Candidate de Lutte ouvrière aux élections municipales à Besançon, en compagnie de son binôme Olivier Millot, Nicole Friess assume une campagne résolument politique. Pour elle, l’enjeu dépasse largement le cadre local : il s’agit avant tout de « faire entendre le camp des travailleurs ».
« Une candidature pour exprimer la colère du monde du travail »
« Il faut que le monde du travail se fasse entendre. » explique Mme Friess. Elle évoque les difficultés quotidiennes des salariés : fins de mois compliquées, hausse des prix, accès au logement, à la santé ou encore manque de moyens dans les écoles. Selon elle, la situation sociale est marquée par une « injustice profonde », pointant l’enrichissement des grandes fortunes et l’augmentation du nombre de milliardaires ces dernières années. « Ceux qui font tout fonctionner n’arrivent pas à vivre dignement », déplore-t-elle, dénonçant un système qui favoriserait les grands groupes et les « multimilliardaires ».
L'interview de la rédaction : Nicole Friess
Un discours qui dépasse l’échelon municipal
Nicole Friess reconnaît les limites du pouvoir local. À ses yeux, « même avec la meilleure volonté du monde, les municipalités n’ont pas les moyens de changer la situation ». Elle souligne la baisse des dotations aux collectivités et estime que les promesses électorales créent « des illusions ». Pour Lutte ouvrière, la réponse ne peut être seulement municipale. La candidate replace son engagement dans un contexte national et international marqué, selon elle, par les crises économiques et les conflits armés. « Nous sommes dans une période grave. Il faut que les travailleurs prennent leurs affaires en main », affirme-t-elle.
Un projet de société « communiste et internationaliste »
Plus qu’un programme municipal classique, Nicole Friess revendique « un projet de société ». Lutte ouvrière se présente comme un parti « communiste, révolutionnaire et internationaliste », défendant l’idée que les travailleurs doivent diriger la société. Répartition du travail entre tous, investissements massifs dans les services publics, fin de la course au profit : telles sont les orientations qu’elle met en avant. « Cela ne se fera pas uniquement par les élections, mais par les luttes », prévient-elle.
En dehors des divisions locales
Interrogée sur les divisions à gauche à Besançon, Nicole Friess se montre distante. Elle considère les municipales comme un enjeu avant tout national pour les grands partis, qui « compteront les voix » en vue d’échéances futures. Lutte ouvrière, assure-t-elle, présente une liste clairement identifiée, composée de travailleurs. À l’échelle nationale, le parti annonce 240 listes, regroupant près de 10 000 candidats. À Besançon, Nicole Friess entend ainsi faire de cette campagne une tribune pour défendre « le camp des travailleurs », dans un contexte qu’elle juge particulièrement préoccupant.
L'interview de la rédaction : Nicole Friess
L'interview de la rédaction : Nicole Friess
La commission de contrôle des listes électorales de la Ville de Besançon se réunira jeudi 19 février à 16h30, en salle Raymond Forni à la mairie. Ouverte au public, cette séance s’inscrit dans la préparation des élections municipales des 15 et 22 mars 2026. La commission examinera la régularité des inscriptions et radiations sur les listes électorales.
Dans le cadre de la campagne des municipales Anne Vignot et sa liste « Besançon vivante, juste et humaine » organisent un grand meeting public le mardi 3 mars, à 19h, au Grand Kursaal. Plusieurs personnalités régionales et nationales seront à ses côtés : Marine Tondelier, secrétaire nationale du parti Les Écologistes, le socialiste Jérôme Durain, président de la région Bourgogne-Franche-Comté, Clémentine Autain (l’Après), députée de Seine-Saint-Denis, Guillaume Roubaud-Quashie, porte-parole du Parti Communiste Français, Marie-Guite Dufay, ancienne présidente socialiste de la région Bourgogne-Franche-Comté, Parti Socialiste et l’écologiste Dominique Voynet, députée du Doubs. Un moment fort pour partager et découvrir le programme et les ambitions d’Anne Vignot et son équipe pour les six prochaines années.
À Besançon, la liste « Faire mieux pour Besançon », pilotée par La France insoumise et sa cheffe de file Séverine Véziès, dévoile un simulateur en ligne pour découvrir son programme. Quatre piliers, trente engagements et plus de 200 mesures : cet outil permet à chaque habitant d’évaluer concrètement l’impact des propositions sur son quotidien. Objectif affiché : gouverner avec et pour les Bisontins. Le simulateur est accessible sur fairemieuxbesancon.fr.
À l’approche des élections municipales, Hervé Remonnay officialise sa candidature à la tête d’une liste baptisée « Expérience, dynamisme et avenir » aux Fins. Adjoint sortant, il entend inscrire son action dans la continuité du travail engagé tout en impulsant de nouveaux projets structurants pour la commune.
Un élu de terrain
Âgé de 58 ans, marié et père de quatre enfants, Hervé Remonnay est agriculteur. Il exploite son activité avec son épouse et l’un de ses fils. Investi de longue date dans la vie municipale, il a été conseiller municipal de 2001 à 2008, avant de devenir adjoint en charge de la voirie, de la sécurité et de l’agriculture lors du mandat qui s’achève. « Se présenter est pour moi la suite logique », explique-t-il. « Je suis très impliqué depuis six ans. J’ai travaillé sur de nombreux dossiers que je souhaite aujourd’hui mener à leur terme avec une nouvelle équipe ».
L'interview de la rédaction : Hervé Remonnay
Des projets structurants pour le prochain mandat
Le candidat met en avant plusieurs priorités pour les années à venir.
Finaliser et développer les équipements scolaires
Parmi les dossiers majeurs : Finaliser l’agrandissement de l’école, lancer la rénovation de l’ancienne école, agrandir la cantine et moderniser ses cuisines et offrir davantage d’espace au pôle petite enfance « Arc-en-ciel ». Pour Hervé Remonnay, l’investissement dans l’enfance et la jeunesse constitue « un engagement pour l’avenir du village ».
Repenser le carrefour des usines
Le « gros projet du mandat » concerne la requalification complète du carrefour des usines. L’objectif : améliorer la fluidité de circulation pour les véhicules, sécuriser les déplacements des piétons et des cyclistes, tout en végétalisant davantage cet espace stratégique.
L'interview de la rédaction : Hervé Remonnay
Une liste « apolitique et de terrain »
La liste « Expérience, dynamisme et avenir » se veut indépendante de tout parti politique. « Nous sommes une équipe apolitique, sans alliance partisane. Une équipe de terrain », insiste le candidat. Composée d’élus expérimentés et de nouveaux entrants, elle ambitionne de conjuguer continuité et renouveau, avec des « grands projets structurants » mais aussi des actions concrètes du quotidien destinées à faciliter et embellir la vie des habitants.
Réunions publiques
Deux réunions d’information sont annoncées : le 28 février sur le parking du nouveau cimetière et le 12 mars, à 20 h, à la salle polyvalente des Fins. Ces rencontres sont ouvertes à l’ensemble des habitants souhaitant échanger avec le candidat et son équipe.
À travers cette candidature, Hervé Remonnay affirme vouloir « prendre les rênes de notre beau village » et poursuivre le développement de la commune dans un esprit de proximité et de pragmatisme.
Premier adjoint sortant, Roland Perrot sera candidat aux élections municipales de mars prochain au Russey, dans le Haut-Doubs. Élu en 2020 sur la liste conduite par la maire sortante, il assure depuis six ans cette fonction au sein d’une équipe qu’il souhaite aujourd’hui prolonger.
Avant de s’engager en politique municipale, Roland Perrot a longtemps œuvré dans le tissu associatif local : sports d’hiver, comité des fêtes, … « À l’échelle municipale, on peut aller plus loin dans les responsabilités et l’accompagnement », explique-t-il. Un engagement qu’il présente comme la suite logique de son implication au service des habitants.
Une commune de près de 2 700 habitants
Le Russey, qui frôle désormais les 2 700 habitants selon le dernier recensement en attente de publication officielle, change de dimension. Ce passage au-dessus du seuil des 2 500 habitants implique un conseil municipal élargi à 23 membres, soit quatre de plus que lors du précédent mandat. La liste menée par Roland Perrot est désormais complète. Elle respecte la parité, avec 12 hommes et 11 femmes. « La moyenne d’âge tourne autour de 42-43 ans », précise le candidat, qui met en avant la diversité des profils : retraités, salariés de l’industrie, enseignants, actifs de différents secteurs.
L'interview de la rédaction : Roland Perrot
L’école des Gentianes au cœur du programme
Parmi les priorités affichées figure la réhabilitation de l’école des Gentianes. Le projet prévoit la création d’un nouveau périscolaire et l’aménagement des combles afin d’accueillir de nouvelles salles de classe. L’objectif est de regrouper les services sur un même site, le périscolaire étant actuellement situé au centre du village. « Le dossier est acté par les services. Il reste à finaliser les appels d’offres et à lancer les travaux », souligne Roland Perrot, qui en fait le projet majeur du prochain mandat.

Roland Perrot
Renaturation et accompagnement des associations
Autre chantier envisagé : la renaturation de la place du Russey, dans la continuité des aménagements récents, avec la plantation d’arbres et la désimperméabilisation des sols afin de redonner de l’ouverture et améliorer le cadre de vie. Au-delà des grands projets, le candidat insiste sur « la gestion quotidienne » d’une commune de cette taille : entretien des routes et des forêts, travaux annuels, soutien aux associations. Avec plus de 50 structures actives, la vie associative représente un enjeu central pour la municipalité.
L'interview de la rédaction : Roland Perrot
À quelques semaines du scrutin, Roland Perrot mise ainsi sur une ligne de continuité et de consolidation des projets engagés, tout en adaptant la commune à sa croissance démographique.
Une annonce sur les réseaux sociaux
Le maire sortant de Champagnole, Guy Saillard, a présenté sa liste « Vive Champagnole 2026 », en vue des prochaines élections municipales. Il met en avant une équipe à la fois renouvelée et expérimentée, qu’il souhaite « solide et engagée » pour poursuivre le travail engagé.
Une équipe organisée par délégations
En cas de réélection, Guy Saillard a déjà détaillé la répartition des responsabilités. David Dussouillez serait premier adjoint avec une délégation générale, en charge des sports et de la communication. Ghislaine Benoit piloterait la cohésion sociale et le cadre de vie. Pascal Grenier serait chargé du centre de loisirs ainsi que de la vie scolaire et périscolaire.
Véronique Delacroix prendrait les affaires générales, le personnel et le fleurissement.
Pascal Tissot aurait la responsabilité des finances et des forêts.
Catherine David-Rousseau s’occuperait du développement culturel, Benjamin Soussia de l’animation et de l’événementiel, et Michèle Girod du développement commercial. Cinq conseillers délégués sont également annoncés : Rahma Tbatou, Victor Poux, Arnaud Vuillermoz, Julian Bourny et Didier Verjus. L’ensemble des colistiers serait associé au projet municipal, chacun dans son domaine de compétence.
Le soutien affiché de Clément Pernot
Le sénateur Clément Pernot figure sur la liste. Il s’est dit « immensément heureux » d’avoir répondu favorablement à la proposition de Guy Saillard. Selon lui, leurs mandats départementaux et nationaux constitueront un atout supplémentaire. Il évoque « une équipe solide, engagée et complémentaire », capable d’agir concrètement pour améliorer le quotidien des habitants et contribuer à leur « bonheur".

La France insoumise (LFI) a officiellement présenté sa liste vendredi pour les élections municipales à Besançon, affichant une équipe de 57 candidates et candidats mêlant militants insoumis, citoyens engagés et acteurs de la société civile. Une composition que le mouvement revendique comme représentative des quartiers et des réalités sociales de la ville .
Une liste entre figures locales et nouveaux visages
Parmi les premiers noms figurent Séverine Véziès, enseignante dans le supérieur, Martin Mellion, menuisier, ou encore Hélène Magnin-Feysot, chargée de mission dans l’économie sociale et solidaire. Alexis Poyard, étudiant de 24 ans, et Magalie Suter, en reconversion professionnelle, incarnent quant à eux une nouvelle génération engagée. En 20ᵉ position figure également Laurent Thines, 51 ans, chef de service en neurochirurgie. Sa présence est un signal fort en faveur de la défense de l’hôpital public et de l’accès aux soins, thématiques que la liste entend placer au cœur de sa campagne.
La liste fait la part belle aux profils issus de l’éducation, du secteur social et du monde associatif : enseignants, travailleurs sociaux, aides-soignants, cadres de la sécurité sociale ou encore coordinateurs médicaux y côtoient artisans, commerçants, artistes et retraités. Une liste de terrain, ancrée dans les quartiers populaires comme dans l’ensemble de la ville. Les quartiers de Battant, Planoise, Palente, Bregille, Tilleroyes, Clairs-Soleils, Saint-Claude ou encore la Butte sont représentés.
Une alliance entre militants LFI et citoyens engagés
Si de nombreux colistiers sont encartés ou proches de La France insoumise, une part significative de la liste est composée de « citoyens engagés », sans affiliation partisane revendiquée. On retrouve ainsi des profils variés : une développeuse informatique, un technicien son, une graphiste décoratrice, un cinéaste, une musicienne, ou encore un enseignant-chercheur en sociologie. La diversité générationnelle est également mise en avant : la benjamine de la liste a 21 ans, le doyen 80 ans.
À un mois du 1er tour des élections municipales de 2026, une nouvelle candidature se dessine dans la commune de La Vèze, dans le Grand Besançon. À 50 ans, Céline Troncin Vergey annonce sa première participation à une élection, avec une ambition claire : devenir maire et insuffler un nouvel élan au village.
Installée à La Vèze depuis 2014, la candidate revendique un attachement profond à cette commune de moins de 500 habitants. « C’est un village à taille humaine, idéalement situé sur le premier plateau, tout près de Besançon, mais déjà tourné vers les Haut-Doubs », souligne-t-elle. Un cadre de vie privilégié qui a nourri, au fil des années, sa réflexion sur l’engagement local.
L'interview de la rédaction : Céline Troncin Vergey
Une première candidature assumée
Sans expérience élective préalable, Céline Troncin Vergey assume pleinement ce premier engagement politique, mûri de longue date. « La commune a besoin de renouveau, de dynamisme et d’un regard neuf », estime-t-elle, convaincue que son projet et son équipe peuvent répondre aux attentes des habitants. La candidate mènera une liste sans étiquette politique, baptisée « L’Avenir Ensemble ». Composée de 11 candidats — conformément à la taille du conseil municipal — elle affiche une parité presque parfaite, avec six femmes et cinq hommes, pour une moyenne d’âge de 44 ans. Parmi eux, une seule personne est issue du conseil municipal sortant. « La richesse de notre équipe repose sur la diversité des profils, des compétences et des parcours professionnels », explique Céline Troncin Vergey. La moitié des colistiers résidant dans la commune depuis moins de cinq ans, la liste revendique un regard neuf, sans a priori, sur la vie locale.
L'interview de la rédaction : Céline Troncin Vergey
Un projet centré sur la proximité et le lien social
Le programme en cours d’élaboration repose sur des valeurs fortes : proximité, écoute et participation citoyenne. La candidate souhaite moderniser la communication municipale, notamment par le déploiement d’outils numériques et d’une application dédiée, ainsi que par l’organisation de consultations citoyennes sur les projets structurants. Autre axe majeur : le renforcement du lien social. Le soutien aux associations locales et l’organisation d’événements conviviaux doivent, selon elle, favoriser les échanges entre habitants et développer le lien intergénérationnel, en particulier entre les aînés et les plus jeunes.
L'interview de la rédaction : Céline Troncin Vergey

École, cadre de vie et écologie au cœur des priorités
La question de l’éducation occupe également une place centrale dans le projet. Face à la baisse des effectifs scolaires observée depuis plusieurs années, la candidate souhaite travailler étroitement avec les communes du regroupement scolaire, notamment Fontaine, Pugey et Arguel, afin de renforcer l’attractivité du territoire et favoriser l’installation de nouvelles familles. L’amélioration du cadre de vie, la préservation de l’identité et du patrimoine communal, la sécurité, ainsi qu’une démarche écologique et de développement durable complètent les grandes priorités annoncées.
Une commune pleinement engagée dans l’intercommunalité
Enfin, Céline Troncin Vergey entend renforcer la présence de La Vèze au sein de Grand Besançon Métropole. « Il est essentiel d’être pleinement engagé dans les instances intercommunales pour défendre les intérêts et les projets de la commune », affirme-t-elle, évoquant la possibilité d’assumer des responsabilités au sein de la collectivité.
Une vision du rôle de maire fondée sur des valeurs humaines
Pour conclure, la candidate met en avant les qualités qu’elle souhaite incarner en tant que maire : respect, bienveillance, écoute et capacité à fédérer. « Un maire doit savoir écouter, rassembler et agir concrètement pour le bien commun », résume-t-elle. La campagne ne fait que commencer à La Vèze, mais le ton est donné : celui d’un engagement citoyen tourné vers l’avenir et la proximité.
L'interview de la rédaction : Céline Troncin Vergey
À l’approche du dépôt officiel des listes dans les 563 communes du Doubs, les services de l’État s’emploient à expliquer un mécanisme électoral profondément remanié. Un système qui, selon le préfet du Doubs, Rémi Bastille, repose sur un équilibre délicat entre contrôle administratif national et autonomie politique locale, et dont la réussite dépendra autant de la mobilisation des candidats que de la compréhension des électeurs.
Un dispositif à deux vitesses : nuance nationale et liberté locale
Le préfet rappelle que la préfecture attribue à chaque liste une nuance politique nationale, une classification administrative destinée à permettre une lecture homogène des résultats à l’échelle du pays. Cette nuance n’empêche toutefois pas les candidats de revendiquer publiquement l’étiquette de leur choix dans leur communication locale. « Ce double niveau peut surprendre, mais il répond à deux logiques différentes : l’analyse nationale d’un côté, la liberté d’expression politique de l’autre », explique le préfet. Cette coexistence peut néanmoins créer une forme de décalage entre l’identité affichée par les candidats et la catégorie dans laquelle ils seront comptabilisés le soir du scrutin.
L'interview de la rédaction : Rémi bastille, préfet du Doubs
Une incertitude persistante sur le nombre de listes
À ce stade, les services de l’État estiment qu’environ 800 listes pourraient être déposées dans le département. Une projection qui dépasse largement le nombre de communes, signe d’une compétition accrue dans certaines zones urbaines ou périurbaines. Mais le préfet tempère : « Ce chiffre reste une estimation. Dans de nombreuses petites communes, il n’y aura qu’une seule liste. Le décompte final ne sera connu qu’à la clôture officielle des dépôts ».
Pontarlier, un exemple de fragmentation locale
À Pontarlier, la capitale du Haut‑Doubs, la campagne illustre de manière particulièrement nette la complexité du paysage politique local. Le maire sortant, Patrick Genre, a choisi de ne soutenir officiellement aucune liste, une position qui traduit les divisions apparues au sein de son conseil municipal au cours du mandat. Plusieurs responsables politiques locaux n’ont pas non plus pris position publiquement, malgré des proximités politiques connues de longue date. Cette absence d’alignement national contribue à brouiller la lecture du scrutin pour les électeurs et renforce l’impression d’un paysage politique éclaté. Deux listes classées « sans étiquettes » sont entrées en campagne : l’une menée par Bertrand Guinchard, l’autre par Bénédicte Hérard. Le premier a régulièrement revendiqué des positions situées à droite de l’échiquier politique, tandis que la seconde a longtemps été engagée aux côtés de Gilles Platret, figure de la droite et du centre. Le centriste Patrick Comte est également en lice, même si son positionnement politique, traditionnellement identifié, apparaît aujourd’hui moins mis en avant dans la campagne. Cette configuration, marquée par une pluralité de candidatures et l’absence de soutien explicite de figures locales ou nationales, contribue à une campagne particulièrement ouverte et souligne les recompositions politiques à l’œuvre dans la ville. Cette situation interroge également sur la capacité de la ville à peser dans les équilibres nationaux.