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À quelques jours du second tour des élections municipales à Beure, la campagne prend une tournure plus personnelle. Aurore et Clara, filles du maire sortant Philippe Chaney, ont choisi de s’exprimer publiquement pour lui apporter leur soutien.

Un second tour incertain

À l’issue du premier tour, Philippe Chaney, maire sortant,  est arrivé en deuxième position avec 37,3 % des suffrages, derrière son opposant Bruno Lind, crédité de 44,4 %. Le troisième candidat, Laurent Ferré, qui avait recueilli 18,2 % des voix, a annoncé son retrait, apportant son soutien au vainqueur du 1er tour.

Une prise de parole familiale et spontanée

C’est dans ce climat que Clara et Aurore ont pris la parole, affirmant agir de leur propre initiative, sans en avoir informé leur père. Leur intervention vise à livrer un témoignage personnel sur l’engagement de l’élu. « Cela fait près de 25 ans que nous grandissons au rythme de cet engagement », explique Clara, évoquant un investissement quotidien « qui dépasse largement les contours d’un mandat ». Les deux sœurs décrivent un maire « présent tôt le matin, tard le soir, les week-ends », motivé selon elles par « conviction » et « attachement profond » à la commune.

L'interview de la rédaction : Aurore et Clara Chaney 

Répondre aux critiques de la campagne

Dans leur prise de parole, les filles du maire sortant réagissent également aux critiques entendues pendant la campagne. Si elles reconnaissent le débat démocratique, elles dénoncent certains propos qu’elles jugent injustes. « On entend beaucoup de choses », indique Clara, qui évoque la nécessité de « remettre les choses en place », en insistant sur la différence entre « promesses » et « actes ». Elles mettent en avant plusieurs réalisations menées durant les mandats de leur père, comme la construction d’équipements publics ou le développement de services pour les habitants.

L'interview de la rédaction : Aurore et Clara Chaney 

L’expérience et la continuité mises en avant

Aurore souligne de son côté l’expérience acquise par Philippe Chaney, notamment dans la gestion de projets et le travail en équipe. Elle insiste également sur la volonté de poursuivre l’action municipale avec une équipe renouvelée. « Les projets annoncés sont structurés et budgétés », affirme-t-elle, évoquant une démarche construite sur la continuité et l’expérience.

L'interview de la rédaction : Aurore et Clara Chaney 

Une parole assumée, sans appel direct au vote

Les deux sœurs affirment ne pas chercher à convaincre à tout prix, mais à partager leur regard. « Derrière l’élu, il y a un homme », résume Aurore, évoquant un engagement « sincère et constant ». Dans une campagne marquée par des enjeux locaux et un rapport de force serré, cette prise de parole familiale illustre aussi la dimension humaine du scrutin.

Le choix revient désormais aux électeurs de Beure, appelés à départager les candidats lors du second tour, ce dimanche 22 mars.

L'interview de la rédaction : Aurore et Clara Chaney 

Arrivé en quatrième position au premier tour des élections municipales à Pontarlier avec 12,7 % des suffrages, Cédric Laithier, le chef de file de la France Insoumise et d’une partie de la gauche pontissalienne,  a choisi de se maintenir pour le second tour. Un choix assumé, malgré un résultat qu’il reconnaît en deçà de ses attentes.

Une abstention pointée du doigt

Premier enseignement tiré par le candidat : une forte abstention. « La grande gagnante de cette élection, c’est l’abstention », estime M. Laithier, s’interrogeant sur le manque de mobilisation des électeurs, malgré un contexte de renouvellement politique après plusieurs décennies de gouvernance municipale. Pour lui, ce désintérêt des urnes doit interpeller l’ensemble des forces politiques locales.

L'interview de la rédaction : Cédric Laithier 

Un score en deçà des espérances

Avec 12,7 % des voix, la liste menée par Cédric Laithier enregistre un résultat qualifié de « décevant ». Le candidat reconnaît que son équipe doit s’interroger sur sa campagne et sur les raisons qui ont éloigné une partie de l’électorat. Il souligne notamment que sa liste est « la seule clairement positionnée à gauche », avec un programme axé sur la justice sociale, l’écologie et la démocratie participative.

Une gauche divisée en question

Le soutien tardif du Parti socialiste, intervenu entre les deux tours, nourrit également les interrogations. Cédric Laithier estime qu’une partie de l’électorat de gauche ne s’est pas reportée sur sa liste dès le premier tour. Certains électeurs auraient même choisi de voter pour le candidat centriste Patrick Comte, traduisant, selon lui, un désaccord avec son programme ou une forme de défiance vis-à-vis de La France insoumise.

L'interview de la rédaction : Cédric Laithier 

L’image de La France insoumise en toile de fond

Le candidat évoque aussi un contexte national pesant sur la campagne locale. Affiches dégradées, messages hostiles : il dénonce un climat parfois tendu autour de son mouvement. Tout en assumant son appartenance à La France insoumise, il insiste sur la diversité de sa liste, composée en majorité de citoyens non encartés, ainsi que de membres issus d’autres sensibilités de gauche.

L'interview de la rédaction : Cédric Laithier 

Un maintien pour « proposer une alternative »

Malgré ce contexte, Cédric Laithier fait le choix de se maintenir au second tour. Il justifie cette décision par la présence de « trois listes de droite aux programmes similaires ». « Nous sommes les seuls à proposer une alternative », affirme-t-il, évoquant la nécessité d’offrir une opposition à la future majorité municipale, en cas de défaite.

L'interview de la rédaction : Cédric Laithier 

Une fin de campagne tournée vers la mobilisation

D’ici au second tour, le candidat et son équipe entendent poursuivre leur campagne de terrain. Porte-à-porte, tractages et échanges avec les habitants sont au programme, avec un objectif : convaincre les abstentionnistes de se rendre aux urnes. « Il faut redonner confiance et rappeler l’importance du vote », insiste Cédric Laithier, déterminé à peser dans l’issue du scrutin.

L'interview de la rédaction : Cédric Laithier 

Dans un communiqué de presse, Eric Delabrousse, le candidat centriste bisontin, qui n’a recueilli que 5,7% des suffrages, lors du 1er tour des élections municipales, appelle à une forte mobilisation des électeurs. Il met en garde contre , selon lui, « le risque de voir un parti d’extrême gauche accéder à la tête de la ville ».  Rappelons que le scrutin de dimanche prochain opposera la maire sortante Anne Vignot,  rejointe par La France Insoumise, à Ludovic Fagaut, dont la liste reste inchangée.

À quelques jours du second tour, plusieurs acteurs économiques de Besançon et du Grand Besançon appellent à soutenir la liste de Ludovic Fagaut. Dans un communiqué, ils défendent un « pacte de croissance et d’avenir » et estiment que son programme répond aux enjeux de développement du territoire.

Parmi les priorités mises en avant : le soutien aux entreprises, la création d’emplois, mais aussi l’amélioration des infrastructures, notamment la RN57 et les liaisons TGV. Ils plaident également pour la revitalisation du centre-ville et un renforcement des liens économiques avec la Suisse. Pour ces acteurs, Besançon doit redevenir une locomotive économique régionale.

À l’issue du premier tour des élections municipales du 15 mars, plusieurs communes du Doubs se retrouvent sans conseil municipal, faute de candidats. Une situation exceptionnelle qui entraîne la mise en place de délégations spéciales, conformément au Code général des collectivités territoriales.

Cinq communes concernées

Les communes de Chapelle-d’Huin, Dompierre-les-Tilleuls, La Planée, Rochejean et Saules sont directement concernées. Dans ces villages, aucune liste ne s’est présentée lors du premier tour, laissant les collectivités sans instance délibérante.

Dans ce contexte, l’article L.2121-35 du Code général des collectivités territoriales prévoit la nomination d’une délégation spéciale. Celle-ci doit être installée dans un délai de huit jours après la fin du mandat du conseil municipal sortant.

Une gestion provisoire des affaires courantes

Ces délégations, composées de trois personnes dans les communes de moins de 35 000 habitants, sont désignées par arrêté préfectoral. Leur rôle est strictement encadré : elles assurent uniquement la gestion des affaires courantes et veillent à la continuité du service public.

Leur mandat est limité à trois mois, période durant laquelle elles exercent des compétences réduites, le temps qu’un nouveau scrutin municipal soit organisé.

Une organisation différenciée selon les arrondissements

Dans l’arrondissement de Pontarlier, quatre communes sont concernées. Les délégations spéciales y sont composées des mêmes profils : un ancien élu et deux cadres de la sous-préfecture.

Du côté de l’arrondissement de Besançon, seule la commune de Saules est touchée. La délégation mise en place comprend trois cadres ou anciens cadres de la préfecture.

Dans les jours à venir, les membres de ces délégations doivent se rendre sur place afin de rencontrer les maires sortants et les agents communaux, et d’expliquer le fonctionnement de ce dispositif transitoire.

De nouvelles élections dans un délai de trois mois

Une nouvelle élection municipale devra être organisée dans un délai de trois mois à compter du premier tour. D’ici là, l’État assure rester pleinement mobilisé pour accompagner ces communes et garantir la continuité des services publics pour les habitants.

À quelques jours du second tour des élections municipales, Patrick Comte aborde la dernière ligne droite en position de force à Pontarlier. Arrivé en tête lors du premier tour, le candidat conserve une configuration de scrutin identique, avec trois listes en lice, ce qui pourrait jouer en sa faveur.

Une avance à confirmer dans les urnes

Malgré cette dynamique positive, Patrick Comte reste prudent. « L’enjeu, c’est déjà de faire reculer l’abstention », souligne-t-il, conscient que la participation pourrait être déterminante. Avec une avance confortable au premier tour, son objectif est désormais clair : la conserver pour pouvoir mettre en œuvre son projet. Le candidat met en avant une ambition de transformation pour la ville : « donner un nouvel élan à Pontarlier, lui redonner de l’attractivité, en faire une ville plus agréable, plus arborée, où l’on peut flâner ».

L'interview de la rédaction : Patrick Comte 

Une campagne axée sur le collectif

Face à ses adversaires, Patrick Comte insiste sur la dimension collective de sa démarche. « Celui qui porte les idées est important, mais c’est surtout l’équipe et la volonté d’agir qui comptent », affirme-t-il. À l’approche du scrutin, les débats médiatiques constituent une étape importante de la campagne. Sans les juger décisifs, il y voit néanmoins une opportunité : « cela permet de clarifier les idées et de porter son programme », tout en regrettant les échanges trop centrés sur les critiques entre candidats.

Une victoire envisagée, sans excès de confiance

S’il se projette vers une éventuelle victoire, Patrick Comté préfère temporiser : « il ne faut pas dire “ hue” avant d’être à cheval », glisse-t-il. En coulisses, toutefois, l’équipe se dit prête. « Cela fait un an que nous nous préparons. Nous avons un programme solide et une équipe enthousiaste. » La configuration du second tour, identique à celle du premier, apparaît comme un atout. « C’est plutôt favorable », reconnaît le candidat, qui estime que cette situation pourrait lui permettre de l’emporter.

Dernière mobilisation avant le scrutin

Avant le vote, Patrick Comté tiendra une ultime réunion publique vendredi soir, à 20h,  au théâtre Bernard-Blier. Il invite les habitants à venir échanger : « J’appelle tout le monde à poser des questions et à s’interroger sur notre programme » conclut-il.

Municipales à Pontarlier : Patrick Comte en position favorable avant le second tour

A l’occasion de l’entre-deux tours des municipales,  la France insoumise de Lons-le-Saunier et ses alentours  s’adresse aux électeurs de gauche, via un communiqué de presse. Le mouvement les appelle  à se mobiliser en vue du scrutin du 22 mars. Au premier tour, la liste divers gauche est arrivée en tête avec près de 41 % des suffrages, devançant de 56 voix celle menée par le divers droite Cyrille Brero. Dans un contexte d’abstention élevée, dépassant 47 %, La France insoumise souligne un manque de mobilisation et appelle en particulier les abstentionnistes à se rendre aux urnes. Dans cet écrit, le mouvement critique également le candidat de droite et met en garde contre son projet politique.

Le maire sortant Divers Droite Jean-Louis Millet, arrivé en 4ᵉ Position lors du 1er tour des élections dimanche soir à Saint-Claude se retire.  Suite à cette décision deux listes s’affronteront dimanche prochain. A l’affiche, le socialiste Frédéric Poncet arrivé en tête (40,6%) et une formation composée des listes de Lilian Cottet-Emard et Hermina Elineau, qui ont choisi de fusionner leurs deux formations.

Gérard Guinot, secrétaire de la section du Parti socialiste de Pontarlier, appelle à la mobilisation pour le second tour des municipales. Malgré des divisions et des désaccords avec certains points du programme, il invite les électeurs de gauche à soutenir la liste « La Gauche pontissalienne » de Cédric Laithier. Il déplore un score historiquement bas au premier tour et appelle à un « sursaut » pour renforcer le poids de la gauche dans le scrutin de dimanche.

Des parlementaires et élus francs-comtois dénoncent « un accord de la honte » à Besançon entre la maire sortante Anne Vignot et la liste de l’Insoumise Séverine Véziès. Dans un communiqué, ils critiquent une alliance avec l’extrême gauche et appellent les électeurs à un « sursaut » lors du second tour. Ils rappellent également l’arrivée en tête de Ludovic Fagaut au premier tour et plaident pour une alternance dans la capitale comtoise.

Parmi les signataires, on retrouve : le Sénateur Jacques Grosperrin (sénateur du Doubs), Marie-Noëlle Biguinet (maire de Montbéliard), Cédric Bole ( maire de Morteau), Alain Chrétien ( Maire de Vesoul), Marie-Christine Dalloz ( députée du Jura), Justine Gruet (députée jurassienne), Eric Liégeon ( député du Doubs), Jean-François Longeot ( sénateur du Doubs),…