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Lors des sénatoriales du 27 septembre, le Rassemblement national réalise une progression inédite dans toute la région, portée par la constitution — pour la première fois — d’un groupe parlementaire au Sénat. En Bourgogne Franche‑Comté, les candidats RN enregistrent des hausses spectaculaires par rapport à 2020 : 153 voix en Haute‑Saône, 119 dans le Doubs et 26 dans le Territoire de Belfort. Le mouvement évoque une « dynamique forte » et promet de défendre les élus locaux et la ruralité.

Les socialistes du Doubs, par un écrit de Jean-Sébastien Leuba, premier secrétaire fédéral du Parti Socialiste dans le Doubs, se félicitent de l’élection d’Arnaud Martey, qui rejoint le groupe socialiste, écologique et républicain au Sénat. Rappelons que l’élection s’est tenue ce dimanche dans le Doubs. Ils y voient une bonne nouvelle pour le territoire, estimant que les élus locaux disposeront d’une voix supplémentaire pour défendre solidarité, écologie et proximité.

Le PS souligne une victoire du rassemblement, remerciant écologistes, communistes et directions nationales. Il critique en parallèle la stratégie de la droite départementale, jugée trop proche des thèmes de l’extrême droite. Les socialistes veulent faire de ce résultat le début d’une dynamique, portée par des services publics accessibles, des territoires vivants et une transition écologique qui n’oublie personne.

Jean-François Longeot, Jacques Grosperrin et Arnaud Marthey ont remporté les trois sièges de sénateur du Doubs, ce dimanche 27 septembre. Le scrutin confirme l’implantation de la droite, tout en permettant à la gauche de retrouver une représentation au palais du Luxembourg, six ans après l’avoir perdue.

Sur les 1 658 grands électeurs appelés aux urnes, 1 648 ont participé au scrutin, soit une participation de 99,4 %. Le sénateur centriste Jean-François Longeot arrive en tête avec 548 voix, devant le sénateur sortant Les Républicains Jacques Grosperrin, qui recueille 483 suffrages. Le socialiste Arnaud Marthey prend la troisième place avec 399 voix et fait son entrée au Sénat. Derrière les trois listes qui obtiennent un siège, le Rassemblement national se classe quatrième avec 119 voix. La France insoumise rassemble 58 suffrages, tandis que la liste Ré-Agissons ferme la marche avec 11 voix.

Jacques Grosperrin revendique l’ancrage territorial des Républicains

Pour Jacques Grosperrin, cette réélection démontre la solidité de son implantation et celle de sa famille politique. « Les Républicains existent dans le territoire », affirme-t-il, en mettant en avant une progression de son résultat par rapport à 2020. Le sénateur évoque quelque 450 voix lors du précédent scrutin, contre 483 cette année. S’il reconnaît que la gauche retrouve un siège, il conteste l’idée d’une poussée de celle-ci dans le département. Selon sa comparaison avec les résultats de 2020, elle aurait perdu environ 130 voix. Une lecture politique qu’il présente comme encourageante pour la droite à l’approche des prochaines échéances départementales et législatives. Jacques Grosperrin insiste également sur la dimension collective de son résultat, associant ses colistiers à cette nouvelle victoire.

L'interview de la rédaction : Jacques Grosperrin 

 

Arnaud Mathey veut défendre les services publics et les territoires

Chez Arnaud Marthey, la satisfaction s’accompagne d’abord d’un « sentiment de responsabilité ». Le nouveau sénateur socialiste entend aborder son mandat avec « du sérieux, de l’engagement, du travail », en soulignant lui aussi le rôle de son équipe et la confiance accordée par les grands électeurs. Son élection marque le retour de la gauche parmi les sénateurs du Doubs. À ses yeux, elle répond à une attente exprimée pendant la campagne : retrouver une représentation davantage en phase avec la diversité politique du département. Il évoque ainsi le rétablissement d’un « équilibre assez naturel ». Se revendiquant de la social-démocratie et du centre gauche, Arnaud Marthey place les services publics, l’égalité territoriale, l’offre de soins et les hôpitaux au cœur de ses engagements. Dans un contexte national qu’il décrit comme fracturé, il entend également porter une voix de « résistance » au Sénat.

L'interview de la rédaction : Arnaud Marthey 

Une victoire collective, une émotion personnelle

Le nouvel élu a aussi laissé apparaître son émotion en évoquant son père disparu, qui « aurait aimé être là », ainsi que son épouse et sa fille. Une dimension intime qu’il rattache au soutien de ses proches et au travail accompli pendant la campagne. « Ce n’est jamais une victoire personnelle », insiste-t-il.

Des vérifications lors du dépouillement

Interrogé sur le recomptage intervenu au cours de la soirée, Jacques Grosperrin explique que des enveloppes et des feuilles avaient été déchirées au moment du dépouillement. Selon lui, les observations consignées dans les procès-verbaux ont conduit à une relecture destinée à éviter toute erreur. Il assure que ces vérifications n’étaient pas liées à un différend sur le classement.

Au terme du scrutin, le Doubs enverra donc au palais du Luxembourg un sénateur centriste, un sénateur Les Républicains et un sénateur socialiste. Une nouvelle répartition qui maintient deux sièges au centre et à droite, tout en redonnant à la gauche une place dans la représentation sénatoriale du département.

Élections sénatoriales 2026 : Le Doubs s'apprête à renouveler ses 3 sénateurs ce dimanche 27 septembre

Rattaché à la série 2 du renouvellement sénatorial, le département du Doubs remet en jeu ses trois sièges au Palais du Luxembourg à l'occasion du scrutin de ce  dimanche 27 septembre. Ce vote au suffrage universel indirect permettra de désigner les parlementaires qui représenteront le territoire pour un mandat de six ans.

Un scrutin à la proportionnelle à un seul tour

Compte tenu de l'attribution de trois sièges pour le département, le scrutin se déroule à la représentation proportionnelle suivant la règle de la plus forte moyenne, sur la base d'un tour unique de scrutin. Les formations politiques présentent des listes paritaires alternant obligatoirement hommes et femmes. Les sièges sont ensuite répartis entre les différentes listes au prorata des suffrages exprimés.

658 grands électeurs mobilisés

Le collège électoral du Doubs rassemble 1 658 grands électeurs, appelés à voter sous peine d'une amende de 100 € en cas d'abstention non justifiée : les parlementaires (députés et sénateurs sortants) du département, les conseillers régionaux de Bourgogne-Franche-Comté élus dans le Doubs, les conseillers départementaux du Doubs et les délégués des conseils municipaux représentant l'ensemble des communes du Haut-Doubs, du Pays de Montbéliard et du Grand Besançon.

Six listes en compétition

La préfecture du Doubs a validé six listes pour se disputer les trois sièges du département :

  • Divers Centre — « Bon sens et proximité »
    • Tête de liste : Jean-François Longeot (Sénateur sortant, Horizons)
    • Candidats : Annick Jacquemet (Sénatrice sortante), Fabien Henriet, Gladys Deuscher, Philippe Mathieu.
  • Les Républicains — « Le Doubs avance quand il fait équipe »
    • Tête de liste : Jacques Grosperrin (Sénateur sortant, LR)
    • Candidats : Christine Bouquin (Présidente du Conseil départemental), Cédric Bôle, Emmanuelle Laville, Damien Guillaume.
  • Union de la Gauche — « Une voix utile, nouvelle et constructive pour le Doubs »
    • Tête de liste : Arnaud Marthey (PS - Conseiller régional)
    • Candidats : Valérie Pagnot, Christophe Lime (PCF), Odile Joannes (Les Écologistes), Christophe Garnier.
  • Rassemblement National — « Au service des communes pour défendre le Doubs »
    • Tête de liste : Géraldine Grangier (Députée, RN)
    • Candidats : Jacques Denis, Florianne Jeandenand, Walter Plançon, Anaïs Vial.
  • La France Insoumise — « Faisons entrer le programme du Nouveau Front Populaire au Sénat »
    • Tête de liste : Geoffroy Lang (LFI)
    • Candidats : Séverine Véziès, Cédric Laithier, Maryse Vuerli, Martin Mellion.
  • Sans Étiquette — « Ré-Agissons »
    • Tête de liste : Philippe Jourdin
    • Candidats : Florence Joly, David Rodriguez, Sonia Borne, Sébastien Chevassu.

Les enjeux locaux

Entre agglomérations urbaines (Besançon, Montbéliard), bassin industriel, territoire transfrontalier et zones rurales du Haut-Doubs, le rôle des futurs élus sera d'assurer le relais des collectivités territoriales auprès des instances nationales. Parmi les dossiers prioritaires figurent le soutien financier et juridique aux petites communes, la lutte contre les déserts médicaux, l'aménagement du territoire, le maintien des services publics et l'accompagnement des infrastructures de transport.

Candidat sur la liste conduite par le socialiste Arnaud Marthey, maire de Baume-les-Dames et conseiller régional, pour les élections sénatoriales du 27 septembre, Christophe Garnier entend défendre les petites communes et la démocratie locale. Le maire d’Éternoz-Vallée-du-Lison, également vice-président de la Communauté de communes Loue Lison, plaide pour une meilleure prise en compte des territoires ruraux au sein de la gauche.

Un engagement dans la continuité

Christophe Garnier inscrit cette candidature dans un parcours politique déjà marqué par plusieurs campagnes. Après les élections départementales de 2015 et de 2021, ainsi que les sénatoriales de 2020, l’élu souhaite poursuivre son engagement pour « la préservation et le développement de la démocratie locale ». S’il rejoint une liste conduite par un socialiste, il tient à préciser son positionnement : « Je ne suis pas un élu encarté, je suis un élu divers gauche. » Une sensibilité qu’il assume et qu’il souhaite enrichir par son expérience communale et intercommunale

Une gauche qu’il souhaite davantage ancrée dans les campagnes

Pour Christophe Garnier, la candidature doit permettre de faire entendre des territoires insuffisamment représentés. Il estime que la gauche, particulièrement dans le quart nord-est de la France, manque d’élus ruraux dans ses instances, contrairement à ce qu’il observe dans le Sud-Ouest. Cette présence doit, selon lui, peser sur les orientations politiques et éviter de reproduire certaines décisions qu’il critique. Il cite les regroupements de collectivités, la loi NOTRe ou encore l’évolution du mode de scrutin dans les communes de moins de 1 000 habitants. L’élu y voit les conséquences d’une gauche « sans doute mal renseignée, mal implantée dans les territoires ruraux ». Son objectif est donc autant de défendre ses convictions que de les faire évoluer : « Je veux aussi les nourrir », explique-t-il, pour mieux intégrer les réalités des campagnes.

L'interview de la rédaction : Christophe Garnier 

Des élus sans étiquette, mais pas sans convictions

Interrogé sur la place des maires sans étiquette et l’incertitude que leur positionnement peut introduire dans le scrutin sénatorial, Christophe Garnier rappelle les particularités de la vie municipale rurale. Dans les petites communes, les équipes réunissent souvent des habitants de sensibilités différentes. « On n’est pas dans des élections monolithiques, bloc contre bloc », souligne-t-il. Le travail collectif repose davantage, selon lui, sur l’association des idées et des engagements. Cette absence d’étiquette n’efface pas les convictions personnelles. Elle rend d’autant plus nécessaire la rencontre avec les élus pour présenter un projet et comprendre leurs attentes.

Pas de polémique sur la candidature de LFI

Christophe Garnier ne souhaite pas commenter la décision de La France insoumise de présenter une candidature distincte. « Je défends nos idées, le programme qui a été discuté avec Arnaud Marthey », répond-il. L’élu considère comme légitime la possibilité, pour chaque formation, de se présenter. Il préfère concentrer son discours sur le projet porté par sa liste.

Maintenir un lien avec le terrain après l’élection

Au-delà de la campagne, Christophe Garnier souhaite contribuer à un travail collectif durable si Arnaud Marthey est élu. Selon lui, la tête de liste a indiqué vouloir conserver son mandat régional et quitter son mandat communal. Le maire d’Éternoz-Vallée-du-Lison entend alors transmettre des observations, des réflexions et des expérimentations issues des communes et de l’intercommunalité. L’objectif : maintenir les élus de la liste « en lien direct avec le terrain » et faire remonter la voix de la ruralité au niveau national.

L'interview de la rédaction : Christophe Garnier 

Déjà engagé dans les rencontres de campagne aux côtés d’Arnaud Marthey, Christophe Garnier espère prolonger cette démarche durant le mandat, au sein d’une équipe capable d’alimenter régulièrement le travail parlementaire.

La préfecture du Doubs a officiellement arrêté la liste des candidats aux élections sénatoriales du dimanche 27 septembre 2026. Six listes, réunissant chacune cinq candidats, participeront à ce scrutin destiné à renouveler les trois sièges de sénateurs du département. Au total, trente candidats ont été définitivement enregistrés par les services de l’État. Trois sénateurs sortants sollicitent un nouveau mandat : Jacques Grosperrin conduit la liste « Le Doubs avance quand il fait équipe », tandis que Jean-François Longeot et Annick Jacquemet figurent aux deux premières places de la liste « Bon sens et proximité ».

Les sénateurs ne sont pas élus directement par les citoyens. Le vote est réservé aux grands électeurs du département, parmi lesquels figurent principalement les représentants des conseils municipaux, mais également les parlementaires et les élus départementaux et régionaux. Dans le Doubs, les trois sièges seront attribués au scrutin proportionnel. En 2020, la liste conduite par Jean-François Longeot avait obtenu deux élus, Jean-François Longeot et Annick Jacquemet. La liste de Jacques Grosperrin avait remporté le troisième siège. Le scrutin du 27 septembre déterminera donc si cet équilibre est maintenu ou si l’arrivée de six listes modifie la représentation du Doubs au Palais du Luxembourg.

Les listes enregistrées

LISTE 1 — LE DOUBS AVANCE QUAND IL FAIT ÉQUIPE

  1. Jacques Grosperrin
  2. Christine Bouquin
  3. Cédric Bôle
  4. Emmanuelle Laville
  5. Damien Guillaume

LISTE 2 — AU SERVICE DES COMMUNES POUR DÉFENDRE LE DOUBS

  1. Géraldine Grangier
  2. Jacques Denis
  3. Florianne Jeandenand
  4. Walter Plançon
  5. Anaïs Vial

LISTE 3 — BON SENS ET PROXIMITÉ

  1. Jean-François Longeot
  2. Annick Jacquemet
  3. Fabien Henriet
  4. Gladys Deuscher
  5. Philippe Mathieu

LISTE 4 — UNE VOIX UTILE, NOUVELLE ET CONSTRUCTIVE POUR LE DOUBS

  1. Arnaud Marthey
  2. Valérie Pagnot
  3. Christophe Lime
  4. Odile Joannes
  5. Christophe Garnier

LISTE 5 — FAISONS ENTRER LE PROGRAMME DU NOUVEAU FRONT POPULAIRE AU SÉNAT

  1. Geoffroy L’Ang
  2. Séverine Véziès
  3. Cédric Laithier
  4. Maryse Vuerli
  5. Martin Mellion

LISTE 6 — RÉ-AGISSONS

  1. Philippe Jourdin
  2. Florence Joly
  3. David Rodriguez
  4. Sonia Borne
  5. Sébastien Chevassu

Arnaud Marthey sera candidat aux élections sénatoriales organisées dimanche 27 septembre dans le Doubs. Le maire de Baume-les-Dames et conseiller régional conduira la liste « Une voix utile, nouvelle et constructive pour le Doubs », composée de plusieurs élus locaux issus de sensibilités différentes.

Une candidature au-delà des appartenances partisanes

Arnaud Marthey entend proposer une représentation « plus équilibrée et diversifiée » du département au Sénat. Sa démarche se veut fondée sur la proximité, l’écoute des grands électeurs et le dépassement des clivages politiques. La liste souhaite défendre les services publics, le tissu économique et industriel ainsi que la place des communes et des intercommunalités.

Une liste composée de cinq élus locaux

Arnaud Marthey sera accompagné de Valérie Pagnot, maire de Bonnétage et présidente de la communauté de communes du Plateau du Russey ; Christophe Lime, adjoint au maire de Dannemarie-sur-Crète ; Odile Joannes, vice-présidente de Pays de Montbéliard Agglomération et conseillère municipale de Béthoncourt ; et Christophe Garnier, maire d’Éternoz-Vallée-du-Lison et vice-président de la communauté de communes Loue-Lison.

Quatre priorités pour le territoire

La liste articule son programme autour de quatre grandes orientations : le renforcement de l’autonomie des collectivités locales, le maintien de services publics de proximité, la gestion durable de l’eau et de la forêt, ainsi que le soutien à l’industrie, à la formation et à l’emploi local. Arnaud Marthey et ses colistiers, qui ont engagé leurs rencontres avec les grands électeurs en juin, poursuivront leurs échanges jusqu’au scrutin afin d’enrichir leurs propositions.

 

Le sénateur sortant du Doubs Jean-François Longeot annonce sa candidature aux élections sénatoriales de 2026. Président de la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable du Sénat, il conduira la liste « Bon sens et proximité » aux côtés de la sénatrice sortante Annick Jacquemet.

La liste comprend également Fabien Henriet, maire d’Arçon et président de la communauté de communes Entre Doubs et Loue ; Gladys Deuscher, maire de Brognard ; et Philippe Mathieu, maire de Présentevillers et vice-président de Pays de Montbéliard Agglomération. Jean-François Longeot entend poursuivre son action en faveur des communes et porter au Sénat les préoccupations des élus et des territoires du Doubs.

À trois semaines des élections sénatoriales du 27 septembre, la Fédération du Doubs du Parti communiste français annonce qu’elle participera à la liste d’union de la gauche conduite par Arnaud Marthey, sur laquelle figurera notamment Christophe Lime.

Initialement prêts à présenter leur propre candidature, les communistes estiment que les discussions ont permis d’aboutir à des engagements programmatiques suffisamment solides. Ils citent notamment le refus de l’austérité, la défense des ressources des collectivités, des services publics et de la Sécurité sociale, ainsi que l’opposition au recul de l’âge de départ à la retraite. Le PCF entend désormais mener campagne pour « faire reculer la droite sénatoriale dans le Doubs », tout en restant attentif au respect des engagements conclus.

La liste conduite par Geoffroy Lang entend faire de l’autonomie financière des collectivités et du maintien des services publics de proximité les principaux axes de sa campagne. Faute d’accord avec les autres formations progressistes, La France insoumise se présentera seule devant les grands électeurs du Doubs, le 27 septembre.

À l’occasion du renouvellement de la moitié du Sénat, prévu le 27 septembre, La France insoumise présentera une liste dans le Doubs. Celle-ci sera conduite par Geoffroy Lang, éducateur spécialisé et élu à Montbéliard. Il sera accompagné de Séverine Véziès, enseignante à l’université et élue à Besançon, ainsi que de Cédric Laithier, contrôleur des finances publiques et élu à Pontarlier. Maryse Vuerli, enseignante et élue à Montbéliard, et Martin Mellion, ouvrier menuisier et élu à Besançon, seront leurs remplaçants. Dans une lettre adressée aux grands électeurs, les candidats souhaitent placer le rôle des collectivités territoriales au centre de la campagne. Ils présentent leur liste comme « représentative de tous les bassins de vie du Doubs, dans leur diversité » et affirment s’appuyer « sur des candidatures de terrain ».

Une candidature autonome à gauche

La France insoumise indique avoir engagé des discussions avec d’autres formations progressistes après les élections municipales. Celles-ci n’ayant pas permis d’aboutir à un accord, le mouvement a choisi de présenter une liste autonome, chargée de défendre au Sénat les orientations du Nouveau Front populaire. Cette candidature intervient dans un contexte où les différentes composantes de la gauche peinent à élaborer une stratégie commune pour ce scrutin. La liste de Geoffroy Lang entend néanmoins représenter les électeurs favorables à son programme et porter les préoccupations des élus locaux au Palais du Luxembourg.

Les candidats font de la commune le point de départ de leur projet politique. Ils la qualifient de « première brique de la démocratie républicaine », rappelant son rôle dans le fonctionnement des écoles, l’entretien des routes, la protection de l’eau, l’accueil des personnes âgées ou encore le soutien aux associations. Leur engagement consiste, selon leurs propres termes, à « faire du Sénat la chambre qui protège les communes et nos concitoyens qui y vivent plutôt que celle qui accompagne leur affaiblissement ».

Renforcer l’autonomie financière des communes

La liste dénonce la fragilisation des collectivités locales provoquée, selon elle, par la multiplication des transferts de compétences sans compensation financière suffisante. Elle pointe également les conséquences de l’inflation, de l’augmentation du prix de l’énergie et du coût croissant des investissements. Les candidats reprennent une estimation de l’Association des maires de France, qui chiffre à 71 milliards d’euros le manque à gagner cumulé de la dotation globale de fonctionnement depuis 2010.

Pour y répondre, ils défendent « l’indexation de la dotation globale de fonctionnement sur l’inflation », ainsi que « le respect effectif du principe de libre administration » et « une véritable autonomie financière des communes ». L’objectif affiché est de redonner aux collectivités une capacité d’investissement suffisante pour répondre aux besoins de leurs habitants.

Une nouvelle organisation face au changement climatique

Le programme accorde également une place importante aux questions environnementales. La liste propose la création d’« éco-régions organisées à l’échelle de chaque bassin versant de rivière ». Ces structures auraient pour fonction de financer et de coordonner la réparation des dommages écologiques et sanitaires. Les candidats précisent qu’il ne s’agirait pas de créer une collectivité supplémentaire, mais de repenser l’organisation territoriale en lien avec les communes. Ils considèrent l’eau comme « un bien commun du vivant indispensable à toute existence » et défendent, à ce titre, « une gestion publique et démocratique, communale ou intercommunale ».

La liste souhaite également favoriser l’accès à un logement digne, maintenir les services publics de proximité et développer les solutions de mobilité. Elle plaide par ailleurs pour une justice disposant de moyens supplémentaires et pour « une sécurité publique fondée sur une police de proximité et des services d’enquête renforcés ».

Agriculture, industrie et réforme institutionnelle

La candidature conduite par Geoffroy Lang défend aussi la « souveraineté industrielle et alimentaire de la France ». Elle souhaite soutenir une agriculture locale et biologique garantissant une meilleure rémunération aux agriculteurs. Elle affirme également vouloir protéger les entreprises industrielles stratégiques contre les fonds d’investissement étrangers. Sur le plan institutionnel, les candidats appellent à « une réforme totale de notre système démocratique » et à l’instauration d’une Sixième République. Celle-ci devrait, selon leur document de campagne, permettre aux citoyens de « retrouver pleinement la maîtrise de leur destin collectif ». La liste souhaite enfin renforcer la diplomatie française et défendre le droit international au sein des différentes institutions, notamment au Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies.

Au-delà de ces orientations nationales, les candidats promettent d’exercer leur éventuel mandat en étant « présents sur le terrain, à l’écoute des maires et des conseillers municipaux ». Une manière de présenter cette élection sénatoriale comme un scrutin à la fois national et profondément ancré dans les réalités locales.