À l’approche des élections municipales de 2026, la FDSEA du Doubs adresse une lettre ouverte aux candidates et candidats. Le syndicat agricole appelle les futurs élus à prendre en compte les enjeux de l’agriculture dans leurs projets communaux : préservation du foncier agricole, soutien aux projets d’exploitations, développement des circuits alimentaires locaux et meilleure concertation sur les questions d’urbanisme et d’environnement. Pour la FDSEA, accompagner l’agriculture locale est essentiel pour la souveraineté alimentaire, l’emploi et la vitalité des territoires ruraux.
A Besançon, le NPA l’Anticapitaliste de Besançon appelle à voter, dès le premier tour des élections municipales, pour la liste conduite par Séverine Véziès avec La France insoumise. Selon le collectif, la liste « Faire mieux pour Besançon » porte des mesures importantes pour les classes populaires : transports et cantine bio gratuits, lutte contre les discriminations, logement digne, accueil des exilés et solidarités internationales ».
À quelques jours des élections municipales prévues les 15 et 22 mars, 2 012 107 électeurs sont inscrits sur les listes électorales en Bourgogne-Franche-Comté, répartis dans les 3 685 communes de la région, selon les derniers chiffres de l'INSEE.
Une légère hausse du nombre d’électeurs
Par rapport aux précédentes élections municipales, le nombre d’inscrits connaît une légère augmentation dans la plupart des départements. Cette évolution s’explique principalement par les changements démographiques : les inscriptions de jeunes ayant atteint l’âge de 18 ans ont été plus nombreuses que les décès. Selon les données régionales, les évolutions varient selon les territoires. Certains départements enregistrent une hausse notable, comme la Côte-d’Or (+3,9 %) ou le Doubs (+3,0 %), tandis que d’autres connaissent une légère baisse, notamment la Nièvre (-2,3 %) et l’Yonne (-0,6 %). Avec 193.028 inscrits, le département du Jura enregistre une hausse de 2,9%, par rapport à 2020.
Une population électorale vieillissante
La structure de l’électorat reflète également le vieillissement de la population régionale.
Les femmes représentent 52 % des inscrits, notamment en raison de leur espérance de vie plus longue. Par ailleurs, un tiers des électeurs (33 %) ont 65 ans ou plus, une proportion en hausse depuis les municipales de 2020. Cette progression de la part des seniors concerne l’ensemble des départements de la région.
Une participation en recul en 2020
Lors du premier tour des élections municipales de 2020, organisé au début de l’épidémie de Covid-19 et à la veille du premier confinement, 48,7 % des électeurs inscrits en Bourgogne-Franche-Comté s’étaient rendus aux urnes. Ce niveau de participation était nettement inférieur à celui observé lors des municipales précédentes, en 2014, où 66,5 % des électeurs avaient voté.
Des électeurs européens également inscrits
Parmi l’ensemble des inscrits, 11 678 électeurs, soit 0,6 % du corps électoral, sont des citoyens européens résidant dans la région. Les Portugais constituent le groupe le plus représenté parmi ces électeurs.
À l’approche du scrutin municipal, ces chiffres illustrent les transformations démographiques et électorales d’une région où l’électorat continue d’évoluer, entre renouvellement générationnel et vieillissement de la population.
À l’approche du premier tour des élections municipales, la commune de Montlebon voit réapparaître une figure bien connue de la vie locale. Ancien maire entre 2008 et 2014, Christophe André se présente de nouveau devant les électeurs avec la liste « Dynamisons Montlebon ». Un retour motivé par une disponibilité professionnelle retrouvée et par la volonté de poursuivre son engagement au service du village.
Un retour après une pause professionnelle
Installé à Montlebon depuis près d’un demi-siècle, Christophe André explique avoir dû mettre fin à son engagement public pour des raisons professionnelles. Aujourd’hui, un changement d’employeur lui permet de bénéficier d’un temps partiel compatible avec un mandat municipal. « J’ai adoré mon premier mandat de maire. J’y ai énormément appris et j’ai eu un plaisir incroyable à travailler avec les habitants, les services de la commune et les différentes institutions » explique M. André. Fort de cette expérience, l’ancien édile a décidé de revenir dans l’arène politique locale avec l’objectif de poursuivre le développement de la commune.
L'interview de la rédaction : Christophe André
Une liste constituée rapidement
Pour ce scrutin, Christophe André mène une liste paritaire. Selon lui, sa constitution n’a pas posé de difficulté particulière. « J’ai été beaucoup sollicité par des habitants qui souhaitaient que je me représente. Après avoir pris ma décision, je les ai rencontrés et nous avons pu former une équipe assez facilement », explique-t-il. L’équipe entend s’inscrire dans la continuité des projets engagés tout en proposant de nouvelles orientations pour l’avenir du village.
L'interview de la rédaction : Christophe André

Un programme entre continuité et nouveaux projets
Si certains chantiers hérités du mandat précédent devront se poursuivre, la liste Dynamisons Montlebon souhaite également mettre l’accent sur plusieurs axes : le développement économique, les mobilités douces et l’habitat. Parmi les projets majeurs figure la réhabilitation de l’ancien hôtel Bellevue, situé au centre du village et laissé à l’abandon depuis plusieurs années. L’objectif serait d’y installer un café-restaurant, des commerces de proximité ainsi qu’un cabinet médical. « Ce bâtiment est à l’arrêt depuis 16 ans et constitue aujourd’hui une véritable verrue au centre du village. Nous avons l’opportunité d’en faire l’acquisition et de le réaménager pour créer de l’activité et des services pour les habitants », détaille le candidat. D’autres projets sont également évoqués, comme la construction d’une salle des fêtes et la création d’un itinéraire de mobilité douce reliant l’école du centre-village à la sortie de l’agglomération.
L'interview de la rédaction : Christophe André
Une campagne de terrain et sur les réseaux sociaux
À quelques jours de la fin de la campagne du premier tour, l’équipe de Christophe André a déjà organisé plusieurs réunions publiques. La communication se poursuit désormais principalement sur les réseaux sociaux, notamment via Facebook et Instagram sous l’intitulé Dynamisons Montlebon 2026. Si aucune nouvelle réunion publique n’est pour l’instant prévue, le candidat n’exclut pas d’en organiser une dernière d’ici la clôture officielle de la campagne.
À l’approche des prochaines élections municipales, le maire sortant de Maîche, Régis Ligier, sollicite un troisième mandat à la tête de la commune du Haut-Doubs. Élu pour la première fois en 2014, il souhaite poursuivre l’action engagée depuis plus de dix ans au service des habitants. « Ces deux mandats ont été pour moi une formidable aventure », explique l’édile. « J’y ai rencontré beaucoup de personnes d’horizons variés et j’ai acquis une expérience importante. Aujourd’hui, cette expérience me permet de me représenter devant les Maîchoises et les Maîchois. » Attaché à sa commune, le maire sortant affirme également vouloir poursuivre plusieurs projets déjà engagés.
L'interview de la rédaction : Régis Ligier
Une équipe en partie renouvelée
Pour cette nouvelle campagne, Régis Ligier se présente avec une liste qu’il décrit comme partiellement renouvelée, à hauteur de 40%. Certains colistiers ont choisi de ne pas repartir, notamment en raison de l’âge, mais une partie de l’équipe en place reste fidèle au maire depuis un ou deux mandats. « Il y a une certaine stabilité, et c’est très appréciable. Mais nous accueillons aussi de nouvelles personnes issues d’horizons variés, motivées pour s’investir dans la vie publique », souligne-t-il.
L'interview de la rédaction : Régis Ligier
Poursuivre les projets engagés
Parmi les priorités du prochain mandat, le maire sortant met en avant plusieurs investissements structurants. Il défend notamment la gestion financière de la commune, parfois critiquée par l’opposition. « Dans une collectivité, il y a des cycles d’investissement. Lors du mandat qui s’achève, nous avons réalisé un projet important avec l’école inclusive. Cela demande forcément de la prudence ensuite, mais nous avons prévu environ 3,5 millions d’euros d’investissements dans les trois prochaines années. »
Parmi les chantiers annoncés figurent la reconstruction des ateliers municipaux, détruits par un incendie en 2023, ainsi que la réhabilitation des logements de la gendarmerie. Un projet important concerne également la redynamisation du centre-ville. La municipalité envisage de transformer les anciens locaux du Crédit Agricole en halle couverte, tandis que l’ancien garage voisin pourrait être démoli pour aménager un parking destiné à améliorer l’accès aux commerces. « L’objectif est de faciliter la fréquentation du centre-ville et de soutenir l’activité commerciale », précise Régis Ligier.
L'interview de la rédaction : Régis Ligier
Une réunion publique vendredi
Afin de présenter plus en détail son programme et son équipe, le maire sortant tiendra une réunion publique ce vendredi 13 mars, à 19h30, à la salle de l’Union. Une première étape de campagne pour celui qui espère convaincre une nouvelle fois les habitants de Maîche de lui renouveler leur confiance.
À l’approche des élections municipales des 15 et 22 mars prochains, les listes se mettent en ordre de bataille à Maîche. Parmi elles, la liste « Maîche demain », conduite par Pascal Bouteille, ancien enseignant et directeur d’école. À 69 ans, le Maîchois entend proposer une autre manière de gérer la commune, en mettant en avant la transparence, le travail d’équipe et l’écoute des habitants.
Un ancien instituteur engagé pour sa commune
Né à Maîche, Pascal Bouteille a exercé pendant vingt ans comme instituteur puis directeur d’école, dans la commune et dans les établissements du secteur. Déjà engagé lors du scrutin municipal de 2020 sur une autre liste, il n’avait alors pas été élu, mais dit avoir suivi de près la vie municipale ces six dernières années. « J’ai souvent assisté aux conseils municipaux et participé aux préparations. Cela m’a intéressé et donné envie de m’investir davantage », explique-t-il. Lorsque la tête de liste de 2020, battu par Régis Ligier, le Maire sortant, a décidé de ne pas repartir dans la course, la question d’un nouveau chef s’est posé. « Je me suis dit : pourquoi pas y aller ? Mais si je m’engage, ce n’est pas pour faire de la figuration, c’est pour m’investir réellement », affirme-t-il.
L'interview de la rédaction : Pascal Bouteille
Une liste revendiquée « apolitique »
La liste « Maîche demain » se présente sans étiquette politique. « Nous avons des personnes de tous horizons. L’objectif n’est pas de faire de la politique partisane mais de travailler pour la commune », insiste le candidat. Parmi les motivations de son engagement figure aussi la situation financière de la ville. Pascal Bouteille évoque notamment le rapport de la Chambre régionale des comptes, qui pointe plusieurs fragilités. « On y lit que la situation financière se dégrade, que la gestion budgétaire nécessite des ajustements et que les dépenses augmentent plus vite que les recettes. Cela pose forcément des questions », estime-t-il.
L'interview de la rédaction : Pascal Bouteille

Une autre organisation du travail municipal
Au-delà des finances, le candidat souhaite également modifier le fonctionnement du conseil municipal. Après six années passées à observer les débats, il estime que les décisions sont parfois concentrées entre quelques élus. « J’ai parfois eu l’impression que deux ou trois personnes étaient aux manettes et que les autres se contentaient d’exécuter. Je souhaite au contraire un véritable travail collectif », explique-t-il. Son projet prévoit notamment un fonctionnement en duos ou trios d’élus autour des dossiers, afin d’impliquer davantage les conseillers municipaux dans les décisions.
Pascal Bouteille propose également d’ouvrir les commissions municipales à l’ensemble des élus et colistiers, y compris ceux de la liste concurrente menée par Régis Ligier. « L’idée est de travailler dans la transparence et d’associer toutes les compétences », souligne-t-il.
L'interview de la rédaction : Pascal Bouteille
Transparence et dialogue avec les habitants
Autre axe mis en avant par la liste : la transparence dans la gestion municipale. Le candidat évoque par exemple la publication claire des indemnités du maire et des adjoints, afin que les habitants puissent en avoir connaissance. Mais Pascal Bouteille insiste surtout sur la nécessité de renouer le dialogue avec la population. Depuis le début de la campagne, lui et plusieurs colistiers ont multiplié les rencontres en porte-à -porte. « Les habitants nous ouvrent leurs portes et ils ont surtout besoin d’être écoutés. Certains se sentent un peu délaissés. Quand on prend le temps d’échanger, ils apportent aussi des idées », observe-t-il. Selon lui, la gestion municipale doit s’appuyer davantage sur cet aspect humain, tout en continuant à assurer les missions classiques d’une commune : entretien de la voirie, gestion des équipements et préservation du patrimoine.
Une réunion publique avant le scrutin
La liste « Maîche demain » organise une réunion publique ce jeudi à 20 heures, à la salle de l’Union, afin de présenter son projet et échanger avec les habitants. Pascal Bouteille indique que ce type de rencontre pourrait être renouvelé régulièrement en cas d’élection. « La transparence et l’écoute ne doivent pas s’arrêter après la campagne », conclut-il.
L'interview de la rédaction : Pascal Bouteille
À l’approche des élections municipales, les différentes listes affûtent leurs arguments. À Besançon, Lutte ouvrière mène campagne en mettant en avant la colère des travailleurs face à l’inflation, aux licenciements et à la situation internationale. Pour Nicole Friess et son équipe, ces élections sont avant tout l’occasion d’exprimer un mécontentement social plus large, bien au-delà des enjeux strictement locaux. Elle répond à nos questions.
Quels sont, à votre avis, les principaux enjeux de cette élection ?
Cela dépend pour qui. Pour les partis politiques en lice, l’enjeu sera surtout de compter leurs points au second tour. En réalité, ces élections servent aussi de préparation pour la présidentielle de 2027. Pour nous, l’enjeu est de permettre aux travailleurs d’exprimer leur colère face à tout ce qu’ils vivent aujourd’hui. Nous le répétons tout au long de la campagne : inflation, hausse des prix de l’énergie, bas salaires, suppressions d’emplois… Plus de 500 plans de licenciements ont été annoncés, ce qui représente environ 200.000 travailleurs qui risquent de se retrouver au chômage. Retrouver un emploi à 50 ans est aujourd’hui presque impossible. Dans ce contexte, les travailleurs ont besoin d’exprimer leur colère lors de ces élections. C’est ce cri de colère que nous voulons faire entendre. Les élections ne changeront pas notre vie, mais elles peuvent au moins permettre d’exprimer cette colère face à un système qui s’aggrave et qui nous mène vers la guerre, car la guerre est aujourd’hui à nos portes.
L'interview de la rédaction : Nicole Friess
Vous êtes-vous fixé un objectif en termes de participation ou de score pour ces municipales ?
Je ne sais pas si nous aurons un maire, mais nous aurons probablement des élus dans certaines petites communes. Pour nous, c’est un enjeu important, car cela permettrait à des communistes révolutionnaires de siéger dans les conseils municipaux. Ils pourraient être les porte-parole et les appuis des travailleurs et de la population, dénoncer les mauvais coups lorsqu’il y en a et être les yeux et les oreilles des travailleurs dans ces conseils municipaux.
L'interview de la rédaction : Nicole Friess
En quoi voter Lutte ouvrière changerait-il le quotidien des Bisontins et des Bisontines ?
Cela ne changera pas directement la vie des Bisontins. En revanche, cela permettra de s’exprimer. Beaucoup de partis politiques se cachent derrière des appellations parfois fantaisistes et ne disent pas la vérité aux travailleurs. Les élections ne changeront pas notre vie, c’est une réalité. Mais elles permettent d’exprimer sa colère, de choisir son camp et de dire que nous ne voulons plus subir. Nous sommes fiers d’appartenir à une classe qui fait fonctionner toute la société mais qui, pour l’instant, n’a souvent que le droit de se taire.
Nous présentons plus de 246 listes dans le pays, ce qui représente environ 11 000 travailleurs engagés dans ces élections pour défendre cette politique. Nous disons aussi que tant que ce système capitaliste perdurera, nous irons vers la guerre. L’actualité internationale le montre. Les enjeux dépassent largement les municipales. Pourtant, beaucoup de candidats se limitent à des promesses locales parfois dérisoires. La guerre menace, et les budgets des communes diminuent d’année en année. Promettre une ville idéale sans parler de ces réalités, c’est tromper les travailleurs.
Le risque d’un basculement de la ville de gauche à droite vous préoccupe-t-il ?
Non, car cela ne changera rien au fond. Quel que soit le maire élu, la réalité finira par s’imposer. Les municipalités seront toutes contraintes par les budgets et les politiques nationales. Les partis politiques le savent, mais ils se présentent sous des appellations qui masquent souvent leur identité politique. Ils cherchent avant tout à compter leurs voix pour les échéances nationales, notamment pour 2027. Il ne faut pas prendre les électeurs pour des imbéciles.
L'interview de la rédaction : Nicole Friess
Donnerez-vous des consignes de vote au second tour, dans le duel entre Anne Vignot et Ludovic Fagaut ?
Non, bien sûr. Nous ne sommes pas propriétaires des voix. Pour nous, l’essentiel est le premier tour : que les travailleurs choisissent leur camp. Au second tour, chacun fera ce qu’il veut. Les voix des électeurs ne nous appartiennent pas, donc nous ne donnerons aucune consigne de vote.
La progression du Rassemblement national au sein des travailleuses et travailleurs vous inquiète-t-elle ?
Ce qui nous inquiète, c’est la montée réactionnaire dans la société, et notamment la progression de l’extrême droite. C’est effectivement préoccupant. Mais le gouvernement actuel n’a parfois rien à envier à l’extrême droite : la politique menée à l’égard des travailleurs étrangers, par exemple, va dans le même sens. Aucun parti ne propose réellement le droit de vote pour eux.
Cette situation s’accompagne d’une montée du racisme, de la division et de l’autoritarisme. On le voit aussi dans les débats publics : certaines positions sont immédiatement disqualifiées. Face à cela, nous nous sentons parfois impuissants. Pourtant, les seuls capables de changer réellement le cours des choses sont les travailleurs eux-mêmes, car ce sont eux qui font fonctionner toute la société. Mais cela dépendra d’eux. Bien sûr que la situation est inquiétante.
À l’approche des élections municipales, la candidate Amandine Rapenne met en avant plusieurs mesures axées sur le pouvoir d’achat et l’aménagement du territoire aux Fins. Parmi ses propositions figurent notamment la mise en place d’une mutuelle communale santé et une position critique sur le tracé de la future route des Microtechniques.
Une mutuelle communale pour alléger le coût de la santé
Face à la hausse des cotisations de mutuelle, estimée entre 6 et 10 % depuis 2024, l’équipe d’Amandine Rapenne propose de mettre en place une mutuelle communale. Le principe : la municipalité lance un appel d’offres afin de négocier un contrat de groupe avec un organisme de complémentaire santé. Les habitants qui le souhaitent pourraient ensuite adhérer à cette mutuelle à des tarifs préférentiels. « Cela permet d’obtenir des prix qui ne sont pas accessibles à titre individuel », explique la candidate. Selon elle, les économies pourraient atteindre entre 5 et 30 % sur les cotisations, avec une couverture santé potentiellement améliorée. Ce dispositif, déjà mis en place dans de nombreuses communes, ne représenterait aucun coût pour la municipalité. L’objectif est aussi de faciliter l’accès à une complémentaire santé pour tous, notamment pour les retraités et les familles monoparentales, particulièrement touchés par l’augmentation des tarifs.

L'interview de la rédaction : Amandine Rapenne
La route des Microtechniques au cœur des inquiétudes
Autre sujet évoqué par la candidate : le dossier de la route des Microtechniques, projet d’infrastructure évoqué depuis plus de trente ans dans le Haut-Doubs. Cette future liaison doit relier Besançon à la Suisse et traverser notamment la commune des Fins. Aujourd’hui encore, le projet reste hypothétique, les financements n’étant pas réunis. Toutefois, les communes concernées doivent conserver une emprise foncière dans leur plan local d’urbanisme intercommunal (PLUiH) afin de permettre la réalisation éventuelle de la route.
Le tracé inscrit récemment dans le document d’urbanisme suscite des critiques. Selon Amandine Rapenne, il couperait le quartier des Sangles du reste de la commune, empiéterait sur des terrains agricoles et pourrait impacter plusieurs exploitations. Le projet prévoit également l’implantation d’équipements sportifs sur des terres agricoles, notamment pour un futur gymnase intercommunal. La candidate se dit également préoccupée par les conséquences pour les habitants et l’environnement, estimant que ce tracé pourrait isoler une partie de la forêt et porter atteinte au patrimoine naturel local. Son équipe affirme donc s’opposer à cette version du projet.
L'interview de la rédaction : Amandine Rapenne
Faire entendre la voix des habitants
Interpellée par des habitants lors de réunions publiques et par courriel, Amandine Rapenne assure vouloir agir si elle est élue. Elle indique notamment qu’elle saisirait le commissaire enquêteur lors de l’enquête publique à venir afin de défendre les intérêts des habitants et le cadre de vie de la commune.
Dans la dernière ligne droite de la campagne, une nouvelle réunion publique est prévue vendredi à 20 heures, à l’annexe de la salle polyvalente des Fins. La candidate y invite les habitants à venir échanger avant la fin officielle de la campagne.
À l’approche des élections municipales, Laurent Petit est dans les starting-blocks à Doubs, près de Pontarlier. Composée de 25 personnes aux profils variés, son équipe se présente « sans étiquette » et met en avant plusieurs priorités pour les années à venir, notamment la sécurité routière, le logement et la création d’une salle omnisports.
Une liste de 25 candidats aux profils variés
La liste est constituée de 23 candidats titulaires et de deux suppléants. Laurent Petit souligne la diversité des compétences présentes au sein de l’équipe. « C’est une liste sans étiquette composée de personnes issues de milieux professionnels très différents », explique-t-il. Éducation, social, agriculture, forêt, communication, finances ou encore gestion des voiries et des bâtiments : selon lui, ces expériences variées doivent permettre de répondre aux enjeux de gestion d’une commune d’environ 3 700 habitants.
La sécurité routière parmi les priorités
Parmi les axes majeurs du programme figure la sécurité routière. Laurent Petit rappelle qu’un diagnostic a été réalisé en novembre 2024 afin d’analyser les vitesses et les flux de circulation dans les rues traversantes de la commune. L’équipe souhaite s’appuyer sur ces données pour mettre en place un plan de sécurité routière. L’objectif est notamment de réduire la vitesse des véhicules grâce à différents aménagements techniques et de limiter le trafic de transit dans les quartiers résidentiels. « Il faut éviter que certaines rues servent d’itinéraires de substitution pour gagner quelques minutes », explique le candidat, qui souhaite renforcer la sécurité des habitants, notamment des familles et des enfants.
L'interview de la rédaction : Laurent Petit
Un enjeu majeur : l’accès au logement
Autre sujet central pour la liste : la question du logement. Selon Laurent Petit, les jeunes actifs et les familles rencontrent de plus en plus de difficultés pour se loger dans la commune, et plus globalement dans le Huat-Doubs. Le nombre de logements disponibles à la location est limité et les loyers sont jugés élevés. L’accès à la propriété est également devenu difficile en raison du prix du mètre carré. Pour répondre à cette situation, plusieurs pistes sont avancées : faire respecter les règles du plan local d’urbanisme et de l’habitat, développer des logements abordables dans les futurs projets communaux et lutter contre la sous-occupation de certains logements. La liste souhaite également encourager la rénovation via l’opération programmée d’amélioration de l’habitat portée par la communauté de communes.
L'interview de la rédaction : Laurent Petit
Une salle omnisports pour la commune
Le projet de création d’une salle omnisports constitue un autre engagement du programme. Pour Laurent Petit, une commune de la taille de Doubs ne dispose pas aujourd’hui d’équipements permettant à tous de pratiquer une activité sportive dans de bonnes conditions. Une telle infrastructure permettrait d’accueillir les activités associatives, scolaires et individuelles, quelle que soit la météo. « Dans le Haut-Doubs, les conditions climatiques ne sont pas toujours simples », rappelle-t-il. Le candidat affirme que les projets proposés sont « réalistes et réalisables » et assure qu’ils pourraient être menés sans augmentation des taux d’impôts communaux.
Une réunion publique avant le scrutin
Laurent Petit invite les habitants à venir échanger avec son équipe lors d’une réunion publique prévue le 13 mars à 20 heures à l’Espace des Rives. Ce rendez-vous sera l’occasion de présenter plus en détail le programme et de répondre aux questions des habitants. Le candidat appelle également les électeurs à se mobiliser lors du scrutin pour choisir la future équipe municipale de la commune.
L'interview de la rédaction : Laurent Petit
À quelques jours du scrutin, les enjeux politiques se précisent à Besançon. La maire sortante, Anne Vignot, défend son bilan et son projet pour la ville, entre développement économique, solidarité et transition écologique. Sécurité, attractivité du territoire, place de l’écologie ou encore duel politique avec son opposant Ludovic Fagaut : autant de sujets au cœur de cette campagne. Anne Vignot répond à nos questions.
Quels sont, pour vous, les enjeux de cette élection ?
Les enjeux sont assez simples. Je suis très attachée à une ville qui a toujours été reconnue pour sa dimension à la fois sociale et économique. Besançon repose sur ces deux piliers : accompagner les personnes en difficulté et porter une activité économique dynamique. Pour moi, l’objectif est de continuer à avancer sur ces deux jambes et ne pas se retrouver à cloche-pied sur une seule. J’ai besoin d’une ville animée, active, productive, donc très vivante, mais aussi juste et humaine. Face à une société qui traverse aujourd’hui une forme de chaos, nous avons besoin d’un territoire solide sur le plan de l’humanisme.
L'interview de la rédaction : Anne Vignot
Pensez-vous que l’écologie a encore toute sa place comme préoccupation pour les Bisontins ?
En réalité, tous les sondages montrent que les habitants sont très attachés aux réponses à apporter face au climat, à l’effondrement de la biodiversité ou encore aux questions de pollution. Ces sujets préoccupent de plus en plus les citoyens, notamment parce qu’ils touchent directement à la santé. Bien sûr, cela implique des changements importants dans nos modes de vie et cela amène chacun à réinterroger ses habitudes et ses convictions. L’enjeu aujourd’hui est de montrer qu’il est possible de développer un territoire de manière écologique tout en garantissant l’activité économique, le pouvoir d’achat et la qualité de vie. Cela passe aussi par le vivre-ensemble : accompagner le vieillissement de la population, encourager la jeunesse, soutenir la parentalité et lutter contre les violences intrafamiliales. Tout est lié. Construire l’avenir, c’est aussi penser à notre environnement, car il aura un impact majeur, à la fois humain et économique.
La ville est à gauche depuis 1953. Ressentez-vous une responsabilité particulière de ne pas laisser Besançon basculer dans un autre camp politique ?
Je poserais la question autrement. En France comme à l’international, on observe une montée de réflexes politiques de droite, souvent marqués par des logiques de rejet et de durcissement. Ces discours se rapprochent parfois de ceux du Rassemblement national. Je m’oppose à cette dérive. Car laisser penser que certaines personnes ne mériteraient plus d’avoir accès aux services publics est extrêmement préoccupant. C’est une idée que l’on entend au Rassemblement national, mais aussi chez certains de mes opposants, notamment Ludovic Fagaut. On le voit par exemple dans certaines politiques sociales au niveau départemental, qu’il soutient : réduction du nombre de travailleurs sociaux, restriction de l’accès au RSA, critique permanente de la masse salariale des services publics, derrière ce discours, c’est en réalité l’accès aux services publics qui est remis en cause.
À Besançon, les habitants sont attachés à un modèle qui combine attractivité économique et solidarité. La preuve : la ville gagne des habitants, accueille de nouvelles entreprises et développe des espaces pour l’activité économique. Mais en même temps, nous ne lâchons pas la dimension sociale. Chacun sait qu’un accident de la vie peut arriver dans n’importe quelle famille. Et la société doit être capable de tendre la main. C’est profondément ancré dans l’identité de Besançon. Il ne faut pas opposer développement économique et solidarité. C’est justement la force de Besançon et aussi celle d’un projet écologiste et de gauche.
L'interview de la rédaction : Anne Vignot
Vos opposants vous reprochent de ne pas avoir fait assez en matière de sécurité. Que leur répondez-vous ?
Je suis très claire sur ce sujet. Pendant six ans, j’ai mené un combat inédit sur la sécurité, en travaillant sur tous les aspects. D’abord, j’ai demandé dès 2022 la création d’un nouveau commissariat afin d’améliorer les conditions de travail des policiers et d’augmenter les effectifs. Nous travaillons main dans la main avec l’État. Lors d’opérations contre les points de deal, comme celles menées récemment, jusqu’à 180 policiers peuvent être mobilisés. Cela montre bien que la présence de la police est indispensable.
Mais pour lutter efficacement contre le trafic, il faut agir à plusieurs niveaux. D’abord en s’attaquant aux réseaux internationaux et aux avoirs financiers des grands chefs du narcotrafic. Sans cela, il est très difficile d’assécher le système. Ensuite, il faut agir sur la consommation. Tant que la demande existe, le marché se reconstitue. Arrêter les petits dealers ne suffit pas : ils sont remplacés très rapidement.
Faire croire que l’on règlera le problème uniquement avec davantage de caméras ou plus de policiers municipaux est illusoire. Des villes très équipées comme Nice, Nîmes, Toulouse ou Marseille continuent pourtant à faire face au narcotrafic. Il faut traiter ce problème comme une véritable cause nationale. Je suis d’ailleurs heureuse de voir que, au niveau national, des responsables politiques de différentes sensibilités commencent à travailler ensemble sur cette question.
L'interview de la rédaction : Anne Vignot
Cela suppose aussi de s’attaquer aux causes du phénomène ?
Oui, bien sûr. Il faut comprendre pourquoi les gens consomment. La santé mentale joue souvent un rôle important. Dans une société de plus en plus tendue, certains pensent trouver une solution dans la consommation de drogues. Il y a aussi des jeunes en situation de précarité sociale qui sont attirés par le trafic parce qu’on leur fait miroiter de l’argent facile. En réalité, ils se retrouvent confrontés à une violence extrême. À cela s’ajoutent parfois des situations de violences intrafamiliales et des contextes sociaux très fragiles.
C’est sur l’ensemble de ces chantiers que nous agissons : lutter contre le narcotrafic, les incivilités et améliorer la sécurité. Nous travaillons avec les douanes, la police et la justice. Je ne veux pas faire de promesses irréalistes, mais je peux assurer que Besançon mène ce combat avec détermination.
L'interview de la rédaction : Anne Vignot
Certains présentent cette élection comme un duel entre vous et Ludovic Fagaut. Est-ce pour vous un ennemi politique ?
Je dirais plutôt que Ludovic Fagaut porte une vision très marquée par le XXᵉ siècle et qu’il a du mal à entrer dans les enjeux du XXIᵉ siècle. Aujourd’hui, les priorités sont la qualité de vie, l’environnement, le cadre de vie et l’attention portée aux habitants, qu’il s’agisse des enfants ou des personnes âgées. Notre société a changé : la population vieillit, les structures familiales évoluent, l’économie et le commerce se transforment en permanence. Or son projet repose largement sur une vision centrée sur la voiture, comme dans les années 1960, 1970 ou 1980. Bien sûr, la voiture reste nécessaire, mais les habitants veulent aussi avoir le choix dans leurs modes de déplacement.
Par ailleurs, je ne crois pas que la compétitivité permanente entre territoires soit la solution. Dans un monde globalisé, la coopération entre territoires est essentielle pour renforcer la résilience économique. Nous devons soutenir nos entreprises, consolider nos filières et faire en sorte que la richesse créée profite au territoire, à l’emploi et au pouvoir d’achat des habitants. Un habitant qui a un bon pouvoir d’achat fait vivre les commerces, la culture, le sport et toute la vie locale. Je crains que certains projets très spectaculaires absorbent des moyens qui devraient plutôt être consacrés au soutien de l’économie locale et au pouvoir d’achat des habitants.
L'interview de la rédaction : Anne Vignot
Pourquoi faut-il voter pour vous dimanche prochain ?
Parce qu’Anne Vignot et son équipe portent un projet collectif et pluraliste, très représentatif de la population de Besançon. Nous voulons une ville toujours plus vivante, plus juste et plus humaine. Ces valeurs guident la trajectoire que nous proposons pour la ville. Les habitants attendent que l’on s’occupe d’eux, qu’on les protège, qu’on les accompagne et qu’on leur permette de s’émanciper. C’est cette ville que nous avons commencé à construire et que nous voulons continuer à développer avec notre équipe.
L'interview de la rédaction : Anne Vignot