La Semaine Olympique et Paralympique se poursuit à l’Université Marie‑et‑Louis‑Pasteur. Une exposition photo est visible au Learning Centre Claude‑Oytana, avec les clichés d’Éric Monnin, historien du sport et spécialiste reconnu de l’olympisme, réalisés lors des Jeux de Paris 2024. Ouverte au public et aux scolaires, elle met en lumière l’héritage culturel et environnemental des Jeux, dans le cadre du label « Génération 2030.
À Montlebon, près de Morteau, un cambriolage a été signalé, hier matin, dans un commerce appartenant au site nordique. Le local a été visité durant le week‑end et un inventaire est en cours pour déterminer les objets dérobés. Une enquête a été ouverte.
Un contexte de tensions croissantes
Un rassemblement est organisé ce jeudi soir, à 18h30, à Besançon, devant l’Hôtel de Ville, à l’appel du Parti communiste. L’élu Hasni Alem, conseiller municipal d’opposition et membre du Parti communiste, souhaite alerter sur ce qu’il décrit comme une « libération de la parole raciste », observée à la fois au niveau national et local. Il évoque des propos, des attaques et des actes visant des habitants ou des responsables publics, ainsi que plusieurs alertes relayées par des associations comme SOS Racisme.
L'interview de la rédaction : Hasni Alem
Une aggravation perçue par l’élu
Chiffres à l’appui, Hasni Alem évoque une hausse des actes racistes, antisémites et islamophobes. Il pointe également une « banalisation » de certains discours, qu’il associe à la progression d’idées d’extrême droite dans le débat public. L’élu indique avoir lui‑même déposé plusieurs plaintes depuis 2022 pour des propos qu’il juge discriminatoires.
L'interview de la rédaction : Hasni Alem
Un appel à une réponse collective
Pour Hasni Alem, la lutte contre le racisme doit dépasser les clivages politiques. Il appelle à une mobilisation « la plus large possible », estimant que la défense des valeurs républicaines concerne l’ensemble des citoyens. Il souhaite que les responsables politiques locaux, y compris ceux avec lesquels il peut avoir des désaccords, participent à ce rassemblement. L’appel est lancé à Ludovic Fagaut, qu’il appelle à clarifier clairement sa position sur le sujet.
L'interview de la rédaction : Hasni Alem
Rassemblement prévu jeudi soir
Le rendez‑vous est fixé ce jeudi soir, à 18h30, devant l’Hôtel de Ville de Besançon. Les organisateurs souhaitent y rappeler que le racisme est un délit et affirmer une position commune face à ce qu’ils considèrent comme un risque pour la cohésion sociale.
Un cambriolage a été constaté dans une scierie aux Fourgs, près de Pontarlier, hier matin, vers 10h30. La porte d’un local a été fracturée et du matériel électroportatif a été dérobé.
Les investigations sont en cours pour identifier les auteurs.
Hollywood s’invite à l’Hôtel de Ville
Pontarlier accueille une plongée exceptionnelle dans l’âge d’or d’Hollywood. Jusqu’au 30 mai, le hall de l’Hôtel de Ville accueille une grande exposition à Kirk Douglas, figure majeure du cinéma américain et légende incontestée des années 1950 et 1960. L’occasion pour le public, grâce au centre de ressources iconographiques des Amis du Musée de Pontarlier, de redécouvrir un acteur dont la carrière, longue de plus de soixante ans, a profondément marqué l’histoire du septième art.
Un acteur aux mille visages
Né en 1916 et disparu en 2020, Kirk Douglas s’est imposé par son intensité, son charisme et son éclectisme. Sa célèbre fossette au menton, devenue une signature, accompagne une filmographie impressionnante où se côtoient film noir (La Griffe du passé), aventure (Vingt Mille Lieues sous les mers, Les Vikings), western (Règlement de comptes à O.K. Corral), péplum (Spartacus), drame (La Vie passionnée de Vincent van Gogh) ou films de guerre (Les Sentiers de la gloire, Les Héros de Télémark). Il a tourné avec les plus grands réalisateurs : Howard Hawks, Billy Wilder, Vincente Minnelli, Stanley Kubrick, Elia Kazan ou encore Brian De Palma.
Un engagement courageux face au maccarthysme
L’exposition revient également sur l’engagement de l’acteur, producteur courageux à l’époque du maccarthysme. Douglas contribue notamment à briser la « liste noire » en engageant le scénariste Dalton Trumbo pour Spartacus. Plusieurs de ses films abordent des thèmes sensibles, comme la dénonciation des injustices militaires dans « Les Sentiers de la gloire », longtemps censuré en Europe, ou la réhabilitation de la figure amérindienne dans plusieurs westerns.
Une légende populaire et intemporelle
Icône populaire, classé 17e plus grande star masculine de l’histoire du cinéma américain par l’American Film Institute, Kirk Douglas a également conquis le public français avec plus de soixante millions d’entrées cumulées. Après sa retraite en 2008, il se consacre à la Douglas Foundation, dédiée aux enfants défavorisés, tout en poursuivant l’écriture de ses mémoires.
Un parcours immersif pour redécouvrir un géant
L’exposition pontissalienne propose un parcours riche en affiches, photos, extraits de films et documents rares, retraçant la trajectoire d’un acteur devenu symbole de courage, d’engagement et de liberté artistique. Une invitation à revisiter une œuvre immense et à redécouvrir l’un des derniers géants d’Hollywood.
Le tunnel de la Citadelle à Besançon sera fermé du mercredi 8 avril à 20 h au vendredi 10 avril à 6 h. La Ville réalise des travaux de sécurité : remplacement du groupe électrogène, essentiel en cas de coupure électrique. « Pour limiter la gêne, les interventions se déroulent de nuit et pendant les vacances scolaires » précise la ville de Besançon.
Un incendie s’est déclaré hier, en fin d’après‑midi, dans le parking souterrain d’un immeuble d’habitation à Besançon, rue Albrecht Durer. À leur arrivée, les sapeurs‑pompiers ont été confrontés à un feu violent avec un important dégagement de fumée touchant quatre cages d’escalier.
Plusieurs binômes ont été engagés pour localiser l’origine du sinistre, finalement circonscrit à un box et maîtrisé à l’aide d’une lance. Aucune victime n’est à déplorer. Par précaution, les occupants ont été confinés durant toute l’intervention. La police nationale, la police municipale et des représentants de la mairie étaient présents sur place.
Au lendemain d’un basculement politique inédit, Nicolas Bodin met en garde contre le déni. L’ancien élu socialiste bisontin estime indispensable d’analyser en profondeur les causes de la défaite pour éviter un affaiblissement durable de la gauche locale.
Une réaction de votre part, en tant qu’homme de gauche et ancien élu à la Ville de Besançon et Grand Besançon Métropole, sur le résultat des élection municipales à Besançon ?
Oui, il me paraissait important de m’exprimer. Je ne l’ai pas fait pendant la campagne. Désormais, les résultats sont acquis, les exécutifs sont en train de se mettre en place, tant au niveau de la ville que de l’agglomération. Il me semble donc utile, en ce début de mandat, de donner une version des faits, mais surtout de se projeter vers l’avenir.
Quel est votre constat ? Cette défaite était-elle évitable ? Comment l’expliquez-vous ?
La possibilité d’un basculement de Besançon à droite ne date pas d’hier. La question s’était déjà posée en 2014, avec une victoire très serrée face à Jacques Grosperrin. Elle s’est reposée en 2020 avec la victoire d’Anne Vignot, également très courte — environ 500 voix — dans un contexte particulier lié au Covid. Dès 2020, je considérais que cette ville pouvait basculer à droite. Le mandat 2020-2026 a été complexe, notamment en raison des deux premières années fortement marquées par la crise sanitaire. Au final, la défaite est assez nette. Ce que je regrette, c’est qu’à gauche, on donne parfois l’impression que rien ne s’est passé. Or, un changement de majorité après 73 ans de gestion socialiste et écologiste n’est pas un fait anodin. Il faut analyser sans tabou ce qui s’est passé.
Cette défaite aurait-elle pu être évitée ? Probablement en partie. Il y a des sujets majeurs à réaborder clairement : le logement, la sécurité, l’économie. Ce sont des thèmes sur lesquels je me suis beaucoup exprimé durant le mandat précédent, parfois au prix de critiques. Aujourd’hui, il faut ouvrir un vrai débat. Sinon, nous risquons de rester durablement dans l’opposition, avec des conséquences importantes sur les politiques menées localement.
L'interview de la rédaction : Nicolas Bodin
Comment vivez-vous cette situation ? Avec tristesse, amertume, colère ?
C’est un mandat qui ne sera pas de six ans mais de sept ans, dans un contexte politique national très structuré par l’élection présidentielle. À un an du scrutin, la montée du Rassemblement national est très préoccupante. Si une victoire de l’extrême droite devait se produire, cela entraînerait sans doute une recomposition politique, notamment à gauche. Mais, à minima, nous devons faire localement un travail d’analyse sérieux.
Par exemple, la sécurité est un sujet majeur qui préoccupe tout le monde. La gauche doit s’en saisir. Ce n’est pas un thème réservé à la droite ou à l’extrême droite. Ne pas le faire serait une erreur. Même chose pour l’économie, qui renvoie directement à l’emploi. Si les Bisontins ne trouvent pas suffisamment d’emplois localement, ce sera très préjudiciable pour le territoire.
Nous devons nous réapproprier ces sujets avec notre vision, en intégrant les enjeux environnementaux et de transition écologique. Il faut aussi s’interroger : que signifie le social au XXIᵉ siècle, sans tomber dans l’assistanat ? Nous avons beaucoup de chantiers devant nous. On ne peut pas simplement dire : « c’est une défaite » et repartir comme si de rien n’était. Il faut analyser les dix dernières années, comprendre pourquoi une partie de l’électorat de gauche s’est détournée ou a basculé.
L'interview de la rédaction : Nicolas Bodin
Peut-on dire que le départ de l’ancien maire de Besançon, Jean-Louis Fousseret, vers La République En Marche a joué un rôle ?
Oui, son départ en 2017 a été un événement politique dont on n’a pas suffisamment mesuré l’importance. Beaucoup de Bisontins de sensibilité sociale-démocrate, centre gauche ou centriste ne se sont pas retrouvés dans la politique menée ou dans l’alliance avec La France Insoumise. Certains se sont abstenus, d’autres ont voté pour Ludovic Fagaut. Cela pose la question du centre de gravité politique de la ville, qui n’était plus représenté.
Par ailleurs, le macronisme, que j’ai toujours considéré comme une parenthèse, semble aujourd’hui en train de se déliter. Il y a donc un espace à reconstruire autour d’une social-démocratie modernisée, y compris à Besançon. Cela implique de se remettre en question, de lever les tabous et de répondre aux préoccupations des citoyens, qui se désengagent de plus en plus. L’abstention est d’ailleurs un fait marquant de cette élection : elle atteint un niveau inédit pour des municipales, pourtant censées être les élections locales les plus mobilisatrices.
L'interview de la rédaction : Nicolas Bodin
Peut-on dire que l’électorat bisontin a durablement basculé à droite ?
Pas nécessairement. Il faudra observer l’action de la nouvelle majorité. Nous sommes dans une période de bouleversements profonds — locaux, nationaux et internationaux. Entre les crises géopolitiques, la présidentielle à venir et les enjeux climatiques, les élus font face à des transformations majeures. Je ne pense pas que le basculement soit définitif. Il existe un véritable électorat de gauche à Besançon. À nous de travailler pour être prêts et crédibles lors des prochaines échéances.
Peut-on attribuer cette défaite uniquement à Anne Vignot ?
Non, ce serait beaucoup trop simple. Bien sûr, en tant que maire, elle porte une responsabilité plus importante, mais la situation est bien plus complexe. J’ai pu avoir des désaccords politiques avec elle, notamment sur la sécurité ou l’économie, mais on ne peut pas résumer cette défaite à sa seule personne. Le problème, c’est qu’aujourd’hui, on évite parfois le débat de fond. On se contente de dire : « ce n’était pas la bonne candidate, pas la bonne alliance », et on passe à autre chose. Or, il faut analyser les politiques menées : correspondaient-elles aux attentes des Bisontins ? Qu’ont-ils ressenti ? Qu’aurions-nous pu faire mieux ? Si l’on se contente de désigner un responsable, on prépare les défaites futures. Il faut comprendre les causes profondes.
L'interview de la rédaction : Nicolas Bodin
Souhaitez-vous participer à ce travail d’analyse ?
Oui, absolument. Je veux contribuer à ce travail de réflexion et de bilan. J’ai moi-même été élu entre 2014 et 2026, je suis donc comptable de ce bilan. Il y a sans doute des choses que j’aurais pu faire mieux. Il faut l’analyser sereinement, sans tabou, avec honnêteté. Cela implique d’accepter que nous ayons pu commettre des erreurs. Les Bisontins le méritent, et nous ne pourrons rebondir sans cet exercice, même s’il peut être difficile.
L'interview de la rédaction : Nicolas Bodin
Avez-vous définitivement tourné le dos à la vie politique ?
Non. La politique reste pour moi une véritable passion intellectuelle. J’ai été élu pendant plusieurs années, je suis aujourd’hui militant, et l’avenir dira la suite. Je souhaite en tout cas contribuer à un débat sincère, afin que les générations futures puissent rebondir et continuer à porter des idées progressistes, sociales et écologiques, ici ou ailleurs.
L'interview de la rédaction : Nicolas Bodin