Président fondateur du Mouvement Franche-Comté, Jean-Philippe Allenbach revendique une parole libre, rapide et indépendante des partis politiques. Fédéraliste convaincu, il défend depuis plus de quinze ans la Franche-Comté, Besançon et leurs habitants, en se plaçant volontairement « au-dessus des clivages partisans ».
L'interview de la rédaction :Jean-Philippe Allenbach
Un mouvement territorial, pas un parti politique
Créé il y a plus d’une quinzaine d’années, le Mouvement Franche-Comté ne se définit pas comme un parti politique classique. « Nous ne défendons pas une idéologie, mais un territoire et sa population », insiste son président. Contrairement aux formations politiques traditionnelles, le mouvement ne revendique ni étiquette de droite ni de gauche. Jean-Philippe Allenbach se dit fédéraliste, au sens du principe de subsidiarité : « Ne pas faire à plusieurs ce qu’on peut faire tout seul ». Une vision qui l’amène à défendre davantage de compétences locales pour les régions, sur le modèle suisse, tout en étant favorable à un fédéralisme européen.
L'interview de la rédaction :Jean-Philippe Allenbach
Une organisation volontairement souple
Le Mouvement Franche-Comté fonctionne sans cartes d’adhésion ni assemblées générales formelles. « Nous avons arrêté le système associatif classique, trop lourd », explique Jean-Philippe Allenbach. À la place, une “nébuleuse” de sympathisants, principalement mobilisée via Internet. « Environ 1 000 personnes » suivent régulièrement les actions du mouvement, dont « près de 500 en Franche-Comté ». « Un noyau dur de cinq à six responsables très actifs » pilote les décisions : président, secrétaire général, trésorier, responsables de la communication et des réseaux sociaux. Cette structure légère permet une réactivité immédiate, revendiquée comme un atout majeur.
L'interview de la rédaction :Jean-Philippe Allenbach
Une parole libre et réactive
Ne participant pas systématiquement aux élections, le mouvement se dit affranchi de toute stratégie électorale. « Comme nous n’avons rien à gagner, nous disons ce que nous pensons », affirme son président. Résultat : des communiqués fréquents, parfois quotidiens, sur l’actualité locale et régionale. Jean-Philippe Allenbach souligne la différence avec les partis traditionnels, souvent freinés par des calculs politiques. « Nous, on réagit en vingt-quatre heures », assure-t-il, citant notamment des dossiers municipaux sensibles ou des procédures judiciaires en cours.
Une opposition assumée à la municipalité bisontine
Très critique à l’égard de la maire de Besançon, Anne Vignot, Jean-Philippe Allenbach reconnaît toutefois pouvoir la soutenir ponctuellement lorsque certaines décisions lui semblent aller dans l’intérêt local. « Quand c’est bon pour Besançon ou la Franche-Comté, on applaudit. Quand c’est mauvais, on râle ». Le mouvement s’illustre également par des actions très visibles, notamment via une vitrine située au centre-ville de Besançon, utilisée comme support d’information et de dénonciation politique. Un moyen, selon lui, « d’inscrire les messages dans la durée, contrairement aux réseaux sociaux ou aux articles de presse éphémères ».
Une présence politique sans alignement partisan
S’il entretient des relations avec différents responsables politiques locaux, Jean-Philippe Allenbach revendique une indépendance totale. Il reconnaît avoir tenté par le passé de favoriser des rapprochements entre forces du centre et de la droite, sans succès. « Un fédéraliste n’est ni à droite ni à gauche », martèle-t-il, conscient que cette posture lui vaut des critiques. Mais il assume : « On n’aime pas les gens qui ne choisissent pas de camp. Moi, je défends la Franche-Comté. »
Informer, dénoncer, influencer
Au-delà des communiqués et des procédures judiciaires engagées, le président du Mouvement Franche-Comté insiste sur sa mission principale : informer les citoyens. « C’est de l’information et de l’opinion », conclut-il, estimant que son action contribue au débat démocratique local. Dans un paysage politique souvent polarisé, Jean-Philippe Allenbach continue de tracer une voie singulière, revendiquant liberté de ton, rapidité d’action et attachement exclusif au territoire franc-comtois.
L'interview de la rédaction :Jean-Philippe Allenbach
Éric Delabrousse, le candidat Renaissance aux élections municipales de mars prochain à Besançon, indique que la visite de la députée Prisca Thevenot, ancienne ministre et porte-parole du gouvernement, est annulée et reportée à une date ultérieure. Elle devait apporter son soutien au candidat bisontin ce vendredi 23 janvier.
Prisca Thevenot, députée Renaissance et ancienne ministre et porte parole du gouvernement, sera en visite à Besançon ce vendredi 23 janvier en soutien à la liste d’Éric Delabrousse pour les municipales de mars prochain.
Elle arrivera à 17h40 en tram depuis la gare pour une déambulation dans le centre‑ville, de la place de la Révolution à la Grande Rue et la rue des Granges, à la rencontre des commerçants et des habitants. Un temps d’échange avec militants et soutiens est prévu à 18h30 à la Brasserie des Voyageurs, face à la gare Viotte.
La liste « Les Fins avec vous », menée par Amandine Rapenne, a réuni plus de 50 habitants lors de sa première réunion publique vendredi soir. L’équipe a présenté les grandes lignes de son projet et insisté sur la proximité avec les habitants. Face à l’intérêt suscité, des rencontres régulières baptisées « Un café avec vous » seront organisées chaque samedi matin à partir de fin janvier, ainsi que des échanges avec les associations et acteurs économiques les 19 et 26 février. La liste promet transparence et concertation, et dévoilera sa composition complète dans les prochains jours.
Au Café du Temps, à deux pas de la gare Viotte, Ludovic Fagaut, chef de file de la liste « Ensemble, Besançon Avance », a présenté les grandes lignes de son projet « Besançon Confluence », un programme structuré autour de l’attractivité touristique, culturelle, commerciale et sportive de la ville. Entouré de plusieurs membres de son équipe — dont le député Laurent Croisier, Patrick Bouzat, Serge Couesme (ancien président de l’Union des Commerçants de Besançon), Anne Falga et Frédérique Thomas-Maurin ( conservatrice honoraire des musées) — il a détaillé une vision qui entend « reconnecter Besançon à ses richesses originelles ».
L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut
Un axe stratégique : de la gare à la Citadelle, en passant par le Doubs
Le lieu de la conférence n’a rien d’un hasard. Pour Ludovic Fagaut, l’avenir de Besançon se joue sur un axe majeur : gare – centre-ville – Citadelle, avec un rôle central donné à la rivière, « trop longtemps ignorée ». L’ambition affichée : redonner à Besançon son statut de capitale économique, culturelle et touristique du territoire.
“Besançon Confluence” : un projet transversal en 18 mesures
L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut
Le candidat a déroulé un programme dense, structuré autour de 18 propositions. En voici les principales lignes :
1. Fort Griffon : transformer le site en destination touristique majeure, en partenariat avec le Département et des investisseurs nationaux.
2. Quartier Battant : réhabiliter le secteur grâce au droit de préemption pour lutter contre les vitrines vacantes et créer un “petit Montmartre bisontin”.
3. Incubateurs de commerces à Battant : aider les jeunes commerçants à s’installer à moindre coût et instaurer une charte esthétique pour vitrines et enseignes.
4. Fleurissement intelligent : rendre la ville plus colorée, réintroduire l’horloge florale, à proximité de la Gare Viotte de Besançon.
5. Berges du Doubs : créer des espaces conviviaux : terrasses, musique, détente.
6. Place de la Révolution : animations régulières, renforcement des marchés, programmation annuelle.
7. Musée des Beaux‑Arts : développer des partenariats internationaux pour valoriser les collections.
8. “La rue à nos artistes et sportifs” : autoriser artistes et sportifs locaux à se produire en ville.
9. Place du 8 Septembre : scénographies lumineuses, valorisation de Charles Quint et des Granvelle.
10. Îlot Saint‑Paul : créer un hostel pour les touristes itinérants (EuroVélo 6, Via Francigena).
11. Grand événement autour du temps : s’appuyer sur le label UNESCO pour créer un événement d’envergure.
12. Palais Granvelle : relancer un projet culturel ambitieux, réhabiliter la cour et les ailes inachevées.
13. Kursaal : transformer le bâtiment en auditorium acoustique de référence.
14. Place Victor Hugo : réaménager la place, valoriser l’héritage littéraire, créer des navettes électriques vers la Citadelle.
15. Friche artistique / Rodia : en faire un pôle de création pour le spectacle vivant.
16. Besançon, capitale du sport nature : créer un label “Besançon Sport Nature” et des offres touristiques dédiées.
17. Citadelle : Réillumination économe du site, navettes fréquentes, spectacles son et lumière, accueil de séminaires.
18. Complexe Sport & Spectacle sur le secteur des 408 : un équipement multifonctionnel d’envergure, combinant équipement sportifs et salle de spectacle, en partenariat public‑privé, intégrant le domaine sport‑santé.
Battant : vers une rénovation urbaine d’ampleur
Interrogé sur le quartier Battant, Ludovic Fagaut a confirmé vouloir l’inscrire dans une démarche de rénovation urbaine, à l’image de Planoise, en s’appuyant sur son statut de Quartier Prioritaire de la Ville pour obtenir des financements de l’État.

Accès à la Citadelle : navettes d’abord, câble peut‑être
L’accès difficile à la Citadelle reste un frein majeur. Le candidat propose des navettes électriques fréquentes depuis la place Victor Hugo, la réouverture du dossier auprès du ministère de la Culture et n’écarte pas l’option d’un transport par câble, sous réserve d’un feu vert de l’État.
Une stratégie assumée : faire de l’attractivité le moteur du mandat
Avec “Besançon Confluence”, Ludovic Fagaut veut replacer l’attractivité au cœur du projet municipal. Une vision qui entend conjuguer tourisme, culture, commerce, sport et patrimoine, en misant sur une approche transversale et une reconquête des espaces publics.
La campagne des municipales s’accélère à Pontarlier. Bénédicte Hérard, cheffe de file de la liste “Pontarlier en ACTES”, a présenté les 33 noms qui l’accompagneront pour le scrutin de 2026. Une équipe renouvelée à plus de 60 %, respectant la parité, et affichant une moyenne d’âge de 50 ans. La liste comprend également neuf adjoints et quatre conseillers délégués, en plus de la candidate. « Les habitants attendaient de connaître l’équipe. Ce sont des personnes ancrées à Pontarlier, investies et expérimentées », souligne Bénédicte Hérard, qui revendique une dynamique collective et une “belle marque de confiance” de la part de ceux qui ont accepté de s’engager.
L'interview de la rédaction : Bénédicte Hérard
Quatre “ACTES” pour structurer le programme
Fidèle au nom de sa liste, la candidate articule son projet autour de quatre actes transversaux :
Végétalisation, lutte contre les effets du dérèglement climatique, préservation de l’eau et des ressources naturelles. « Les habitants demandent plus de verdure, et nous devons répondre à ces attentes », affirme-t-elle.
Mobilités douces sécurisées, prévention, présence humaine, inclusion, accessibilité à tous les âges, lutte contre l’isolement et renforcement des solidarités. La candidate insiste aussi sur l’accès aux soins : « Défendre notre hôpital et la présence de médecins est une priorité ».
Objectif : soutenir le plein emploi, renforcer l’activité économique et accompagner les entreprises locales.
Conserver son rôle de capitale de territoire, développer les services de centralité et renforcer l’attractivité du Haut‑Doubs. La candidate promet une gestion « rigoureuse » des finances, sans alourdir la dette, et une gouvernance fondée sur la concertation citoyenne, la transparence et la participation.
L'interview de la rédaction : Bénédicte Hérard
Un programme conçu en équipe
Bénédicte Hérard insiste sur la dimension collective : « Chaque membre a travaillé selon ses compétences et ses appétences. Nous avons brainstormé, trié, rédigé. Ce programme est notre feuille de route ».
Une campagne sans local fixe, mais au plus près des habitants
La candidate a choisi de ne pas ouvrir de local de campagne. Elle privilégie des permanences itinérantes dans les quartiers. Premiers rendez‑vous : samedi 24 janvier, à partir de 11 h, dans le quartier des Lavaux, et à 17 h, à la salle de convivialité des Étraches. Un calendrier complet sera distribué dans les boîtes aux lettres.
L'interview de la rédaction : Bénédicte Hérard
Adjoints et conseillers délégués
Les neuf adjoints :
Anne-Lise Ballyet : jeunesse et politique de la ville.
Sabrina de Oliveira : culture
Valérie Jacquet : éducation et santé
Marlène Locatelli : sport
Ashraf Al Junaidi : Action sociale et solidarité
Didier Chauvin : logement, urbanisme et projets structurants
Xavier Garcia : patrimoine bâti, patrimoine naturel et transition énergétique
Jean-Marc Grosjean : finances, mobilités, propreté, voirie, biodiversité.
Romuald Vivot : sécurité, propreté, services publiques, numérique.
Les quatre Conseillers délégués:
Filz Göker : vie des quartiers. Partage intergénérationnel et interculturel. Relation avec les communautés.
Sami Mejri : économie. Commerces et animations commerciales. Relation avec les entreprises. Insertion/inclusion.
Pascal Pecclet : vie associative. Relation avec les associations. Gestion des moyens.
Jean-Baptiste Pierrot Martin : rayonnement touristique – jumelage. Devoir de mémoire et cérémonies patriotiques. Relation avec les cultes. Engagement bénévole et citoyen. Place et bien-être animal dans la cité.
À Fontain et Arguel, un nouveau candidat entre officiellement dans la course aux municipales de mars prochain. Marc Girardot, 71 ans, habitant du village depuis plus de quarante ans, conduira une liste autour d’un mot d’ordre : préserver la qualité de vie et associer les habitants aux décisions.
Un candidat ancré dans le territoire
Retraité de l’Éducation nationale, Marc Girardot a passé 25 ans comme instituteur puis 15 ans comme directeur d’école, notamment à Saône, à Dürer et à Île-de-France, dans le quartier Planoise, à Besançon. Il a terminé sa carrière au Liban, à Tripoli, à la tête d’un établissement de 650 élèves relevant de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger. Son parcours l’a familiarisé avec la gestion d’équipes importantes, la responsabilité budgétaire et la concertation, des compétences qu’il estime transposables à la gestion municipale. Très investi dans la vie locale, il a présidé une association locale, a joué à l’orchestre d’harmonie de Besançon et enseigne encore le français langue étrangère dans une association de Planoise.
Une candidature motivée par la transmission
« Si un de mes enfants venait vivre ici, quel village voudrais‑je lui laisser ? » : c’est la question fondatrice de son engagement. Avec son équipe, il souhaite préserver l’identité du village, son patrimoine bâti, son tissu économique et sa vie associative, qu’il juge particulièrement riches pour une commune de cette taille. Le candidat insiste sur la nécessité de renforcer le vivre‑ensemble, de soutenir les associations et de maintenir un lien étroit avec les acteurs économiques, de la fruitière aux commerces de proximité.
L'interview de la rédaction : Marc Girardot
Les axes du programme
1. Indépendance énergétique des bâtiments communaux. Installation de panneaux solaires, rénovation énergétique, optimisation des consommations : Fontain et Arguel doivent, selon lui, « rejoindre les communes déjà engagées dans cette transition ».
2. Soutien à l’école et stabilisation des effectifs. Face à la baisse démographique, la liste veut travailler avec la Vèze et Pugey, partenaires du RPI, pour attirer de jeunes familles et valoriser un outil scolaire jugé « exemplaire ».
3. Priorité au bâti existant et aux dents creuses. Avant toute extension urbaine, l’équipe souhaite réhabiliter l’ancienne fruitière, encourager la transformation des fermes en plusieurs logements et exploiter les dents creuses pour créer de nouveaux habitats, sans empiéter sur les terres agricoles.
4. Préservation des hameaux et de l’environnement. Fontain‑Arguel compte une dizaine de lieux‑dits. La liste veut maintenir leur identité propre et protéger les espaces naturels.
5. Amélioration du quotidien. Entretien renforcé des sentiers, création de parcours thématiques, aménagement de lieux de rencontre, valorisation du patrimoine communal.
Marc Girardot conclut en rappelant le fil conducteur de sa démarche : « aucune décision importante ne sera prise sans information ni consultation des habitants ».
L'interview de la rédaction : Marc Girardot
L'interview de la rédaction : Marc Girardot
Une campagne axée sur la proximité
La liste entame une campagne « de presse et de terrain », avec plusieurs rendez‑vous publics :
L'interview de la rédaction : Marc Girardot
Dans un communiqué de presse, envoyé dans la nuit de dimanche à lundi aux rédactions, la liste « Besançon Forte et Solidaire » confirme qu’elle met fin à sa campagne, invoquant un engagement politique « lucide et responsable ». Après plusieurs mois de rencontres, l’équipe rappelle avoir défendu un projet de justice sociale, de solidarité et d’écologie du quotidien. Elle remercie les Bisontines et Bisontins pour leur confiance et assure que ses valeurs continueront de s’exprimer dans les débats citoyens et les engagements locaux à venir.
Le Mouvement Franche‑Comté de Jean‑Philippe Allenbach a dévoilé une nouvelle affiche appelant la droite bisontine à se rassembler en vue des municipales de mars prochain. Le mouvement met en garde contre une dispersion des candidatures qui pourrait, selon lui, ouvrir la voie à une victoire de la gauche. Jean‑Philippe Allenbach estime que « si au 2ᵉ tour Anne Vignot s’allie avec LFI, Ludovic Fagaut n’aura pas d’autre choix que de faire de même avec le Rassemblement national ». Une prise de position qui intervient alors que les stratégies de second tour restent encore floues.
À l’occasion des vœux 2026, deux piliers de la vie publique ont tiré leur révérence. Après près de trente ans d’engagement, Patrick Genre a livré vendredi soir, à la salle Pourny, un dernier discours empreint d’émotion. Même passage de relais pour Gilbert Marguet, 78 ans, professeur de mathématiques de formation, qui met fin à sept mandats successifs. Les électeurs désigneront leurs successeurs au printemps prochain.