Le candidat Patrick Comte, tête de liste de « Mieux Vivre à Pontarlier », a présenté une partie des membres qui l’accompagneront pour les élections municipales des 15 et 22 mars prochains, ainsi que les grandes lignes de son projet politique.
Une équipe déjà structurée
Neuf adjoints sont annoncés : Jean-Louis Gagelin, Agathe Henriet, Fabien Paret, Nathalie Bertin, Benjamin Locatelli, Nathalie Brachet, Gilles Corgini, Delphine Pernin et Philippe Klein. Six conseillers délégués complètent la liste : Alice Ernoult, Anne-Laure Vaufrey, David Marsais, Loïc Le Biavant, Stéphanie Gendrot et Véronique Solvay.
Des projets pour « mieux vivre » à Pontarlier
Parmi les propositions phares du programme : la création d’un musée de l’affiche de cinéma, l’implantation d’une Maison France Services ou encore l’ouverture d’une Maison de la parentalité et d’une Maison de l’altérité
Stationnement : vers une nouvelle organisation
Patrick Comte propose des parkings souterrains quartier Lallemand et à la maison Chevalier, avec possibilité de construction en surplomb, deux heures gratuites sur les parkings du centre-ville, puis tarification, la gratuité prolongée sur les parkings périphériques, sans incitation au covoiturage, et l’emplacements réservés aux habitants du centre, identifiables par macaron.
Une candidature née d’un sens du devoir collectif
Patrick Comte, figure bien connue du tissu économique pontissalien, a officialisé sa candidature aux municipales avec un mot d’ordre : servir la ville. Il se présente sous la liste " Mieux Vivre à Pontarlier". Son engagement s’inscrit dans une logique de transmission et de reconnaissance envers une ville à laquelle il se dit profondément attaché. Soutenu par son entourage, il évoque une dynamique de confiance collective.
L'interview de la rédaction : Patrick Comte
Parité et composition de l’équipe
La liste menée par Patrick Comte, qui refuse toute étiquette politique, est annoncée comme complète. Il reconnaît toutefois les difficultés à atteindre la parité, évoquant la réalité des contraintes professionnelles et familiales qui pèsent davantage sur les femmes. Cette lucidité s’accompagne d’une volonté d’agir sur les freins structurels à l’engagement féminin : « Il faut créer des conditions pour que les femmes puissent s’investir » déclare-t-il.
Gouvernance et méthode : la concertation au cœur du projet
La concertation constitue la pierre angulaire de sa démarche. Les grands projets, qui animeront la feuille de route du mandat sollicité, seront élaborés avec les acteurs économiques, les associations, les commerçants, les industriels et les habitants. « Ce ne sera pas de l’entre-soi" souligne-t-il. "Les bonnes idées sont partout, il faut juste les écouter ». Par ailleurs, à travers son projet et les décisions qui en découleront, il veut combattre le climat de mal-être au sein du personnel municipal, évoquant un « vrai dysfonctionnement » : « Je veux que les employés arrivent avec le sourire. On ne peut pas faire du bon travail en étant malheureux. »
Un projet fondé sur l’équilibre entre social et économie
Pour le candidat, social et économie sont indissociables : « Il faut du social pour l’économie, et de l’économie pour le social. » Il défend une approche systémique où associations, entreprises, commerçants et habitants doivent coopérer à la réalisation de projets durables. Cette logique de coopération se double d’une volonté de gestion rigoureuse : Pontarlier dispose d’un budget de 46 millions d’euros, dans lequel chaque euro dépensé doit être utile », affirme-t-il. Ce sera toute la logique des initiatives qui seront mises en place.
L'interview de la rédaction : Patrick Comte
Transparence et engagement programmatique
La profession de foi de l’équipe Comte sera présentée en janvier 2026, sous une forme « claire, chiffrée et vérifiable ». « Les Pontissaliens pourront nous juger sur du concret » déclare-t-il. L’équipe revendique une méthode de travail proche du privé : étude des bilans, analyse de ce qui a été bien ou mal fait, et élaboration de projets « réalisables et utiles ». Parmi les chantiers évoqués : revitalisation du centre-ville, logement abordable, et réévaluation des investissements municipaux (objectif : passer de 8 à 12–15 millions d’euros d’investissement). Sans oublier le devenir de la maison Chevalier. Sujet de bien des discussions, ces dernières années dans la capitale du Haut-Doubs.
Une campagne ouverte au dialogue, pas à la confrontation
S’il reconnaît le caractère compétitif de la campagne, M. Comte rejette toute logique d’affrontement : « Je préfère parler de concertation que de match. Que le meilleur gagne, mais sans agressivité. » Il envisage une campagne « sportive mais respectueuse », marquée par des rencontres citoyennes, une permanence ouverte, et une écoute active des habitants.
« Candidat de la concertation et du bon sens », Patrick Comte souhaite incarner une gouvernance locale fondée sur la proximité, la rigueur budgétaire et la coopération.
Son projet, encore en maturation, place le tourisme, la culture et la revitalisation du centre-ville au cœur d’une ambition collective : redonner à Pontarlier sa place de capitale du Haut-Doubs.
En attendant le résultat du scrutin de mars prochain, il promet un programme « réaliste, chiffré et transparent », à l’image d’une campagne qu’il veut respectueuse, ouverte et participative.
48 heures, d’une conférence de presse qui se tiendra ce lundi après-midi dans les locaux de la Chambre de Commerce et d’Industrie, Patrick Comte a dévoilé, sur les réseaux sociaux, les personnalités qui composent sa liste, dont le leitmotiv est « mieux vivre à Pontarlier ». Parmi ces personnes, on notera la présence de l’artiste Benjamin Locatelli, l’ancienne conseillère régionale et élue pontissalienne Nathalie Bertin ou encore l’ex-commerçant et patron d’une enseigne d’outillage à Pontarlier Jean-Louis Gagelin. Renouvellement des pratiques, logement, sécurité, dynamisme du centre-ville et participation citoyenne figurent parmi les priorités affichées. L’équipe se veut « collégiale, ouverte à la société civile » et "engagée pour une transformation durable et solidaire de la ville".
Le maire de Dole, Jean-Baptiste Gagnoux (LR), a officialisé sa candidature à sa propre succession lors d’une conférence de presse tenue ce jeudi 16 octobre au Moulin des Écorces. Il conduira à nouveau la liste de la majorité municipale sortante pour les élections des 16 et 22 mars prochains. Âgé de 40 ans, professeur d’histoire-géographie de formation, M. Gagnoux est maire depuis 2017 et vice-président du conseil départemental depuis 2021.
Sollicité par plusieurs candidats (L. Fagaut, L. Croizier, E. Delabrousse), l’élu bisontin Nicolas Bodin décline toute proposition. Il affirme « ne pas croire au dépassement du clivage Gauche/Droite, qu’il juge toujours structurant ». Face aux recompositions politiques et aux appels à l’union des droites, il dénonce « les débauchages individuels, souvent contre-productifs dans la gestion locale ». Pour lui, « les valeurs de Gauche et de Droite sont distinctes mais essentielles à l’équilibre démocratique ». Fidèle à ses convictions, il réaffirme « son ancrage à Gauche et promet de continuer à s’exprimer librement sur les dossiers municipaux et nationaux ».
À cinq mois des municipales de mars 2026, Nathalie Bouvet, conseillère municipale de Besançon, et Frank Monneur annoncent leur ralliement à la dynamique portée par Ludovic Fagaut et Laurent Croizier. Avec le soutien de Franck Defrasne, Bernard Falga, Madeleine Lhomme, Maxime Munier et Catherine Thiébau, ils appellent « à une alternative ambitieuse, apaisée et tournée vers l’avenir ». Ce rassemblement « veut remettre Besançon en mouvement et tourner la page d’une gouvernance jugée dogmatique ».
En vue des élections municipales des 15 et 22 mars prochains, la “Gauche Pontissalienne” multiplie les rencontres citoyennes. Trois nouvelles tables rondes sont programmées à l’Esperluète, rue Vannolles, les 26 octobre ainsi que les 9 et 23 novembre, de 16h à 18h.
Pontarlier se prépare à un printemps électoral animé. Dans la perspective des municipales de mars 2026, le collectif de la Gauche Pontissalienne a choisi une méthode originale pour élaborer son programme : associer directement les citoyens à la réflexion politique. Ces “tables rondes participatives ” se déroulent depuis plusieurs semaines à l’Esperluète, autour de thématiques précises comme le logement, les transports ou encore l’attractivité du territoire.
Une démarche citoyenne avant tout
Parmi les participants réguliers figure Laëtitia Debourgogne, engagée dans le collectif. Et ce, même si elle ne s’est pas encore prononcée sur une participation à la liste qui sera soumise aux électeurs. “Je me reconnais dans les valeurs de gauche, celles de la justice et de l’égalité. Ce qui me plaît ici, c’est la possibilité d’échanger librement, sans pression ni hiérarchie”, explique-t-elle. Le principe des tables rondes repose sur la parole libre et l’intelligence collective. Les participants débattent en petits groupes autour d’un thème, partagent leurs constats, puis dégagent des propositions concrètes. “L’idée, c’est que le programme ne soit pas écrit par quelques-uns dans un bureau, mais par les habitants eux-mêmes”, souligne Mme Debourgogne.
Des thèmes ancrés dans le quotidien des Pontissaliens
La première rencontre, organisée la semaine passée, a réuni une quinzaine de personnes — un chiffre jugé encourageant par les organisateurs. Les échanges se sont concentrés sur deux sujets au cœur des préoccupations locales : le logement et les transports. “Se loger à Pontarlier devient de plus en plus difficile avec un salaire français”, constate Laëtitia Debourgogne. “Beaucoup de personnes partent travailler en Suisse pour compenser, mais cela contribue à faire grimper les loyers. C’est un cercle vicieux.” La prochaine séance, prévue le 26 octobre, reviendra sur la question des mobilités, avant d’aborder plus largement l’attractivité et le bien-vivre à Pontarlier.
L'interview de la rédaction : Laëtitia Debourgogne, sympathisante à la Gauche Pontissalienne.
Une participation souple et sans pression
Chaque session se déroule entre 16h et 18h, avec la possibilité pour chacun d’arriver ou de partir à sa convenance. “Nous voulons éviter le sentiment d’un ‘guet-apens politique’. L’objectif, c’est de favoriser un climat ouvert et bienveillant, où toutes les opinions peuvent s’exprimer”, insiste la militante.
L'interview de la rédaction : Laëtitia Debourgogne, sympathisante à la Gauche Pontissalienne
Un travail de fond, sans précipitation
Pour l’heure, aucun calendrier définitif n’a été arrêté quant à la publication du programme. Les membres de la Gauche Pontissalienne préfèrent avancer pas à pas. “Nous ne voulons pas faire vite, mais faire bien”, résume Mme Debourgogne. Cette démarche participative, strictement locale et indépendante des enjeux nationaux, ambitionne de replacer les Pontissaliens au cœur de la décision politique.
L’annonce était attendue, elle est désormais officielle : le député MoDem du Doubs Laurent Croizier et le conseiller municipal Les Républicains Ludovic Fagaut, également 1er Vice-président du conseil départemental du Doubs, unissent leurs forces pour les élections municipales de mars prochain à Besançon. Sous la bannière « Ensemble, Besançon avance », le duo entend incarner une « union du centre gauche, au centre et la droite républicaine » et promet de tourner la page des divisions qui avaient marqué la précédente campagne de 2020. « Nous avons appris de nos erreurs. En 2020, la division a conduit à six ans de chaos municipal. Les Bisontines et les Bisontins nous demandent aujourd’hui de nous rassembler », a déclaré Ludovic Fagaut, chef de file de l’opposition municipale, en conférence de presse ce samedi matin.
Une alliance “naturelle” après dix ans de collaboration
Les deux élus, qui se connaissent de longue date – leur première coopération remonte à 2013 – présentent leur union comme une suite logique de leur travail commun au sein du conseil municipal et de Grand Besançon Métropole. « De représentants de l’opposition, nous devenons naturellement candidats au service d’un même projet pour Besançon », a expliqué M. Fagaut. « Notre seule boussole sera Besançon, et rien que Besançon », a renchéri M. Croizier, insistant sur une démarche « d’ouverture, de responsabilité et d’humilité ». L’alliance, qualifiée par les deux hommes d’« acte fondateur », vise à rassembler du centre gauche au bloc central jusqu’à la droite républicaine, sans exclusive partisane. « Ce n’est pas Paris qui décidera de ce qui se passera à Besançon », a martelé Ludovic Fagaut, écartant toute logique d’appareil.
L'interview de la rédaction : Laurent Croizier
L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut
Une vision en cinq axes pour “la ville des possibles”
Le tandem Fagaut–Croizier a décliné sa feuille de route autour de cinq axes structurants : Redonner à Besançon sa place de capitale économique, sportive, culturelle et touristique ; assurer la sécurité et la tranquillité publique ; réanimer les quartiers et la vie urbaine ; valoriser la fierté bisontine, le patrimoine et l’environnement et faciliter les déplacements et la vie quotidienne. « Ce n’est pas un empilement de mesures, mais une vision claire, stratégique et structurante », a résumé le chef de file de l’actuelle opposition « Besançon Maintenant ». Le programme complet sera dévoilé progressivement « dans les semaines et mois à venir », avant le scrutin des 15 et 22 mars 2026.
Une campagne placée sous le signe de l’ordre et de la sérénité
Les deux élus dénoncent « les polémiques incessantes » et « la crise de gouvernance » du mandat sortant. Ils jugent que « les relations exécrables entretenues avec l’État et les acteurs économiques freinent le développement de la ville ». « Besançon doit redevenir une locomotive, pas une ville repliée sur elle-même », a insisté le parlementaire doubiste, rappelant la nécessité d’un dialogue constructif entre la mairie, Grand Besançon Métropole et les communes de l’agglomération. Le mot d’ordre est posé : sécurité, respect et bon sens. « Besançon a besoin d’ordre et de sérénité pour redevenir une ville paisible et fière de son identité ».
L'interview de la rédaction : Laurent Croizier
L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut
Une liste ouverte, en construction
Les deux principaux acteurs de cette union revendique une ouverture à la société civile et assure que la future liste ne sera pas « une addition de cartes de partis politiques ».
Les discussions se poursuivent pour élargir le rassemblement, notamment vers des personnalités du centre gauche. Les deux hommes confirment tendre la main à d’autres figures locales – dont Éric Delabrousse ou encore Nicolas Bodin – tout en fixant une « frontière claire » : « du centre gauche à la droite républicaine ». Le nom de la liste, « Ensemble, Besançon avance », sera celui d’une équipe « solide, expérimentée et rassemblée ». Une première lettre d’union, tirée à 65 000 exemplaires, est distribuée dès ce week-end dans plus de 65.000 boîtes aux lettres bisontines.
Un message de responsabilité et de rassemblement
À cinq mois du scrutin, l’union Fagaut–Croizier espère incarner une alternative crédible à la majorité sortante. « Nous prenons nos responsabilités, nous les assumons. Ce n’est pas un choix d’appareil, c’est un choix de projet, un choix de Besançon », a conclu Ludovic Fagaut.Les deux candidats promettent une campagne « au service des habitants », faite « d’écoute, d’ouverture et d’exigence ». Le ton est donné.
À l’approche des élections municipales de 2026, un nouveau collectif de gauche fait entendre sa voix à Pontarlier. Baptisé « La Gauche pontissalienne », il réunit, pour l’heure, cinq « capitaines d’équipe » engagées : Kaïma Aurey, Stéphanie Gigandet, Nicolas Jeanson, Cédric Laithier, Xavier Moïse. Ensemble, ils défendent une vision commune d’une ville plus écologique, plus solidaire et plus démocratique. Ils dévoileront la tête de liste et les premiers colistiers puis la totalité des 33 noms qui composeront la liste qui sera présentée aux électeurs les 15 et 22 mars prochains selon le planning qu’ils se sont fixés.
L'interview de la rédaction : Stéphanie Gigandet
Un fonctionnement collégial
Le collectif se distingue par son organisation horizontale : pas de tête de liste, mais une direction partagée. « Nous ne parlons pas de chef de file, mais de plusieurs capitaines d’équipe », explique Stéphanie Gigandet, en charge des relations avec la presse. Cette approche collective vise à incarner un mode de gouvernance différent, fondé sur la coopération et la délibération. « C’est une manière d’agir qui reflète les valeurs que nous voulons promouvoir à l’échelle municipale. »
L'interview de la rédaction : Stéphanie Gigandet
Une scission assumée et un nouvel élan
La Gauche pontissalienne est née d’un désaccord interne survenu au sein d’un autre collectif, le HDCES Haut-Doubs ( Haut-Doubs Citoyen Ecologique et Solidaire). Les initiateurs de la nouvelle formation affirment avoir voulu « rester cohérents » avec leurs convictions et leur fonctionnement démocratique. Aujourd’hui, cette liste se présente comme la seule à gauche officiellement engagée pour les municipales à Pontarlier. Elle rassemble notamment des membres de La France insoumise, des écologistes, des militants Parti communiste français et des personnes non encartées.
Un programme autour de trois grands axes
Le collectif travaille depuis plusieurs mois à l’élaboration d’un programme participatif structuré autour de trois priorités :
Des tables rondes ouvertes à tous sont organisées cet automne afin de consolider ce programme avec la population. Quatre rencontres sont déjà programmées, dont celles des 12 et 26 octobre, puis des 9 et 23 novembre, à l’Esperluète. « Ce sont des moments conviviaux, populaires et participatifs. L’objectif est de bâtir ensemble un projet communal qui répond aux besoins de ses habitants et qui leur ressemble », précisent les organisateurs. Leur slogan résume cette démarche : « Votre ville vous appartient. »
Pontarlier, une histoire de solidarité
Pour les membres du collectif, défendre des idées de gauche à Pontarlier s’inscrit dans une histoire locale ancienne. « Pontarlier a toujours été une ville de passage et d’accueil », rappellent-ils. L’influence de l’immigration italienne, les traditions ouvrières et la diversité sociale de la ville constituent, selon eux, un terreau favorable aux valeurs de justice, d’égalité et de fraternité. « Beaucoup de familles d’origine italienne ont contribué à bâtir cette ville. Ces racines solidaires font partie de notre identité collective. »
L'interview de la rédaction : Stéphanie Gigandet
Une campagne citoyenne
Avec « La Gauche pontissalienne », le collectif entend mener une campagne de proximité, axée sur l’écoute et la participation citoyenne. « Pontarlier doit redevenir une ville construite avec ses habitants, et non pour eux », affirme Mme Gigandet. Leur ambition : rassembler les forces de gauche et les citoyens engagés autour d’un projet commun pour l’avenir de la cité du Haut-Doubs.
Ce mardi, à Besançon, Éric Delabrousse (Horizons) et Agnès Martin (Renaissance) ont officialisé la fusion de leurs forces pour mener une liste commune baptisée “Besançon mérite mieux !” en vue des municipales de 2026. Un ralliement auquel s’associe également le Parti radical, représenté par son délégué départemental Christophe Maillard. Objectif : incarner une alternative “centriste, humaniste et responsable” à la coalition municipale sortante menée par Anne Vignot (EELV).
L'interview de la rédaction : Eric Delabrousse
Un “bloc central” sans le MoDem de Laurent Croizier
Grande absente de cette recomposition : la famille MoDem, pourtant cofondatrice du bloc central. Son député, Laurent Croizier, semble désormais plus enclin à dialoguer avec le candidat LR Ludovic Fagaut, ouvrant la voie à un possible rapprochement entre le centre et la droite classique. “C’est un choix personnel, pas une trahison”, a nuancé Éric Delabrousse, tout en regrettant l’absence du MoDem dans la démarche unitaire. “Les électeurs centristes jugeront”, a-t-il ajouté, laissant la porte ouverte à d’éventuelles convergences futures.
L'interview de la rédaction : Eric Delabrousse
L'interview de la rédaction : Agnès Martin
Un projet local, au-dessus des clivages nationaux
“Les Bisontins veulent qu’on leur parle de Besançon, pas de Matignon”, a martelé Éric Delabrousse en réponse à une question sur les tensions entre Édouard Philippe et Emmanuel Macron. Le candidat, médecin radiologue et chef de pôle au CHU, entend centrer sa campagne sur les priorités locales : sécurité, dynamisme économique, cohésion sociale et gouvernance apaisée. Son ambition : “rassembler les talents au-delà des étiquettes” et “faire de Besançon une ville plus sûre, plus durable, plus solidaire et mieux gérée”. De son côté, Agnès Martin (Renaissance), justifie son ralliement : “Ce n’est pas un renoncement personnel, mais un engagement collectif. La meilleure dynamique pour Besançon, c’est l’union des forces du centre.”
L'interview de la rédaction : Eric Delabrousse
Occuper le centre et se préparer à arbitrer
Face à un paysage politique bisontin polarisé, la nouvelle coalition se positionne comme l’unique offre centrale capable de fédérer au second tour. “Le bloc central doit être représenté au premier tour pour pouvoir rassembler au second”, insiste M. Delabrousse, convaincu que sa candidature “incarne la seule alternative capable de battre à la fois les extrêmes et la majorité sortante”. Le candidat n’exclut pas d’attirer des personnalités de la social-démocratie locale, citant notamment Nicolas Bodin ou des élus proches du PS “désireux de rompre avec les alliances LFI-écologistes”.
L'interview de la rédaction : Agnès Martin
Les premières pierres d’une liste élargie
La liste “Besançon mérite mieux !” devrait associer à parité des membres d’Horizons et de Renaissance, ainsi que des personnalités issues de la société civile. Les colistiers seront annoncés “dans les prochaines semaines”, mais l’équipe revendique déjà une méthode claire : “Chaque candidature issue de la société civile sera validée conjointement par nos deux mouvements”, précisent les deux responsables.
L'interview de la rédaction : Eric Delabrousse
Une élection à haut risque pour le centre
Reste à savoir si cette coalition pourra combler le vide laissé par le MoDem et résister à la pression des pôles concurrents : la majorité écologiste d’un côté, affilée à la France Insoumise sur ce scrutin, la droite LR de l’autre, sans oublier un Rassemblement national susceptible d’atteindre le second tour. “Besançon est sociologiquement de centre gauche”, observe Agnès Martin. “C’est notre ADN. Nous sommes les mieux placés pour rassembler et l’emporter.”
Une tentative de reconstruction du “bloc central”
Avec cette alliance, Horizons, Renaissance et le Parti radical tentent de reconstruire un centre politique crédible à l’échelle locale, à un moment où la majorité présidentielle nationale traverse une crise profonde. En assumant un discours localiste, Éric Delabrousse cherche à déconnecter la campagne municipale des fractures nationales et à offrir un espace politique d’équilibre entre les extrêmes. Reste à voir si ce pari centriste saura séduire les Bisontins.