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À quelques jours du premier tour des élections municipales, La France insoumise ne lâchera rien à Besançon. Le mouvement appelle les électeurs à soutenir la liste conduite par Séverine Véziès, qu’il présente comme le « vote efficace » pour imposer une orientation de gauche et préparer un rassemblement face à la droite au second tour.

Quels sont, selon vous, les enjeux de cette élection ?

L’enjeu de cette élection est de mener une politique au service des Bisontins et des Bisontines et de répondre à leurs besoins. C’est dans cet esprit que nous avons construit notre programme, autour de quatre piliers que l’on peut retrouver sur notre site internet. Notre objectif est que Besançon redevienne une ville d’innovations sociales, avec la création de nouveaux droits. C’est cette vision de l’action communale que nous défendons pendant cette campagne.

L'interview de la rédaction : Séverine Véziès 

Les sondages semblent favorables à La France insoumise. Comment les interprétez-vous ?

Les sondages restent des sondages, bien sûr. Mais sur le terrain, nous constatons un soutien de plus en plus important. Beaucoup de personnes comprennent que la campagne menée contre La France insoumise est éminemment politique. Elle vise, selon nous, à affaiblir la seule opposition solide face à l’extrême droite. Les électeurs s’en rendent compte et viennent nous soutenir. Ils comprennent aussi que plus La France insoumise sera haute au premier tour à Besançon, plus il sera possible de battre la droite. Nous sommes les seuls à être très clairs sur notre volonté de fusionner au second tour pour battre la droite. C’est pour cela que nous pensons représenter le vote efficace.

L'interview de la rédaction : Séverine Véziès 

Certains estiment que l’élection peut se jouer dès le premier tour. Qu’en pensez-vous ?

Une élection municipale se déroule en deux tours, contrairement à la présidentielle. Les deux listes arrivées en tête sont qualifiées pour le second tour. Les listes qui dépassent 10 % peuvent se maintenir, et celles qui dépassent 5 % peuvent fusionner. L’enjeu du premier tour est donc de déterminer l’orientation politique de la future majorité municipale. Les électeurs doivent choisir s’ils veulent des élus insoumis et s’ils souhaitent soutenir un programme de rupture. Ensuite, au second tour, l’objectif sera de rassembler la gauche pour battre la droite.

Qui est votre principal adversaire dans cette campagne ?

Notre adversaire politique est clairement la droite, incarnée notamment par Ludovic Fagaut, mais aussi par Jacques Ricciardetti et Eric Delabrousse. M. Delabrousse se présente comme centriste, mais les propositions qu’il avance sont des propositions de droite pour Besançon. Notre objectif est donc de défendre un programme de gauche ambitieux et de rupture, au service des Bisontins et des Bisontines.

L'interview de la rédaction : Séverine Véziès 

La France insoumise est parfois contestée au niveau national. Ressentez-vous une défiance pendant cette campagne ?

Non, pas du tout. Sur le terrain, beaucoup de personnes considèrent que ce qui se passe médiatiquement relève d’une forme de manipulation politique. Les citoyens suivent aussi ce qui se passe à l’Assemblée nationale. Ils voient que les députés insoumis restent fidèles à leurs convictions et ne transigent pas. C’est cet état d’esprit que nous voulons porter au conseil municipal.

La gauche peut-elle ressentir une pression particulière à Besançon, où la ville est dirigée par elle depuis 1953 ?

Effectivement, la ville est dirigée par la gauche depuis 1953. Mais nous sommes aussi dans un contexte national marqué par la progression de l’extrême droite et par une droite qui se rapproche de plus en plus de ses thématiques. Dans ce contexte, il est essentiel de proposer un véritable projet et un horizon d’espoir. Je ne crois pas qu’il suffise de dire aux électeurs : « Votez pour nous pour battre la droite ». Il faut voter pour nous parce que nous proposons un projet qui donne de l’espoir, et c’est cet espoir qui permettra de battre la droite et l’extrême droite, y compris à Besançon.

Continuerez-vous  de mener une campagne de terrain jusqu’au scrutin ?

À quelques jours du premier tour, la campagne se poursuit activement. Les militants multiplient les opérations de terrain, les distributions de tracts et le porte-à-porte dans plusieurs quartiers de la ville.  Nous sommes mobilisés jusqu’au bout . Nous étions dernièrement à Saint-Ferjeux et nous continuerons jusqu’au scrutin.

Pourquoi voter pour Séverine Vezier au premier tour ?

Parce que nous sommes les seuls à porter un véritable programme de transformation sociale pour Besançon, avec une écologie populaire. Notre programme est chiffré, détaillé et construit pour répondre aux besoins des habitants. Et dans la perspective du second tour, il faut voter pour la liste insoumise, car nous sommes les seuls à être clairement engagés dans une stratégie d’union pour battre la droite.  Nous sommes le vote efficace au premier tour et nous saurons construire l’union nécessaire pour battre la droite à Besançon.

L'interview de la rédaction : Séverine Véziès 

Dans le Val de Morteau, dernière ligne dans la course aux municipale. Kevin Fadin, adjoint sortant, entend bien décrocher le siège laissé vacant par la maire sortante. À 30 ans, l’enseignant originaire de la commune conduit la liste « Vivre ici », un collectif sans étiquette qui s’inscrit dans la continuité du mandat actuel.

Un engagement débuté à 24 ans

Kevin Fadin n’est pas un inconnu de la vie municipale. Élu adjoint en 2020 à seulement 24 ans, à la sortie de ses études dans le domaine de l’eau, il s’est notamment occupé des dossiers liés à l’eau et à l’assainissement, ainsi que du projet de la sablière, destiné à accueillir un futur aménagement urbain. Parallèlement à son mandat communal, il a  exercé des responsabilités à la communauté de communes du Val de Morteau, notamment sur le plan climat, et dans différentes structures liées à la gestion de l’eau.

Aujourd’hui, il souhaite franchir une étape supplémentaire. « Quand je m’engage, je ne fais pas les choses à moitié. La fonction de maire, dans une commune de plus de 2 000 habitants comme Montlebon, est devenue une fonction à part entière. Je veux m’y consacrer pleinement », explique-t-il.

L'interview de la rédaction ! Kevin Fadin 

 

Une liste de 19 candidats

La liste « Vivre ici » rassemble 19 candidats et deux suppléants, avec une équipe paritaire composée d’habitants âgés de 30 à 69 ans, issus de professions variées. Trois conseillers municipaux de l’équipe actuelle figurent également sur la liste. La commune de Montlebon compte environ 2 250 habitants.

Photo Vivre Ici fadin  montlebon

Dans la continuité du mandat

Le projet porté par Kevin Fadin s’inscrit dans la continuité des réalisations du mandat précédent, marqué notamment par la voie douce entre Morteau et Montlebon, la rénovation complète de l’école ou encore la mise en service d’une station d’ultrafiltration pour la potabilisation de l’eau. « Nous avons lancé des projets structurants et nous voulons poursuivre dans cette dynamique », souligne le candidat.

Trois axes pour le programme

Le programme de la liste s’articule autour de trois grandes priorités.

La première concerne le renforcement du cadre de vie, avec notamment la création d’un lieu de vie destiné aux habitants et aux associations, afin de favoriser les rencontres et le lien social. L’équipe souhaite également améliorer certaines infrastructures communales, comme la salle Saint-Louis, la salle de Derrière-le-Mont ou encore la maison de l’enfance, très attendue par les familles.

Le second axe porte sur la sécurité des déplacements. La liste propose la création de trottoirs dans les rues les plus fréquentées et le prolongement d’un itinéraire sécurisé pour les piétons et les cyclistes, dans la continuité de la voie douce reliant Morteau à Montlebon, notamment vers l’école et la rue de la Fruitière. 

Enfin, le troisième volet concerne le logement. Dans ce secteur frontalier où la pression immobilière est forte, le projet de la sablière doit permettre de développer de nouveaux logements en centre-bourg. « La commune doit prendre sa part pour anticiper les besoins futurs et soutenir les services publics et les entreprises locales », estime Kevin Fadin.

L'interview de la rédaction ! Kevin Fadin 

À la rencontre des habitants

Avant le scrutin, l’équipe poursuit sa campagne de terrain. Une réunion publique est prévue ce mardi soir, à 20h,  à la salle Desjardins, à la mairie. Les membres de la liste disent également aller régulièrement à la rencontre des habitants, notamment à travers la distribution de questionnaires et de tracts. Objectif affiché : présenter leur projet et convaincre les électeurs de Montlebon de leur confier les rênes de la commune pour le prochain mandat.

Dans la dernière ligne droite de la campagne municipale à Besançon, Éric Delabrousse, candidat investi par le parti Horizons, défend une candidature qu’il veut « centrale, pragmatique et modérée ». Face à ce qu’il décrit comme une bipolarisation entre la maire sortante Anne Vignot et le candidat Ludovic Fagaut, il affirme porter une alternative fondée sur le choix d’un projet plutôt que celui d’un camp. Notoriété, sondages, stratégie politique et vision pour la ville : il répond à nos questions.

À votre avis, quels sont les enjeux de cette élection pour le territoire bisontin ?

Les enjeux tiennent d’abord à un choix. Ce que je préconise, et ce que ma liste porte, c’est le choix d’un projet plutôt que celui d’un camp. Il s’agit de proposer une alternative dans la manière de gérer et de conduire une ville, plutôt que de chercher à maintenir Besançon à gauche ou à la faire basculer à droite.

C’est votre première campagne électorale. Avez-vous mesuré les difficultés ? Vous attendiez-vous à un tel combat ?

Il y a deux choses que j’ai découvertes. D’abord, je n’avais peut-être pas pleinement mesuré l’importance de la notoriété locale pour pouvoir s’imposer dans un débat municipal. Ensuite, j’ai découvert la difficulté, voire la rudesse, d’un combat politique. Le mot « violence » serait peut-être trop fort, mais il est vrai que l’affrontement politique peut être très dur. Dans ma vie professionnelle, je n’ai évidemment pas connu un parcours toujours facile, mais je n’avais sans doute pas imaginé que cela puisse être aussi rude.

L'interview de la rédaction : Eric Delabrousse 

Est-il difficile d’exister face à certains candidats ? Faut-il savoir jouer des coudes ?

Certains diront que c’est de bonne guerre, mais il est évident que certains candidats bénéficient d’une notoriété et de fonctions qui les avantagent. Face à un député, à une maire sortante ou encore à un premier vice-président du département, qui dispose par ailleurs d’une grande liberté d’action sur le territoire bisontin, il est forcément plus difficile d’exister. Il y a aussi eu six ans de conseil municipal qui ont installé une forme de bipolarisation. Cette bipolarisation s’est également reflétée dans les médias. Ce n’est pas une critique, c’est simplement un constat. Aujourd’hui, cette bipolarisation se retrouve aussi dans les sondages. Or, les sondages restent des sondages. On a parfois l’impression qu’ils constituent une vérité absolue, ce qui est dommage. Ils contribuent à installer l’idée d’un duel entre Anne Vignot et Ludovic Fagaut, au détriment d’autres projets et d’autres visions de la vie municipale.

L'interview de la rédaction : Eric Delabrousse 

Votre message est donc : attention, ce ne sont que des sondages ?

Je ne veux pas faire du « bashing » des sondages. Ils existent et font partie du débat démocratique. Mais il faut aussi rappeler qu’il s’agit de sciences humaines, pas de sciences exactes. Par exemple, lorsqu’un sondage en ligne repose sur environ 600 réponses, dont un peu plus de 400 personnes réellement inscrites sur les listes électorales, et qu’on compare cela aux 66 000 électeurs inscrits à Besançon, il faut garder une certaine prudence. Avec une marge d’erreur d’environ quatre à quatre points et demi, cela peut placer un candidat dans des situations très différentes au soir du premier tour.

Croyez-vous encore à vos chances ?

Bien sûr. Besançon est une ville sociologiquement modérée, plutôt orientée vers le centre gauche. Or, aujourd’hui, les deux principales candidatures ne correspondent pas forcément à cet ADN politique. D’un côté, Anne Vignot, dont on peut penser qu’elle bénéficiera du soutien, voire d’une fusion avec la liste de La France insoumise. De l’autre, Ludovic Fagaut, qui a certes reçu le soutien d’un député MoDem, mais qui reste un candidat issu de la droite. Cela ne correspond pas nécessairement à l’équilibre politique traditionnel de Besançon. Si l’on regarde l’histoire politique de la ville avec Jean Minjoz, Robert Schwint ou Jean-Louis Fousseret, on ne peut pas dire que les positions actuelles s’inscrivent strictement dans cette continuité.

L'interview de la rédaction : Eric Delabrousse 

La présence de Jean-François Longeot au meeting de Ludovic Fagaut vous a-t-elle surpris ?

Il s’agit d’une prise de position personnelle. J’ai l’investiture nationale du parti Horizons, et Jean-François Longeot est lui-même sénateur Horizons. Il a choisi de soutenir un candidat qui n’est pas celui investi par son parti. Je ne pense donc pas que cela remette en cause ma légitimité. Est-ce que cela affaiblit mon camp ? Je ne le crois pas. Je suis issu de la société civile. Je suis médecin hospitalier et je n’ai jamais exercé de mandat auparavant. La seule ambition que je porte est municipale, pour Besançon.

L'interview de la rédaction : Eric Delabrousse 

N’est-il pas difficile aujourd’hui de porter une ligne de centre droit alors qu’Emmanuel Macron est contesté et qu’Édouard Philippe l’est aussi au Havre ?

Emmanuel Macron est effectivement contesté, comme beaucoup de présidents l’ont été avant lui. Mais il reste un président élu deux fois par les Français. Sa popularité a baissé, notamment en raison de certaines décisions politiques, mais cela ne remet pas forcément en cause les valeurs qu’il porte. Quant à Édouard Philippe, les analyses reposent surtout sur des sondages. Le dernier sondage IFOP montre d’ailleurs qu’il reste aujourd’hui l’un des seuls candidats capables de rassembler le centre et la droite pour empêcher une victoire du Rassemblement national lors de la prochaine présidentielle.

Pourquoi faut-il voter pour Éric Delabrousse à Besançon ?

D’abord parce que je suis un candidat issu de la société civile. Mon engagement est entièrement tourné vers ma ville. Je n’ai pas de carrière politique derrière moi : je propose simplement un projet municipal pour Besançon. Ensuite, parce que je propose le choix d’un projet plutôt que celui d’un camp. Nous avons été les premiers à publier l’intégralité de notre programme dès le début du mois de décembre. C’est un programme clair, construit depuis plusieurs années avec une équipe engagée et compétente.

Enfin, parce que je veux mener une politique pragmatique, modérée et à l’écoute des Bisontins. Une politique qui ne serait pas celle d’un camp contre un autre, mais celle de l’intérêt général. Besançon doit redevenir une ville sûre, ambitieuse, accueillante et solidaire. Au premier tour d’une élection municipale, il est important de voter pour le candidat qui vous ressemble le plus.

Je suis convaincu que beaucoup de Bisontins ne se reconnaissent ni totalement dans Ludovic Fagaut, ni dans Anne Vignot. Besançon n’est pas une ville de droite, mais elle ne souhaite

L'interview de la rédaction : Eric Delabrousse 

Dernière ligne droite avant les élections municipales à Besançon. Ludovic Fagaut, le candidat de la liste Besançon Avance défend un projet qu’il présente comme une « rupture » avec la majorité sortante conduite par la maire écologiste Anne Vignot. Union du centre, de la social-démocratie et de la droite républicaine, dynamique de campagne, positionnement face aux extrêmes et appel au « vote utile » : il répond à nos questions.

Quels sont, selon vous, les enjeux de cette élection ?

Les enjeux sont assez simples : quel avenir voulons-nous pour le territoire bisontin ? Aujourd’hui, deux candidats sont en capacité de remporter l’élection. D’un côté, l’équipe d’Anne Vignot, que je considère liée à l’extrême gauche et à la France insoumise — d’ailleurs, certaines personnes issues de ce mouvement figurent déjà dans sa liste. De l’autre, notre équipe, qui porte un véritable projet de rupture. Nous voulons apporter un nouveau souffle et une nouvelle dynamique au territoire. Les enjeux concernent notamment l’attractivité, le développement économique, la sécurité, la circulation, l’animation de la ville, l’économie touristique ou encore le commerce qu’il faut revitaliser. Et puis il y a aussi le quotidien des habitants : l’état des trottoirs, les dessertes de bus… Ce sont tous ces sujets qui animent aujourd’hui cette élection.

L'interview de la rédaction :Ludovic Fagaut 

Un dernier sondage vous donne en tête du scrutin. Est-ce une satisfaction ?

Je dirais plutôt que cela confirme une dynamique dans laquelle nous sommes engagés depuis quelque temps avec l’ensemble de l’équipe et de la liste Besançon Avance. Cette dynamique repose sur une union entre la social-démocratie, le centre et la droite républicaine. Nous le ressentons sur le terrain : les habitants nous le disent et attendent ce changement. Ce sondage vient donc confirmer cette dynamique, mais rien n’est joué. Nous allons continuer à convaincre les Bisontins de la nécessité d’un changement et d’une rupture par rapport au mandat qui vient de s’écouler et qui, selon nous, a laissé des traces sur le territoire.

Si la ville était remportée par la droite, ce serait un événement politique important.

Ce n’est pas une question de droite ou de gauche. La vraie question est de savoir quel projet nous voulons pour Besançon. Il est vrai que la ville n’a pas connu d’alternance depuis 1953. Il y a eu des maires comme Jean Minjoz, Robert Schwint ou Jean-Louis Fousseret, qui ont contribué à faire évoluer la ville. Mais aujourd’hui, je pense qu’il existe un besoin de rupture pour redonner un nouvel élan et un nouveau souffle à Besançon. L’enjeu est de remettre la ville sur la carte de France, de lui redonner sa place de capitale économique, culturelle, sportive et patrimoniale.

L'interview de la rédaction :Ludovic Fagaut 

En cas de triangulaire ou de quadrangulaire, pourriez-vous échanger avec Jacques Ricciardetti du Rassemblement national ?

J’ai toujours été très clair sur ce sujet. Les extrêmes, qu’ils soient d’extrême droite ou d’extrême gauche, nous les combattons par les idées et nous continuerons à le faire. J’aimerais d’ailleurs qu’Anne Vignot clarifie son positionnement vis-à-vis de la France insoumise, avec laquelle elle a déjà engagé un rapprochement. Pour moi, ce mouvement représente aujourd’hui un danger pour la démocratie et pour la République. Nous continuerons donc à nous opposer à ces idées.

Considérez-vous Anne Vignot comme une ennemie politique ?

Ce n’est pas une ennemie en tant que personne. J’ai toujours respecté celles et ceux qui s’engagent en politique. En revanche, je ne partage pas du tout les idées qu’elle porte. À mes yeux, son positionnement politique a davantage répondu à des logiques idéologiques et partisanes qu’aux attentes des habitants. Or, pour moi, un maire doit être le maire de tous les habitants, qu’ils aient voté pour lui ou non. On ne gouverne pas pour un clan ou pour une idéologie. C’est ainsi que je conçois la fonction de maire. Mon adversaire n’est donc pas Anne Vignot en tant que personne, mais les idées qu’elle défend, notamment celles portées par les communistes ou par la France insoumise, qui est déjà présente dans son équipe.

L'interview de la rédaction :Ludovic Fagaut 

Votre meeting de la semaine dernière semble avoir été une réussite. Était-ce un moment clé de votre campagne ?

Il s’inscrivait dans la continuité logique de notre campagne. Nous montons progressivement en puissance. Ce meeting était important, mais il l’est tout autant que les réunions de quartier que nous organisons. Nous continuons. Nous sommes ce soir aux Tilleroyes, demain aux Chaprais et mercredi à Montrapon. Le meeting a toutefois permis de rassembler de nombreux soutiens, notamment les sénateurs Jacques Grosperrin et Jean-François Longeot, la ministre Annie Genevard, la présidente du département Christine Bouquin ou encore plusieurs parlementaires. Besançon s’inscrit dans un territoire plus large, avec des villes comme Dole, Vesoul, Pontarlier ou Belfort. Dans cet ensemble, Besançon doit rester une locomotive.

La présence de Jean-François Longeot symbolise-t-elle le rassemblement du centre ?

C’est exactement l’objectif que je poursuivais depuis l’annonce de ma candidature, le 1er octobre. J’avais lancé un appel à l’union des forces de la social-démocratie, du centre et de la droite républicaine pour faire évoluer Besançon. Aujourd’hui, chacun a pris ses responsabilités. Il y a bien sûr un chef de file, mais toutes les sensibilités sont respectées dans cette liste. La présence de Jean-François Longeot, comme celle d’Annick Jacquemet, d’Annie Genevard ou de Christine Bouquin, montre que nous sommes unis autour d’un objectif commun.

L'interview de la rédaction :Ludovic Fagaut 

Avez-vous imaginé la réaction d’Éric de Labrousse, le candidat d’Horizons, en voyant Jean-François Longeot à vos côtés ?

Je ne m’occupe pas des autres candidats. Dès le départ, nous avons tendu la main à toutes les forces de la social-démocratie, du centre et de la droite républicaine. Ensuite, chacun prend ses décisions. Pour nous, l’intérêt de Besançon doit passer avant les considérations personnelles.

Quel message souhaitez-vous adresser aux Bisontins ?

Aujourd’hui, notre équipe est la seule en capacité de battre la coalition sortante soutenue par la France insoumise. C’est pourquoi nous appelons à un vote utile dès le premier tour. Une liste qui ne pourrait pas gagner mais dépasserait les 10 % pourrait créer une triangulaire et fragiliser nos chances. Nous allons donc poursuivre la campagne jusqu’au bout, avec l’ensemble de nos colistières et colistiers, pour convaincre les Bisontins de nous faire confiance.

L'interview de la rédaction :Ludovic Fagaut 

À quelques jours des élections municipales des 15 et 22 mars, la campagne vit sa dernière ligne droite  à Fontain. Tête de liste du collectif Agir pour Fontain, Vivien Desgrange a récemment tenu une réunion publique destinée à présenter son équipe et les grandes lignes de son programme. Un rendez-vous marqué, selon lui, par « beaucoup d’échanges » avec les habitants et un intérêt manifeste pour l’avenir de la commune.

Une réunion publique placée sous le signe de l’échange

Concernant cette rencontre, le candidat dit retenir avant tout « l’intérêt des habitants pour l’avenir de leur commune ». L’objectif de la réunion, explique-t-il, était d’organiser un moment « simple et clair » pour présenter l’équipe et détailler les orientations du projet municipal. « Une élection municipale doit avant tout rassembler les habitants autour de projets pour la commune », souligne Vivien Desgrange, qui affirme avoir pris le temps de répondre aux nombreuses questions du public. Selon lui, les retours des participants ont été « très positifs », certains saluant la « clarté » et le « professionnalisme » de la présentation.

L'interview de la rédaction : Vivien Desgrange 

 

Une équipe mise en avant

La composition de la liste constitue l’un des arguments centraux du candidat. Vivien Desgrange insiste sur une équipe « forte » et « très représentative du village », composée de profils variés. « Nous avons à la fois de la jeunesse, de l’expérience et des compétences complémentaires », détaille-t-il, estimant que cette diversité constitue « une richesse pour porter un projet collectif ».

Des projets d’aménagement pour le cœur du village

Sur le fond du programme, la liste Agir pour Fontain met en avant plusieurs projets d’aménagement. Parmi eux figure la réhabilitation de l’ancienne fruitière, envisagée comme un ensemble comprenant logements et commerces. Autre proposition : la création d’une place communale entre la mairie et l’église, destinée à renforcer le centre du village et à favoriser la vie locale. Le candidat évoque également différents équipements à développer ou moderniser. Pour présenter ces projets, l’équipe de campagne a réalisé plusieurs vidéos destinées à faciliter la compréhension des habitants. « L’idée est de rendre les projets tangibles et de montrer comment ils peuvent améliorer concrètement la vie quotidienne », explique Vivien Desgrange.

L'interview de la rédaction : Vivien Desgrange 

Une attention particulière aux jeunes

Le programme accorde aussi une place aux jeunes habitants. Vivien Desgrange propose notamment de remettre en place des emplois jeunes et saisonniers au sein de la commune. Selon lui, ces dispositifs permettraient non seulement de répondre à certains besoins municipaux, mais aussi de transmettre « des valeurs comme la responsabilité et la valeur du travail », tout en offrant une première rémunération aux jeunes. La liste souhaite également impliquer davantage les enfants de l’école dans les commémorations patriotiques, comme celles du 8 mai ou du 11 novembre, en les associant notamment au chant de la Marseillaise. « Cela permet de transmettre le devoir de mémoire et de réunir les générations », estime le candidat.

L'interview de la rédaction : Vivien Desgrange 

Un appel à la participation électorale

À l’approche du scrutin, Vivien Desgrange adresse enfin un message aux habitants : se déplacer pour voter. « On parle de ce qui se passe juste à la porte de votre maison : votre village », rappelle-t-il. Le candidat évoque le risque d’une abstention liée au sentiment, chez certains électeurs, que leur vote serait inutile. « Dans un village, une élection peut parfois se jouer à quelques voix », insiste-t-il, invitant chacun à « faire entendre sa voix pour l’avenir de la commune ».

L'interview de la rédaction : Vivien Desgrange 

Les habitants de Fontain seront appelés aux urnes les 15 et 22 mars pour élire leur futur conseil municipal.

À Besançon, des bénévoles de l’association L214 ont mené samedi 7 mars une action d’affichage à une semaine du premier tour des élections municipales. Les militants ont encadré de « panneaux de la honte » les affiches du centriste Éric Delabrousse et du RN  Jacques Ricciardetti, qui « refusent de s’engager en faveur de la charte portée par l’association ». Cette campagne, baptisée « Le Sauvetage du siècle », propose huit mesures visant à réduire de moitié le nombre d’animaux tués pour l’alimentation d’ici 2030. D’autres candidats ont, eux, déjà pris certains engagements.

À Pontarlier, plusieurs panneaux d’affichage électoraux ont été vandalisés. Sur des affiches de la liste « La Gauche Pontissalienne », des inscriptions à la peinture rouge ont été apposées, notamment le message « LFI assassin », visant le mouvement politique La France insoumise.

Les tags recouvrent en partie les affiches de campagne et font référence à la mort du militant d’extrême droite Quentin Deranque, un événement dont l’enquête est toujours en cours.

Dans une réaction, le candidat Cédric Laithier dénonce une instrumentalisation de ce drame. « Les affiches de La Gauche Pontissalienne sur plusieurs panneaux officiels ont été vandalisées, en instrumentalisant la mort du militant d’extrême droite Quentin Deranque. Les tags dénoncent injustement une responsabilité de La France insoumise dans cet événement alors que l’enquête est loin d’être terminée et que les informations vérifiées publiquement disponibles ne pointent clairement pas dans cette direction », affirme-t-il.

Il rappelle également que « La France insoumise puis La Gauche Pontissalienne ont manifesté à diverses occasions depuis bientôt un an, au moins une fois par mois, sans qu’aucune dégradation ni aucun débordement ne soit jamais constaté ». La liste indique condamner cet acte illégal et précise qu’une plainte a été déposée.

À l’approche des élections municipales, un nouveau collectif citoyen s’organise à Pontarlier et dans la communauté de communes. Baptisé Pont Commun, il rassemble associations, entrepreneurs et habitants engagés autour des questions de transition écologique, de mobilité ou encore de participation citoyenne. Son objectif : créer un espace de dialogue entre citoyens et futurs élus et contribuer aux politiques publiques locales.

Un collectif né de dynamiques locales

Créé officiellement le 18 décembre, le collectif Pont Commun réunit des acteurs déjà impliqués dans la vie associative et citoyenne du territoire. « L’idée est de réunir des personnes qui agissent déjà localement sur différents sujets liés à nos modes de vie », explique Stéphanie Martin Vavasseur, membre du collectif et engagée dans plusieurs associations. À ses côtés figurent notamment Fabien Bouley, membre de l’association Durable et Doubs, et Frédéric Zahnd, engagée sur les questions de mobilité. Le collectif rassemble aujourd’hui des associations, des entreprises et des citoyens. À terme, il espère également travailler avec les élus locaux afin de mutualiser les compétences et favoriser les synergies. « Nous avons sur ce territoire beaucoup de personnes compétentes et engagées. L’objectif est de mettre ces compétences en réseau pour aller plus loin », souligne Mme Martin Vavasseur.

L'interview de la rédaction : Stéphanie Martin Vavasseur 

Faire le lien entre citoyens et élus

Contrairement à une liste électorale, Pont Commun ne cherche pas à s’engager directement dans la compétition politique. Ses membres revendiquent plutôt un rôle d’interface entre la société civile et les responsables publics. « Nous ne voulons pas prendre des responsabilités politiques. Notre rôle est plutôt de donner une voix aux citoyens et aux associations et d’apporter des analyses ou de l’expertise », explique le collectif.  Selon eux, ce lien manque parfois dans la gouvernance locale. Ils souhaitent donc contribuer à plus de transparence et de compréhension des décisions publiques, tout en soutenant les initiatives déjà présentes sur le territoire. Pour Frédérique Zahnd, cette démarche s’inscrit dans un mouvement plus large :
« On sent aujourd’hui un besoin de participation citoyenne. Beaucoup de citoyens ont le sentiment que la démocratie leur échappe. Notre démarche consiste à faire des propositions et à coopérer avec les élus, pas à entrer dans un rapport de force. »

L'interview de la rédaction : Stéphanie Martin Vavasseur 

L'interview de la rédaction :  Frédérique Zahnd

 

Un questionnaire adressé aux candidats

Dans cette perspective, le collectif a adressé un questionnaire aux listes candidates aux municipales, autour de dix grandes thématiques : mobilité, transition écologique, gouvernance, modes de vie ou encore développement local. Quatre listes de Pontarlier ainsi qu’une liste de Chaffois et Doubs ont répondu à cette consultation. Les réponses, parfois succinctes, témoignent selon le collectif d’une volonté majoritaire de poursuivre les politiques déjà engagées, même si certaines listes avancent également de nouvelles propositions.

Le collectif reconnaît que la consultation s’est déroulée dans un délai assez court et que certaines listes n’étaient pas encore constituées au moment de l’envoi. « Nous sommes déjà satisfaits d’avoir obtenu plusieurs réponses. Ce questionnaire constitue surtout un premier retour. Le travail commence maintenant », précise Fabien Boulay.

L'interview de la rédaction : Fabien Boulay 


 

Une analyse rendue publique

Dans les prochains jours, Pont Commun prévoit d’analyser ces réponses et de les publier intégralement sur ses réseaux sociaux (Facebook, Instagram et LinkedIn). Des formats courts et pédagogiques seront également proposés afin de rendre ces informations accessibles au plus grand nombre. Le collectif envisage ensuite de rencontrer les listes candidates, éventuellement entre les deux tours, afin d’échanger sur les propositions et sur la place que pourraient prendre les acteurs associatifs dans les politiques locales. « Nous apprenons en marchant. Tout est en train de se construire », résume Stéphanie Martin Vavasseur.

L'interview de la rédaction : Stéphanie Martin Vavasseur 

À quelques jours du premier tour des élections municipales, Patrick Comte défend son projet pour Pontarlier. Le candidat centriste se dit satisfait de la campagne menée avec son équipe et assume un discours critique sur la gestion actuelle de la ville. Il mise sur un programme élaboré collectivement et affirme croire en ses chances de victoire. Entretien.

Quel regard portez-vous sur cette campagne locale que l’on présente comme difficile, voire parfois hargneuse ?
Pas du tout. Je suis très satisfait de la façon dont se déroule cette campagne. Se lever chaque matin en cherchant des solutions pour améliorer la vie des gens, c’est très réjouissant.
De plus, cela m’a permis de rencontrer des personnes passionnantes, parce que passionnées, venues de tous horizons. J’ai aussi eu l’occasion de travailler avec toute une équipe de personnes compétentes et sympathiques. Nous avons bien travaillé ensemble et élaboré un programme qui répond aux attentes.

L'interview de la rédaction : Patrick Comte

Justement, votre liste est présentée comme un collectif composé de fortes personnalités. N’est-ce pas trop difficile à gérer ?
Non, pour moi c’est un avantage. Ce sont des femmes et des hommes de caractère, qui ont des convictions, qui n’ont pas peur de dire ce qu’ils pensent et qui ne sont pas là pour faire de la figuration.
Si les habitants nous font confiance, la tâche sera lourde et j’aurai besoin de ces forces pour mener à bien notre projet. Je n’ai pas l’intention d’avoir une gouvernance verticale. Chacun aura son domaine et ses projets à gérer. Moi, je serai le capitaine. Nous serons tous sur le pont pour atteindre notre objectif : redonner à Pontarlier sa place de capitale du Haut-Doubs et le rayonnement qu’elle a perdu.

L'interview de la rédaction : Patrick Comte

Dans les vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, comme celle tournée devant le musée municipal, on vous voit très critique sur la gestion de la municipalité actuelle. Est-ce une posture ?
J’ai vu Pontarlier s’endormir. Sans cela, je ne me serais jamais présenté. La politique culturelle, par exemple, n’est pas à la hauteur de Pontarlier, alors que la ville a de nombreux atouts. Elle n’a plus la renommée touristique qu’elle avait autrefois. Beaucoup de choses se sont endormies. Je suis là pour les réveiller.
Si je suis critique, c’est parce qu’il y a des choses à critiquer. Ma candidature aura au moins eu le mérite de réveiller les deux candidats sortants. J’ai l’impression qu’ils commencent à bouger seulement maintenant.

L'interview de la rédaction : Patrick Comte

Que répondez-vous à ceux qui disent que vous leur avez repris certaines idées ?
C’est n’importe quoi. Nous avons été les premiers à présenter notre programme et à le distribuer. Nous avons mené une consultation citoyenne à laquelle les habitants ont largement répondu. Ensuite, nous avons travaillé en commissions avec les personnes susceptibles de devenir adjoint. Nous avons travaillé pendant des semaines. Les résultats de ces commissions ont été présentés à l’ensemble de la liste, les meilleures idées ont été retenues et intégrées au programme. Je le redis : nous avons été les premiers. Nous n’avons jamais copié. Que certaines idées se ressemblent, c’est possible. Mais ce que je leur reproche, c’est de ne pas l’avoir fait plus tôt.

L'interview de la rédaction : Patrick Comte

Et vous vous adressez là aux deux candidats sortants, Bénédicte Hérard et Bertrand Guinchard ?
Oui. Et si jamais je m’endors, mes adjoints seront là pour me secouer et me dire : « il faut se remettre au boulot».

Est-ce difficile de porter une étiquette centriste dans le contexte politique national actuel ?
J’ai une étiquette centriste. Je ne suis ni de droite ni de gauche. Je dis parfois que je suis de « l’extrême centre », parce que les gens aiment bien les extrêmes. Mais je préfère parler de bon sens, de pragmatisme et d’efficacité,  plutôt que d’étiquette politique.

L'interview de la rédaction : Patrick Comte

Concrètement, qu’est-ce que cela signifie ?
Cela veut dire ne pas agir en fonction des consignes des partis politiques ni de dogmes idéologiques. Si une idée venue de La France insoumise est bonne, pourquoi ne serait-elle pas adoptée au conseil municipal ? De même si elle vient de Bertrand Guinchard, qui se situe plutôt de l’autre côté de l’échiquier politique. Je ne vois pas ce que la politique nationale vient faire dans la gestion municipale.

La victoire est-elle possible ?
Bien sûr. Je ne veux pas nous lancer de fleurs, mais je pense que notre liste est la meilleure et que nous avons les meilleures idées. Oui, clairement.

L'interview de la rédaction : Patrick Comte

Dans le contexte politique actuel, très conflictuel, envisagez-vous de fusionner votre liste ?
Non, ce n’est pas envisagé pour l’instant. Nous pensons à la victoire. Je ne sais pas si l’on voit mon sourire…

Avec ces divisions à droite, ne craignez-vous pas d’ouvrir des perspectives à la gauche ?
Non, je ne le pense pas. Il est vrai que je suis plus proche des idées et des projets des candidats sortants — ou plutôt qu’ils sont plus proches des miens — que de ceux de Cédric Laithier et de La France insoumise, que je considère comme très dogmatiques et partisans.

Pour terminer, organiserez-vous encore des réunions publiques d’ici le 15 mars, date du premier tour ?
Oui. Il y en a une ce soir aux Étraches : ce sera la sixième. La dernière, avant le premier tour,  aura lieu mercredi prochain à la salle Morand.

Candidat aux prochaines élections municipales au Le Russey, Bernard Parrenin souhaite mettre son expérience professionnelle et internationale au service de sa commune d’origine. L’ancien dirigeant d’entreprise, aujourd’hui retraité, entend défendre un projet fondé sur la participation des habitants, la jeunesse et l’attractivité du territoire.

Un parcours international avant le retour au village

Né au Russey dans la maison familiale, Bernard Parrenin revendique des racines profondément ancrées dans la commune. Après ses études secondaires, il poursuit sa formation dans l’enseignement supérieur à Besançon puis à Paris, où il intègre une école d’ingénieurs et obtient un master en management. Sa carrière l’amène ensuite à l’international. Dans le secteur du logiciel, il participe à la création de trois filiales de groupes industriels aux États-Unis et en Asie. Au fil des années, il accompagne le développement d’équipes importantes, jusqu’à près de 300 collaborateurs et plusieurs centaines de millions d’euros de chiffre d’affaires.

Une expérience marquée notamment par une distinction reçue à Taïwan parmi les « Top 100 managers ». « Cette reconnaissance récompensait surtout une capacité d’écoute et d’adaptation dans un environnement culturel différent », explique-t-il. Durant sa carrière, il s’implique également bénévolement auprès de chambres de commerce et d’ambassades françaises afin de promouvoir l’économie française à l’étranger.

L'interview de la rédaction : Bernard Parrenin 

« Redonner de l’action et une vision »

Installé à nouveau au Russey depuis près de deux ans, Bernard Parrenin explique que son engagement politique s’inscrit dans la continuité de son parcours. « Je suis revenu dans mon village natal, où vit toute ma famille. J’ai souhaité partager mon expérience pour redonner de l’action et une vision pour l’avenir », explique-t-il. Le départ annoncé de la maire sortante a été, selon lui, l’élément déclencheur de sa candidature.

Une équipe construite autour de thèmes de vie

Pour préparer sa campagne, le candidat affirme avoir adopté une méthode originale. Plutôt que de constituer d’abord une liste de noms, son équipe a commencé par identifier les grands enjeux de la vie quotidienne des habitants. Onze « thèmes de vie » ont ainsi été dégagés : jeunesse, cadre de vie, commerce, industrie ou encore services à la population. Chaque thème est porté par un binôme au sein d’une équipe composée de 25 candidats. « L’idée était de chercher d’abord les compétences et les sensibilités nécessaires, puis de bâtir la liste autour de ces sujets », précise Bernard Parrenin. Ces thèmes ont ensuite servi de base à l’élaboration du programme, construit à partir d’échanges avec les habitants et les acteurs locaux.

Six priorités pour la commune

Le projet municipal s’articule autour de six grandes priorités.

La première concerne la démocratie participative, que le candidat souhaite renforcer afin d’impliquer davantage les habitants dans les décisions locales. Ateliers citoyens, consultations et suivi des projets font partie des pistes évoquées.

La jeunesse constitue le deuxième axe majeur. L’équipe propose notamment la création d’un conseil des jeunes pour les moins de 18 ans ainsi qu’une réflexion sur la mise en place d’une maison des jeunes et de la culture.

Troisième priorité : l’environnement et le cadre de vie. Parmi les propositions figurent la sécurisation des abords des écoles, l’apaisement de la circulation, la végétalisation de certains espaces publics ou encore le développement de mobilités douces.

Le programme met également l’accent sur l’attractivité de la commune. Bernard Parrenin souhaite notamment faciliter l’accès au logement pour les jeunes actifs, avec l’idée d’un bâtiment intergénérationnel à énergie zéro proposant des loyers modérés.

Parallèlement, un service de mobilité à la demande pourrait être mis en place pour les personnes âgées.

L'interview de la rédaction : Bernard Parrenin 

Anticiper les investissements

Le cinquième axe concerne la gestion du patrimoine communal et la planification des investissements. Le candidat assure vouloir poursuivre certains projets engagés par l’équipe municipale actuelle, comme l’extension de l’école et du périscolaire. Mais il souhaite également mettre en place une planification à long terme. « Une commune devrait avoir une vision d’investissement sur vingt ou trente ans », estime-t-il. Il évoque également la nécessité de réfléchir au devenir de certains bâtiments communaux, notamment la cure ou les équipements périscolaires.

Renouer avec les partenaires institutionnels

Autre priorité affichée : renforcer les relations avec les institutions locales, notamment la communauté de communes, le département et la région. Selon Bernard Parrenin, cette coopération est essentielle pour obtenir des financements et accompagner les projets structurants du territoire. L’équipe affirme par ailleurs vouloir éviter toute hausse des impôts locaux, ce qui passera, selon le candidat, par la recherche de subventions et de partenariats.

« Associer les habitants aux décisions »

Au cœur de son projet, Bernard Parrenin insiste sur la notion de démocratie participative. « Il ne s’agit pas de remplacer la démocratie représentative, mais de la compléter », explique-t-il. Les habitants pourraient être associés à certaines décisions via des ateliers de réflexion et des consultations publiques.. « Les gens veulent être écoutés, considérés et informés », résume le candidat.

Une réunion publique pour présenter le projet

Dans le cadre de la campagne, plusieurs rencontres avec les habitants sont organisées chaque semaine. Une réunion publique de présentation du projet est également prévue le vendredi 13, à 20 h 30, à la Maison des services du Russey. L’occasion pour Bernard Parrenin et son équipe de détailler leurs propositions et d’échanger avec les habitants avant l’échéance électorale.

L'interview de la rédaction : Bernard Parrenin