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La gestion de l’eau constitue désormais un enjeu majeur pour les collectivités. L’augmentation de la fréquence des sécheresses et des épisodes de chaleur accentue les tensions, particulièrement dans les petites communes rurales dépendantes de sources locales.

Montgesoye ravitaillée par camion-citerne

La vallée de la Loue en a fait l’expérience cet été. À Montgesoye, le niveau des deux principales sources alimentant la commune est devenu critique à la fin du mois de juillet. Le village s’est retrouvé presque à court d’eau.  Ã€ partir du 29 juillet, la commune voisine de Vuillafans a donc fourni de l’eau potable à Montgesoye par camion-citerne. Une situation exceptionnelle pour un village qui, jusqu’alors, n’avait jamais réellement manqué d’eau.

Le Doubs placé au niveau « crise »

Les difficultés de Montgesoye se sont inscrites dans un contexte départemental particulièrement tendu. Placé en alerte sécheresse dès le 18 juin, le Doubs a vu la situation se dégrader rapidement sous l’effet du manque de pluie et des fortes chaleurs. Après le passage de plusieurs secteurs en alerte renforcée, l’ensemble du département a été placé au niveau « crise » le 17 juillet, soit le degré le plus élevé du dispositif. À ce niveau, seuls les usages prioritaires peuvent être maintenus, notamment l’alimentation en eau potable, la santé, la sécurité civile et certains besoins indispensables aux activités économiques. Le lavage des véhicules, le remplissage des piscines et l’arrosage sont fortement limités ou interdits.

Un sous-sol karstique particulièrement vulnérable

La géologie du massif jurassien amplifie le phénomène. Le sous-sol calcaire est parcouru de fissures, de gouffres et de galeries dans lesquels l’eau circule rapidement. Contrairement à une idée répandue, ce milieu karstique ne constitue pas toujours une réserve capable de conserver durablement l’eau : après les pluies, celle-ci peut rejoindre rapidement les sources et les rivières, puis disparaître tout aussi vite en période sèche. Cette circulation accélérée rend également la ressource très sensible aux pollutions de surface. Les rejets domestiques, les défauts d’assainissement, les hydrocarbures, les produits phytosanitaires ou les excès de nutriments peuvent atteindre rapidement les eaux souterraines. La quantité et la qualité de l’eau sont donc deux problématiques distinctes, mais étroitement liées dans la vallée.

Préserver à la fois l’eau potable et la Loue

Les conséquences ne concernent pas seulement l’alimentation des habitants. La baisse des débits entraîne un réchauffement plus rapide de l’eau et une concentration accrue des polluants. Elle fragilise les poissons, les invertébrés et l’ensemble de la biodiversité aquatique. La Loue, déjà marquée depuis plusieurs années par des épisodes de mortalité piscicole, devient ainsi plus vulnérable lorsque les périodes de sécheresse se prolongent. La réponse passe par la rénovation des canalisations, la réduction des fuites, la sécurisation des captages, l’interconnexion des réseaux et la création de ressources de secours. Elle suppose également d’améliorer l’assainissement, d’adapter les pratiques agricoles et de mieux protéger les zones humides, qui contribuent au stockage naturel de l’eau.

L’épisode vécu cet été à Montgesoye agit finalement comme un avertissement. Dans la vallée de la Loue, territoire longtemps considéré comme abondant en eau, la ressource n’est ni illimitée ni définitivement acquise. Sa préservation impose désormais une anticipation collective associant communes, gestionnaires des réseaux, agriculteurs, entreprises et habitants.

La Guinguette du Grand Cours entre dans sa dernière ligne droite à Pontarlier. Le groupe Krachtavalda se produira ce vendredi 28 août, à partir de 19 h, au kiosque du Grand Cours. Ce concert gratuit, aux sonorités jazz manouche, clôturera la saison estivale de la guinguette. Une buvette et un espace de petite restauration seront proposés sur place. Le lendemain, samedi 29 août, Callbox et Nadamas prendront le relais dans le cadre des Petites Estivales.

Un accident de la circulation s’est produit ce mardi matin, vers 4h15, au giratoire de Charlottesville, avenue Léo-Lagrange à Besançon. Un seul véhicule est impliqué. Un homme de 25 ans, éjecté, a été grièvement blessé. Une femme du même âge a été plus légèrement touchée. Les deux victimes ont été transportées médicalisées par le SMUR au CHU Jean-Minjoz de la ville. Onze sapeurs-pompiers de Besançon-Centre sont intervenus. La police nationale était également présente.

À la tête de la communauté de communes Loue-Lison, Jean-Claude Grenier, maire de l’Hôpital du Grosbois, et président de l’association des maires du Doubs,  défend une organisation conciliant mutualisation des moyens et proximité avec les villages. Pour le mandat 2026-2032, il place l’assainissement, l’habitat, la gestion de l’eau et l’adaptation au vieillissement de la population au premier rang de ses priorités.

Un vaste territoire de 71 communes

Créée le 1er janvier 2017 par la fusion des anciennes communautés de communes du Pays d’Ornans, d’Amancey et du Pays de Quingey, Loue-Lison rassemble 71 communes et environ 27.000 habitants sur 630 km². Elle constitue ainsi la plus vaste intercommunalité du Doubs par sa superficie, avec une densité limitée à 37 habitants au kilomètre carré. Ce territoire rural s’organise autour de plusieurs bassins de vie et de sites emblématiques, parmi lesquels la Saline royale d’Arc-et-Senans, le musée Courbet à Ornans, ainsi que les vallées de la Loue et du Lison. Jean-Claude Grenier reconnaît que la création de cette grande intercommunalité avait initialement suscité des réticences parmi les élus. « C’était trop grand », rappelle-t-il. La collectivité est désormais divisée en quatorze bassins de vie, chacun disposant d’élus référents afin de maintenir un lien de proximité avec les communes et leurs conseils municipaux.

L'interview de la rédaction : Jean-Claude Grenier 

La commune comme cellule de base

Le président de Loue-Lison considère l’intercommunalité comme un échelon désormais incontournable pour conduire les politiques d’assainissement, d’habitat, de développement économique ou de tourisme. Il refuse toutefois qu’elle se substitue aux municipalités. « Il faut absolument garder la commune comme cellule de base et de proximité pour les habitants », affirme-t-il. À ses yeux, les équipements et les investissements doivent néanmoins être pensés à l’échelle des bassins de vie, afin d’éviter que chaque village développe seul des projets identiques.

La revanche politique des petites communes

Jean-Claude Grenier porte également un regard politique sur la place prise par les élus ruraux à la tête des intercommunalités. Dans plusieurs territoires, le maire de la ville-centre n’a pas obtenu la présidence de l’établissement intercommunal, les représentants des petites communes ayant choisi un autre candidat. Lui-même avait accédé, en 2014, à la présidence de l’ancienne communauté de communes du Pays d’Ornans alors qu’il dirigeait une commune d’environ 600 habitants. Selon lui, les maires ruraux souhaitent éviter une concentration des responsabilités entre les mains des élus des principales villes. Jean-Claude Grenier estime également que l’étiquette partisane ou les ambitions nationales prêtées à certains responsables peuvent susciter de la méfiance. « Les maires font davantage confiance à un élu qui s’investit pour le territoire et non pour sa carrière », juge-t-il. Une analyse qui traduit la volonté des petites communes de peser davantage dans les équilibres intercommunaux.

L'interview de la rédaction : Jean-Claude Grenier 

 

Assainissement et qualité de l’eau en priorité

La protection de la Loue et du Lison constitue le premier chantier du nouveau mandat. La collectivité entend poursuivre ses investissements dans l’assainissement collectif et individuel, après plusieurs décennies durant lesquelles les installations n’ont pas toujours été suffisamment entretenues. La gestion et la distribution de l’eau figurent également parmi les principaux enjeux. Cet été, plusieurs villages ont rencontré des difficultés d’approvisionnement, laissant entrevoir les conséquences futures du changement climatique sur la ressource.

L'interview de la rédaction : Jean-Claude Grenier 

Adapter le territoire au vieillissement

L’autre priorité concerne l’habitat. Loue-Lison veut soutenir la rénovation des logements, leur adaptation à la perte d’autonomie et la remise sur le marché des maisons vacantes. La réhabilitation des friches industrielles et agricoles doit également limiter la consommation de nouveaux espaces. Face à la baisse des naissances et au vieillissement démographique, Jean-Claude Grenier appelle à agir sans attendre. Il souhaite permettre aux personnes âgées de rester à domicile ou de trouver une structure adaptée à proximité de leur village.

La communauté de communes veut enfin renforcer son attractivité résidentielle à travers la culture, le sport et l’amélioration du cadre de vie. L’objectif affiché est de préserver l’identité rurale de Loue-Lison tout en proposant à ses habitants des services adaptés aux évolutions démographiques, environnementales et économiques.

L'interview de la rédaction : Jean-Claude Grenier 

Nouveau président de l’Association des maires du Doubs, Jean-Claude Grenier entend renforcer l’accompagnement des élus, notamment dans les petites communes. Le maire de L’Hôpital-du-Grosbois veut également défendre l’autonomie financière des collectivités afin de préserver les services publics et les investissements locaux.

Trente et une années d’expérience politique locale

Maire de L’Hôpital-du-Grosbois et élu communal et intercommunal depuis 31 ans, Jean-Claude Grenier prend la tête de l’Association des maires du Doubs. Âgé de 68 ans et récemment retraité après avoir exercé durant quarante ans comme garagiste, il connaît déjà bien la structure départementale. Il y a occupé pendant quinze ans les fonctions de trésorier puis de vice-président, chargé notamment des questions intercommunales. Sa candidature répond à une volonté de transmettre l’expérience acquise au cours de ses différents mandats. Selon lui, cet accompagnement est d’autant plus nécessaire que 35 % des maires du Doubs ont changé à l’issue du dernier scrutin municipal.

L'interview de la rédaction : Jean-Claude Grenier 

 

Une attention particulière aux communes rurales

S’il entend représenter l’ensemble des 563 communes du département, Jean-Claude Grenier estime que les collectivités rurales ont davantage besoin d’un appui extérieur. Elles sont confrontées aux mêmes normes et difficultés administratives que les grandes villes, sans disposer de services juridiques ou techniques comparables. « Dans une commune rurale, le maire est souvent seul avec une secrétaire de mairie à temps partiel », souligne-t-il. Le nouveau président souhaite donc faire de l’association un interlocuteur facilement accessible, capable d’écouter, de conseiller et d’orienter les élus lorsqu’ils rencontrent une difficulté.

L'interview de la rédaction : Jean-Claude Grenier 

« Terrain, terrain, terrain »

Jean-Claude Grenier revendique une présidence inscrite dans la continuité du travail mené par son prédécesseur, Patrick Genre, avec lequel il a collaboré pendant quinze ans. Il souhaite toutefois accentuer la présence de l’association dans les territoires. À partir de 2027, des réunions seront organisées dans les cantons et les différents secteurs du Doubs. Elles doivent permettre aux maires d’exposer directement leurs préoccupations. Chaque élu devra également pouvoir identifier un référent de proximité au sein du conseil d’administration de l’association. La prochaine assemblée générale de l’Association des maires du Doubs se tiendra le 7 novembre.

L'interview de la rédaction : Jean-Claude Grenier 

Défendre l’autonomie financière des collectivités

Au-delà de l’accompagnement quotidien des élus, Jean-Claude Grenier veut faire de l’autonomie financière des collectivités son principal combat politique. Il souhaite porter ce dossier au niveau national, notamment au sein du comité des finances de l’Association des maires de France. Le nouveau président s’inquiète de la diminution des marges budgétaires et des dotations versées aux collectivités. Il juge indispensable de maintenir les investissements consacrés aux routes, aux bâtiments et aux services publics locaux. Selon lui, renoncer aujourd’hui à certains travaux reviendrait à créer une « dette pour demain », les rénovations reportées risquant de coûter beaucoup plus cher aux collectivités dans les prochaines années.

L'interview de la rédaction : Jean-Claude Grenier 

Un véhicule s’est livré à des drifts à Montrond, dans la zone artisanale de La Chalette, samedi 22 août,  au soir, malgré un arrêté municipal interdisant la circulation dans ce secteur. Ces agissements ont provoqué des dégradations sur le domaine public. Alertée, la gendarmerie de Champagnole a rapidement interpellé les personnes concernées, grâce au signalement du maire et de son premier adjoint. La commune de Montrond a déposé plainte afin d’obtenir réparation des dommages causés.

Le Jura se dévoilera dans « La Carte aux Trésors », diffusée le vendredi 4 septembre 2026 sur France 3. Désormais animée par Stéphane Bern, l’émission conduira les candidats à travers les paysages, les villages, le patrimoine et les savoir-faire jurassiens. Tourné en septembre 2025, cet épisode a bénéficié du soutien du Département du Jura et de plusieurs intercommunalités. Une belle occasion pour les téléspectateurs de découvrir le territoire sous un nouvel angle.

Des investigations techniques seront menées à partir du 31 août, durant deux semaines, dans plusieurs rues du quartier Battant à Besançon. L’objectif est de localiser précisément les réseaux d’eau, d’électricité, de gaz, d’assainissement et de télécommunications, ainsi que les caves situées sous les trottoirs. Des marquages seront réalisés sur la chaussée et des perturbations ponctuelles de la circulation sont possibles. Ces opérations préparent les futurs projets de requalification de la rue de la Madeleine et du secteur Bacchus.