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Un vol d'outillage a été constaté jeudi, vers 7h, sur l'aire de Champoux, le long de l'A36, à hauteur d'École-Valentin. Le ou les auteurs ont forcé le cadenas du conteneur de chantier avant de dérober plusieurs outils électroportatifs. Une enquête est en cours afin d'identifier les responsables.

Peu après minuit, à Ornans, un riverain a signalé à la gendarmerie qu'un groupe de jeunes avait allumé un feu sur un parking. À leur arrivée, les militaires ont constaté la présence de plusieurs jeunes à proximité d'un tas de braises. L'un d'eux a reconnu être à l'origine du feu et a été verbalisé.

Les gendarmes sont intervenus mardi, vers 23h15, à Quingey, où trois mineurs ont été contrôlés alors qu'ils lançaient des pétards sur la voie publique. Les trois jeunes ont été verbalisés pour ces faits.

Les gendarmes sont intervenus mardi,  vers 21h30, à Chemaudin-et-Vaux, dans le secteur de Saint-Vit, après le signalement d'une importante fumée noire provenant d'un campement. Sur place, ils ont constaté que des objets en plastique étaient en train d'être brûlés. Le responsable du campement a été verbalisé pour ce brûlage irrégulier.

Un cambriolage a été constaté lundi matin, vers 9h45,  dans une résidence secondaire située à Vaux-et-Chantegrue. Le ou les auteurs ont forcé la fenêtre d'un atelier avant de fouiller l'habitation. Plusieurs outils électroportatifs ont été dérobés. Une enquête est en cours pour identifier les responsables.

Dans la nuit de samedi à dimanche, une opération anti-délinquance a été menée entre 3h30 et 7h30 sur le secteur des Fins, dans le Haut-Doubs, par la compagnie de gendarmerie de Pontarlier. Au total, plusieurs infractions ont été relevées, dont cinq conduites en état d’alcoolémie délictuelle et trois contraventionnelles.

Deux cas de conduite sous stupéfiants ont également été constatés, dont un cumulant alcool, stupéfiants, défaut d’assurance et détention de produits stupéfiants : son auteur a été placé en garde à vue. Les contrôles ont aussi permis de relever divers manquements, notamment deux défauts d’assurance, un excès de vitesse compris entre 30 et 40 km/h en agglomération et deux infractions liées au port de la ceinture de sécurité.

Dans le département du Doubs, une petite cellule spécialisée joue un rôle clé dans la lutte contre la fraude sociale et le travail illégal. La CELTIF 25 (Cellule de lutte contre les trafics illicites financiers) accompagne les enquêteurs de la gendarmerie pour identifier et saisir les avoirs criminels, c’est-à-dire les biens acquis grâce à de l’argent issu d’activités délinquantes. Grâce à un travail technique de traçabilité financière et à des partenariats étroits avec plusieurs organismes publics, la cellule obtient des résultats significatifs. Ce matin, une cérémonie s’est tenue à la caserne Capitaine Girard de Besançon, pour installer officiellement cette structure.

La CELTIF 25, un soutien aux brigades de terrain

La CELTIF n’est ni une section de recherches ni un groupement d’intervention régional. Sa mission est différente : apporter un appui méthodologique aux brigades territoriales. Les unités locales sont souvent confrontées à des dossiers complexes nécessitant des compétences financières pointues. La cellule intervient alors pour orienter les enquêteurs dans leurs démarches, faciliter l’accès à certains fichiers, proposer des méthodes d’analyse patrimoniale ou encore identifier les partenaires à solliciter. Ce soutien permet de faire émerger des affaires qui restaient auparavant en attente, faute de temps ou d’expertise spécifique. La cellule joue également un rôle important dans la formation des gendarmes et la diffusion des bonnes pratiques en matière d’enquêtes financières.

L'interview de la rédaction : Lieutenant colonel de réserve Daniel Viannet 

Des résultats significatifs en 2025

Malgré un effectif réduit — deux agents et un mi-temps, soit 2,5 équivalents temps plein — la CELTIF 25 affiche des résultats remarquables. En 2025, la cellule a permis la saisie d’environ 3,5 millions d’euros d’avoirs criminels. À l’échelle du groupement de gendarmerie du Doubs, toutes unités confondues, le montant total des saisies atteint 7,5 millions d’euros. Ces performances placent le département en tête de la région Bourgogne-Franche-Comté dans ce domaine. La cellule avait été créée à titre expérimental en 2022.

L'interview de la rédaction : Colonelle Elodie Montet, commandant le groupement de gendarmerie départemental du Doubs 



Des enquêtes longues et techniques

Les dossiers traités par la CELTIF nécessitent souvent des investigations longues et minutieuses. L’analyse des comptes bancaires, des tableaux financiers et des livres comptables peut s’étendre sur plusieurs mois, parfois jusqu’à une année complète. Cependant, certaines affaires peuvent être résolues plus rapidement lorsque les alertes sont précises et les partenaires mobilisés. C’est le cas du premier dossier traité par la cellule : une escroquerie impliquant un directeur d’Emmaüs à Ornans. Grâce à une coopération efficace entre les services, l’affaire a été bouclée en trois mois, avec la saisie de l’ensemble de ses biens et l’obligation de remboursement.

L'interview de la rédaction : Lieutenant colonel de réserve Daniel Viannet 

Une philosophie : la force du collectif

Pour les enquêteurs, la réussite de ces investigations repose sur une conviction forte : la coopération interservices est indispensable. « Seul, on ne va nulle part ; ensemble, on va partout », résume la Colonelle Montet, commandant le groupement de gendarmerie départementale du Doubs. Dans la lutte contre la fraude, l’information est dispersée entre de nombreux acteurs et seule une approche collective permet de reconstituer les mécanismes financiers.

L'interview de la rédaction : Colonelle Elodie Montet, commandant le groupement de gendarmerie départemental du Doubs 

Comprendre la notion d’avoirs criminels

Les avoirs criminels correspondent à l’ensemble des biens ou sommes d’argent achetés grâce à des fonds issus d’une infraction. Il peut s’agir de biens importants comme une maison ou un véhicule, mais aussi d’achats plus courants : électroménager, équipements ou objets du quotidien. L’objectif des enquêteurs est d’identifier ces biens et de démontrer qu’ils ont été financés par de l’argent frauduleux. Une fois ce lien établi, le tribunal peut ordonner leur confiscation au profit de l’État.

Ce travail repose sur un principe central : la traçabilité du produit de l’infraction. Les enquêteurs analysent les comptes bancaires, les mouvements financiers et la comptabilité des suspects afin de déterminer quelle part des fonds correspond à un « indu », c’est-à-dire à l’argent perçu illégalement. Cette somme peut ensuite être reliée à des biens acquis et permettre leur saisie.

Un cas emblématique : la fraude d’un pharmacien à Morteau

Parmi les nombreux dossiers suivis, celui concernant un pharmacien de Morteau impliqué dans une fraude à l’Assurance maladie. Selon l’enquête, ce professionnel facturait à la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) des médicaments qui n’étaient en réalité jamais délivrés aux patients. Les remboursements obtenus frauduleusement étaient ensuite intégrés dans la comptabilité de l’officine. La mission des enquêteurs a consisté à retracer le cheminement de cet argent frauduleux, afin de déterminer quels biens avaient été achetés grâce à ces fonds. Une fois identifiés, ces biens ont été saisis puis confisqués par décision de justice. Ce dossier illustre la technicité des investigations financières, notamment lorsqu’il s’agit d’analyser la comptabilité d’une entreprise ou d’une officine.

Des enquêtes fondées sur un réseau de partenaires

Les investigations de la CELTIF débutent souvent par une alerte provenant d’un organisme partenaire. Plusieurs administrations participent à cette détection : la CPAM, l’URSSAF, l’administration fiscale, le parquet, ou encore les dispositifs de coordination comme le CODAF. Chaque acteur dispose d’informations partielles. En croisant ces données, les enquêteurs constituent un faisceau d’indices permettant d’ouvrir une enquête judiciaire.

Cette coopération est essentielle. « Chaque partenaire possède une pièce du puzzle », explique la Colonelle Elodie Montet. Les informations sont partagées et recoupées afin de renforcer la solidité des investigations, notamment dans les dossiers techniques de fraude sociale ou de travail dissimulé.

Une stratégie durable contre la fraude

L’action de la CELTIF 25 illustre une évolution importante dans la lutte contre la délinquance économique : frapper les fraudeurs au portefeuille. En identifiant et en confisquant les biens acquis grâce à l’argent illicite, les enquêteurs privent les auteurs de l’infraction du bénéfice de leurs actes. Une stratégie qui renforce l’efficacité de la justice et contribue à protéger les finances publiques.

Dans le Doubs, ce modèle, désormais pérennisé, démontre que la coopération entre institutions et la spécialisation des enquêteurs peuvent produire des résultats significatifs dans la lutte contre la fraude sociale et financière.

À Frambouhans, un cambriolage a visé une société dans la nuit. Les auteurs ont tenté de fracturer cinq volets avant d’en casser un. Ils ont ensuite brisé une vitre pour atteindre la poignée de la fenêtre et pénétrer dans les locaux. Plusieurs pièces en carbure ont été dérobées. Les constatations techniques ont été effectuées. L’enquête est en cours.

Sur l’aire du Bois, sur l’A36 à École‑Valentin, deux poids lourds — l’un polonais, l’autre belge — ont été victimes d’un vol de carburant dans la nuit de lundi à mardi. Le réservoir de l’un des camions a été percé à l’aide d’une scie‑cloche. Le préjudice est estimé à environ 1 600 litres de gasoil.

Dernièrement, dans le Doubs, les enquêteurs du pôle interrégional d’enquêteurs judiciaires de Grenoble ont présenté leur action en matière de lutte contre les fraudes à la Caisse Primaire d’Assurance Maladie. Un travail essentiel pour garantir l’équité du système de santé. En 2024, le préjudice subi par la CPAM du Doubs s’élevait à 2 millions d’euros, tandis que 1,5 million d’euros ont pu être évités grâce aux enquêtes. La gendarmerie du Doubs s’associe à ce service, soulignant « l’importance d’une coopération renforcée Â».