Originaire de Pontarlier et domicilié à Jougne, Marco Heinis vient de vivre l’hiver le plus marquant de sa jeune carrière. À seulement 23 ans, le Franc-Comtois a découvert les Jeux olympiques seniors lors de l’édition de Milan-Cortina 2026. Une expérience forte pour le combiné tricolore, alors même que sa discipline traverse une période d’incertitude quant à son avenir olympique.
L'interview de la rédaction : Marco Heinis
« Une immense ferveur autour des Jeux »
Quelques semaines après la fin de saison, le Doubiste savoure encore. « Généralement, nous, en nordique, on finit fin mars ou début avril avec les championnats de France. Là , je viens de sortir de ma trêve et je vais reprendre l’entraînement gentiment », explique-t-il. Mais dans sa tête, les images italiennes restent encore très présentes. Déjà passé par les Jeux olympiques de la Jeunesse à Lausanne en 2020, Marco Heinis a découvert une toute autre dimension en Italie. « C’étaient mes premiers Jeux chez les seniors. Il y avait une immense ferveur autour de l’événement. On se demandait s’il y aurait autant de public sur nos épreuves, mais on a eu du monde partout. » Le Haut-Doubiste a pleinement profité de l’événement malgré des conditions parfois compliquées. « Je suis content de mes Jeux et de l’expérience que j’en retire », confie-t-il.
L'interview de la rédaction : Marco Heinis
Le regard déjà tourné vers 2030
Forcément, la perspective des Jeux olympiques de 2030 dans les Alpes françaises trotte déjà dans les esprits. Mais le combiné nordique reste menacé au programme olympique, notamment en raison des débats autour de la place de l’épreuve féminine et de la visibilité de la discipline. « Quatre ans, c’est long. Il peut y avoir des blessures, des changements… et il peut aussi y avoir des problèmes avec le combiné comme on en connaît actuellement », reconnaît-il lucidement. Malgré ce contexte, le Franc-Comtois garde espoir. « Nous, les athlètes, on n’a pas la main dessus. On essaye simplement de faire notre maximum, de continuer à performer et de donner envie aux gens de suivre notre sport ». Le jeune homme insiste également sur l’importance de voir les femmes pleinement intégrées au projet olympique. « J’espère surtout que les filles pourront aussi profiter de cet événement olympique. »
L'interview de la rédaction : Marco Heinis
Objectif : les Mondiaux de Falun
Avant d’imaginer 2030, Marco Heinis se projette déjà vers les prochains grands rendez-vous. La saison 2026-2027 sera notamment marquée par les championnats du monde de Falun, en Suède. « On va enchaîner deux gros hivers. Je vais surtout essayer d’être à mon meilleur niveau et d’être régulier sur la Coupe du monde. » Sans annoncer d’objectif chiffré, le Doubiste préfère avancer étape par étape. « Pour l’instant, je ne veux pas me focaliser sur un résultat précis. Je veux surtout donner le meilleur de moi-même. »
« Un sport de sensations et de convivialité »
Ambassadeur naturel de sa discipline, Marco Heinis tient également à casser certaines idées reçues autour du combiné nordique. « Ça peut paraître impressionnant ou dangereux, mais c’est un sport très encadré. On fait toujours progresser les jeunes étape par étape. » Le Pontissalien évoque aussi l’ambiance familiale qui règne dans les stations nordiques du massif jurassien. « À Chaux-Neuve, un village de 300 habitants, voir autant de jeunes venir s’entraîner sur les tremplins, je trouve ça magnifique. » Un attachement profond à son territoire, alors que le Haut-Doubs continue de faire vivre une tradition nordique unique en France.
Un cambriolage a été constaté mercredi matin, vers 7h, à Liesle, dans les locaux d’une scierie. Les auteurs ont forcé une fenêtre des bureaux à l’aide d’un outil de type tournevis plat avant de dérober le fond de caisse. Une enquête est en cours.
À Fertans, près d’Amancey, un cambriolage a été constaté hier matin dans une société de lutherie. Les auteurs ont forcé la porte d’entrée en bois avant de dérober du numéraire. Une enquête est en cours pour retrouver les responsables.
Le site des tremplins de Chaux-Neuve accueillera, du 21 au 23 août prochain, une nouvelle étape du Summer Grand Prix de combiné nordique. Pendant trois jours, le Haut-Doubs deviendra le centre du combiné mondial avec la présence des meilleurs spécialistes de la discipline, parmi lesquels les Francs-Comtois Marco Heinis et Maël Tyrode, tous deux sélectionnés pour les Jeux olympiques d'hiver de Milan-Cortina 2026. Au total, 60 athlètes représentant 16 nations sont attendus sur le mythique site du massif du Jura pour cette troisième édition organisée par l’ASNI.
« Cette fois, l’événement est installé »
Pour Stéphane Invernizzi, l’événement a franchi un cap. « Les deux premières éditions étaient un peu des coups d’essai. La troisième, on peut dire qu’elle installe véritablement la compétition », se réjouit le président de l’association organisatrice. Le succès populaire et l’ambiance des précédentes éditions ont convaincu la Fédération internationale de ski d’inscrire durablement l’épreuve au calendrier officiel. « Aujourd’hui, on n’a plus besoin de se battre pour obtenir l’événement. Les retours des équipes et de la Fédération ont été excellents », souligne Stéphane Invernizzi.
L'interview de la rédaction : Stéphane Invernizzi, président de l'ASNI
Un week-end entre sport et animations
À l’occasion des 30 ans de la première Coupe du monde organisée à Chaux-Neuve, les organisateurs souhaitent donner une dimension encore plus festive au rendez-vous. « On veut proposer du spectacle sportif, mais aussi du spectacle culturel », explique Stéphane Invernizzi. Le programme s’étalera sur trois jours : les sauts officiels auront lieu le vendredi, avant deux journées complètes de compétition samedi et dimanche.
Deux Gundersen et une épreuve mixte
Sportivement, le public retrouvera les classiques épreuves Gundersen, format emblématique du combiné nordique. Le principe est simple : chaque athlète effectue d’abord un saut sur le tremplin, déterminant ensuite l’ordre de départ pour l’épreuve de ski-roues disputée dans le village. « Le premier qui franchit la ligne d’arrivée a gagné. C’est une compétition facile à suivre et très spectaculaire », détaille Stéphane Invernizzi. Deux Gundersen, hommes et femmes, sont programmées. Le dimanche après-midi sera consacré à une compétition par équipes mixtes, associant un homme et une femme.
L'interview de la rédaction : Stéphane Invernizzi, président de l'ASNI
Marco Heinis, enfant du pays et visage du combiné français
Parmi les têtes d’affiche attendues, le public local suivra avec attention les performances de Marco Heinis. À seulement 23 ans, le combiné français, originaire de Pontarlier et domicilié à Jougne, fait désormais partie des leaders de l’équipe de France. Sélectionné pour les Jeux olympiques de Milan-Cortina aux côtés de Maël Tyrode, il symbolise la vitalité du combiné nordique franc-comtois. Dans une discipline historiquement ancrée dans le massif jurassien, cette étape du Summer Grand Prix représente aussi une occasion rare pour le public régional d’approcher les meilleurs athlètes mondiaux au cœur même du territoire.
L'interview de la rédaction : Marcoi Heinis
Chaux-Neuve confirme sa place forte du nordique
Avec cette troisième édition, Chaux-Neuve confirme un peu plus son statut de place forte du ski nordique français. Déjà connue pour ses compétitions hivernales internationales, la station du Haut-Doubs réussit désormais à attirer les grandes nations du combiné également en été. Un rendez-vous sportif de haut niveau qui devrait, une nouvelle fois, faire vibrer tout un territoire passionné de nordique.
Comment continuer à soigner, accompagner et maintenir les solidarités dans une société vieillissante, confrontée à la baisse de la natalité et à la fragilisation du système de santé ? C’est autour de cette question que se sont tenues à Dijon puis à Besançon deux journées de débats démocratiques régionaux intitulées « Qui prendra soin de nous demain ? ». Organisées conjointement par le CESER Bourgogne-Franche-Comté et l’Institut pour la prévention des vulnérabilités liées à la santé (IPVS), ces rencontres s’inscrivent dans le cadre des États généraux de la bioéthique pilotés par le Comité consultatif national d’éthique (CCNE).
L'interview de la rédaction : Elise Moreau, présidente du CESER (Conseil économique, social et environnemental de Bourgogne Franche-Comté)
Une réflexion sur le modèle de société de demain
« C’est une première régionale, mais avec une portée nationale », souligne Élise Moreau, la présidente du CESER. Pour elle, cette initiative répond à une transformation profonde de la société : allongement de la durée de vie, progrès de la médecine, augmentation des maladies chroniques et multiplication des situations de vulnérabilité. « Cela questionne la soutenabilité de notre système de santé, mais aussi notre vision de l’avenir et de la société que nous voulons construire », insiste-t-elle. Trois grands enjeux structurent les débats : la responsabilité sociale de la médecine, la soutenabilité du système de santé et l’avenir des solidarités. L’objectif : faire émerger collectivement des pistes de réflexion sur le modèle de soins et d’accompagnement souhaitable pour les décennies à venir.
L'interview de la rédaction : le Professeur Régis Aubry, président de l'Institut pour la prévention des vulnérabilités liées à la santé
« La science va plus vite que notre capacité à suivre ses effets »
Chargé de mission par le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) pour animer cette réflexion dans le cadre des États généraux de la bioéthique, le professeur bisontin Régis Aubry rappelle que ces consultations citoyennes précèdent chaque révision des lois de bioéthique, organisées tous les sept ans. « La France est le premier pays à s’être doté de lois de bioéthique pour encadrer les avancées de la médecine », rappelle-t-il. « La science va souvent plus vite que notre capacité à suivre ses effets ». Habituellement centrés sur des sujets comme la procréation médicalement assistée, les greffes, la génétique ou les neurosciences, les États généraux intègrent cette année un nouveau thème : les vulnérabilités liées à la santé. Pour Régis Aubry, les progrès médicaux ont profondément changé la donne : « Nous avons aujourd’hui des millions de personnes vivant avec des fragilités liées à leur santé, aux conséquences de leur maladie ou des traitements. »
« Plus de personnes âgées, moins de professionnels »
Au fil des échanges, un constat revient avec insistance : la transition démographique bouleverse déjà l’organisation des soins. « Demain, il y aura probablement moins de professionnels de santé, plus de personnes âgées et davantage de malades », prévient le professeur Aubry. Une réalité liée à la baisse du nombre de jeunes, mais aussi à une perte d’attractivité des métiers du soin. Le médecin refuse toutefois une vision uniquement pessimiste du vieillissement : « On n’a jamais eu autant de sexagénaires, septuagénaires et octogénaires en aussi bonne forme », observe-t-il, estimant que ces générations peuvent jouer un rôle majeur dans le maintien des solidarités.
L'interview de la rédaction : le Professeur Régis Aubry, président de l'Institut pour la prévention des vulnérabilités liées à la santé
La Bourgogne-Franche-Comté en première ligne
La région Bourgogne-Franche-Comté apparaît comme un territoire particulièrement exposé à ces évolutions. Vieillissement accéléré, baisse de la population et désertification médicale y sont déjà très visibles, notamment dans les territoires ruraux. « La Bourgogne-Franche-Comté est malheureusement pionnière de cette réalité démographique », note Élise Moreau, évoquant une situation observée depuis plus d’une décennie.
Les difficultés d’accès aux soins dans des départements comme la Nièvre ou la Haute-Saône ont largement nourri les discussions. Pour Régis Aubry, ces problématiques montrent justement les limites des réponses uniformes. « Il faut des règles, mais aussi de la souplesse pour les adapter aux territoires », défend-il. Selon lui, les solutions aux déserts médicaux ne pourront pas être uniquement nationales, mais devront s’appuyer sur les réalités locales et les dispositifs existants.
Une parole ouverte aux citoyens
L’une des originalités de ces débats réside dans leur format participatif. Experts scientifiques, professionnels de santé, représentants associatifs, étudiants en médecine, lycéens et simples citoyens ont été réunis autour d’ateliers thématiques destinés à faire émerger des propositions concrètes. Les contributions recueillies à Dijon et Besançon doivent désormais être synthétisées avant d’être transmises dans le cadre des États généraux de la bioéthique. « Le propre de l’éthique, c’est de poser collectivement les bonnes questions », résume Régis Aubry. Une manière, peut-être, de commencer à dessiner les contours du soin et des solidarités de demain.
Ce jeudi 7 mai, l’Intersyndicale Féministe du Doubs organise à la Maison des syndicats de Besançon une journée de formation consacrée au combat des femmes dans le monde du travail. Intitulée « Luttes syndicales, luttes féministes : les chemins de la victoire », cette rencontre réunira militantes, salariées et intervenantes autour des enjeux sociaux et féministes actuels. Parmi les invitées figurent Anouk Colombani, universitaire et militante engagée autour des questions féministe, et Julie Ferrua, responsable syndicale. L’événement est organisé par l’Intersyndicale Féministe Solidaires, FSU ainsi que les branches CGT Éducation et Spectacle du Doubs.
Battue ce mercredi soir à Dijon sur le score de 34 à 26, l’ESBF a définitivement vu s’envoler ses espoirs de qualification européenne cette saison. Les Bisontines tenteront de réussir au mieux samedi soir, à domicile, face à Metz, à l’occasion de la 23e journée de D1 féminine.
Le syndicat SUDPTT25 a annoncé le décès de son militant historique Pierre Cochard, survenu dimanche 3 mai 2026 à la suite d’un AVC. Ancien agent de tri postal, il avait effectué l’essentiel de sa carrière à Besançon après avoir débuté en région parisienne en 1968.
Figure du syndicalisme SUD PTT en Franche-Comté, Pierre Cochard avait participé à la création du syndicat au début des années 1990, avant d’en devenir secrétaire régional puis membre du bureau fédéral. Engagé dans de nombreuses luttes sociales et antifascistes, il avait également contribué à la création de l’association AC ! contre le chômage et la précarité.