Choix du secteur :
Se connecter :
 

La France insoumise entend faire son entrée au Sénat. Dans le Doubs, le mouvement a dévoilé une liste de cinq candidats pour le scrutin sénatorial du 27 septembre prochain. La liste sera conduite par Geoffroy Lang, conseiller municipal à Montbéliard. Il sera accompagné de Séverine Vezies, conseillère municipale à Besançon et conseillère communautaire à Grand Besançon Métropole. Cédric Laithier, élu municipal à Pontarlier, occupera la troisième position. La liste comprend également Maryse Vuerli, conseillère municipale à Montbéliard et élue de Pays de Montbéliard Agglomération, ainsi que Martin Mellion, conseiller municipal bisontin et conseiller communautaire à Grand Besançon Métropole.

Défendre les communes

Geoffroy Lang et ses colistiers affirment vouloir porter au Sénat le programme du Nouveau Front populaire. Leur campagne sera notamment axée sur la défense des communes et de leurs moyens financiers. Les candidats proposent d’indexer la dotation globale de fonctionnement versée aux collectivités sur l’inflation. Ils souhaitent également renforcer la lutte contre les déserts médicaux et défendent une gestion publique et décentralisée de l’eau.

La liste inscrit enfin l’abrogation de la réforme portant l’âge légal de départ à la retraite à 64 ans parmi ses priorités. Avec cette candidature, La France insoumise espère prolonger dans le Doubs la dynamique revendiquée à l’issue des élections municipales et obtenir une représentation au sein de la chambre haute du Parlement.

La France insoumise du Doubs dénonce l'adoption en première lecture, mardi 8 juillet à l'Assemblée nationale, d'une proposition de loi instaurant une présomption de légitime défense pour les forces de l'ordre faisant usage de leur arme. Dans un communiqué, le parti qualifie ce texte de « permis de tuer » et estime qu'il constitue une atteinte à l'État de droit. Il critique également le recours à l'article 44.2 de la Constitution et met en cause le vote du député du Doubs Laurent Croizier, qu'il accuse de s'aligner sur la majorité et l'extrême droite. La France insoumise affirme qu'elle continuera à s'opposer à ce texte et annonce vouloir l'abroger si elle accède au pouvoir.

La section bisontine de La France insoumise s'en prend à la stratégie de communication du maire de Besançon, Ludovic Fagaut, dans un communiqué diffusé ces derniers jours. Le mouvement critique notamment la place accordée à l'image de l'élu dans différents supports de communication municipaux. Il évoque la publication récente de magazines mettant en avant le parcours personnel du maire ainsi que sa présence régulière sur les réseaux sociaux à travers des vidéos et photographies liées à ses activités et déplacements.

Une communication jugée excessive

Dans un texte au ton particulièrement satirique, La France insoumise compare le maire à Narcisse, personnage de la mythologie grecque fasciné par son propre reflet. Le mouvement ironise également sur les nombreuses publications consacrées à l'élu, multipliant les références à des mises en scène de son quotidien. Selon les auteurs du communiqué, cette communication serait davantage tournée vers la valorisation de la personnalité du maire que vers la mise en avant des politiques publiques menées par la municipalité.

Des priorités contestées

Au-delà de la forme, La France insoumise estime que les préoccupations des habitants devraient davantage occuper l'espace de communication municipale. Le mouvement interroge la place accordée aux enjeux du quotidien des Bisontins et appelle la majorité municipale à recentrer son action et sa communication sur les besoins de la population. Ce communiqué s'inscrit dans un contexte de critiques régulières de l'opposition à l'égard de la stratégie de communication de la Ville de Besançon et de son maire.

Dans un communiqué de presse la France Insoumise dénonce  la décision de la préfecture du Doubs d'interdire une conférence-débat avec l'avocat franco-palestinien Salah Hamouri, prévue ce jeudi 4 juin à Besançon. Dans un communiqué, LFI estime que cette interdiction relève d'une décision politique et conteste les motifs avancés par les autorités. Le parti  apporte son  soutien à Salah Hamouri et annonce un recours devant le juge administratif afin d'obtenir l'annulation de cette mesure. La préfecture invoque pour sa part des considérations liées au maintien de l'ordre public.

Journée de mobilisation aujourd’hui dans l’éducation nationale. À Besançon, la colère monte face aux fermetures de classes. 27 suppressions de classes  sont annoncées dans la ville, et 109 dans l’ensemble du Doubs. Les élus insoumis dénoncent une situation « inacceptable », liée notamment à la suppression de postes d’enseignants prévue dans la loi de finances 2026.

Ils alertent sur des conséquences concrètes : classes surchargées, conditions d’apprentissage dégradées et affaiblissement de l’école publique. Les élus demandent à la mairie d’intervenir auprès de l’Éducation nationale pour empêcher certaines fermetures, notamment dans les quartiers les plus fragiles.

A Besançon, le NPA l’Anticapitaliste de Besançon appelle à voter, dès le premier tour des élections municipales, pour la liste conduite par Séverine Véziès avec La France insoumise. Selon  le collectif, la liste « Faire mieux pour Besançon » porte des mesures importantes pour les classes populaires : transports et cantine bio gratuits, lutte contre les discriminations, logement digne, accueil des exilés et solidarités internationales Â».

Dans le Jura, comme ailleurs, La France insoumise dénonce une escalade de menaces : permanences vandalisées, alertes à la bombe, intimidations contre élus et militants. Dans le département, Les Républicains veulent écarter les insoumis des listes municipales, une dérive jugée inquiétante par le mouvement, qui accuse aussi le gouvernement d’alimenter ce climat. En pleine campagne, LFI appelle à rester ses militants à rester soudés, vigilants, et à poursuivre le combat sans céder à la peur.

À Besançon, la liste « Faire mieux pour Besançon », pilotée par La France insoumise et sa cheffe de file Séverine Véziès, dévoile un simulateur en ligne pour découvrir son programme. Quatre piliers, trente engagements et plus de 200 mesures : cet outil permet à chaque habitant d’évaluer concrètement l’impact des propositions sur son quotidien. Objectif affiché : gouverner avec et pour les Bisontins. Le simulateur est accessible sur fairemieuxbesancon.fr.

Dans le cadre de la campagne des municipales à Besançon, La France insoumise organise un meeting le lundi 23 février 2026 au Grand Kursaal, à partir de 19h. L’événement se tiendra en présence de Mathilde Panot, présidente du groupe LFI à l’Assemblée nationale, de Clémence Guetté, vice‑présidente de l’Assemblée nationale, ainsi que de Séverine Véziès, tête de liste « Faire mieux pour Besançon ».

Une maison médicale de garde qui interroge

L’ouverture d’une maison médicale de garde au CHRU Jean‑Minjoz à Besançon, destinée à accueillir les urgences non vitales en soirée et le week‑end après régulation, suscite de vives réactions du côté de La France insoumise. Pour la candidate aux municipales Séverine Véziès, si cette structure répond à un besoin réel dans un contexte d’urgences saturées, elle marque surtout « une nouvelle étape de la privatisation rampante du service public de santé ».

Un risque d’inégalités d’accès aux soins

Le coût des consultations — de 56,50 à 72 euros — inquiète particulièrement le mouvement. LFI redoute que « les patients sans mutuelle ou mal couverts renoncent à se soigner, alors qu’ils étaient auparavant pris en charge gratuitement Â». Le parti dénonce également une « privatisation de fait » d’une mission hospitalière.

Une critique plus large du modèle actuel

Pour Séverine Véziès, cette situation est le résultat d’une « casse continue de l’hôpital public » et des difficultés d’accès à la médecine de ville. LFI accuse une stratégie « néolibérale » consistant à affaiblir le service public pour rendre le recours au privé incontournable. Le mouvement affirme qu’il « se serait opposé à cette organisation au sein du conseil de surveillance du CHU si la ville avait été en responsabilité Â».

La proposition : un centre public de santé à Besançon

La liste conduite par Séverine Véziès propose la création d’un centre public de santé pluridisciplinaire, en lien avec l’ARS et les professionnels du territoire. Son implantation serait définie après un diagnostic précis des besoins. Le centre fonctionnerait sans dépassement d’honoraires, en tiers payant intégral, et intégrerait une antenne de santé mentale, secteur jugé particulièrement déficitaire.

Prévention, dépistage et présence dans les quartiers

Ce centre mènerait des campagnes de prévention dans les écoles, collèges et lycées, sur des thèmes tels que la santé mentale, la sexualité, les violences, les addictions ou le harcèlement scolaire. Il organiserait également des actions de dépistage et coordonnerait le travail des médiateurs de santé, déjà présents dans certains quartiers comme Battant, dont LFI souhaite renforcer le déploiement.

« Garantir un accès aux soins pour toutes et tous »

Pour Séverine Véziès, l’enjeu est clair : redonner à la santé publique les moyens de sa mission et assurer un accès aux soins de proximité, égalitaire et universel.