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Quelques semaines après la naissance d'un premier petit, le Muséum de la Citadelle de Besançon annonce l'arrivée d'un deuxième bébé Grand Hapalémur, une espèce classée en danger critique d'extinction. Cette naissance, rarissime, porte à 46 le nombre d'individus vivant en institution zoologique dans le monde, tous en Europe. Les premières naissances enregistrées à Besançon depuis 2013 viennent saluer le travail des équipes du Muséum en faveur de la préservation de cette espèce emblématique menacée par la déforestation à Madagascar.

Le Syndicat mixte du marais de Saône propose de nouveau cet été quatre visites guidées et animées gratuites pour faire découvrir au grand public les richesses de cet espace naturel sensible. Accompagnés d'un guide, les participants pourront explorer la faune, la flore et les secrets de ce site préservé à travers une balade conviviale et pédagogique.

Les rendez-vous sont fixés les samedi 11 juillet, mercredi 22 juillet, samedi 1er août et mercredi 5 août, avec un départ à 9h30 depuis le chalet d'accueil du marais à Saône. L'activité est ouverte aux familles et à tous les curieux. L'inscription est obligatoire par courriel à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

La commune de Charquemont accueillera ce samedi 23 mai  une grande journée consacrée à la nature et à la protection du vivant. Organisée dans le cadre de la Fête nationale de la nature, cette manifestation se déroulera de 10 heures à 18 heures sur la place de la mairie et réunira de nombreuses associations environnementales du territoire. À l’origine de cette initiative, la délégation doubiste de l’ASPAS, l’Association pour la protection des animaux sauvages. Reconnue d’utilité publique, l’association œuvre depuis plusieurs décennies pour la défense de la faune sauvage. Dans le Doubs, elle est notamment engagée depuis plusieurs années dans la protection du chamois. « Protéger la nature, c’est préserver notre avenir à tous », résume Jean Chapuis, délégué de l’ASPAS dans le Doubs. Pour lui, cette journée doit permettre de sensibiliser le public aux enjeux environnementaux actuels et de favoriser les échanges avec les habitants.

Une quinzaine d’associations mobilisées

Tout au long de la journée, les visiteurs pourront rencontrer une quinzaine d’associations et d’acteurs locaux engagés dans la défense de l’environnement et de la biodiversité. Parmi eux figurent notamment Focus Nature, organisateur du festival photographique “Maîche avec la nature”, le Centre Athénas, le Pôle Grands Prédateurs ou encore les Gazouillis du Plateau de Charquemont. Des stands d’information, des échanges avec les bénévoles, des expositions photographiques ainsi que des projections de films seront proposés au public. Certaines animations se dérouleront également dans la salle de la mairie située à proximité de la place principale. La commune de Charquemont soutient pleinement l’événement et offrira un vin d’honneur entre midi et 13 heures.

L'interview de la rédaction : Jean Chapuis 



La question de la chasse au cœur des préoccupations

Au-delà de l’aspect festif et pédagogique, cette journée sera aussi l’occasion pour les associations présentes d’alerter sur certaines pratiques qu’elles dénoncent depuis plusieurs années, notamment autour de la chasse des grands ongulés dans le massif jurassien. L’ASPAS critique ouvertement les prélèvements de chamois et de chevreuils dans le Doubs, estimant que les niveaux actuels de chasse ne sont plus compatibles avec une véritable politique de préservation de la biodiversité. « Il faut que cette fête de la nature soit réellement une fête de la nature et non une guerre à la nature », insiste Jean Chapuis, qui appelle à une prise de conscience collective autour de la protection du vivant.

L'interview de la rédaction : Jean Chapuis 

À travers cette première édition organisée à Charquemont, les associations espèrent surtout créer un moment de dialogue avec le grand public autour des grands enjeux environnementaux qui traversent aujourd’hui le Haut-Doubs et le massif jurassien.

À Besançon, les chasseurs de l’ACCA organisent l’opération « J’aime la nature propre » samedi 7 mars. Objectif : un grand ramassage des déchets en forêt de Chailluz et sur les secteurs de Rosemont et Planoise. Rendez-vous à 8h30 à la salle de la Malcombe. L’événement est ouvert à tous : vététistes, cavaliers, traileurs ou simples promeneurs. Retour prévu avant midi.

À la Maison de la Réserve de Labergement-Sainte-Marie, l’artiste jurassien Simon Bichet présente « Par chez moi, la nature encrée ». Avec une encre appliquée directement à la main, il crée des paysages forts et sensibles, inspirés de son enfance dans le Haut‑Doubs. Une expo qui parle de nature, d’émotion et de Jura, à découvrir jusqu’au 29 mars 2026, comprise dans le billet d’entrée.

Ce mardi, en fin d’après-midi, le Parc naturel régional du Doubs Horloger vous invite à découvrir la nuit et ses secrets… À 16h30, à Orchamps-Vennes (rue du château, en face du N° 19), partez pour une immersion sensorielle sur les traces des habitants de la nuit. Une balade gratuite, magique et familiale, au rythme du crépuscule. Prévoir lampe à lumière rouge et vêtements chauds. Durée : 2h – places limitées. Infos et réservations au 03 81 68 53 32 ou Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Du 29 mars au 29 juin 2025, la Maison de la Réserve accueille l’exposition Ma prairie magique de Marie Renne et Flavien Simon. À travers une série de photographies prises dans une prairie du Vercors, les visiteurs découvriront la beauté fragile des papillons, capturés au lever du jour alors qu’ils se réchauffent sous les premiers rayons du soleil.

Une exposition qui invite à contempler la nature dans toute sa délicatesse. Accès payant, inclus dans le billet d’entrée de la Maison de la Réserve.

Les amoureux de la nature ont appris avec beaucoup de tristesse le décès de Vincent, le célèbre cerf de la forêt de la Chaux. Le cervidé était âgé d’une vingtaine d’années. Il a été découvert, sans vie, au nord de la forêt, par un promeneur. Ce cerf était considéré comme l’un des plus grands  d’Europe. Il a porté jusqu’à 24 cors. Même les chasseurs lui ont rendu hommage. En précisant « que la consigne a toujours été de l’épargner et de le laisser vieillir ».

Parole de mycologue, la saison des champignons est loin de battre son plein en cette fin du mois d’août. Au mois d’avril, les morilles sont sorties de terre. Les mousserons de printemps leur ont emboîté le pas. Les pluies de ces dernières semaines ont permis au bolet d’été de se manifester. Malgré ce constat, qui pourrait être encourageant, la situation reste, pour l’heure critique. Les sols sont secs et le manque de précipitations ralentit considérablement la pousse. Une situation qui n’est pas nouvelle. Le mycologue  jurassien Serge Liard, habitué à s’aventurer en forêt de Chaux, reconnaît que les cueillettes sont moins généreuses. Il constate également la disparition de certaines espèces de champignon.

« Il y a beaucoup de champignons que l’on ne voit plus en raison de la sécheresse. Tout a commencé pour moi en l’an 2000 » explique M. Liard. « Quand je me promenais en forêt de Chaux, il y avait des ruisseaux un peu partout. Désormais, il y en a quasiment plus. Il y a également certaines espèces de champignons que l’on ne trouve plus » complète -t-il. Et de poursuivre : « d’autres gagnent du terrain, comme les amanites des césars. Cette année, on constate une recrudescence d’amanites vineuses. On voit également poindre l’amanite phalloïde blanche. Ce qui n’était pas le cas auparavant » ajoute le passionné. Rappelons que ces champignons ne doivent pas être consommés.

« On attend impatiemment la pluie »

Comme M. Liard le rappelle, pour que le champignon pointe le bout de son chapeau, « il lui faut de la pluie et de l’humidité ». Sans ces conditions, les paniers resteront désespérément vides. « Nous espérons des pluies suffisamment abondantes pour que l’eau puisse pénétrer dans les sols forestiers. Quand les averses ont touché les feuilles, les branches et les feuilles mortes au sol, il ne reste parfois plus grand-chose pour s’introduire en profondeur » argumente-t-il.

Prévention et prudence

Comme chaque année, les mycologues appellent à la prudence. Les champignons peuvent occasionner de graves intoxications, qui sont parfois mortelles. Pour éviter ces drames et désagréments, il convient de ne pas prendre de risques et de s’assurer de la comestibilité du produit. Faites appel à des spécialistes ou à votre pharmacien. En cas de doute, mieux vaut ne pas provoquer le destin. « Il n’est pas toujours facile de faire de la prévention. Les gens ont parfois des idées préconçues qu’ils ne veulent pas oublier  » conclut M. Liard, qui organise régulièrement des sorties pour tous les amateurs désireux d’en savoir toujours plus sur les gourmandises de nos prairies et forêts.

L'interview

 

 

Les cigognes continuent de saluer la Franche-Comté, avant de débuter leur périple vers des contrées plus chaudes. Nous aurons plaisir à les retrouver le printemps prochain. En attendant, apprécions ces scènes toujours autant nostalgiques et attendrissantes. Merci à Chloé Girod pour ces clichés.  

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