Alors que les épisodes de canicule se multiplient, des parents d'élèves de plusieurs écoles bisontines, dont celle de Bregille Plateau, se sont rassemblés ce mercredi 1er juillet devant la mairie de Besançon. Leur objectif : demander à la municipalité des mesures rapides et durables afin d'améliorer les conditions d'accueil des enfants dans des établissements parfois confrontés à des températures dépassant les 33 °C dans les salles de classe. Les familles estiment que ces épisodes de fortes chaleurs ne relèvent plus de l'exception et qu'ils nécessitent désormais une véritable politique d'adaptation des bâtiments scolaires.
Des mesures d'urgence réclamées
Les parents demandent la mise en place immédiate d'équipements permettant d'atténuer les effets de la chaleur : installation de brumisateurs, voiles d'ombrage dans les cours, protection solaire des salles de classe ou encore amélioration de la ventilation. Selon eux, ces dispositifs permettraient de préserver des conditions d'apprentissage acceptables en attendant des travaux plus importants.
Le reportage de la rédaction
« Les canicules sont désormais prévisibles »
Les organisateurs expliquent que leur mobilisation dépasse la seule vague de chaleur actuelle. Pour eux, le changement climatique impose d'anticiper des épisodes caniculaires de plus en plus fréquents. « Les situations de canicule sont prévisibles et vont se répéter dans les années à venir », explique une représentante des parents. Les parents considèrent que les collectivités ont la responsabilité de garantir un accueil dans des conditions compatibles avec les apprentissages. « Les enfants doivent pouvoir apprendre sans étouffer », résume-t-elle.
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Une rénovation globale plutôt que la climatisation
Les manifestants insistent sur le fait qu'ils ne réclament pas une généralisation de la climatisation, jugée peu compatible avec les enjeux environnementaux. Ils défendent plutôt un ensemble de solutions durables : végétalisation des cours, désimperméabilisation des sols afin de favoriser le rafraîchissement naturel, plantations d'arbres, meilleure isolation thermique des bâtiments, protections solaires sur les baies vitrées et installation de brasseurs d'air dans les classes. Selon l'un des participants, ces aménagements permettraient d'abaisser sensiblement la température intérieure. « Entre une salle à 33 °C et une salle à 28 ou 29 °C avec des brasseurs d'air, la différence est très importante pour les élèves et les enseignants », estime-t-il.
« Les écoles ne peuvent pas passer après »
Au-delà de la chaleur, les participants souhaitent faire de la rénovation des établissements scolaires une priorité budgétaire. Ils rappellent que plusieurs écoles ont déjà bénéficié de travaux, mais jugent le rythme insuffisant. Pour eux, l'investissement dans les écoles doit être considéré comme un choix prioritaire. « Les enfants sont l'avenir. Les écoles ne peuvent pas passer après », affirme un manifestant, qui estime que les investissements éducatifs doivent être placés au premier rang des politiques publiques.

Une rencontre avec la Ville reportée
La Ville de Besançon avait proposé aux représentants des parents une rencontre ce mercredi à 18 heures, en réponse à leur courrier d'interpellation. Les organisateurs ont toutefois préféré reporter cet échange. Ils souhaitent d'abord réunir les représentants de plusieurs écoles afin d'élaborer une plateforme commune de propositions et présenter à la municipalité un plan d'action partagé à l'échelle de la ville. Cette mobilisation pourrait ainsi constituer la première étape d'un mouvement inter-écoles destiné à obtenir un programme global d'adaptation des établissements scolaires face au réchauffement climatique.
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Des propositions pour adapter durablement les écoles
Dans un texte diffusé à l'occasion de la mobilisation, des parents de l'école Henri-Fertet appellent à dépasser les mesures d'urgence pour engager une véritable adaptation des établissements scolaires au changement climatique. Ils estiment que les ventilateurs ne suffisent pas et plaident pour des solutions durables : rénovation thermique des bâtiments, protections solaires, ventilation naturelle, végétalisation des cours et désimperméabilisation des sols. Ils demandent également la réalisation d'un audit de chaque école afin de définir les aménagements prioritaires, jugeant que les épisodes de fortes chaleurs sont désormais appelés à devenir la norme.
Un accident de la circulation impliquant trois voitures s'est produit ce mercredi après-midi sur la RN57, à la sortie de La Cluse-et-Mijoux en direction de Pontarlier. Dix personnes étaient impliquées. Huit sont sorties indemnes, tandis que deux femmes âgées de 61 et 62 ans, légèrement blessées, ont été prises en charge par les secours puis transportées au centre hospitalier intercommunal de Pontarlier. Quatre engins et onze sapeurs-pompiers du centre de secours de Pontarlier ont été mobilisés.
Des perturbations sont à prévoir sur le réseau Ginko à Besançon en raison de travaux rue Charles Nodier, du 6 au 24 juillet. Les lignes L4, L6 et 10 sont concernées. Dans le sens Châteaufarine (L4), Founottes (L6) et CHU Minjoz (ligne 10), l'arrêt Chamars Esplanade sera temporairement déplacé. Un arrêt provisoire sera installé une cinquantaine de mètres en amont de l'emplacement habituel.
Un grave accident de la circulation s'est produit ce mercredi matin sur la départementale 461, à la sortie de Valdahon en direction d'Étalans. Une moto est entrée en collision avec un poids lourd. La conductrice de la moto, une femme de 28 ans, a été grièvement blessée. Prise en charge par les secours, elle a été transportée au CHU Jean-Minjoz à Besançon. Trois engins des centres de secours de Valdahon et d'Orchamps-Vennes, mobilisant huit sapeurs-pompiers, sont intervenus sur les lieux.
La Communauté de communes Altitude 800, dans le secteur de Levier, apporte son soutien au rétablissement d'un quatrième aller-retour quotidien du TGV Lyria entre Paris et Lausanne via le Jura. Les élus ont adopté une délibération en ce sens, estimant que cette liaison est essentielle pour l'attractivité et le désenclavement du territoire. Une pétition est également relayée afin de mobiliser les habitants et les usagers en faveur de ce projet. Pour participer à cette action citoyenne : petition en ligne
Le Centre Athénas, spécialisé dans la sauvegarde de la faune sauvage, implanté dans le Jura, alerte sur les conséquences de la canicule. En moins d'une semaine, plus de 1 000 animaux en détresse ont été pris en charge, mettant les équipes et les bénévoles sous forte pression. L'association appelle le public à ne laisser qu'un seul message en cas de découverte d'un animal blessé, à l'acheminer directement au centre lorsque cela est possible et à soutenir son action par des adhésions ou du bénévolat. Le Centre Athénas rappelle également que les épisodes de chaleur extrême ont un impact majeur sur la biodiversité et invite chacun à adopter des gestes favorisant davantage de sobriété environnementale.
Quelques semaines après la naissance d'un premier petit, le Muséum de la Citadelle de Besançon annonce l'arrivée d'un deuxième bébé Grand Hapalémur, une espèce classée en danger critique d'extinction. Cette naissance, rarissime, porte à 46 le nombre d'individus vivant en institution zoologique dans le monde, tous en Europe. Les premières naissances enregistrées à Besançon depuis 2013 viennent saluer le travail des équipes du Muséum en faveur de la préservation de cette espèce emblématique menacée par la déforestation à Madagascar.
Alors qu'un nouvel épisode de fortes chaleurs est annoncé après la récente canicule qui a touché la France, les élus de La France insoumise au conseil municipal de Besançon appellent la municipalité à renforcer sans attendre les mesures de protection de la population. Dans un communiqué, ils estiment que « la canicule tue » et jugent insuffisantes les actions actuellement mises en œuvre. Les élus insoumis alertent sur les conséquences sanitaires des vagues de chaleur, en particulier pour les personnes âgées, les enfants, les personnes malades, les sans-abri ou encore les habitants de logements particulièrement exposés aux fortes températures. Ils évoquent également une forte pression sur les établissements de santé et les services hospitaliers.
Davantage de lieux frais ouverts au public
Le groupe demande au maire de Besançon « d'aller au-delà de la simple information sur les points de fraîcheur disponibles dans la ville ». Il propose l'ouverture de tous les lieux climatisés ou naturellement frais pouvant accueillir du public, qu'il s'agisse de bâtiments municipaux, de galeries commerciales volontaires, de cinémas, de salles publiques, de caves accessibles ou encore de lieux de culte. Selon les élus, ces espaces pourraient constituer de véritables refuges lors des prochains épisodes de chaleur extrême.
Plusieurs mesures d'urgence proposées
Les élus de La France insoumise réclament également :
Un conseil municipal exceptionnel demandé
Au-delà de ces mesures immédiates, les élus rappellent leur soutien à des politiques de plus long terme comme la végétalisation de la ville, la désimperméabilisation des sols, la rénovation thermique des logements ou encore la lutte contre les îlots de chaleur urbains. Ils réitèrent enfin leur demande de convocation d'un conseil municipal exceptionnel consacré à l'adaptation de Besançon au changement climatique. Selon eux, certaines décisions peuvent être prises immédiatement par la municipalité, tandis que d'autres nécessitent une coordination avec les services de l'État. Pour les élus insoumis, face à la multiplication des épisodes caniculaires, « chaque jour perdu augmente les risques », estimant que des mesures d'urgence sont désormais indispensables pour protéger les habitants.