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Le festival de photographie « Naturellement Doubs » se tiendra les 23, 24 et 25 octobre à Labergement-Sainte-Marie, dans le Haut-Doubs. Pendant trois jours, une trentaine d'exposants présenteront leurs œuvres à la salle des Vallières et à la Maison de la Réserve. Cette édition mettra à l'honneur les photographes Luca Melcarne et Nathalie Lécrivain, autour de leur travail consacré aux petites chouettes des montagnes. Expositions, conférences, projections et animations rythmeront ce rendez-vous entièrement gratuit, à l'exception de deux projections.

La photographie pour sensibiliser à la richesse de la nature

Mettre en valeur la faune, les paysages et la richesse du patrimoine naturel, tout en invitant le public à mieux respecter son environnement : telle est l'ambition du festival « Naturellement Doubs ». Organisé par quatre passionnés, dont Cyrille Donier, photographe installé dans le Haut-Doubs, cet événement entend faire de la photographie un outil de découverte, de partage et de sensibilisation. « C'est l'envie de partager, de mettre en avant notre nature, notre région par le biais de nos images », explique Cyrille Donier, membre de l'équipe organisatrice. Au-delà de l'esthétique, les organisateurs souhaitent également encourager une prise de conscience de la fragilité des milieux naturels. Certaines expositions aborderont ainsi les enjeux environnementaux, notamment les conséquences de la sécheresse. D'autres privilégieront l'observation de la faune sauvage et les émotions suscitées par la rencontre avec les animaux.

L'interview de la rédaction : Cyrille Donier 

Trente-trois exposants venus de France et de l'étranger

Cette édition réunira 33 exposants, principalement des photographes, mais également des associations et des professionnels liés à la photographie et à la protection de la nature. Si le Haut-Doubs et la Franche-Comté occupent naturellement une place importante dans la manifestation, le festival accueillera des artistes venus de différentes régions françaises. Un photographe islandais participera également à l'événement avec une exposition consacrée à la lave et aux volcans. Des images qui permettront aux visiteurs de découvrir des paysages spectaculaires, bien éloignés des forêts et des montagnes jurassiennes. Cette diversité des regards constitue l'une des richesses de la manifestation, qui souhaite faire découvrir plusieurs approches de la photographie de nature.

Luca Melcarne et Nathalie Lécrivain, invités d'honneur

Les photographes Luca Melcarne et Nathalie Lécrivain seront les invités d'honneur de cette édition. Originaires du Vercors, les deux artistes présenteront leur travail commun intitulé « Petites chouettes des montagnes », consacré notamment aux chevêchettes, ces petits rapaces forestiers particulièrement discrets. Leur démarche repose sur une connaissance approfondie du milieu naturel et une observation attentive des animaux dans leur environnement. Le public pourra découvrir leurs photographies, mais également assister, samedi soir, à un diaporama suivi d'une conférence consacrée à ces oiseaux. Pour Cyrille Donier, la photographie animalière permet de transmettre bien davantage qu'une simple image. Elle cherche à provoquer une émotion et à révéler la relation particulière qui peut s'établir entre le photographe et l'animal observé.

L'interview de la rédaction : Cyrille Donier 

Des animations pour toute la famille

Le festival ne se limitera pas aux expositions photographiques. Les organisateurs ont souhaité proposer une programmation accessible à tous les publics. Des projections, des conférences et des contes destinés aux enfants seront organisés durant le week-end. Les plus jeunes pourront également profiter de jeux, notamment de jeux en bois. Les passionnés de photographie auront la possibilité de découvrir et d'essayer du matériel. Plusieurs associations de protection de la nature et de la faune sauvage participeront également à la manifestation, parmi lesquelles Athénas et Vigie-Jura. Elles pourront échanger avec les visiteurs sur leurs actions et les enjeux de préservation de la biodiversité. L'objectif est de faire du festival un véritable lieu de rencontres entre photographes, associations et grand public.

L'interview de la rédaction : Cyrille Donier 

Trois jours de découvertes en accès libre

Le festival se déroulera sur deux sites de Labergement-Sainte-Marie : la salle des Vallières et la Maison de la Réserve. Les organisateurs ont fait le choix de maintenir la gratuité de l'événement pour permettre au plus grand nombre de découvrir les expositions et les animations. Seules deux projections programmées samedi soir seront payantes, les recettes étant reversées au réalisateur.

Informations pratiques

Festival « Naturellement Doubs » — du 23 au 25 octobre 2026

  • Vendredi 23 octobre : de 13 h 30 à 18 h.
  • Samedi 24 octobre : de 10 h à 19 h.
  • Dimanche 25 octobre : de 10 h à 18 h.
  • Lieux : salle des Vallières et Maison de la Réserve, à Labergement-Sainte-Marie.
  • Entrée : gratuite, à l'exception des deux projections du samedi soir.

Pendant trois jours, « Naturellement Doubs » proposera ainsi une immersion dans l'univers de la photographie de nature, entre découverte artistique, sensibilisation à l'environnement et rencontres avec ceux qui consacrent une partie de leur vie à observer le monde sauvage.

Quelques semaines après la naissance d'un premier petit, le Muséum de la Citadelle de Besançon annonce l'arrivée d'un deuxième bébé Grand Hapalémur, une espèce classée en danger critique d'extinction. Cette naissance, rarissime, porte à 46 le nombre d'individus vivant en institution zoologique dans le monde, tous en Europe. Les premières naissances enregistrées à Besançon depuis 2013 viennent saluer le travail des équipes du Muséum en faveur de la préservation de cette espèce emblématique menacée par la déforestation à Madagascar.

Le Syndicat mixte du marais de Saône propose de nouveau cet été quatre visites guidées et animées gratuites pour faire découvrir au grand public les richesses de cet espace naturel sensible. Accompagnés d'un guide, les participants pourront explorer la faune, la flore et les secrets de ce site préservé à travers une balade conviviale et pédagogique.

Les rendez-vous sont fixés les samedi 11 juillet, mercredi 22 juillet, samedi 1er août et mercredi 5 août, avec un départ à 9h30 depuis le chalet d'accueil du marais à Saône. L'activité est ouverte aux familles et à tous les curieux. L'inscription est obligatoire par courriel à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

La commune de Charquemont accueillera ce samedi 23 mai  une grande journée consacrée à la nature et à la protection du vivant. Organisée dans le cadre de la Fête nationale de la nature, cette manifestation se déroulera de 10 heures à 18 heures sur la place de la mairie et réunira de nombreuses associations environnementales du territoire. À l’origine de cette initiative, la délégation doubiste de l’ASPAS, l’Association pour la protection des animaux sauvages. Reconnue d’utilité publique, l’association œuvre depuis plusieurs décennies pour la défense de la faune sauvage. Dans le Doubs, elle est notamment engagée depuis plusieurs années dans la protection du chamois. « Protéger la nature, c’est préserver notre avenir à tous », résume Jean Chapuis, délégué de l’ASPAS dans le Doubs. Pour lui, cette journée doit permettre de sensibiliser le public aux enjeux environnementaux actuels et de favoriser les échanges avec les habitants.

Une quinzaine d’associations mobilisées

Tout au long de la journée, les visiteurs pourront rencontrer une quinzaine d’associations et d’acteurs locaux engagés dans la défense de l’environnement et de la biodiversité. Parmi eux figurent notamment Focus Nature, organisateur du festival photographique “Maîche avec la nature”, le Centre Athénas, le Pôle Grands Prédateurs ou encore les Gazouillis du Plateau de Charquemont. Des stands d’information, des échanges avec les bénévoles, des expositions photographiques ainsi que des projections de films seront proposés au public. Certaines animations se dérouleront également dans la salle de la mairie située à proximité de la place principale. La commune de Charquemont soutient pleinement l’événement et offrira un vin d’honneur entre midi et 13 heures.

L'interview de la rédaction : Jean Chapuis 



La question de la chasse au cœur des préoccupations

Au-delà de l’aspect festif et pédagogique, cette journée sera aussi l’occasion pour les associations présentes d’alerter sur certaines pratiques qu’elles dénoncent depuis plusieurs années, notamment autour de la chasse des grands ongulés dans le massif jurassien. L’ASPAS critique ouvertement les prélèvements de chamois et de chevreuils dans le Doubs, estimant que les niveaux actuels de chasse ne sont plus compatibles avec une véritable politique de préservation de la biodiversité. « Il faut que cette fête de la nature soit réellement une fête de la nature et non une guerre à la nature », insiste Jean Chapuis, qui appelle à une prise de conscience collective autour de la protection du vivant.

L'interview de la rédaction : Jean Chapuis 

À travers cette première édition organisée à Charquemont, les associations espèrent surtout créer un moment de dialogue avec le grand public autour des grands enjeux environnementaux qui traversent aujourd’hui le Haut-Doubs et le massif jurassien.

À Besançon, les chasseurs de l’ACCA organisent l’opération « J’aime la nature propre » samedi 7 mars. Objectif : un grand ramassage des déchets en forêt de Chailluz et sur les secteurs de Rosemont et Planoise. Rendez-vous à 8h30 à la salle de la Malcombe. L’événement est ouvert à tous : vététistes, cavaliers, traileurs ou simples promeneurs. Retour prévu avant midi.

À la Maison de la Réserve de Labergement-Sainte-Marie, l’artiste jurassien Simon Bichet présente « Par chez moi, la nature encrée ». Avec une encre appliquée directement à la main, il crée des paysages forts et sensibles, inspirés de son enfance dans le Haut‑Doubs. Une expo qui parle de nature, d’émotion et de Jura, à découvrir jusqu’au 29 mars 2026, comprise dans le billet d’entrée.

Ce mardi, en fin d’après-midi, le Parc naturel régional du Doubs Horloger vous invite à découvrir la nuit et ses secrets… À 16h30, à Orchamps-Vennes (rue du château, en face du N° 19), partez pour une immersion sensorielle sur les traces des habitants de la nuit. Une balade gratuite, magique et familiale, au rythme du crépuscule. Prévoir lampe à lumière rouge et vêtements chauds. Durée : 2h – places limitées. Infos et réservations au 03 81 68 53 32 ou Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Du 29 mars au 29 juin 2025, la Maison de la Réserve accueille l’exposition Ma prairie magique de Marie Renne et Flavien Simon. À travers une série de photographies prises dans une prairie du Vercors, les visiteurs découvriront la beauté fragile des papillons, capturés au lever du jour alors qu’ils se réchauffent sous les premiers rayons du soleil.

Une exposition qui invite à contempler la nature dans toute sa délicatesse. Accès payant, inclus dans le billet d’entrée de la Maison de la Réserve.

Les amoureux de la nature ont appris avec beaucoup de tristesse le décès de Vincent, le célèbre cerf de la forêt de la Chaux. Le cervidé était âgé d’une vingtaine d’années. Il a été découvert, sans vie, au nord de la forêt, par un promeneur. Ce cerf était considéré comme l’un des plus grands  d’Europe. Il a porté jusqu’à 24 cors. Même les chasseurs lui ont rendu hommage. En précisant « que la consigne a toujours été de l’épargner et de le laisser vieillir ».

Parole de mycologue, la saison des champignons est loin de battre son plein en cette fin du mois d’août. Au mois d’avril, les morilles sont sorties de terre. Les mousserons de printemps leur ont emboîté le pas. Les pluies de ces dernières semaines ont permis au bolet d’été de se manifester. Malgré ce constat, qui pourrait être encourageant, la situation reste, pour l’heure critique. Les sols sont secs et le manque de précipitations ralentit considérablement la pousse. Une situation qui n’est pas nouvelle. Le mycologue  jurassien Serge Liard, habitué à s’aventurer en forêt de Chaux, reconnaît que les cueillettes sont moins généreuses. Il constate également la disparition de certaines espèces de champignon.

« Il y a beaucoup de champignons que l’on ne voit plus en raison de la sécheresse. Tout a commencé pour moi en l’an 2000 » explique M. Liard. « Quand je me promenais en forêt de Chaux, il y avait des ruisseaux un peu partout. Désormais, il y en a quasiment plus. Il y a également certaines espèces de champignons que l’on ne trouve plus » complète -t-il. Et de poursuivre : « d’autres gagnent du terrain, comme les amanites des césars. Cette année, on constate une recrudescence d’amanites vineuses. On voit également poindre l’amanite phalloïde blanche. Ce qui n’était pas le cas auparavant » ajoute le passionné. Rappelons que ces champignons ne doivent pas être consommés.

« On attend impatiemment la pluie »

Comme M. Liard le rappelle, pour que le champignon pointe le bout de son chapeau, « il lui faut de la pluie et de l’humidité ». Sans ces conditions, les paniers resteront désespérément vides. « Nous espérons des pluies suffisamment abondantes pour que l’eau puisse pénétrer dans les sols forestiers. Quand les averses ont touché les feuilles, les branches et les feuilles mortes au sol, il ne reste parfois plus grand-chose pour s’introduire en profondeur » argumente-t-il.

Prévention et prudence

Comme chaque année, les mycologues appellent à la prudence. Les champignons peuvent occasionner de graves intoxications, qui sont parfois mortelles. Pour éviter ces drames et désagréments, il convient de ne pas prendre de risques et de s’assurer de la comestibilité du produit. Faites appel à des spécialistes ou à votre pharmacien. En cas de doute, mieux vaut ne pas provoquer le destin. « Il n’est pas toujours facile de faire de la prévention. Les gens ont parfois des idées préconçues qu’ils ne veulent pas oublier  » conclut M. Liard, qui organise régulièrement des sorties pour tous les amateurs désireux d’en savoir toujours plus sur les gourmandises de nos prairies et forêts.

L'interview