Le climat reste particulièrement tendu à Grand Besançon Métropole. Lors du conseil communautaire de ce jeudi 21 mai, l’affaire Franck Bernard s’est imposée au cœur des débats politiques, quelques jours après les révélations de Mediapart sur des publications Facebook attribuées au vice-président de l’agglomération. Même si le dossier ne figurait pas officiellement à l’ordre du jour, les échanges ont largement été dominés par les interrogations autour du maintien de l’élu au sein de l’exécutif communautaire. Élu en avril dernier 15e vice-président de Grand Besançon Métropole, Franck Bernard, maire de Chevroz et identifié comme proche du Rassemblement national, cristallise depuis plusieurs semaines les tensions au sein de la nouvelle majorité conduite par Ludovic Fagaut.
Des révélations qui mettent l’exécutif sous pression
Dans son édition récente Mediapart et le pure player local « le Chni » évoquent plusieurs contenus publiés sur un compte Facebook attribué à Franck Bernard. Les deux médias parlent de publications à caractère raciste, homophobe et anti-LGBT+, provoquant immédiatement une vague de réactions dans les rangs de la gauche et des écologistes. Dès l’ouverture du conseil communautaire, Ludovic Fagaut a pris la parole pour évoquer le sujet. Le président LR de Grand Besançon Métropole a reconnu la gravité des éléments révélés tout en indiquant ne pas cautionner les contenus évoqués. Il a néanmoins appelé à prendre le temps d’examiner la situation avant toute décision. Dans l’assemblée, plusieurs élus communautaires ont réclamé des mesures fortes. Certains ont évoqué des propos « incompatibles » avec les responsabilités exercées au sein de la métropole. D’autres ont dénoncé une banalisation de l’extrême droite dans l’exécutif communautaire.
Une élection déjà très contestée
L’élection de Franck Bernard comme vice-président, le 20 avril dernier, avait déjà suscité une forte polémique. Pour la première fois, un élu identifié au RN intégrait le bureau exécutif de Grand Besançon Métropole. A gauche, plusieurs élus avaient alors parlé d’« une ligne rouge franchie ». Les écologistes et les élus communistes dénonçaient une recomposition politique inquiétante au sein de l’agglomération bisontine après la perte de la présidence par Anne Vignot et la victoire de la droite menée par Ludovic Fagaut. La majorité défendait au contraire une logique de représentation territoriale des communes de l’agglomération, estimant que la désignation de Franck Bernard relevait davantage des équilibres géographiques que d’un accord politique avec le RN.
Franck Bernard se défend
Invité à s’exprimer durant la séance, Franck Bernard a reconnu que le compte Facebook évoqué était bien le sien, tout en contestant les accusations portées contre lui. L’élu affirme ne pas être raciste ni anti-LGBT et estime être devenu « l’homme à abattre » depuis son élection au sein de l’exécutif métropolitain. Ses explications n’ont toutefois pas suffi à apaiser les tensions. Plusieurs élus ont continué à réclamer son retrait du bureau communautaire ou sa démission.
Une majorité fragilisée
Pour Ludovic Fagaut, le dossier devient désormais hautement sensible politiquement. Car au-delà du cas personnel de Franck Bernard, cette affaire symbolise les nouvelles fractures politiques qui traversent Grand Besançon Métropole depuis l’alternance de 2026. La droite contrôle désormais l’agglomération après plusieurs années de gouvernance écologiste. Mais l’entrée d’un élu RN dans l’exécutif métropolitain ouvre un débat inédit sur les alliances locales et sur la place de l’extrême droite dans les institutions intercommunales.
Dans ce contexte, les prochains conseils communautaires pourraient continuer d’être marqués autant par les grands dossiers métropolitains — transports, urbanisme, finances ou environnement — que par cette crise politique persistante autour de Franck Bernard.
Du 1er au 6 juin prochains, le collectif « Comité pour Clément - Besançon » organisera la deuxième édition du « Besac Antifa Fest ». Pendant une semaine, conférences, débats, mobilisation militante, village associatif et concerts se succéderont dans plusieurs lieux de Besançon autour des questions de discriminations, d’extrême droite et d’engagement citoyen.
Un festival né de l’hommage à Clément Méric
Le collectif bisontin s’inscrit dans la continuité des rassemblements organisés depuis 2013 après la mort de Clément Méric, jeune militant antifasciste tué à Paris par des militants néonazis.Toufik, membre du comité, rappelle la volonté de transformer ce rendez-vous commémoratif en un événement plus large et durable. Pour les organisateurs, le festival doit avant tout permettre « de construire quelque chose autour de la lutte contre les discriminations », à travers des échanges, des rencontres et des actions collectives.
Une semaine de conférences sur des sujets variés
Comme lors de la première édition organisée l’an dernier, le festival s’articulera autour d’une série de conférences ouvertes au public entre le 1er et le 5 juin. Les thèmes abordés seront multiples : violences psychiatriques, liberté de la presse face à l’extrême droite, guerre d’Algérie, situation en Palestine ou encore place des mouvements religieux conservateurs dans l’éducation. Parmi les intervenants annoncés figurent notamment l’avocat franco-palestinien Salah Hamouri, invité pour une conférence autour de la situation à Gaza et en Cisjordanie, ou encore le prête catholique Lucien Converset, qui reviendra sur son expérience d’appelé durant la guerre d’Algérie. La journaliste indépendante Jeanne Casez participera également à une rencontre consacrée à « l’extrême droite religieuse et l’éducation nationale ».
L'interview de la rédaction : Toufik de Planoise
Une inquiétude face à la progression de l’extrême droite
Au-delà de l’événement lui-même, le collectif assume une lecture politique du contexte actuel. Toufik évoque « un climat de plus en plus préoccupant » et estime que la progression des idées d’extrême droite dépasse largement le seul cadre électoral. Le militant cite notamment « une adhésion de plus en plus large » dans certains secteurs de la société et des médias. Dans ce contexte, le comité défend une stratégie reposant sur « l’éducation populaire », les échanges et la construction de collectifs locaux.
L'interview de la rédaction : Toufik de Planoise
Une mobilisation prévue le 6 juin
Le point culminant du festival se déroulera samedi 6 juin place Granvelle avec une mobilisation appelée par une soixantaine d’organisations issues du milieu associatif, syndical et militant. Un cortège doit parcourir le centre-ville avant l’ouverture d’un village associatif réunissant plusieurs structures locales engagées, librairies alternatives et animations militantes. La journée se terminera par plusieurs concerts et spectacles, dont un drag show, une programmation rap et un DJ-set. Les organisateurs insistent sur l’ouverture du festival « à toutes et tous » et rappellent que l’événement entend lutter contre « l’ensemble des phénomènes de discrimination, d’exclusion et d’ostracisme ». « Il n’y a pas que l’extrême droite électoraliste classique qui constitue cette réalité », souligne Toufik, qui revendique pleinement l’identité antifasciste du collectif.
Des travaux de réfection de chaussée seront réalisés sur la RN57 entre le lieu-dit « La Vrine » et le giratoire des 4 Chemins à Doubs, du mardi 26 mai au vendredi 5 juin 2026. La circulation sera totalement interrompue chaque nuit, hors week-end, de 20 heures à 5 heures. Des déviations seront mises en place dans les deux sens via les communes du Val-d’Usiers et de Houtaud. Des itinéraires spécifiques sont également prévus pour les riverains d’Arçon et de Vuillecin.
Le jeune pilote Aloïs Girardet, licencié à l’ASK de l’Enclos, basé à Septfontaines, près de Levier, disputera ce week-end le Championnat d’Europe de karting KZ2 à Genk, en Belgique. Âgé de seulement 14 ans, il sera le plus jeune concurrent du plateau dans cette catégorie reine à karting 6 vitesses. Lors des essais disputés le week-end dernier, il a signé le deuxième meilleur temps parmi 80 pilotes engagés. Déjà titré champion de France cadet et vainqueur de plusieurs compétitions nationales et internationales, le jeune Franc-Comtois prépare également le championnat du monde prévu au Mans en septembre prochain.
La tension politique reste vive au sein de la Communauté de communes du Grand Pontarlier (CCGP) après l’installation des commissions communautaires lors du conseil du 12 mai dernier. Dans un communiqué, Bénédicte Hérard, figure de la liste d’opposition « Pontarlier 2026 » battue aux municipales de mars dernier, dénonce une « exclusion totale des espaces de travail et de débat ».
« Une interprétation erronée du scrutin »
L’élue estime que cette situation ferait suite au vote intervenu lors de l’élection à la présidence de la Communauté de Communes du Grand Pontarlier. Selon elle, le maire de Pontarlier, Patrick Comte, qui a été battu par le Maire de Chaffois, Nicolas Barbe, aurait interprété le choix effectué par certains élus comme « une opposition directe à sa personne ». Une analyse contestée par Bénédicte Hérard et son groupe. « Notre vote relevait d’un choix libre, anonyme et démocratique, guidé par notre vision de l’intérêt communautaire, de la continuité des dossiers et de l’efficacité territoriale — et non d’une démarche partisane », affirme-t-elle dans ce communiqué.
Une critique sur le fonctionnement démocratique
L’opposition rappelle plusieurs principes qu’elle juge fondamentaux : la liberté du vote à bulletin secret, le respect du pluralisme politique ainsi que l’ouverture des commissions communautaires à « toutes les sensibilités représentatives du territoire ». Le groupe regrette qu’« une lecture subjective » du scrutin conduise, selon lui, à l’écart d’élus « pleinement investis dans la défense du territoire et de ses habitants ». Dans son communiqué, Bénédicte Hérard insiste également sur le rôle rassembleur attendu d’un maire : « Le maire d’une commune doit être le maire de tous ses habitants et pas uniquement de son électorat. »
Une opposition qui veut rester « constructive »
Malgré cette situation, l’élue assure vouloir poursuivre son engagement au sein des instances locales « avec responsabilité, calme et détermination ». Le groupe « Pontarlier 2026 » affirme vouloir continuer à défendre « les principes démocratiques » ainsi que « les valeurs républicaines », tout en maintenant une posture qu’il présente comme constructive dans les débats à venir au sein de l’intercommunalité.
Le Congrès Secours Santé 2026 a été officiellement inauguré ce jeudi matin à Juraparc, à Lons-le-Saunier, en présence de nombreux élus et du maire Cyrille Brero. Organisé du 21 au 23 mai autour du thème « Défis santé et secours en 2026 : la pluralité au service de tous », l’événement réunit les acteurs du Service de Santé et de Secours Médical. Conférences, tables rondes, forums métiers et ateliers rythmeront ces trois journées consacrées aux enjeux liés aux secours, à la santé des intervenants et aux innovations au service des sapeurs-pompiers.
Une enquête a été menée après l’agression violente d’un détenu survenue le 3 mai dernier dans l’aire de promenade de la maison d’arrêt de Besançon. Pris à partie par plusieurs codétenus, l’homme aurait été visé en raison du motif de son incarcération, en l’occurrence des faits de viol. Souffrant notamment de fractures du nez et de la rate, la victime s’est vu prescrire 20 jours d’ITT.
L’exploitation des images de vidéosurveillance a permis d’identifier plusieurs participants présumés aux violences. Plusieurs détenus ont reconnu les faits lors de leur garde à vue. Certains ont déjà été condamnés à des peines allant jusqu’à 30 mois de prison ferme, tandis que d’autres attendent leur jugement après avoir demandé un délai supplémentaire.
Un individu a été interpellé dimanche 18 mai vers 17 heures, rue Marcelle-de-Lacour à Besançon, lors d’un contrôle mené par une patrouille anticriminalité. Soupçonné d’avoir voulu se dissimuler à la vue des policiers, il a spontanément remis une gazeuse avant d’indiquer avoir caché des stupéfiants dans un jardin voisin.
Les fonctionnaires ont découvert 118 grammes de résine de cannabis et 11 grammes de cocaïne. L’intéressé faisait également l’objet d’un signalement pour fugue et d’une fiche de recherche liée à la protection des mineurs. Placé en garde à vue, il sera convoqué le 22 septembre prochain devant le tribunal judiciaire de Besançon.