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À Besançon, les électeurs ont tranché. La maire écologiste sortante Anne Vignot a été battue au second tour des élections municipales, recueillant 46,7 % des suffrages. Elle cède son fauteuil à Ludovic Fagaut, figure de la droite locale, qui l’emporte avec 53,2 %.

Un basculement politique net

Le résultat est sans appel : après six années à la tête de la ville, Anne Vignot voit sa majorité renversée. Ce scrutin marque un retour de la droite aux commandes municipales. La candidate écologiste n’a pas réussi à convaincre suffisamment d’électeurs pour prolonger son mandat. En face, Ludovic Fagaut a su fédérer un électorat plus large, capitalisant notamment sur les critiques adressées à la majorité sortante.

Une défaite acceptée, mais contestée sur le fond

Dans une déclaration empreinte d’émotion, Anne Vignot a reconnu la défaite tout en regrettant le climat de la campagne : « Un choix a été fait. Je le regrette… mais c’est un vote net. » Elle a dénoncé une campagne qu’elle juge « longue » et marquée par « des assertions et des rumeurs », estimant qu’elle « n’a pas été à la hauteur » des attentes démocratiques dans une ville comme Besançon. La maire sortante s’est également dite attentive à la colère d’une partie des habitants : « J’entends qu’on a des habitants qui sont fâchés, parce qu’ils sont dans une crise sociale. Elle existe. »

Une lecture locale… et globale

Au-delà du scrutin bisontin, Anne Vignot inscrit ce résultat dans un contexte plus large : « Au vu des résultats dans d’autres villes, c’est en France qu’il se passe quelque chose… mais aussi au niveau européen et international ». Elle appelle à une réflexion politique de fond sur « les angoisses » et les attentes des citoyens, notamment face aux crises sociales et climatiques.

Une écologiste déterminée à poursuivre le combat

Malgré la défaite, Anne Vignot a affirmé sa volonté de rester engagée : « Je suis une femme de conviction, une femme écologiste. Je sais pourquoi j’ai proposé un projet de transition ». Elle défend le bilan de son mandat et maintient que « l’avenir est dans la transition écologique », promettant de rester active dans le débat local : « Je serai aux côtés des habitants pour lutter contre les injustices sociales et la crise climatique. »

Un avenir politique incertain

L’ancienne maire reconnaît toutefois que certaines orientations n’ont pas été comprises par les électeurs. Elle critique également les « promesses » de son adversaire, qu’elle juge « peu réalistes ». Dans un contexte de défiance et de recomposition politique, cette alternance à Besançon illustre les tensions actuelles entre impératifs écologiques, attentes sociales et dynamiques électorales.

Une page se tourne donc dans la capitale comtoise, avec l’arrivée de Ludovic Fagaut à la mairie. Reste à savoir comment la nouvelle majorité répondra aux défis économiques, sociaux et environnementaux qui traversent la ville.

Une victoire nette au second tour

Ludovic Fagaut a remporté ce dimanche l’élection municipale à Besançon. Le candidat de l’union de la droite et du centre confirme l’avantage acquis au premier tour et s’impose avec 53,2 % des suffrages. La maire sortante, Anne Vignot, recueille 46,7 % des voix. Cette victoire marque un tournant historique : depuis 1953, la gauche dirigeait la capitale comtoise.

Un nouveau rapport de forces au conseil municipal

Avec ce résultat, Ludovic Fagaut disposera de 42 sièges au sein du nouveau conseil municipal. La minorité comptera 13 élus, dont trois représentants de La France insoumise. Cette recomposition ouvre une nouvelle page politique pour la ville. « Une volonté de rupture ». À l’issue du scrutin, Ludovic Fagaut a insisté sur l’ampleur du changement exprimé par les électeurs : Le nouveau maire évoque un projet « d’envergure », porté  par l’union de la droite, du centre et de la société civile. Il affirme vouloir rassembler pour « faire rayonner la ville de Besançon » et « la remettre sur la carte de France ».

L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut 

Un projet au-delà des clivages

Ludovic Fagaut a également tenu à souligner que son élection ne devait pas être lue uniquement à travers le prisme partisan.  L’alternance politique ouvre désormais une phase d’installation et de mise en œuvre du programme annoncé. Les prochains mois seront déterminants pour mesurer la portée de cette rupture voulue par une majorité de votants.

La Ville de Lons-le-Saunier bascule à droite. La liste de Cyrille Brero, qui avait fusionné avec le centriste Jean-Philippe Huelin entre les deux tours, s’est imposée devant Jean-Yves Ravier, le maire sortant. Les vainqueurs obtiennent 51,9% des voix. Jean-Yves Ravier, qui n’aura réalisé qu’un seul mandat, obtient 48% des suffrages.

Ludovic Fagaut a conservé son avantage du 1er tour en terre bisontine. Il recueille 53,2% des suffrages. Anne Vignot, la maire sortante de Besançon arrive en deuxième position, avec 46,7% des suffrages. Depuis 1953, la gauche était à la tête de la ville.  Ludovic Fagaut disposera de 42 sièges au sein du nouveau conseil municipal. La minorité disposera de 13 sièges dont trois élus insoumis. 

Le maire sortant de Beure Philippe Chaney a été battu par son opposant, Bruno Lind. Le nouvel édile recueille 52,1% des voix. 47,8% pour son adversaire.

Le divers gauche Frédéric Poncet est le nouveau maire de Saint-Claude. Il recueille 61 % de suffrages, face à la liste de Lilian Cottet-Emard, le candidat de la droite (38,9%).

Le candidat centriste Patrick Comte est le nouveau Maire de Pontarlier (48,2%). Bénédicte Hérard (25,'%) se classe en deuxième position. Bertrand Guinchard (17,7%) est troisième. Il est suivi par le candidat insoumis Cédric Laithier (8,5%) 

On connaît le taux de participation, à 17h,  pour le 2è tour des élections municipales dans la région. Il s’élève à 51,7 %, contre 39,4%  en 2020 en Bourgogne Franche-Comté. Par département, le taux de participation est de 50 % dans le Doubs (35,5 % en 2020) et 50,9 % dans le Jura (48,7 % en 2020).

A Besançon, à 17h, le taux de participation s’élève à 56,31 % pour les 68 bureaux de vote bisontin. Il était de 52,24 % dimanche dernier.