Le sénateur sortant du Doubs Jean-François Longeot annonce sa candidature aux élections sénatoriales de 2026. Président de la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable du Sénat, il conduira la liste « Bon sens et proximité » aux côtés de la sénatrice sortante Annick Jacquemet.
La liste comprend également Fabien Henriet, maire d’Arçon et président de la communauté de communes Entre Doubs et Loue ; Gladys Deuscher, maire de Brognard ; et Philippe Mathieu, maire de Présentevillers et vice-président de Pays de Montbéliard Agglomération. Jean-François Longeot entend poursuivre son action en faveur des communes et porter au Sénat les préoccupations des élus et des territoires du Doubs.
À trois semaines des élections sénatoriales du 27 septembre, la Fédération du Doubs du Parti communiste français annonce qu’elle participera à la liste d’union de la gauche conduite par Arnaud Marthey, sur laquelle figurera notamment Christophe Lime.
Initialement prêts à présenter leur propre candidature, les communistes estiment que les discussions ont permis d’aboutir à des engagements programmatiques suffisamment solides. Ils citent notamment le refus de l’austérité, la défense des ressources des collectivités, des services publics et de la Sécurité sociale, ainsi que l’opposition au recul de l’âge de départ à la retraite. Le PCF entend désormais mener campagne pour « faire reculer la droite sénatoriale dans le Doubs », tout en restant attentif au respect des engagements conclus.
La liste conduite par Geoffroy Lang entend faire de l’autonomie financière des collectivités et du maintien des services publics de proximité les principaux axes de sa campagne. Faute d’accord avec les autres formations progressistes, La France insoumise se présentera seule devant les grands électeurs du Doubs, le 27 septembre.
À l’occasion du renouvellement de la moitié du Sénat, prévu le 27 septembre, La France insoumise présentera une liste dans le Doubs. Celle-ci sera conduite par Geoffroy Lang, éducateur spécialisé et élu à Montbéliard. Il sera accompagné de Séverine Véziès, enseignante à l’université et élue à Besançon, ainsi que de Cédric Laithier, contrôleur des finances publiques et élu à Pontarlier. Maryse Vuerli, enseignante et élue à Montbéliard, et Martin Mellion, ouvrier menuisier et élu à Besançon, seront leurs remplaçants. Dans une lettre adressée aux grands électeurs, les candidats souhaitent placer le rôle des collectivités territoriales au centre de la campagne. Ils présentent leur liste comme « représentative de tous les bassins de vie du Doubs, dans leur diversité » et affirment s’appuyer « sur des candidatures de terrain ».
Une candidature autonome à gauche
La France insoumise indique avoir engagé des discussions avec d’autres formations progressistes après les élections municipales. Celles-ci n’ayant pas permis d’aboutir à un accord, le mouvement a choisi de présenter une liste autonome, chargée de défendre au Sénat les orientations du Nouveau Front populaire. Cette candidature intervient dans un contexte où les différentes composantes de la gauche peinent à élaborer une stratégie commune pour ce scrutin. La liste de Geoffroy Lang entend néanmoins représenter les électeurs favorables à son programme et porter les préoccupations des élus locaux au Palais du Luxembourg.
Les candidats font de la commune le point de départ de leur projet politique. Ils la qualifient de « première brique de la démocratie républicaine », rappelant son rôle dans le fonctionnement des écoles, l’entretien des routes, la protection de l’eau, l’accueil des personnes âgées ou encore le soutien aux associations. Leur engagement consiste, selon leurs propres termes, à « faire du Sénat la chambre qui protège les communes et nos concitoyens qui y vivent plutôt que celle qui accompagne leur affaiblissement ».
Renforcer l’autonomie financière des communes
La liste dénonce la fragilisation des collectivités locales provoquée, selon elle, par la multiplication des transferts de compétences sans compensation financière suffisante. Elle pointe également les conséquences de l’inflation, de l’augmentation du prix de l’énergie et du coût croissant des investissements. Les candidats reprennent une estimation de l’Association des maires de France, qui chiffre à 71 milliards d’euros le manque à gagner cumulé de la dotation globale de fonctionnement depuis 2010.
Pour y répondre, ils défendent « l’indexation de la dotation globale de fonctionnement sur l’inflation », ainsi que « le respect effectif du principe de libre administration » et « une véritable autonomie financière des communes ». L’objectif affiché est de redonner aux collectivités une capacité d’investissement suffisante pour répondre aux besoins de leurs habitants.
Une nouvelle organisation face au changement climatique
Le programme accorde également une place importante aux questions environnementales. La liste propose la création d’« éco-régions organisées à l’échelle de chaque bassin versant de rivière ». Ces structures auraient pour fonction de financer et de coordonner la réparation des dommages écologiques et sanitaires. Les candidats précisent qu’il ne s’agirait pas de créer une collectivité supplémentaire, mais de repenser l’organisation territoriale en lien avec les communes. Ils considèrent l’eau comme « un bien commun du vivant indispensable à toute existence » et défendent, à ce titre, « une gestion publique et démocratique, communale ou intercommunale ».
La liste souhaite également favoriser l’accès à un logement digne, maintenir les services publics de proximité et développer les solutions de mobilité. Elle plaide par ailleurs pour une justice disposant de moyens supplémentaires et pour « une sécurité publique fondée sur une police de proximité et des services d’enquête renforcés ».
Agriculture, industrie et réforme institutionnelle
La candidature conduite par Geoffroy Lang défend aussi la « souveraineté industrielle et alimentaire de la France ». Elle souhaite soutenir une agriculture locale et biologique garantissant une meilleure rémunération aux agriculteurs. Elle affirme également vouloir protéger les entreprises industrielles stratégiques contre les fonds d’investissement étrangers. Sur le plan institutionnel, les candidats appellent à « une réforme totale de notre système démocratique » et à l’instauration d’une Sixième République. Celle-ci devrait, selon leur document de campagne, permettre aux citoyens de « retrouver pleinement la maîtrise de leur destin collectif ». La liste souhaite enfin renforcer la diplomatie française et défendre le droit international au sein des différentes institutions, notamment au Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies.
Au-delà de ces orientations nationales, les candidats promettent d’exercer leur éventuel mandat en étant « présents sur le terrain, à l’écoute des maires et des conseillers municipaux ». Une manière de présenter cette élection sénatoriale comme un scrutin à la fois national et profondément ancré dans les réalités locales.
À moins d’un mois des élections sénatoriales du 27 septembre, la liste « Le Doubs avance quand il fait équipe » a dévoilé ses cinq candidats. Elle sera conduite par le sénateur sortant Jacques Grosperrin, aux côtés de Christine Bouquin, présidente du Département du Doubs. Cédric Bôle, maire de Morteau, Emmanuelle Laville, maire d’Uzelle, et Damien Guillaume, maire de Vieux-Charmont, complètent cette équipe. La liste entend renforcer le lien entre les élus locaux et le travail parlementaire. Ses membres vont poursuivre leurs rencontres avec les grands électeurs dans l’ensemble du département.
Les socialistes du Doubs, par un écrit signé par Jean Sébastien Leuba, premier secrétaire fédéral du PS dans le Doubs, souhaitent la constitution d’une liste commune de la gauche pour les élections sénatoriales du 27 septembre. Réunis autour de leur tête de liste, Arnaud Marthey, ils saluent la volonté d’union exprimée par la fédération départementale du Parti communiste.
Le PS demande l’organisation rapide d’une réunion avec l’ensemble des formations intéressées afin de lever les derniers désaccords. Les socialistes estiment que les conditions d’un accord sont réunies autour de plusieurs priorités : la défense des services publics et des communes, la transition des territoires ainsi que la justice sociale. Leur objectif est de permettre à la gauche du Doubs de retrouver une représentation au Sénat.
Le Parti communiste français présentera une liste aux élections sénatoriales du 27 septembre dans le Doubs. Elle sera conduite par Christophe Lime, accompagné de Virginie Dayet. Cette candidature se veut crédible, représentative du territoire et ouverte à une large union à gauche, avec les socialistes, les écologistes et La France insoumise. Les négociations doivent se poursuivre jusqu’au dépôt officiel des listes, fixé au 7 septembre.
L'interview de la rédaction : Matthieu Guinebert
Christophe Lime et Virginie Daillet en première ligne
Ancien adjoint à la Ville de Besançon et ancien vice-président de Grand Besançon Métropole, Christophe Lime est actuellement maire adjoint de Dannemarie-sur-Crète. Le Parti Communiste Français met en avant ses ving-cinq années d’engagement local, sa connaissance des dossiers et sa capacité à travailler avec des élus de différentes sensibilités. Christophe Lime sera secondé par Virginie Dayet, maire de Randevillers et vice-présidente de la communauté de communes du Pays de Sancey-Belleherbe. Le PCF souligne le parcours de cette femme élue à la tête d’une commune rurale.
L'interview de la rédaction : Christophe Lime
Une liste complète déjà prête
Les cinq candidats de la liste ont été choisis et représentent différentes parties du Doubs. Les communistes ne dévoilent cependant pas encore les trois derniers noms afin de préserver des places pour d’éventuels partenaires. Malgré la constitution de cette liste, le PCF assure que celle-ci n’a pas nécessairement vocation à être maintenue jusqu’au scrutin. Les communistes se donnent jusqu’au 7 septembre pour tenter de parvenir à un accord avec les autres composantes de la gauche. Ils parlent d’une « candidature de raison », tout en reconnaissant vouloir exercer une certaine pression sur leurs partenaires. Les quinze prochains jours devront permettre de déterminer si la gauche met en place « une machine à perdre ou une machine à gagner ». Les socialistes ont déjà annoncé la candidature d’Arnaud Marthey, tandis que La France insoumise a désigné Geoffrey Lang. Le PCF considère néanmoins qu’aucune liste n’est encore définitivement déposée et que toutes les possibilités restent ouvertes. Pour le parti, la question principale n’est donc pas l’identité politique de la personne placée en tête de liste, mais sa capacité à rassembler et à porter une ligne clairement située à gauche. Les communistes disent en avoir assez des rivalités visant à déterminer qui prendra la direction d’un camp en difficulté : « On en a marre de cette guerre pour être le capitaine du bateau qui coule".

Matthieu Guinebert
Des blocages principalement programmatiques
Après environ quatre mois de discussions, le principal désaccord porte sur le contenu du programme. Les communistes refusent de signer un « blanc-seing » au nom de l’union ou de se satisfaire de déclarations de bonnes intentions. La liste entend placer le « pouvoir de vivre » parmi ses principales priorités. Cette notion dépasse la seule question du pouvoir d’achat. Elle englobe les salaires, les pensions, les indemnités, les conditions de travail et l’accès aux besoins essentiels. Le parti doubiste souhaite également défendre les services publics et les budgets des collectivités territoriales. Le parti rapproche les difficultés rencontrées dans les quartiers populaires de celles des territoires ruraux. « Dans les deux cas, les habitants peuvent subir le recul des services publics, l’éloignement de l’offre culturelle et une dégradation de l’accès aux soins ».
Associer justice sociale et transition écologique
Les communistes veulent également articuler les enjeux environnementaux et sociaux. Ils refusent d’opposer la protection de l’environnement aux conditions de vie de la population ou de faire reposer la transition écologique sur la culpabilisation individuelle. Leur objectif consiste à lutter simultanément contre « la fin du monde » et « la fin du mois ». Les questions environnementales, sociales et sanitaires doivent donc être examinées conjointement. La place du travail, sa durée et son articulation avec la vie personnelle doivent aussi nourrir le projet. Le PCF réaffirme son opposition au recul de l’âge de départ à la retraite. Il souhaite également élargir le débat au financement du système et au montant des pensions.
Le précédent de 2020 toujours présent
Les communistes estiment que les divisions internes au Parti socialiste avaient privé la gauche d’un siège lors des sénatoriales de 2020. Une situation qualifiée d’« anomalie » par Mathieu Guinebert, secrétaire de la Fédération du Doubs du Parti Communiste Français, et Christophe Lime. Le parti mesure le risque d’un nouvel éclatement. « L’union ne garantit pas la victoire, mais la désunion conduit à la défaite », résument ses responsables.
Refus de toute hégémonie à gauche
Les communistes veulent être considérés autrement par leurs partenaires historiques et entendent bien le faire savoir. Ils souhaitent que les discussions portent aussi sur les prochaines élections législatives, régionales et départementales, pour lesquelles les fédérations disposent d’une certaine marge de décision. Il demande à ses partenaires de respecter son implantation et son poids politique dans le Doubs. La décision définitive interviendra d’ici au 7 septembre. En attendant, la liste menée par Christophe Lime, présenté comme étant l’homme de la situation, poursuit son travail auprès des grands électeurs tout en maintenant les discussions avec les autres formations. L’objectif affiché demeure l’élection, le 27 septembre, d’un sénateur de gauche dans le Doubs.
L'interview de la rédaction : Christophe Lime
La France insoumise entend faire son entrée au Sénat. Dans le Doubs, le mouvement a dévoilé une liste de cinq candidats pour le scrutin sénatorial du 27 septembre prochain. La liste sera conduite par Geoffroy Lang, conseiller municipal à Montbéliard. Il sera accompagné de Séverine Vezies, conseillère municipale à Besançon et conseillère communautaire à Grand Besançon Métropole. Cédric Laithier, élu municipal à Pontarlier, occupera la troisième position. La liste comprend également Maryse Vuerli, conseillère municipale à Montbéliard et élue de Pays de Montbéliard Agglomération, ainsi que Martin Mellion, conseiller municipal bisontin et conseiller communautaire à Grand Besançon Métropole.
Défendre les communes
Geoffroy Lang et ses colistiers affirment vouloir porter au Sénat le programme du Nouveau Front populaire. Leur campagne sera notamment axée sur la défense des communes et de leurs moyens financiers. Les candidats proposent d’indexer la dotation globale de fonctionnement versée aux collectivités sur l’inflation. Ils souhaitent également renforcer la lutte contre les déserts médicaux et défendent une gestion publique et décentralisée de l’eau.
La liste inscrit enfin l’abrogation de la réforme portant l’âge légal de départ à la retraite à 64 ans parmi ses priorités. Avec cette candidature, La France insoumise espère prolonger dans le Doubs la dynamique revendiquée à l’issue des élections municipales et obtenir une représentation au sein de la chambre haute du Parlement.
Le Parti socialiste du Doubs a désigné Arnaud Marthey comme tête de liste pour les élections sénatoriales de septembre 2026. Maire de Baume-les-Dames depuis douze ans et conseiller régional, l’élu de 53 ans mènera une campagne axée notamment sur les services publics, les territoires ruraux et la transition écologique. Cette candidature intervient alors que le PS espère retrouver un siège perdu il y a six ans après les divisions de la gauche entre le socialiste Nicolas Bodin et Barbara Romagnan, alors candidate de Génération.s. Cette fracture avait permis à Annick Jacquemet de se qualifier et de rejoindre au Sénat les deux autres sénateurs doubistes, Jacques Grosperrin et Jean-François Longeot.