularité s’explique par la structure territoriale : 86 % des communes comptent moins de 1 000 habitants, contre 71 % au niveau national. Cette fragmentation communale confère aux maires un rôle de proximité très fort, mais aussi des responsabilités croissantes. Depuis plusieurs années, la fonction s’est considérablement complexifiée, notamment sur le plan juridique, tout en exposant davantage les élus à une responsabilité personnelle accrue et à des attentes citoyennes élevées.
L'interview de la rédaction : Dimitri Szempuch, chargé d’études à l’Insee Bourgogne Franche-Comté
Un mandat marqué par la crise du Covid-19
Élus dans un contexte inédit, les maires de 2020 ont dû affronter dès leur prise de fonction la crise sanitaire. Mise en œuvre des protocoles de sécurité, organisation des services municipaux et gestion des écoles ont fortement mobilisé les exécutifs locaux, accentuant la pression sur une fonction déjà exigeante. Ce contexte contribue à une crise de vocation perceptible : depuis 2020, un maire sur dix a changé dans la région. 7% ont démissionné, un taux supérieur à la moyenne nationale. Les départements de Saône-et-Loire, du Doubs et du Territoire de Belfort sont les plus concernés. Les causes principales restent les tensions politiques locales, les problèmes de santé et les passations anticipées.
Des maires majoritairement âgés et socialement marqués
Le portrait démographique révèle un âge moyen de 63 ans. Près de deux tiers des maires ont plus de 60 ans, et seuls 6 % ont moins de 45 ans. Les jeunes maires restent une exception : en 2025, une vingtaine seulement ont moins de 35 ans. Sur le plan socioprofessionnel, la fonction reste largement occupée par des profils expérimentés. Près de 60 % des maires sont retraités ou cadres. Les agriculteurs, bien que très minoritaires dans la population, représentent encore 11 % des maires, surtout dans les petites communes. À l’inverse, les employés, ouvriers et personnes sans activité sont nettement sous-représentés.
L'interview de la rédaction : Dimitri Szempuch, chargé d’études à l’Insee Bourgogne Franche-Comté
Féminisation : des progrès lents mais attendus
En Bourgogne-Franche-Comté, 21 % des maires sont des femmes, une progression modeste de quatre points en 17 ans. Les écarts restent marqués selon la taille des communes et les règles électorales. Dans les communes de plus de 1 000 habitants, soumises à la parité depuis 2020, les femmes représentent près de la moitié des conseillers municipaux, mais seulement 23 % des maires. Dans les communes de moins de 1 000 habitants, où la parité s’appliquera à partir de 2026, la proportion féminine demeure plus faible. Toutefois, l’extension de la loi devrait produire un effet massif : jusqu’à 5 600 femmes conseillères municipales supplémentaires sont attendues dans la région après le prochain scrutin.
Les élus de demain déjà présents
Les conseils municipaux apparaissent plus représentatifs que la seule fonction de maire. La région compte plus de 2 000 élus municipaux de moins de 35 ans, soit 5 % des conseillers. Ces jeunes élus, plus souvent employés, ouvriers, agriculteurs ou étudiants, constituent un vivier pour les futures fonctions exécutives, même s’ils restent encore éloignés des postes de maire ou d’adjoint.
Une fonction sous tension, un avenir en question
Entre exigences croissantes, responsabilités juridiques renforcées et difficultés de renouvellement, le mandat de maire demeure au cœur de la vie démocratique locale, mais aussi de ses fragilités. L’INSEE souligne ainsi l’importance des prochaines élections municipales, qui pourraient marquer un tournant, notamment en matière de parité et de renouvellement générationnel.
Il y a du handball jeudi soir. Pour la 17ᵉ journée de ProLigue, le Grand Besançon Doubs Handball se déplace à Caen. Les Bisontins restent sur une reprise difficile, battus à domicile par Pau‑Billère, 33 à 35. La mission s’annonce corsée ce soir face au leader du championnat. Coup d’envoi à 20h30.
Journée de repos ce jeudi pour les athlètes franc‑comtois engagés aux Jeux olympiques de Milan‑Cortina. Le programme reprendra demain, vendredi, avec le sprint hommes sur 10 kilomètres en biathlon, départ à 14 heures. Au classement des médailles, ce jeudi matin, la France pointait à la sixième place, forte de trois médailles d’or, trois d’argent et une de bronze.
L’ESBF s’est inclinée hier soir à Saint‑Amand, battue 25 à 23 pour la 15ᵉ journée de D1 féminine. Les Bisontines ont tenu le rythme tout au long de la rencontre, mais leurs efforts n’ont pas suffi pour renverser la partie. L’ESBF reste sous pression avant son prochain rendez‑vous en championnat. Le 21 février prochain, pour le compte de la 16è journée de championnat, les Engagées recevront Plan de Cuques.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu sera dans le Jura ce jeudi 12 février. Il y présentera la nouvelle feuille de route énergétique de la France, très attendue après trois ans de retard.
C’est sur deux barrages hydroélectriques, à Saut‑Mortier et Vouglans, qu’il dévoilera les grandes lignes de la Programmation pluriannuelle de l’énergie, la PPE, un document clé pour la stratégie du pays d’ici 2035. La publication officielle est prévue vendredi par décret.
La Citadelle rouvre ses portes pour les vacances de février avec un programme renforcé. Les visiteurs pourront découvrir Suki, un jeune primate, une naissance rare au Muséum. Plusieurs animations sont proposées : ateliers de perruques du XVIIᵉ siècle, contes et moulage d’empreintes, mais également visites guidées sur Vauban, la biodiversité ou encore le Musée de la Résistance. La Citadelle est ouverte de 10h à 17h, fermée le lundi. Le Musée comtois reste fermé jusqu’au 1ᵉʳ avril.
La période officielle de dépôt des candidatures pour les élections municipales est ouverte dans le Doubs, jusqu’au 26 février. Pendant quinze jours, les listes pourront être enregistrées en préfecture ou en sous‑préfecture, marquant le début concret du processus électoral. Le préfet du Doubs détaille une organisation administrative renforcée, tandis que les candidats découvrent ou redécouvrent les nouvelles règles du scrutin, profondément modifiées pour les petites communes.
Un dispositif administratif mobilisé pour plus de 800 listes attendues
Le préfet annonce l’ouverture du dépôt des candidatures, fruit d’un long travail préparatoire. Dans le Doubs, plus de 800 listes sont anticipées pour 560 communes, mobilisant environ 30 agents chargés d’accueillir, vérifier et enregistrer les dossiers. Au‑delà du contrôle administratif, les services de l’État rappellent leur rôle d’accompagnement : informer les candidats sur les règles de campagne, la propagande électorale et les obligations légales qui s’imposent dans les semaines à venir.
L'interview de la rédaction : Rémi Bastille, préfet du Doubs
Prise de rendez‑vous : conseillée mais non obligatoire
Si le dépôt peut se faire sans rendez‑vous, la préfecture recommande fortement d’en prendre un pour éviter les afflux de dernière minute. La période de quinze jours permet d’étaler les dépôts et d’assurer un temps suffisant pour les vérifications et les échanges avec chaque tête de liste.
Documents originaux, parité et éligibilité : des contrôles stricts
Les candidats doivent présenter les documents originaux. Les services examinent également deux points essentiels : la parité, désormais obligatoire dans toutes les communes, ey l’éligibilité de chaque candidat. Une liste peut être refusée si l’un de ses membres est déclaré inéligible. La préfecture rappelle sa neutralité : elle n’intervient pas dans le choix des étiquettes politiques. Elle attribue toutefois une nuance à chaque liste, un outil statistique permettant une lecture politique nationale des résultats. Les candidats restent libres d’afficher publiquement l’étiquette qu’ils souhaitent.
Fin du panachage : un changement majeur pour les petites communes
C’est l’une des évolutions les plus marquantes : le panachage disparaît. Les électeurs ne peuvent plus rayer ou ajouter de noms ; les listes sont complètes et figées. Le ministère prévoit une communication importante pour expliquer ce changement, qui s’accompagne de l’extension du scrutin paritaire aux communes de moins de 1 000 habitants.
Inquiétudes locales mais pas de dysfonctionnements
Si certaines communes expriment des inquiétudes face aux nouvelles règles, aucun incident n’a été constaté. Les autorités surveilleront deux points clés : la présence d’au moins une liste dans chaque commune et la bonne compréhension des nouvelles modalités par les électeurs le jour du vote.
Entre une et plusieurs listes selon les territoires
L’estimation de plus de 800 listes repose sur l’expérience des services et les dynamiques locales. Dans de nombreuses petites communes, une seule liste est attendue. D’autres verront au contraire une concurrence plus vive. La préfecture n’intervient pas dans ces choix, qui relèvent entièrement des acteurs locaux.
Le regard d’un maire candidat : rigueur et appréhension
Jacques Krieger, le maire sortant de commune de Roche‑lez‑Beaupré, venu déposer sa liste, évoque une appréhension “normale” liée à la crainte d’erreurs administratives. Son dossier rassemble les documents des 19 candidats de sa liste, en attente de contrôle. Pour lui, le mode de scrutin n’est pas nouveau dans sa commune de plus de 2 000 habitants. Mais il reconnaît que, dans les petites communes, la fin du panachage peut créer de l’incertitude : les électeurs ne peuvent plus « faire leur liste » eux‑mêmes.
L'interview de la rédaction : Jacques Krieger, maire sortant de Roche-lez-Beaupré
Participation : un risque de désintérêt en cas d’offre unique
Le maire souligne un risque démocratique : lorsque une seule liste se présente et que le panachage disparaît, l’intérêt des électeurs peut diminuer. Il estime souhaitable que les habitants puissent choisir entre plusieurs projets, d’autant qu’ils ne peuvent plus modifier les bulletins.
Les sapeurs-pompiers du Doubs sont intervenus ce mercredi à la carrière Bonnefoy, sur la commune des Monts-Ronds, pour un traumatisme grave. Un homme de 51 ans, employé d’une entreprise extérieure, a été renversé par un véhicule nacelle. En arrêt cardio-respiratoire, il a été médicalisé puis évacué par Dragon 25 vers le CHU Minjoz. Une cellule d’urgence médico-psychologique a été sollicitée pour accompagner les employés. La mairie et la Gendarmerie nationale étaient sur place.