Au lendemain de la victoire de Patrick Comte, le maire sortant de Pontarlier, Patrick Genre, qui ne se représentait pas, réagit avec sobriété. Respect du verdict des urnes, inquiétude face à l’abstention et volonté d’assurer une transition apaisée : après 31 ans d’engagement, il tourne la page sans commenter une campagne marquée par des tensions.
Quelle est votre réaction après le résultat d’hier et dans quel état d’esprit êtes-vous au lendemain de ce second tour ?
Écoutez, je crois que les urnes ont parlé, comme on dit. Le vote a été franc et massif en faveur de la liste conduite par Patrick Comte. Dont acte. Il faut bien sûr respecter le choix des électrices et des électeurs. La seconde remarque concerne le très faible taux de participation : inférieur à 49 % pour un second tour avec quatre listes en présence, ce qui n’était jamais arrivé à Pontarlier. On aurait pu espérer une mobilisation beaucoup plus importante. Cela n’a pas été le cas, et cela traduit certainement quelque chose. Je ne suis pas en mesure d’en faire une analyse détaillée, mais cela pose question.
Maintenant, comme je l’ai dit, il y a le temps de la campagne, et il y a surtout le temps de l’après. Et l’après commence dès aujourd’hui. J’ai reçu Patrick Comte ce matin. Il faut désormais se mettre au travail avec les listes élues, qui constitueront le futur conseil municipal : la liste majoritaire, bien sûr, mais aussi les trois autres. Je me tiens à la disposition de Patrick Comte et de son équipe. Nous allons continuer à nous voir cette semaine pour préparer le conseil municipal de vendredi soir, qui installera le nouveau conseil et permettra d’élire le maire et ses adjoints. De mon côté, je suis également au travail pour que la passation se déroule dans les meilleures conditions.
L'interview de la rédaction : Patrick Genre
Après votre long engagement public, est-ce un soulagement ?
Non, ce sont des sentiments mêlés. D’abord, c’est un choix que j’ai fait il y a plus de six ans. J’avais annoncé dès 2020 que ce serait mon dernier mandat. C’est un choix assumé, que je ne regrette pas. Comme je le dis souvent, il ne faut pas faire le mandat de trop.
Aujourd’hui, c’est une grande période de ma vie qui s’achève, mais une autre va s’ouvrir. J’espère qu’elle sera tout aussi riche en rencontres et en relations humaines, car c’est ce qui m’a le plus marqué. Cela permettra aussi de profiter différemment de la vie. Je ne parlerai pas de « devoir accompli », car rien n’est jamais parfait. Mais je pense que toutes les personnes qui m’ont accompagné pendant ces 31 années ont toujours tout mis en œuvre pour faire progresser la ville et la communauté de communes.
L'interview de la rédaction : Patrick Genre
Cela signifie-t-il un départ de la vie politique ?
Oui. Mon engagement politique local s’arrête. Je n’ai pas décidé cela pour faire autre chose en politique. Je vais prendre du recul et réfléchir à la suite. Je retournerai sans doute vers le monde associatif, d’où je viens. Mais pour l’instant, je veux me laisser un peu de temps. Le conseil municipal a lieu vendredi soir à 19 h, le conseil communautaire le 22 avril. Ensuite, il sera temps de penser à autre chose.
Avez-vous des regrets sur le déroulement de la campagne, notamment les tensions entre candidats issus de votre majorité ?
J’ai fait le choix de ne pas intervenir pendant la campagne, et je ne vais pas commencer maintenant. J’ai mon avis sur ce qui s’est passé, sur ce qui s’est dit et écrit, mais je le garde pour moi. Il y a le temps de la campagne, où certaines choses sont dites ou affirmées. Aujourd’hui, il faut dépasser cela. Non pas faire table rase, mais se projeter au-delà , dans l’intérêt général de la ville et du territoire. Depuis un an, je suis resté en retrait ; ce n’est pas maintenant que je vais intervenir.
L'interview de la rédaction : Patrick Genre
Y a-t-il malgré tout une forme de regret que ce ne soit pas l’un de vos anciens colistiers qui l’emporte ?
C’est le jeu démocratique. Le seul arbitre dans une élection, ce sont les électrices et les électeurs. Ils ont voté, le résultat est là . En tant que démocrate et républicain, je le respecte pleinement. Il serait malvenu de le critiquer. Au contraire, je souhaite bon courage à Patrick Comte, à son équipe et à l’ensemble des élus du conseil municipal. J’espère qu’ils sauront travailler ensemble pour faire progresser la ville.
L'interview de la rédaction : Patrick Genre
Le taux de participation est aussi un sujet d’inquiétude…
Oui, et ce phénomène dépasse le cadre local. Au niveau national, avec 57 %, on est sur le plus faible taux de participation de la Ve République, hors contexte particulier de 2020 avec la crise sanitaire. Cela montre qu’un fossé s’est creusé entre la politique et la population. Ce qui est dommage, c’est que les élections municipales étaient jusqu’ici relativement épargnées par cette désaffection. On constate désormais qu’elle les touche aussi.
Les explications sont multiples : perte de confiance, messages mal perçus… Je n’ai pas de réponse unique. En revanche, il faut éviter de tirer des conclusions hâtives pour les scrutins nationaux. Une élection municipale reste une élection locale, avec ses spécificités. À Pontarlier, la vraie question est : pourquoi cette abstention et comment faire revenir les citoyens dans les isoloirs ? C’est un enjeu important pour les mois à venir.
Qui est à la tête de la ville jusqu’à vendredi soir ?
Jusqu’à l’installation du nouveau conseil municipal, le maire sortant reste en fonction. C’est la règle. En revanche, je n’ai plus de pouvoir de décision. Je continue à signer les actes courants, mais je ne prends plus de nouvelles décisions. Mon mandat prendra officiellement fin vendredi soir à 19 heures, lors de l’installation du nouveau conseil municipal.
L'interview de la rédaction : Patrick Genre
Au lendemain de la victoire de Ludovic Fagaut à Besançon, les réactions se multiplient à gauche. Défaite difficile à encaisser, remise en question stratégique, interrogation sur l’alliance avec La France insoumise et sur le vote des quartiers populaires… Le conseiller départemental socialiste du Doubs, Raphaël Krucien, appelle à analyser les causes de cet échec et à reconstruire une gauche plus en phase avec les attentes des habitants. Il est au micro de notre rédaction.
Une réaction, tout d’abord, par rapport à ce résultat d’hier soir ?
Écoutez, c’est toujours un résultat difficile à digérer pour les représentants de la gauche et des socialistes à Besançon. Mais il faut reconnaître, de manière pleinement républicaine, la victoire de Ludovic Fagaut et lui souhaiter le meilleur mandat possible, dans le respect des valeurs qui ont toujours façonné notre ville.
S’il fallait donner quelques explications : cette fusion avec La France insoumise a-t-elle finalement compromis la victoire ?
Je pense que la défaite de la gauche est multifactorielle. Effectivement, la présence de La France insoumise, à travers un accord technique qui, à mon avis, a pu être perçu comme insincère par l’électorat, a contribué à cette défaite. En tant que président de bureau de vote lors de ce second tour, j’ai observé un regain de participation. J’ai cru qu’il y aurait une réaction face au risque de bascule. Mais cette réaction s’est finalement traduite par un vote en faveur de Ludovic Fagaut. Donc oui, je pense que cet accord technique a été, en partie, sanctionné par les électeurs.
L'interview de la rédaction : Raphaël Krucien
Il semblerait que les quartiers populaires se soient en partie désintéressés du scrutin, tout en apportant aussi leur soutien à Ludovic Fagaut ?
Oui, c’est un point qu’il faudra analyser avec attention. Je pense que les socialistes feront ce travail. Il y a aussi, sans doute, la question de la sécurité que nous n’avons peut-être pas suffisamment bien traitée ou expliquée. Avons-nous manqué de pédagogie ? C’est possible. Ce qui est certain, c’est que les quartiers populaires, qui restent trop souvent les laissés-pour-compte de la République, se sont en partie détournés du vote de gauche, malgré une légère mobilisation au second tour. Pour ma part, je ne baisse pas les bras. Je continue à m’engager, politiquement et associativement, dans ces quartiers. Il faut reconstruire. Après un tel résultat, tout est à repenser, et c’est l’occasion de repartir sur de nouvelles bases pour se reconnecter aux attentes des citoyens.
L'interview de la rédaction : Raphaël Krucien
Quand on est un élu de gauche comme vous, voir Besançon basculer à droite pour la première fois depuis 1953, c’est aussi difficile à encaisser ?
Oui, c’est difficile. Mais je rappelle aussi qu’en 2020, la gauche l’avait emporté dans le cadre d’une triangulaire, avec le maintien d’Éric Alauzet au second tour. Le rapport de force était, selon moi, assez proche de celui de 2026. Il faut aussi prendre en compte un glissement global du paysage politique français vers la droite, avec une montée en puissance de thématiques et d’un vocabulaire portés par la droite et l’extrême droite. Ludovic Fagaut s’est inscrit dans cette dynamique, et le résultat est tombé au second tour.
L'interview de la rédaction : Raphaël Krucien
Vous avez parlé de reconstruction. L’ancienne maire a évoqué une « reconquête ». Comment va s’organiser la gauche à Besançon, notamment en termes de leadership ?
C’est une question qu’il faudra impérativement se poser. Dans les prochains jours, l’ensemble des forces de gauche devra tirer les conclusions de ce scrutin et s’organiser pour la suite. Il y a des questions de fond : quels sujets avons-nous mal traités ? Où sommes-nous passés à côté ? Comment faire mieux ? Et il y a aussi la question de l’incarnation, du leadership, de l’ADN de la gauche. C’est un débat nécessaire, mais il est encore un peu prématuré pour entrer dans le détail. Cette question sera traitée, c’est certain.
L'interview de la rédaction : Raphaël Krucien
Vous côtoyez Ludovic Fagaut au conseil départemental du Doubs. Quel regard portez-vous sur lui ?
Je reconnais qu’il est très fort en communication. C’est clairement l’une de ses grandes qualités, et il a mené une campagne très efficace. En revanche, sur le fond, je regrette qu’il n’ait pas apporté suffisamment de réponses, que ce soit au département ou durant la campagne municipale. Je constate aussi certaines contradictions entre ses positions à la mairie et ses actes au conseil départemental du Doubs. Avec mes collègues conseillers départementaux du territoire bisontin, nous avons pris nos responsabilités en dressant un bilan de son action au département. Cela n’a manifestement pas suffi. Mais nous resterons vigilants et proactifs pour observer la cohérence entre ce qu’il fera au département, à la ville de Besançon et au niveau de l’agglomération.
L'interview de la rédaction : Raphaël Krucien
Dans un communiqué, Éric Alauzet, président de Renaissance dans le département du Doubs, félicite Ludovic Fagaut pour son élection au poste de maire de Besançon. Il met en avant, « l’engagement constant » du nouveau maire et la « mobilisation large » qui a accompagné sa campagne.
Le responsable Renaissance revient également sur la défaite d’Anne Vignot et de son équipe, estimant que leur action n’a pas convaincu les habitants. Il critique notamment les choix de la majorité sortante et son rapprochement avec La France insoumise.
Éric Alauzet affirme que Renaissance continuera de se tenir, « à distance des extrêmes », et adresse ses vœux de réussite au nouvel exécutif municipal, appelé à s’attaquer rapidement aux dossiers de l’insécurité et de la circulation.
Au terme d’une soirée électorale particulièrement agitée, marquée par plusieurs prises de parole tendues, les Bisontins ont découvert ce matin une nouvelle majorité à la tête de la ville. Pour la première fois depuis 1953, la capitale comtoise change de couleur politique.
Ludovic Fagaut l’emporte avec 53,2 % des voix
Arrivé en tête au premier tour, Ludovic Fagaut a confirmé son avance et s’est imposé au second tour avec 53,2 % des suffrages. La maire sortante, Anne Vignot, recueille 46,7 % des voix et prend la deuxième place. Comptablement, le candidat de droite améliore son score de 13 points par rapport au premier tour, trouvant les réserves nécessaires pour conquérir l’Hôtel de Ville.
Un conseil municipal profondément renouvelé
La nouvelle majorité disposera de 42 sièges au sein du conseil municipal. La minorité comptera 13 élus, dont trois représentants de La France insoumise. Cette nouvelle configuration met fin à plus de 70 ans de gouvernance de gauche à Besançon.
Installation du nouveau conseil vendredi soir
Le nouveau conseil municipal se réunira vendredi soir pour procéder à son installation officielle. Ludovic Fagaut deviendra alors le nouvel édile de la ville et prendra la tête de l’exécutif municipal.
Patrick Comte remporte largement les élections municipales et devient le nouveau maire de la capitale du Haut‑Doubs. Le candidat centriste s’impose avec 48,2 % des suffrages, loin devant ses concurrents. Bénédicte Hérard arrive en deuxième position avec 25,4 %, suivie de Bertrand Guinchard (17,7 %). Le candidat insoumis Cédric Laithier ferme la marche avec 8,5 %.
Une progression nette pour Patrick Comte
Par rapport au premier tour, Patrick Comte enregistre une progression notable de près de 13 points. À l’inverse, ses adversaires reculent. Bénédicte Hérard perd environ 2 points. Bertrand Guinchard en cède près de 7. Cédric Laithier, malgré un soutien tardif des socialistes, reste stable autour de 8 %.
Installation du nouveau conseil municipal
Patrick Comte rencontrera ce lundi matin le maire sortant Patrick Genre, qui ne se représentait pas. Le nouveau conseil municipal sera installé vendredi soir. Le futur édile disposera d’une large majorité, avec 25 sièges sur 33. Dans l’opposition, Bénédicte Hérard obtient 4 sièges, Bertrand Guinchard en décroche 3, tandis que la gauche pontissalienne ne comptera qu’un seul élu.
Au lendemain de la défaite de la majorité sortante à Besançon, la réaction de Séverine Véziès illustre à la fois l’amertume et la volonté de rebond de la gauche insoumise. Engagée aux côtés de la maire écologiste sortante Anne Vignot, dont la liste fusionnée a recueilli 46,7 % des voix, elle fera néanmoins son entrée au conseil municipal avec deux autres élus insoumis.
Une défaite, mais une percée politique
Si la coalition de gauche n’a pas réussi à conserver la mairie face à la droite, la présence de trois élus insoumis au conseil municipal marque une progression pour le mouvement. Séverine Véziès y voit même un signal plus large : « C’est un événement, comme partout en France où des centaines d’insoumis entrent dans les conseils municipaux. » Une implantation locale que la responsable politique entend transformer en levier d’action dans l’opposition.
Une critique frontale du programme de la droite
Très offensive, Séverine Véziès a vivement critiqué le projet porté par le nouveau maire Ludovic Fagaut : « Un projet complètement grandiloquent sans financement. » Elle affirme que seule la gauche avait présenté un programme chiffré, mettant en doute la faisabilité des engagements de la nouvelle majorité. Selon elle, les électeurs pourraient rapidement être confrontés à une désillusion : « Je crains que le réveil soit douloureux pour les Bisontins. »
L'interview de la rédaction : Séverine Véziès
Une campagne jugée opportuniste
La représentante insoumise dénonce également une stratégie électorale basée, selon elle, sur l’exploitation des mécontentements : « Une campagne de communication en surfant sur les difficultés des habitants. » Elle estime que cette approche a permis à la droite de convaincre, tout en regrettant ses conséquences sur le débat démocratique local. Malgré l’entrée d’élus insoumis au conseil municipal, elle ne cache pas son inquiétude face à l’avenir : « Je ne me satisfais pas de me dire que les Bisontins vont subir des années de violences sociales. »
L'interview de la rédaction : Séverine Véziès
Construire l’après-défaite
Malgré la déception, la cheffe de file insoumise veut se projeter : « On va construire la suite ». L’objectif affiché : peser dans les débats municipaux, défendre les habitants et préparer l’avenir politique à Besançon. Dans une ville désormais dirigée par la droite, la présence d’élus insoumis promet des échanges politiques vifs au sein du conseil municipal, sur fond de divergences idéologiques marquées.
À Pontarlier, les électeurs ont choisi le changement. Le candidat centriste Patrick Comte remporte une large victoire et devient le nouveau maire de la capitale du Haut-Doubs avec 48,2 % des suffrages.
Une victoire nette dès le scrutin
Le résultat place Patrick Comte largement en tête devant ses concurrents. Bénédicte Hérard arrive en deuxième position avec 25 %, suivie de Bertrand Guinchard (17,7 %) et du candidat insoumis Cédric Laithier (8,5 %). Cette avance confortable traduit une volonté claire de renouvellement de la part des électeurs pontissaliens.
« Beaucoup d’émotion » pour le nouveau maire
À l’annonce des résultats, Patrick Comte a exprimé sa satisfaction et son émotion : « Beaucoup d’émotion, beaucoup de joie », confie-t-il, évoquant déjà « un sentiment de responsabilité ». Le nouvel édile insiste sur l’élan collectif qui l’accompagne : « On n’a qu’un seul but : faire avancer Pontarlier. »
Une transition en douceur avec le maire sortant
Patrick Comte doit désormais prendre ses fonctions. Ce lundi, il rencontrera le maire sortant Patrick Genre, qui ne se représentait pas, afin d’assurer la transmission des dossiers en cours. Cette passation de pouvoir marquera officiellement le début d’un nouveau cycle politique pour la ville. « Il faudra se mettre au boulot », a-t-il ajouté, déterminé.
L'interview de la rédaction : Patrick Comte
Une majorité solide au conseil municipal
Le nouveau conseil municipal sera installé ce vendredi soir. Patrick Comte disposera d’une majorité confortable avec 25 conseillers. Face à lui, l’opposition sera répartie entre : 4 élus pour la liste de Bénédicte Hérard , 3 pour le collectif de Bertrand Guinchard et 1 pour la gauche portée par Cédric Laithier
Un cap de renouveau pour Pontarlier
Avec cette victoire, Patrick Comte incarne une nouvelle étape pour Pontarlier. Il promet un « renouveau » pour la ville et entend rapidement engager son équipe dans l’action. Dans une ville marquée par des enjeux économiques, frontaliers et territoriaux, le nouveau maire devra désormais transformer cette victoire électorale en résultats concrets pour les habitants.
À Besançon, les électeurs ont tranché. La maire écologiste sortante Anne Vignot a été battue au second tour des élections municipales, recueillant 46,7 % des suffrages. Elle cède son fauteuil à Ludovic Fagaut, figure de la droite locale, qui l’emporte avec 53,2 %.
Un basculement politique net
Le résultat est sans appel : après six années à la tête de la ville, Anne Vignot voit sa majorité renversée. Ce scrutin marque un retour de la droite aux commandes municipales. La candidate écologiste n’a pas réussi à convaincre suffisamment d’électeurs pour prolonger son mandat. En face, Ludovic Fagaut a su fédérer un électorat plus large, capitalisant notamment sur les critiques adressées à la majorité sortante.
Une défaite acceptée, mais contestée sur le fond
Dans une déclaration empreinte d’émotion, Anne Vignot a reconnu la défaite tout en regrettant le climat de la campagne : « Un choix a été fait. Je le regrette… mais c’est un vote net. » Elle a dénoncé une campagne qu’elle juge « longue » et marquée par « des assertions et des rumeurs », estimant qu’elle « n’a pas été à la hauteur » des attentes démocratiques dans une ville comme Besançon. La maire sortante s’est également dite attentive à la colère d’une partie des habitants : « J’entends qu’on a des habitants qui sont fâchés, parce qu’ils sont dans une crise sociale. Elle existe. »
Une lecture locale… et globale
Au-delà du scrutin bisontin, Anne Vignot inscrit ce résultat dans un contexte plus large : « Au vu des résultats dans d’autres villes, c’est en France qu’il se passe quelque chose… mais aussi au niveau européen et international ». Elle appelle à une réflexion politique de fond sur « les angoisses » et les attentes des citoyens, notamment face aux crises sociales et climatiques.
Une écologiste déterminée à poursuivre le combat
Malgré la défaite, Anne Vignot a affirmé sa volonté de rester engagée : « Je suis une femme de conviction, une femme écologiste. Je sais pourquoi j’ai proposé un projet de transition ». Elle défend le bilan de son mandat et maintient que « l’avenir est dans la transition écologique », promettant de rester active dans le débat local : « Je serai aux côtés des habitants pour lutter contre les injustices sociales et la crise climatique. »
Un avenir politique incertain
L’ancienne maire reconnaît toutefois que certaines orientations n’ont pas été comprises par les électeurs. Elle critique également les « promesses » de son adversaire, qu’elle juge « peu réalistes ». Dans un contexte de défiance et de recomposition politique, cette alternance à Besançon illustre les tensions actuelles entre impératifs écologiques, attentes sociales et dynamiques électorales.
Une page se tourne donc dans la capitale comtoise, avec l’arrivée de Ludovic Fagaut à la mairie. Reste à savoir comment la nouvelle majorité répondra aux défis économiques, sociaux et environnementaux qui traversent la ville.
Une victoire nette au second tour
Ludovic Fagaut a remporté ce dimanche l’élection municipale à Besançon. Le candidat de l’union de la droite et du centre confirme l’avantage acquis au premier tour et s’impose avec 53,2 % des suffrages. La maire sortante, Anne Vignot, recueille 46,7 % des voix. Cette victoire marque un tournant historique : depuis 1953, la gauche dirigeait la capitale comtoise.
Un nouveau rapport de forces au conseil municipal
Avec ce résultat, Ludovic Fagaut disposera de 42 sièges au sein du nouveau conseil municipal. La minorité comptera 13 élus, dont trois représentants de La France insoumise. Cette recomposition ouvre une nouvelle page politique pour la ville. « Une volonté de rupture ». À l’issue du scrutin, Ludovic Fagaut a insisté sur l’ampleur du changement exprimé par les électeurs : Le nouveau maire évoque un projet « d’envergure », porté par l’union de la droite, du centre et de la société civile. Il affirme vouloir rassembler pour « faire rayonner la ville de Besançon » et « la remettre sur la carte de France ».
L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut
Un projet au-delà des clivages
Ludovic Fagaut a également tenu à souligner que son élection ne devait pas être lue uniquement à travers le prisme partisan. L’alternance politique ouvre désormais une phase d’installation et de mise en œuvre du programme annoncé. Les prochains mois seront déterminants pour mesurer la portée de cette rupture voulue par une majorité de votants.
La Ville de Lons-le-Saunier bascule à droite. La liste de Cyrille Brero, qui avait fusionné avec le centriste Jean-Philippe Huelin entre les deux tours, s’est imposée devant Jean-Yves Ravier, le maire sortant. Les vainqueurs obtiennent 51,9% des voix. Jean-Yves Ravier, qui n’aura réalisé qu’un seul mandat, obtient 48% des suffrages.