Le conseil municipal de Besançon se réunira ce jeudi soir avec à l’ordre du jour 25 rapports portant notamment sur l’habitat, le patrimoine, le sport ou encore la culture. Plusieurs désignations dans différentes structures intercommunales et commissions seront également actées.
Battant au centre des ambitions de renouvellement urbain
Parmi les dossiers majeurs de cette séance figure le point consacré à l’amélioration de l’habitat privé dans le centre-ville, dans le cadre du dispositif OPA-RU et du programme Action Cœur de Ville. La municipalité souhaite aller plus loin en intégrant le quartier Battant dans la troisième phase du programme national de renouvellement urbain, l’ANRU III. L’objectif affiché est de transformer durablement le quartier avec une approche globale mêlant rénovation du bâti, sécurité, santé, mobilité et services de proximité. La Ville rappelle que Battant compte environ 2 500 habitants et qu’une cinquantaine de bâtiments nécessitent aujourd’hui une réhabilitation. La Ville souhaite notamment développer un projet de maison de santé de proximité sur le secteur.
L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut, maire de Besançon
Une étude relancée pour la salle des actes du collège Victor-Hugo
Le conseil municipal examinera également une nouvelle convention d’étude pour la rénovation de la salle des actes du collège Victor-Hugo. Cette salle patrimoniale, réputée pour ses qualités acoustiques, fait l’objet d’un projet mené conjointement par la Ville, le Département du Doubs et la Région Bourgogne–Franche-Comté. Le coût de l’étude de faisabilité s’élève à environ 87 000 euros hors taxes, financés en partie par la DRAC et les dispositifs liés au patrimoine historique. Pour la Ville de Besançon, la participation atteindra près de 17 500 euros.
L'interview de la rédaction : Pascal Orlandi, en charge des infrastructures, de la voirie, des grands chantiers et de la transition écologique et énergétique
Soutien confirmé aux clubs sportifs amateurs
Les élus voteront aussi une première enveloppe de subventions destinée aux associations sportives amateurs. Le dispositif concerne les clubs affiliés à l’Office municipal des sports et disposant de leur siège à Besançon. L’enveloppe globale prévue pour 2026 atteint 265 000 euros, dont une première tranche de 137 400 euros qui sera attribuée lors de cette séance. Les grands clubs professionnels ou semi-professionnels, comme le Racing Besançon ou le GBDH, feront l’objet de contrats d’objectifs spécifiques dans un second temps.
Patrimoine : la restauration de l’orgue de Saint-Ferjeux lancée
Autre dossier présenté avant le conseil : la restauration de l’orgue de la basilique Saint-Ferjeux, installé en 1894 et propriété de la Ville. Le coût du chantier est estimé à près de 180.000 euros. La Fondation du Patrimoine apportera environ 88 000 euros, dont plus de 83 000 euros issus d’une souscription publique menée par l’association des Amis des Orgues de Saint-Ferjeux. La Ville contribuera à hauteur de 50 000 euros. Les travaux devraient débuter en 2027 pour une durée comprise entre un an et un an et demi.
Fête de la musique : quatre scènes principales annoncées
La municipalité a également dévoilé les grandes lignes de la Fête de la musique 2026, prévue le 21 juin. Quatre scènes principales seront installées dans le centre-ville : place de la Révolution pour la programmation pop-rock, place Pasteur pour l’électro, la promenade Granvelle pour le reggae et le square Saint-Amour pour le jeune public. Plus de 80 concerts sont attendus. Ludovic Fagaut, le Maire bisontin, a annoncé également plusieurs nouveautés : QR codes sur les scènes, carte interactive, dispositifs écologiques et renforcement de la sécurité et des mobilités.
Vigilance renforcée face aux fortes chaleurs
Enfin, la municipalité a indiqué avoir activé son protocole de vigilance jaune face aux fortes chaleurs. Une campagne d’information a été lancée auprès des habitants, notamment via les réseaux sociaux, des SMS ciblés et le CCAS pour accompagner les personnes vulnérables.
Plusieurs organisations politiques, syndicales et associatives se sont réunies ce mercredi 27 mai devant le tribunal judiciaire de Besançon pour soutenir la maire écologiste Anne Vignot, à l’occasion du procès pour diffamation visant une militante locale du collectif identitaire Némésis. Le rassemblement, organisé à 12h45, intervient après une plainte déposée par l’élue à la suite d’une action menée lors des vœux aux agents municipaux en 2025. Les organisateurs, dont l’élu écologiste bisontin Anthony Poulin, ont expliqué que des militantes du collectif ont interrompu la cérémonie en diffusant une banderole et un tract associant une photographie de la maire à la mention : « Soutien au violeur étranger Anne Vignot ». Le message avait ensuite été largement relayé sur les réseaux sociaux.
L'interview de la rédaction : Amélie Lapprand de l’intersyndicale féministe du Doubs
Une mobilisation contre « les discours de haine »
Au micro, Anthony Poulin, le porte-parole d’une partie des collectifs mobilisés, ont dénoncé ce qu’ils considèrent comme une stratégie de « stigmatisation » et de « banalisation du racisme » portée par l’extrême droite. Les soutiens de la maire estiment que cette affaire dépasse le seul cadre judiciaire et pose la question des limites de la liberté d’expression dans le débat public. « On ne peut pas considérer cela comme un simple débat d’idées », ont affirmé les intervenants, dénonçant « une entreprise de terreur symbolique contre une femme élue » ainsi qu’une volonté « d’attiser les peurs » en désignant les étrangers comme boucs émissaires. Les organisateurs ont également insisté sur la nécessité de préserver « une libre discussion des affaires publiques dans le respect d’autrui et sur une base factuelle partagée ».
L'interview de la rédaction : Amélie Lapprand de l’intersyndicale féministe du Doubs
De nombreuses organisations signataires
L’appel au rassemblement a été cosigné par plusieurs structures locales et nationales, parmi lesquelles : les Écologistes du Grand Besançon, le Parti socialiste du Doubs, La France insoumise, le Parti communiste, le Parti de Gauche, le comité de vigilance antifasciste de Besançon, Ligue des droits de l'Homme, SOS Racisme, Solidarité Femmes Besançon ou encore l’Union syndicale Solidaires. Dans leur déclaration commune, les participants ont affirmé vouloir « condamner la haine, la diffamation et le harcèlement » et rappeler que « la liberté d’expression ne justifie jamais les appels à la haine raciste ».
L'interview de la rédaction : Anthony Poulin, élu bisontin écologiste, porte parole des nombreuses associations et mouvements politiques mobilisés*
Un procès très suivi à Besançon
Le procès de la militante poursuivie pour diffamation s’est tenu ce mercredi au tribunal judiciaire de Besançon. Cette affaire intervient dans un contexte de fortes tensions locales autour des actions menées par le collectif identitaire dans l’agglomération bisontine ces dernières années. À travers ce rassemblement, les organisateurs disent vouloir envoyer « un message fort » face aux discours identitaires et défendre « les valeurs républicaines et les lois antiracistes ».
La Base nautique des Grangettes donnera le coup d’envoi de la saison estivale ce week-end avec deux journées d’animations éco-aquatiques au bord du Lac Saint-Point. Au programme : ramassage des déchets en canoë, village associatif autour de l’environnement, initiations au wingfoil, balades en pirogue néolithique et animations pour les familles.
Plusieurs ateliers de découverte du wingfoil seront proposés pour tous les niveaux, avec initiation au maniement de l’aile, paddle + aile, découverte du wingfoil et foil tracté. Les réservations se feront sur place à partir de 11h. Les ateliers découverte seront gratuits pour les licenciés FFV, 20 euros pour les autres participants et 25 euros pour le foil tracté. Une buvette et une petite restauration seront également proposées tout au long du week-end.
Les joueuses de l’ESBF Besançon disputent ce mercredi, à 19h, son dernier déplacement de la saison sur le parquet de Sambre-Avesnois, avant de conclure cet exercice 2025/2026, dimanche, face à Chambray. Malgré un objectif sportif hors d’atteinte, le club bisontin souhaite terminer l’exercice sur une note positive après une saison marquée par l’irrégularité.
La ligne estivale Ginko Osselle Plage reprendra du service à compter du mercredi 3 juin et jusqu’au lundi 31 août afin de relier le pôle Micropolis à la base de loisirs d’Osselle Plage. Le départ de 11h ne sera toutefois pas assuré du 1er au 3 juillet. Les usagers pourront se reporter sur la ligne 56 avec un départ à 11h35 vers Osselle-Routelle. La ligne 56 permettra également de rejoindre la base de loisirs du lundi au samedi avec des horaires adaptés durant l’été.
Un vol de carburant a été constaté à Saules, dans le secteur de la compagnie de gendarmerie d'Ornans. Environ 80 litres de gasoil ont été siphonnés dans le réservoir d’un bus stationné durant le week-end. Aucune dégradation n’a été relevée sur le véhicule. Une enquête est en cours afin d’identifier le ou les auteurs.
Le Département du Jura accueille jusqu’au 28 mai, dans le hall de l’Hôtel du Département à Lons-le-Saunier, l’exposition « Les monuments aux morts du Jura », proposée par la Société d’émulation du Jura. Fruit d’un vaste travail d’enquête mené entre 2022 et 2024, cette exposition retrace l’histoire des monuments commémoratifs du département, de la Guerre de Crimée aux conflits d’Indochine et d’Algérie, en passant par les deux guerres mondiales et la Résistance. Pensée comme un outil de transmission et de mémoire, elle a vocation à circuler dans l’ensemble du Jura afin de sensibiliser scolaires, élus et habitants au devoir de mémoire.
L’Hôtel de police de Besançon ouvre ses portes au public ce mercredi 27 mai, de 10h à 17h. Les policiers du Doubs proposeront de nombreuses animations pour faire découvrir les métiers de la Police nationale : démonstrations de drones, chiens policiers, ateliers de tir laser et échanges avec les agents seront au programme. Un espace fraîcheur sera également mis en place en raison des fortes chaleurs annoncées. Malgré les travaux en cours avenue de la Gare d’Eau, l’accès au site restera assuré