La commission spécialisée interne du Parti socialiste a prononcé en première instance une exclusion provisoire à l’encontre du Bisontin Jean-Sébastien Leuba, premier fédéral du PS dans le Doubs et numéro deux sur la liste d’Anne Vignot aux municipales, décision aussitôt contestée par l’intéressé via un recours suspensif, conformément aux statuts du parti.
Ce dernier affirme que les accusations s’inscrivent dans un contexte de tensions internes, après avoir signalé de supposées irrégularités au sein de la fédération du Parti Socialiste du Doubs. Il indique vouloir profiter de la procédure d’appel pour rendre publics les éléments de sa défense et contester les conditions de la décision.
Dans l’attente de l’examen du recours, il se dit toujours engagé au sein du PS et maintient son soutien à la liste conduite par Anne Vignot à Besançon. Il assure qu’il démissionnerait de ses fonctions municipales si la sanction était confirmée, tout en appelant au rassemblement de la gauche et des écologistes.
A Besançon, Jean-Sébastien Leuba, premier fédéral du PS dans le Doubs et numéro deux sur la liste d’Anne Vignot aux municipales, a été exclu du Parti socialiste pour « comportements dénigrants » après une enquête interne. Il a déposé un recours. Anne Vignot rappelle que « le droit au recours et la présomption d’innocence doivent être préservés » et précise que s’il est confirmé, il s’est engagé à démissionner.
Les habitants de la nouvelle commune d’Eternoz connaissent désormais l’identité des sept hommes et sept femmes qui composeront la liste portée par Christophe Garnier lors des prochaines élections municipales.
À l’initiative du maire sortant, des primaires citoyennes inédites ont été organisées ce dimanche afin de désigner les candidats de la liste d’entente communale qu’il conduira. Une première dans une commune de moins de 1 000 habitants. Cette démarche participative a été organisée en raison de la réforme électorale imposant désormais des listes bloquées, supprimant la possibilité du panachage et modifiant en profondeur les pratiques électorales locales.
Dans un souci affiché de démocratie et de transparence, Christophe Garnier a souhaité associer directement les habitants à la composition de son équipe. Les électeurs étaient ainsi invités à départager 22 postulants pour retenir les 14 candidats appelés à figurer sur la liste définitive de leur chef de file.
La mobilisation a été au rendez-vous. Sur les 337 électeurs inscrits, 223 se sont rendus aux urnes, soit un taux de participation supérieur à 66 %.
Les qualifiés sont :
Boillot Nathalie (Eternoz) – 170 voix
Chapel Marion (Eternoz) – 188 voix
Combes Audrey ( Eternoz) – 156 voix
Dubois-Aubry Céline (Saraz) – 131 voix
Guinchard Aline (Doulaize) – 128 voix
Hézard Lucie (Eternoz)
Sauvageot Candice ( Eternoz) – 150 voix
Billot Arnanud (Eternoz) – 178 voix
Blanc Christophe (Eternoz) – 198 voix
Chatot Laurent (Coulans sur Lison) – 152 voix
Chevry Pierre-Simon (Saraz) – 176 voix
Coeurdevey Fred ( Refranche) – 187 voix
Guinchard Gilles (Alais) – 166 voix
Saulnier Simon (Eternoz) – 183 voix
Samedi, à Pontarlier, Bénédicte Hérard, candidate aux élections municipales de mars prochain, a présenté sa méthode de campagne dans un contexte politique tendu. Interrogée sur son engagement au sein de la Région, la composition de son équipe, nous y reviendrons, et ses choix politiques, la conseillère régionale a présenté ses premières intentions. Elle a annoncé la désignation de Xavier Garcia comme premier adjoint et confirmé que Didier Chauvin sera le président de la Communauté de Communes, si elle est élue, affirmant son choix de ne pas cumuler les fonctions en cas de victoire.
À quelques semaines des élections municipales des 15 et 22 mars, la commune nouvelle d’Éternoz innove. Ce dimanche 22 février, les habitants sont appelés à participer à des primaires locales destinées à désigner les candidats qui figureront sur la liste d’entente communale conduite par le maire sortant, Christophe Garnier. Une initiative rare dans une commune de moins de 1 000 habitants, motivée par une évolution récente du cadre législatif.
Une réponse à un changement de loi
« Dans une démocratie, il n’y a jamais trop de candidats », insiste le maire sortant. La démarche fait suite à la réforme électorale entrée en vigueur l’an dernier pour les communes de moins de 1 000 habitants. Désormais, les électeurs doivent voter pour des listes bloquées, sans possibilité de panachage ni de rature. Un changement majeur dans les petites communes, où le vote personnalisé permettait traditionnellement de composer son conseil municipal « à la carte ». « Dans nos villages, où il n’y a souvent qu’une seule liste, cela signifie que les électeurs ne choisissent plus réellement leurs élus », déplore l’édile, qui juge la situation « choquante ».
L'interview de la rédaction : Christophe Garnier
22 candidats pour 14 places
Pour constituer sa liste d’entente communale, le maire a lancé fin novembre un appel aux habitants. Résultat : 22 volontaires, parfaitement paritaires, avec 11 hommes et 11 femmes. Problème : la liste ne peut compter que 14 noms. Pour départager les candidats – sept hommes et sept femmes – l’équipe municipale a choisi de redonner la parole aux électeurs. Concrètement, les habitants disposent ce dimanche d’un bulletin sur lequel ils peuvent sélectionner les candidats qu’ils souhaitent voir figurer sur la liste définitive. « Pour une fois, ils ont le droit de barrer », souligne-t-on à la mairie. Deux bureaux de vote sont ouverts jusqu’à 18 heures.
L'interview de la rédaction : Christophe Garnier
Un test de mobilisation démocratique
Au-delà de la sélection des candidats, le scrutin de ce dimanche constitue un baromètre de participation. « Si les habitants se mobilisent aujourd’hui, cela montrera qu’ils ont compris que c’est maintenant qu’ils ont le choix », estime le maire. Car le 15 mars, en cas de liste unique – scénario probable dans de nombreuses petites communes du département – toute rature rendra le bulletin nul. Selon les chiffres préfectoraux, une large majorité de communes du Doubs pourraient se retrouver avec une seule liste en lice. Dans ce contexte, Éternoz entend faire figure d’exception.
L'interview de la rédaction : Christophe Garnier
Une démarche indépendante du statut de commune nouvelle
Éternoz est une commune nouvelle issue du regroupement progressif de six communes au cours des cinquante dernières années. Mais le maire tient à préciser que l’initiative des primaires n’est pas liée à ce statut particulier : « On pourrait tout à fait organiser cela dans une commune classique ». L’objectif affiché est plus large : réaffirmer la vitalité démocratique à l’échelle locale. « On essaie parfois de nous faire croire que nos démocraties sont faibles. Mais la base, c’est que les électeurs choisissent leurs élus. Et cela commence dans nos communes. »
Un seuil symbolique attendu
En termes de participation, l’équipe municipale espère atteindre un niveau comparable à celui des précédentes municipales, lorsque les électeurs pouvaient encore panacher les listes. « Si nous atteignons ce chiffre, cela signifiera que les habitants se sont mobilisés comme lorsqu’ils avaient pleinement le choix. Bien sûr, nous espérons faire encore davantage ». Verdict ce dimanche à 18 heures, à la clôture des urnes. À Éternoz, la démocratie locale se joue dès maintenant.
À Levier, la campagne municipale s’annonce disputée. Une deuxième liste sera bien présente face à celle du maire sortant, Marc Saulnier. Conduite par Emmanuel Bouriot, elle porte le slogan : « La force du collectif, le sens de l’avenir ».
Âgé de 54 ans, agriculteur, marié et père de trois grandes filles, Emmanuel Bourriot se dit profondément attaché à la commune où il a toujours vécu. Il met en avant son sens du travail, de l’engagement et des responsabilités, acquis au fil de son parcours professionnel. Le candidat affirme vouloir « écouter, rassembler et agir » avec une équipe aux « compétences solides et complémentaires », afin de porter des projets « concrets, réalistes et ambitieux » pour la commune.
Candidat aux élections municipales à Besançon, Eric Delabrousse fait le point sur ses intentions dans le domaine de la culture. À travers une série de propositions, il entend renforcer le rayonnement de la ville, soutenir la création locale et faire de la culture un moteur d’attractivité et de cohésion.
Une ambition : structurer et professionnaliser l’action culturelle
Pour le candidat centriste, la culture ne doit plus être « une variable d’ajustement », mais une politique publique pleinement assumée. Il met en avant la présence d’un artiste au sein de son équipe, afin d’associer expertise artistique, connaissance des réseaux culturels et action municipale. Objectif affiché : proposer une programmation exigeante, accessible à tous, et s’appuyer sur des équipements adaptés pour soutenir les acteurs culturels bisontins.
Un laboratoire d’art vivant à la Rodia
Parmi les mesures phares, Éric Delabrousse propose de transformer la friche artistique de la Rodia en véritable « laboratoire de l’art vivant ». Ce lieu hybride accueillerait plasticiens, écrivains, danseurs et musiciens dans un espace mutualisé intégrant ateliers, studios et scènes de répétition. Des portes ouvertes mensuelles permettraient au public de découvrir les projets en cours et de rencontrer les artistes.
Un auditorium moderne et une Biennale relancée
Autre priorité : l’intégration d’un auditorium moderne au projet Saint-Jacques, afin de consolider l’excellence musicale de Besançon et d’accueillir concerts acoustiques et conférences tout au long de l’année. Le candidat souhaite également relancer la Biennale d’Arts plastiques, rendez-vous d’envergure capable de réunir des centaines d’artistes et de redonner une visibilité nationale à la création régionale.
Mode, harmonies et week-ends festifs
Le programme culturel prévoit aussi la création d’un grand événement de mode à ciel ouvert, « Besançon Fashion », organisé deux fois par an place du 8-Septembre, pour valoriser les créateurs locaux. Éric Delabrousse propose par ailleurs un festival des Harmonies, mettant à l’honneur les ensembles musicaux locaux et des formations invitées, ainsi que le développement de « week-ends festifs » thématiques, associant musique, danse et sport dans l’espace public, avec concerts gratuits en clôture.
Un label pour encourager l’innovation
Enfin, le candidat souhaite créer le label « Besançon Art & Innovation », destiné à récompenser chaque année les projets culturels les plus novateurs du territoire et à attirer des initiatives extérieures.
À quelques semaines de la campagne des municipales 2026, un nouveau collectif citoyen voit le jour au sein de la Communauté de communes du Grand Pontarlier (CCGP). Baptisé « Le Pont Commun », il rassemble des citoyen·nes, des associations et des acteurs économiques locaux avec un objectif : éclairer les positions des listes candidates sur les grands enjeux qui structurent les modes de vie du territoire.
Une démarche d’information et de dialogue
Le collectif entend poser un cadre simple : s’appuyer sur des documents publics – comme le PLUiH 2024 ou des publications de presse – pour dresser un état des lieux, puis adresser aux candidats des questions précises et concrètes.
Trois axes guident la démarche :
Dix thèmes au cœur du questionnaire
Le questionnaire, transmis aux listes identifiées, s’articule autour de dix thématiques du quotidien : climat et énergie, eau et sécheresses, mobilités, logement et urbanisme, biodiversité, alimentation et agriculture, déchets et économie circulaire, inégalités sociales et santé, numérique et sobriété, ainsi que gouvernance et participation citoyenne.
Le territoire concerné englobe Pontarlier et les communes membres de la CCGP : Doubs, Houtaud, Chaffois, Dommartin, Granges-Narboz, La Cluse-et-Mijoux, Sainte-Colombe, Verrières-de-Joux et Vuillecin. Le collectif précise qu’il ira à la rencontre des communes où les listes ne sont pas encore connues ou joignables.
Publication sans « palmarès »
Les réponses seront publiées dans leur intégralité, question par question, afin de permettre aux habitants de comparer les propositions. Une synthèse transversale mettra en lumière convergences et différences, sans établir de classement. « L’objectif est de comprendre les positions, pas de noter les listes », soulignent les initiateurs.
Le calendrier est fixé : envoi des questionnaires à partir du 13 février, réponses attendues jusqu’au 1er mars à minuit, puis publication des résultats la semaine du 8 mars sur les réseaux sociaux.
Un collectif ouvert
Derrière « Le Pont Commun », déjà soutenu par plusieurs structures locales – dont Durable et Doubs, La Marmite Solidaire, l’AMAP, Haut-Doubs Citoyen, Écologique et Solidaire, Chouette éthique, LG Performance ou encore Selle vous plaît – l’ambition est de « faire le pont » entre élus, habitants, associations et entreprises.
Le collectif, pour l’instant structuré autour d’une liste de diffusion, se veut ouvert à toutes les bonnes volontés. Les personnes intéressées peuvent écrire à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. pour rejoindre la démarche et contribuer aux échanges.
L’association L214 est à l’origine de ce rappel. Elle souligne les engagements pris par les candidates aux municipales de Besançon ayant signé sa charte « Sauvetage du siècle ». Anne Vignot, maire sortante et candidate à sa réélection, est devenue la première élue sortante de Bourgogne-Franche-Comté à parapher ce texte.
La candidate Séverine Véziès l’a également signé. À travers cette charte, les signataires s’engagent notamment à maintenir deux journées végétariennes hebdomadaires dans les cantines scolaires, à exclure les produits issus de l’élevage intensif des achats publics municipaux et à encourager le développement d’une alimentation plus végétale via des actions annuelles dédiées.
En pleine campagne des élections municipales, la maire sortante écologiste Anne Vignot poursuit ses rencontres avec les habitants. Un premier rendez-vous s’est tenu hier soir dans le quartier des Clairs-Soleils. Les réunions publiques se poursuivent aujourd’hui à Planoise.
Deux temps d’échange sont prévus : à 11h30 devant le centre Nelson-Mandela et à 17h30 sur la place de l’Europe, au square Gaham. L’occasion pour la candidate et son équipe de présenter leur programme et d’échanger avec les riverains.