La Gauche Pontissalienne a donné mercredi 7 janvier le coup d’envoi de sa campagne municipale lors d’une conférence organisée à l’Esperluète, rue Vannolles, qui servira également de local de campagne. Le collectif en a profité pour présenter ses vœux et détailler les grandes lignes de son projet.
Une coalition de gauche assumée
Le mouvement rassemble des citoyennes et citoyens non encartés ainsi que des militants des Écologistes, de La France insoumise et du Parti communiste français. La coalition revendique un positionnement clairement ancré à gauche, articulé autour d’un projet « écologique, social et démocratique ».
Un programme construit avec les habitants
La campagne s’appuie sur un travail d’équipe structuré et sur une démarche participative. Les membres du collectif entendent multiplier les rencontres avec les habitants afin d’élaborer un programme « en fonction de leurs attentes ». La Gauche Pontissalienne met en avant des valeurs de justice sociale, d’égalité femmes‑hommes, de lutte contre les discriminations, de solidarité et de protection du vivant. La probité et la transparence dans la gestion municipale sont également présentées comme des priorités.
Une gouvernance collégiale et participative
Élu tête de liste, Cédric Laithier présidera les séances du conseil municipal en cas de victoire. Le collectif insiste toutefois sur une gouvernance collégiale. Les projets structurants seraient soumis à référendum municipal, et les conseils de quartier renforcés grâce à des budgets participatifs.
Santé : répondre à un territoire sous tension
La coalition fait de la santé un axe majeur, estimant qu’environ 9 000 habitants du secteur seraient sans médecin traitant. Elle propose de faciliter l’installation de médecins et de professionnels paramédicaux en mettant à disposition des locaux municipaux adaptés. Une mutuelle communale figure également parmi les mesures envisagées pour améliorer l’accès à une complémentaire santé.
Logement : lutter contre la pression frontalière
Face à la hausse des loyers et à la gentrification liée au contexte frontalier, la Gauche Pontissalienne souhaite augmenter la part de logements sociaux et acquérir des biens pour les réserver en priorité aux personnes travaillant à Pontarlier.
Éducation et justice sociale au cœur du projet
Le collectif propose la gratuité des fournitures scolaires à l’école primaire, une cantine gratuite pour les familles les plus précaires, une tarification adaptée au quotient familial et, à terme, une alimentation saine et biologique pour tous les enfants des écoles publiques.
Mobilités : vers une ville plus apaisée
La liste défend le développement de zones à 30 km/h lorsque cela est pertinent, la sécurisation des abords des écoles, le renforcement des mobilités douces et l’amélioration des transports en commun, avec l’objectif d’améliorer la qualité de vie.
Culture et sport : des biens communs à renforcer
La coalition souhaite soutenir davantage les associations locales, améliorer la coordination des événements et garantir l’entretien des équipements culturels et sportifs. Elle propose aussi la création d’un local de répétition pour les groupes de musique.
Une campagne annoncée comme « constructive »
La Gauche Pontissalienne affirme vouloir mener une campagne « proche des habitant·es et ancrée dans les réalités locales ». D’autres propositions seront dévoilées dans les prochaines semaines sur les réseaux sociaux et le site du collectif.
À Besançon, la candidate France insoumise Séverine Vézies dénonce un “mariage forcé” entre le PS et les Verts, après plusieurs semaines de tractations et de revirements autour de l’investiture socialiste. Elle pointe un accord sans programme clair et rappelle que, si sa liste arrive en tête au premier tour, LFI proposera une fusion aux autres listes de gauche. Les insoumis défendent une ligne de rupture et une écologie populaire, dont le programme complet sera présenté prochainement.
À Besançon, la liste Besançon Forte et Solidaire menée par Jean‑Sébastien Leuba prend acte de l’accord national conclu entre le Parti socialiste et les Écologistes. Elle renonce à présenter une liste dissidente, tout en regrettant l’absence d’accord local formalisé. Le mouvement demande désormais une rencontre rapide avec Anne Vignot pour clarifier les engagements et la place éventuelle de ses membres dans la future liste.
Dans un communiqué de presse, la liste Besançon forte et solidaire, menée par le socialiste bisontin Jean‑Sébastien Leuba, indique avoir été destinataire d’informations concernant un accord national entre le Parti socialiste et les Écologistes. « Cet accord, encore susceptible d’évoluer », préciserait notamment « l’absence d’alliance avec le mouvement de Jean‑Luc Mélenchon aux deux tours des municipales ». La liste annonce que le texte officiel doit être présenté dans les 24 heures à l’ensemble de ses composantes et soutiens. Elle communiquera ensuite sur les décisions locales qui seront prises collectivement.
L’élu bisontin Nicolas Bodin annonce qu’il renonce à être tête de liste pour les municipales des 15 et 22 mars prochains. Il explique sa décision « par la volonté du PS national de soutenir une liste commune, alors qu’il défendait l’idée d’une liste autonome en raison de désaccords politiques internes ».
Après trois mandats successifs au sein de la majorité municipale et métropolitaine, il estime « nécessaire de laisser la place », tout en affirmant qu’il continuera à participer au débat public. Il réaffirme son attachement à une politique de gauche fondée sur une économie solide et l’insertion par l’emploi.
Concernant les élections de mars prochain à Dole, Le Maire sortant Jean-Baptiste Gagnoux, qui brigue un nouveau mandat, inaugure sa permanence de campagne dans la cité jurassienne. Le rendez-vous est fixé ce samedi 10 janvier, à 11h, au 36 grande rue.
A Besançon. Dans le cadre des élections municipales, Séverine Véziès, la candidate de la France Insoumise au scrutin de marc prochain, procèdera à l’inauguration de son local de campagne ce vendredi 9 janvier. Le rendez-vous est fixé à 18h au 62 rue Battant. La candidate en profitera également pour formuler ses bons vœux à ses soutiens pour cette nouvelle année 2026.
Conseillère régionale de Bourgogne–Franche-Comté, Amandine Rapenne a officialisé sa candidature à la mairie des Fins pour les élections municipales de mars prochain. Elle s’inscrit dans la continuité de la maire sortante, Élisabeth Redoutey, qui a annoncé qu’elle ne briguerait pas un nouveau mandat.
L'interview de la rédaction : Amandine Rapenne
Une candidature née d’une concertation locale
Âgée de 41 ans, née à Besançon et installée aux Fins depuis plusieurs années, Amandine Rapenne revendique une candidature « issue d’un long travail d’échanges avec les élus sortants, des citoyens, des chefs d’entreprise et des acteurs associatifs ». « On m’a proposé de prendre la tête de liste, et j’ai accepté volontiers », explique-t‑elle. Élue régionale en charge de la transition énergétique et alimentaire, elle met en avant vingt ans d’expérience dans l’industrie agroalimentaire, notamment chez Danone dans le secteur de la nutrition infantile. À la Région, elle pilote aujourd’hui la relocalisation des achats alimentaires pour les lycées ainsi que la rénovation thermique des bâtiments publics.
Une liste sans étiquette, encore en construction
La future liste, baptisée « Les Fins avec vous », se veut « ouverte à toutes les sensibilités » et ne portera aucune étiquette politique. Sur les 23 colistiers nécessaires, une quinzaine sont déjà réunis : « Nous avons des profils très variés : milieu hospitalier, associatif, chefs d’entreprise, enseignante, agriculteur, étudiant… L’objectif est de représenter l’ensemble des habitants », souligne la candidate.
Des priorités déjà identifiées
Si le programme complet sera présenté après une phase de concertation avec les habitants, plusieurs axes majeurs émergent déjà :
- Sécurisation et réaménagement de l’entrée des Fins, devenue un point de circulation sensible avec l’essor démographique et commercial de la commune.
- Création d’un pôle petite enfance, la crèche actuelle étant jugée sous‑dimensionnée face à l’arrivée régulière de nouvelles familles.
- Achèvement du vaste projet de rénovation de l’école, initié par l’équipe sortante.
- Modernisation des cantines et du périscolaire, ainsi que le développement de logements communaux accessibles.
« Les Fins se développent rapidement. Il faut accompagner cette dynamique avec des infrastructures adaptées et sécurisées », résume Amandine Rapenne.
L'interview de la rédaction : Amandine Rapenne
Une continuité assumée avec l’équipe sortante
La candidate insiste sur la volonté de prolonger le travail engagé par la maire sortante : « L’idée est vraiment de poursuivre ce qui a été initié par Élisabeth Redoutey et son équipe. C’est un travail de qualité que j’ai moi-même accompagné en tant qu’élue régionale ». Plusieurs élus sortants devraient d’ailleurs rejoindre la nouvelle équipe.
Première rencontre publique le 16 janvier
La liste « Les Fins avec vous » tiendra sa première réunion publique vendredi 16 janvier, à 18 h, à la salle de convivialité. Objectif : présenter l’équipe, échanger avec les habitants et recueillir leurs attentes.
Concernant les élections municipales à Besançon. Ce samedi matin, Anne Vignot, la maire écologiste sortante, inaugurera sa permanence de campagne. La cheffe de file de la liste « Besançon : vivante, juste et humaine » s’installera au 49 Grande Rue, au centre-ville de la cité comtoise. Mme Vignot veut en faire un lieu « ouvert à toutes et tous ». Elle le définit comme un espace « vivant, d’échanges et de rencontres autour du projet » qu’elle porte.
À Besançon, le Mouvement Franche‑Comté, qui ne présentera pas de liste aux municipales de mars prochain, va interroger les candidats aux municipales via une série de questionnaires.
Le mouvement veut connaître leur position sur plusieurs thèmes, dont l’espace public, la sécurité, l’écologie ou encore la culture. Les résultats seront affichés en vitrine de son local, et le mouvement appellera à voter pour le candidat ayant donné le plus de réponses favorables.