Ce vendredi 6 mars, à 8h30, au Palais de Justice de BesançoN, le Groupe Boillot comparaît en audience publique. L’entreprise est poursuivie pour un important décaissement de terres agricoles à La Chevillotte, dans le Doubs. Sur ce site, une plateforme a été aménagée pour le stockage de poids-lourds, d’engins de chantier et de matériaux, "entraînant également la destruction d’un alignement d’arbres centenaires".
La Confédération paysanne, France Nature Environnement Doubs et la Chambre d’agriculture du Doubs – Territoire de Belfort se sont portées parties civiles dans cette affaire, au nom de la défense des terres agricoles. Elles dénoncent un détournement d’usage des sols et appellent à une mobilisation devant le tribunal en soutien aux agriculteurs et à la protection de l’environnement.
Pour rappel, une première audience prévue en novembre 2025 avait été reportée afin que le dossier soit examiné par une formation collégiale de trois juges spécialisés en droit de l’environnement.
Le biathlète de Morteau, Léo Carlier, a pris la 8e place du sprint mardi à Arber, en Allemagne, lors des championnats du monde juniors. Malgré un tir rapide mais une erreur sur le tir couché, il a surtout perdu du temps sur les skis avec le 17e temps de ski. Il termine à 14 secondes du vainqueur polonais Jan Galica. La prochaine course, la mass-start, est prévue vendredi.
L’ouverture du futur Ehpad L’Orée du Doubs à Saint-Vit est maintenue au 17 mars, malgré l’incendie survenu le 28 février sur le chantier. Selon la Mutualité française comtoise, seul le tiers-lieu du bâtiment a été touché par le sinistre, provoqué par des cartons et des détritus en feu à proximité. Des travaux de remise en état et des vérifications de sécurité seront réalisés avant l’ouverture de l’établissement, qui pourra accueillir 74 résidents.
Du 7 au 22 mars, la Chapelle des Annonciades à Pontarlier accueillera une exposition exceptionnelle consacrée à Constantin Belinsky (1904-1999). Organisé par le CRIC – Centre de Ressources Iconographiques pour le Cinéma des Amis du Musée de Pontarlier – cet hommage met en lumière l’un des affichistes les plus prolifiques et talentueux du XXe siècle. Invitée d’honneur, sa fille Lydia Belinsky Monteil sera présente pour le vernissage.
Un artiste au service d’un art éphémère
« Ce n’est pas seulement mon père que l’on célèbre, c’est aussi le métier d’affichiste », souligne Lydia Belinsky. Peintre, sculpteur et musicien formé aux Beaux-Arts, Constantin Belinsky s’installe à Paris en 1925. Il débute sa carrière d’affichiste après la Seconde Guerre mondiale, vers 1945, et exercera jusqu’aux années 1980, réalisant près de 2 000 affiches en un demi-siècle d’activité. « Il adorait son métier. Il savait que l’affiche était un art éphémère, mais il le faisait avec un enthousiasme extraordinaire », confie sa fille. Son objectif était clair : attirer le regard des passants, les conduire vers les salles obscures et susciter l’envie de découvrir le film.
À une époque où le photomontage n’existait pas encore, l’affiche relevait d’un véritable travail artistique. À partir de quelques photographies et parfois du scénario – sans forcément avoir vu le film – l’artiste réalisait à la gouache de petites maquettes sur papier Canson. Ces esquisses, appelées « gouaches », étaient proposées au distributeur, qui choisissait ensuite la version définitive. « Il fallait rendre les visages au plus proche des acteurs, transmettre l’ambiance du film. C’était un travail de dessin, d’imagination et de composition totalement manuel », rappelle Lydia Belinsky.
L'interview de la rédaction : Lydia Belinsky
Une signature parmi les plus prolifiques
Constantin Belinsky n’avait pas de spécialité particulière : il travaillait sur tous les genres. Mais, comme ses contemporains, il possédait une écriture graphique reconnaissable entre toutes. Parmi les affiches emblématiques qu’il a signées figurent celles de Scarface (1932), La Fiancée de Frankenstein, La Créature du lac noir, Laura, Rivière sans retour, L’Homme qui rétrécit ou encore La Soif du mal. Une filmographie impressionnante, marquée par le cinéma de genre et la série B. « Ces affichistes formaient une véritable bande d’artistes. Ils ont consacré leur vie à dessiner des affiches. Cela demandait une imagination immense et des compétences multiples », souligne sa fille.
Un artiste moderne face aux évolutions technologiques
Interrogée sur ce que penserait aujourd’hui son père de l’intelligence artificielle, Lydia Belinsky esquisse un sourire : « Il était toujours en avance sur son temps. Il aimait le modernisme et les nouveautés. Il aurait certainement essayé. » Mais elle nuance : « Cela lui aurait sans doute enlevé une part de personnalité. Pour lui, l’affiche était un travail artistique à part entière. »
Une exposition pour faire vivre la mémoire
L’exposition présentera plus de 100 affiches originales, témoignant de la richesse et de la diversité de son œuvre.
Le vernissage aura lieu vendredi 6 mars 2026 à 18 h 30 à la Chapelle des Annonciades, en présence de Lydia Belinsky. La soirée se poursuivra au cinéma Olympia avec la projection, à 21 heures, de Rivière sans retour (1954) d’Otto Preminger. « Quand on parle encore de quelqu’un après sa disparition, cela le fait continuer à exister », confie-t-elle avec émotion. « Je suis très heureuse et très fière que cette exposition rende hommage à mon père, mais aussi à ce métier d’affichiste qu’il ne faut pas oublier. »
Informations pratiques
Exposition du 7 au 22 mars 2026
Chapelle des Annonciades – Pontarlier
Du lundi au samedi : 10 h – 12 h / 14 h – 18 h
Dimanche : 14 h – 18 h
Avec cet hommage, Pontarlier célèbre non seulement un artiste d’exception, mais aussi tout un pan de l’histoire du cinéma et de son imaginaire visuel
Selon une dernière étude de l'INSEE, entre 2013 et 2022, la Bourgogne-Franche-Comté a perdu 14 000 emplois industriels, soit une baisse de 8 %. Un recul marqué, alors même que l’emploi industriel tend à se stabiliser dans le reste de la France de province. Comment expliquer ce décrochage régional ?
Une spécialisation dans des secteurs en difficulté
Premier facteur : la structure même du tissu industriel régional. La Bourgogne-Franche-Comté est historiquement spécialisée dans des secteurs aujourd’hui fragilisés, comme la métallurgie, la fabrication automobile, la plasturgie ou encore le bois-papier. Ces activités ont été particulièrement exposées aux mutations technologiques, aux délocalisations et aux transformations des chaînes de production.
À l’inverse, les secteurs plus dynamiques au niveau national – agroalimentaire, chimie, pharmacie ou textile – sont moins implantés dans la région. Cette orientation sectorielle défavorable explique une part importante des pertes d’emplois observées.
Le poids d’un passé industriel fragilisé
La région subit également les effets persistants de la forte désindustrialisation des années 2000. De nombreuses zones d’emploi peinent encore à se relever de fermetures de sites ou de restructurations anciennes, qui ont affaibli l’écosystème productif local.
À cela s’ajoute une dépendance plus marquée qu’ailleurs à des centres de décision extérieurs, parfois situés à l’étranger. Les arbitrages stratégiques échappent ainsi en partie au territoire, ce qui peut accentuer la vulnérabilité de certains bassins d’emploi.
Un environnement géographique moins favorable
Autre élément explicatif : l’éloignement des grandes métropoles, où se concentrent recherche, innovation et fonctions stratégiques. La Bourgogne-Franche-Comté ne bénéficie pas pleinement des dynamiques d’entraînement observées autour des grands pôles urbains.
Son voisinage immédiat, lui aussi confronté à des difficultés industrielles, limite par ailleurs les effets d’entraînement interrégionaux.
Des disparités territoriales marquées
Si la tendance régionale est orientée à la baisse, toutes les zones d’emploi ne sont pas logées à la même enseigne. Entre 2013 et 2022, seules deux zones enregistrent un gain net d’emplois industriels : Beaune et Besançon.
À Beaune, le positionnement logistique et le dynamisme de la filière viticole soutiennent l’activité. À Besançon, les savoir-faire de pointe, notamment en microtechniques, ainsi que la présence de formations spécialisées constituent des atouts.
Plus largement, dans la frange ouest de la région et sur l’axe Chalon-Vesoul, certaines ressources spécifiques – comme le port de Gron dans le Sénonais, le circuit de Magny-Cours dans la Nièvre ou encore le pôle RCEA dans le Charolais – contribuent à atténuer les pertes.
Malgré ces points d’appui, l’industrie régionale reste confrontée à un défi majeur : adapter son appareil productif à des secteurs d’avenir tout en consolidant ses savoir-faire historiques. Un enjeu central pour l’emploi et l’attractivité de la Bourgogne-Franche-Comté.
Ce dimanche 1er mars, des rodéos motorisés ont été signalés à la Mercantine, sur la commune de Maisod. Strictement interdits, ces faits constituent un délit pénal et mettent en danger les usagers tout en troublant l’ordre public. Un important dispositif de gendarmerie a été déployé. Bilan : six individus interpellés, dont un mineur originaire de la région lyonnaise, onze motos et deux camionnettes saisies. Les auteurs encourent jusqu’à un an de prison et 15 000 euros d’amende. La Préfecture assure que la lutte contre les rodéos se poursuivra avec fermeté.
Le 25 février, l’école ENILEA a été reçue à l’Assemblée nationale, en plein Salon international de l’Agriculture à Paris. Le campus de Besançon-Mamirolle a en effet été sélectionné comme fournisseur officiel des restaurants du Palais Bourbon.
Comté, Morbier, Prépaillou bio ou encore Tome à l’ail des ours : les produits fabriqués par les étudiants ont été mis à l’honneur, illustrant l’excellence du savoir-faire laitier de l’établissement. Présents sur place, le directeur de la halle technologique et deux étudiants en BTS ont présenté ce modèle pédagogique unique, alliant théorie et production en conditions réelles. Une reconnaissance nationale pour ENILEA, acteur majeur de la formation aux métiers du lait et de l’agroalimentaire.
La 11ᵉ édition de la Coupe de France du Burger by Socopa s’apprête à livrer son verdict ! Le 1er avril, au Salon Snack Show à Paris, les cinq meilleurs chefs du Nord-Est s’affronteront pour décrocher leur place en finale nationale et viser le titre 2026 du Burger du Futur.
Parmi eux, Kévin Buchaillot, du restaurant Les Épicuriens dans le Jura, présentera “Le Maraîcher” : un burger carré audacieux mêlant bœuf herbacé, carottes en mousseline et pickles, morilles gratinées, tomme fumée et créations originales comme une sphérification de tomates.
Plus tard dans la journée, le vainqueur régional défiera les autres champions pour tenter de remporter le titre ultime… et un chèque de 2 500 euros.