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À l’approche des élections municipales de mars prochain à Pontarlier, Cédric Laithier, tête de liste de « La gauche pontissalienne », poursuit sa campagne. Le candidat affirme croire en la possibilité d’une victoire et met en avant un projet axé sur la transparence, la participation citoyenne et le partage du pouvoir au sein du conseil municipal.Rencontre. 

Croyez-vous en la victoire ? Est-il possible de gagner à Pontarlier quand on est de gauche ?

Évidemment que c’est possible de gagner à Pontarlier. Cette année, il y a quatre listes : trois listes de droite et une liste de gauche. Les trois listes de droite n’assument pas forcément d’être de droite, ce qui est assez étonnant. Nous, au contraire, nous assumons pleinement d’être de gauche et de porter un programme de rupture. Mais au-delà du fait que ce soit possible, c’est surtout nécessaire. Cela fait 30 ans que la ville est gérée par une politique de droite qui conduit aujourd’hui à un état catastrophique des finances municipales. On l’a vu lors du dernier conseil municipal : il n’y a quasiment plus aucune marge de manœuvre pour investir dans les prochaines années. Rien ne sera simple, mais il faut stopper rapidement cette hémorragie si l’on ne veut pas que Pontarlier soit placée sous tutelle. Donc oui, c’est possible, et c’est surtout nécessaire.

Sur l’échiquier politique, classez-vous tous vos adversaires à droite ?

On peut difficilement dire autre chose. Bertrand Guinchard a soutenu Éric Zemmour lors de l’élection présidentielle de 2022, même s’il essaie aujourd’hui de le cacher ou de ne pas le dire. Il est donc à droite. Bénédicte Hérard est aux Républicains. Quant à Patrick Comte, il a été investi en 2021 par le parti du Président de la République, Renaissance. Or, la politique menée par Emmanuel Macron depuis son accession au pouvoir est une politique de droite, ultra-libérale. Donc oui, ce sont des listes de droite.

Jean-Luc Mélenchon n’est-il pas en train de vous tirer une balle dans le pied ? Ne préféreriez-vous pas qu’il reste un peu en retrait en ce moment ?

Non. Jean-Luc Mélenchon s’exprime quand il en a envie. Ensuite, chacun interprète ses propos comme il l’entend. On ne peut pas interpréter les choses à la place des autres. Les valeurs que nous défendons à la France insoumise sont claires : nous nous battons contre l’antisémitisme, contre le racisme et contre toutes les discriminations. Nous avons un programme qui ne varie pas en fonction des événements. Je ne pense donc pas que Jean-Luc Mélenchon soit un problème, ici ou ailleurs. Certaines personnes ne l’aiment pas, ce n’est pas nouveau. Rappelons que 7 millions de personnes ont voté pour lui lors de la dernière élection présidentielle et qu’à Pontarlier, il est arrivé en deuxième position. C’est une force et une fierté d’appartenir à la France insoumise.

À gauche, n’avez-vous pas parfois tendance à vous couper l’herbe sous le pied. On a constaté qu’il y avait eu des scissions au sein de votre équipe à un moment donné. Était-il difficile de se rencontrer et de travailler collégialement à gauche ?

Non, ce n’est pas difficile. À la Gauche pontissalienne, nous avons toujours gardé le même cap : la transparence, le respect de la démocratie et celui des engagements que nous prenons. Si certaines personnes ne souhaitent pas tenir leurs engagements, cela les regarde. Nous, nous construisons un programme qui représente les Pontissaliens. Il a été élaboré par eux et pour eux. Dans notre manière de fonctionner, nous avons toujours été clairs et transparents : quand il y a des décisions à prendre, nous votons et nous respectons simplement le résultat du vote.

Si vous faites allusion à la scission qu’il y a eu avec un autre collectif, je le redis — nous l’avons déjà expliqué à plusieurs reprises — : un vote a eu lieu pour savoir s’il fallait ou non afficher les partis politiques nationaux. La décision démocratique a été de les afficher. Pour nous, c’était simple et clair : nous les affichions.

Si d’autres personnes ne souhaitaient pas le faire, c’est visiblement le choix qu’elles ont fait. Mais ce n’est pas ce qui avait été décidé collectivement, et manifestement elles n’y sont pas parvenues.

En tout cas, nous sommes présents. La gauche est présente à Pontarlier, et c’est bien cela le plus important. Les électrices et les électeurs de gauche de Pontarlier sont représentés à travers un programme et une équipe, et ils peuvent ainsi contribuer à faire changer les choses dans la ville.

Que répondez-vous à vos opposants qui estiment que votre programme est calqué sur le national et manque de propositions locales ?

Nous ne calquons pas le programme de la France insoumise. Il y a évidemment des éléments qui s’en inspirent, comme il y a aussi des éléments issus du programme des écologistes ou du Parti communiste français. Ce sont des idées de gauche. Et lorsqu’il s’agit d’idées de gauche, on défend nécessairement la justice sociale, la justice écologique et la démocratie. Ce sont des valeurs profondément ancrées dans notre projet.

L"interview de la rédaction : Cédric Laithier 

Qu’avez-vous envie de dire aux Pontissaliens qui nous écoutent pour qu’ils votent pour vous ?

Ce programme, nous l’avons construit avec eux et pour eux. Et il y aura énormément d’espace pour qu’ils puissent s’exprimer. Nous sommes les seuls à proposer le référendum d’initiative citoyenne afin que les habitants puissent changer des choses dans leur quartier ou dans leur ville. Nous proposons également un référendum d’initiative municipale : les habitants seront consultés sur tous les grands projets structurants, comme celui de la maison Chevalier, par exemple. Sur ce sujet, les autres candidats ont déjà des propositions, mais ils n’ont absolument pas consulté la population. Nous disons aux habitants : exprimez-vous, et nous ferons ce que vous voulez.

Enfin, nous proposons aussi le référendum révocatoire. Cela signifie que si des élus de la majorité se comportent mal ou adoptent une attitude indigne de leur mandat, ils pourront être révoqués. Ce sera également valable pour les engagements que nous prendrons. Les citoyens ont besoin de retrouver confiance dans la politique. C’est en leur redonnant la parole et le pouvoir que nous pourrons regagner cette confiance. Les promesses qui ne sont jamais tenues alimentent le désamour pour la politique.

L'interview de la rédaction : Cédric Laithier 

 

Pouvez-vous nous rappeler l’organisation que vous souhaitez mettre en place si vous arrivez aux responsabilités ? Êtes-vous le chef de file de cette liste ?

Je suis la tête de liste, puisqu’en France il faut une tête de liste pour conduire une liste aux élections municipales. Ce que j’ai expliqué, c’est que je ne serai pas un maire comme les autres. Je serai bien sûr le maire de Pontarlier, avec toutes les obligations que cela implique. Il n’y a aucune ambiguïté là-dessus. La grande différence avec les autres candidats et avec ce qui se faisait auparavant, c’est que je ne serai pas un maire avec les pleins pouvoirs. Le pouvoir sera réellement partagé entre l’ensemble des élus du conseil municipal.

Dès la première séance du conseil municipal, il y aura un vote pour décider si l’on donne ou non les pleins pouvoirs au maire. Pour ma part, je demanderai à ne pas les avoir, car en démocratie, c’est l’ensemble des représentants élus qui doit pouvoir exercer ce pouvoir.

L'interview de la rédaction : Cédric Laithier 

Quelques mots pour conclure sur le meeting qui va se tenir prochainement à Pontarlier ?

Ce meeting se tiendra en présence d’un député de la France insoumise, Thomas Portes. Il y aura également un représentant des écologistes, François Mandil, ainsi qu’une personne représentant le Parti communiste français et les citoyens engagés. C’est un moment important de cette campagne. Nous voulons dire aux habitants : venez nous rencontrer, venez comprendre pourquoi il faut voter pour nous et pourquoi nous pouvons changer votre quotidien. Le meeting aura lieu mardi 10 mars à 20 h, à la salle Morand.

L'interview de la rédaction : Cédric Laithier 

À l’approche des élections municipales, Bruno Tempesta officialise sa candidature à la tête d’une liste sans étiquette dans la commune de Doubs, près de Pontarlier. Arrivé dans la commune en 2004 et engagé depuis plusieurs années dans la vie locale, il souhaite poursuivre l’action engagée lors du précédent mandat tout en portant plusieurs projets structurants pour les années à venir.

Un engagement local dans la durée

Ancien officier des garde-côtes, Bruno Tempesta explique que son implication politique s’inscrit dans la continuité d’un engagement associatif et municipal déjà ancien. « J’ai toujours voulu m’investir dans des associations et dans la vie de la commune », explique-t-il. Après six années d’engagement municipal, il estime naturel de poursuivre cette implication. Installé à Doubs depuis plus de vingt ans, il souhaite désormais prolonger le travail mené au cours du dernier mandat et continuer à participer au développement de la commune.

L'interview de la rédaction : Bruno Tempesta 

 

Une liste variée et ancrée dans la vie locale

La liste présentée par Bruno Tempesta rassemble des profils divers, fortement impliqués dans la vie du village. Huit conseillers municipaux sortants y figurent, signe d’une volonté de continuité dans l’action municipale. Le candidat souligne également la présence de nombreux membres d’associations locales, acteurs essentiels de la dynamique du territoire. « Ce sont des personnes qui font déjà vivre le village », précise-t-il. La liste se veut sans étiquette politique, un choix assumé par le candidat qui souhaite privilégier l’intérêt communal plutôt que les appartenances partisanes. « Les gens ne m’ont pas donné leur orientation politique et je n’en veux pas pour le village », explique-t-il, estimant qu’un esprit sans étiquette est plus adapté à la gestion municipale.

 

tempesta doubs liste

 

Préserver l’identité d’un « grand village »

Avec près de 3 500 habitants, Doubs constitue une commune importante de l’agglomération pontissalienne. Pour Bruno Tempesta, l’enjeu est de préserver l’identité de la commune malgré sa proximité avec Pontarlier. « On reste un village avec un esprit village que l’on souhaite garder », affirme-t-il.

Trois projets majeurs pour le prochain mandat

Le programme de la liste s’articule autour de plusieurs projets structurants pour la commune. Le premier concerne la création d’une maison médicale. Les médecins actuellement installés dans la commune devant changer de locaux, la municipalité souhaite leur offrir des infrastructures adaptées afin de garantir le maintien de l’offre de soins à Doubs. Autre priorité : l’agrandissement de la crèche existante, afin de répondre à une demande croissante des familles. Le projet prévoit également la création d’hébergements d’urgence ainsi que de logements pour jeunes actifs, sous forme de colocations destinées à ceux qui débutent dans la vie. Enfin, la liste souhaite poursuivre les équipements sportifs avec la réalisation d’un gymnase.

L'interview de la rédaction : Bruno Tempesta 

Une campagne déjà lancée

La liste est constituée depuis plusieurs mois. Selon Bruno Tempesta, l’équipe est prête depuis le début de l’été. La campagne se poursuivra dans les prochaines semaines avec notamment une réunion publique prévue le jeudi 12 mars à 20 h à la salle des fêtes de Doubs, ouverte à tous les habitants souhaitant échanger avec les candidats. Les électeurs seront appelés aux urnes le 15 mars pour le premier tour des élections municipales.

Dans le cadre de la campagne des élections municipales à Besançon, Ludovic Fagaut tiendra son grand meeting de campagne du 1er tour ce jeudi soir. Le rendez-vous est fixé à 19h30 au Grand Kursaal. Ouverture des portes à 18h30.

À Besançon, le ton monte à l’approche des élections municipales. Le MoDem du Doubs appelle publiquement la gauche bisontine à clarifier ses positions vis-à-vis de La France Insoumise.

Dans un communiqué offensif, le mouvement centriste dénonce les « outrances » répétées du parti insoumis sur les institutions, la police ou encore la justice. Il rappelle également que le Conseil d’État a confirmé, le 27 février dernier, le classement de LFI à l’extrême gauche pour les municipales. Engagé dans la campagne aux côtés de Laurent Croizier et Ludovic Fagaut, le MoDem affirme qu’« aucune ambiguïté n’est possible face aux extrêmes » et exclut toute alliance.

Le parti centriste interpelle directement la maire écologiste Anne Vignot, l’invitant à clarifier publiquement ses intentions. À quelques jours du scrutin, la question des alliances cristallise un peu plus le débat politique local.

Dans moins de quinze jours, Pontarlier et tout l’hexagone national sont appelés aux urnes pour élire leur maire et leurs conseillers. A quelques jours de ce scrutin, Plein Air a choisi d’interroger les candidats pontissaliens sur des faits et des questionnements qui animent le débat public local. Précisons qu'à la demande certains candidats en lice, les angles et questions ont été soumis aux interviewés quelques jours avant l’enregistrement de l’interview. La règle est ainsi la même pour tous. Rappelons que Bénédicte Hérard, Bertrand Guinchard, Patrick Comte et Cédric Laithier sont respectivement les chefs de file des listes qu'ils présentent. Ã€ l’approche des élections municipales, Bertrand Guinchard défend un programme qu’il affirme « prêt à être mis en Å“uvre dès le premier jour ». Rencontre.

Vous avez présenté de nombreuses propositions pour Pontarlier. Êtes-vous certain de pouvoir les réaliser en un seul mandat ?
Bien sûr. Certains engagements relèvent du fonctionnement courant et peuvent être lancés rapidement. Quant aux grands projets, ils seront engagés dès le début du mandat. Je pense notamment à la requalification de la place d’Arçon et au projet autour de la Maison Chevalier. Les études financières et techniques seront lancées immédiatement, avec un appel à projets à la clé. Cela prendra du temps, mais six ans – peut-être sept si le mandat est prolongé – permettent de mener à bien des projets structurants.

Votre équipe travaille-t-elle sur cette feuille de route depuis longtemps ?
Oui.  L’équipe que j’ai présentée en septembre est restée inchangée et elle est aujourd’hui déposée en préfecture. Nous avons élaboré ce programme collectivement. Les colistiers, par leurs métiers et leurs parcours, sont représentatifs de la population. Ils ont contribué à identifier les attentes des Pontissaliens et à construire un projet ambitieux pour une ville dynamique.

L’économie semble être au cœur de votre discours. Pourquoi cette priorité ?
Parce que c’est fondamental. Le dynamisme économique permet de traverser les crises, de financer les projets et d’assurer le développement du territoire. Il existe de vraies différences entre ceux qui placent l’économie au centre de leur réflexion et ceux qui l’oublient. Comprendre les chefs d’entreprise, connaître leurs besoins et leur parler d’égal à égal est indispensable. Confier cette responsabilité à un élu issu du monde économique est un signal fort adressé aux entrepreneurs et aux commerçants. Cela montre que l’attractivité et la préservation du tissu économique local seront une priorité.

Vous souhaitez également présider la Communauté de communes du Grand Pontarlier. Pourquoi est-ce si important ?
Parce que les compétences intercommunales sont centrales dans le quotidien des habitants : gestion des déchets, eau, assainissement, mobilités douces, développement touristique. Se priver de cette présidence, pour le maire de Pontarlier, ce serait se couper d’enjeux majeurs, notamment économiques. Pour moi, un maire n’est pas là pour couper des rubans, mais pour travailler en profondeur et prendre des décisions structurantes. La cohérence entre la Ville et l’intercommunalité est essentielle pour mener une politique efficace.

En résumé ?
Être maire, c’est agir et décider. Mon ambition est claire : placer l’économie et la cohérence territoriale au cœur du prochain mandat.

Dans moins de quinze jours, Pontarlier et tout l’hexagone national sont appelés aux urnes pour élire leur maire et leurs conseillers. A quelques jours de ce scrutin, Plein Air a choisi d’interroger les candidats pontissaliens sur des faits et des questionnements qui animent le débat public local. La première à s’être prêtée à cette forme d’interview est Bénédicte Hérard, qui termine un deuxième mandat au sein de la capitale du Haut-Doubs. L’élue officie également dans l’opposition au Conseil Régional de Bourgogne Franche-Comté. Précisons qu'à la demande certains candidats en lice, les angles et questions ont été soumis aux interviewés quelques jours avant l’enregistrement de l’interview. La règle est ainsi la même pour tous. Rappelons que Bénédicte Hérard, Bertrand Guinchard, Patrick Comte et Cédric Laithier sont respectivement les chefs de file des listes qu'ils présentent. 

Bonjour Madame Hérard. Comment s’est déroulé votre mandat au Conseil régional  de Bourgogne Franche-Comté et surtout, qu’a-t-il apporté concrètement au territoire. Rappelons que vous êtes, depuis 2021 dans l’opposition au sein de cette collectivité locale ?

Mon mandat est toujours en cours, puisque j’ai été élue en 2021, et  jusqu’en 2028. Il est important de rappeler que l’action continue. Parmi les dossiers marquants, j’ai beaucoup travaillé sur la signature du Contrat de Plan État-Région pour garantir des financements essentiels à notre territoire. Je me suis également mobilisée pour soutenir nos agriculteurs en difficulté, notamment sur le versement des fonds européens. Certains exploitants, y compris très localement, rencontraient de vraies difficultés ; il était indispensable qu’ils obtiennent les aides auxquelles ils avaient droit.

Nous avons aussi obtenu une subvention régionale inédite pour le Super Comice prévu en 2026. D’autres projets ont été accompagnés : le financement d’une aire de jeux à Sainte-Colombe, la rénovation du centre-bourg à Dommartin avec l’intégration d’une maison de santé, ou encore la réhabilitation du bâti pour le quartier des Longs Traits. Je pense également à la venue du vice-président en charge de la politique de la ville, qui a permis de débloquer 100.000 euros pour la réfection et l’ombrage du parc Berlioz. Plus globalement, je siège dans des commissions où je défends activement les dossiers du Haut-Doubs : logement touristique, économie sociale et solidaire, agriculture, forêt. Ce sont des sujets qui me tiennent particulièrement à cœur.

Vous avez choisi de ne pas présider la communauté de communes du Grand Pontarlier. Comment avez-vous désigné vos adjoints et proposer un candidat à la présidence de l’instance intercommunale ?

C’est un choix assumé. J’ai souhaité une organisation nouvelle avec une répartition claire des responsabilités. Mon premier adjoint sera Xavier Garcia, un élu compétent et pleinement disponible. Son profil correspond à l’orientation que nous voulons donner au mandat, notamment sur la réhabilitation du patrimoine bâti et la gestion des ressources. Concernant la communauté de communes, je proposerais la candidature de Didier Chauvin. Il y a siégé durant six ans, piloté le PLUIH et maîtrise parfaitement les dossiers structurants. Il sera entièrement dédié à cette mission, tandis que je resterai concentrée sur la ville. Nous travaillerons en complémentarité.

Votre liste est-elle toujours sans étiquettes ou assume-t-elle une orientation politique particulière ?

Elle reste sans étiquettes. Sur 35 candidats, seules deux personnes sont encartées aux Républicains. La liste rassemble des sensibilités diverses, du centre à une droite gaulliste. Je suis d’ailleurs la seule candidate à avoir présenté une liste complète de 35 noms. Je demeure fidèle à ma ligne : un rassemblement local avant tout, au service du territoire.

Votre liste a-t-elle évolué ces dernières semaines ?

Une liste vit. Elle est composée d’hommes et de femmes qui peuvent rencontrer des contraintes personnelles ou professionnelles. Tant qu’elle n’est pas déposée et validée par la préfecture, elle peut évoluer. Nous avons eu un seul désistement. L’essentiel est de constituer une équipe pleinement engagée et disponible pour gérer efficacement la commune.

Dans le cadre de la campagne des municipales à Besançon, la maire écologiste sortante Anne Vignot organise un grand meeting public ce mardi 3 mars à 19h au Grand Kursaal. Elle y présentera sa vision et ses priorités pour Besançon : transition écologique, justice sociale et renouveau démocratique.

Plusieurs figures nationales  et régionales seront à ses côtés : Marine Tondelier, Jérôme Durain, Clémentine Autain, Guillaume Roubaud-Quashie, Marie-Guite Dufay et Dominique Voynet. L’entrée est libre et la soirée ouverte à tous.

À l’approche des élections municipales à Fontain, dans le secteur du Grand Besançon, Vivien Desgrange officialise sa candidature à la tête de la liste « Agir pour Fontain ». Installé sur les hauteurs de la Chassagne, producteur de spiruline et entrepreneur depuis plus de 17 ans, il entend défendre un projet axé sur la proximité, le dynamisme local et l’engagement collectif.

Une équipe intergénérationnelle et expérimentée

Vivien Desgrange insiste d’abord sur la composition de sa liste, qu’il présente comme sa grande fierté. « Je voudrais vraiment parler de la constitution de notre liste », explique-t-il. Dévoilée récemment sur les réseaux sociaux, elle rassemble 19 candidats et deux suppléants, âgés de 20 à 84 ans. Cette diversité générationnelle s’accompagne d’une variété de parcours professionnels et de sensibilités. Cinq membres ont déjà exercé des responsabilités municipales, en tant qu’adjoints ou conseillers. « C’est une équipe où l’on retrouve à la fois de la jeunesse et de l’expérience », souligne le candidat, mettant en avant une volonté commune : s’engager pleinement pour la commune. La liste se veut sans étiquette partisane affichée. « Dans les petites communes, on se connaît tous. Chacun a ses convictions, mais ce qui prime, c’est l’envie de faire avancer la commune ensemble », affirme-t-il. Il revendique une approche pragmatique, centrée sur l’intérêt local et le travail collectif. « La notion d’équipe est primordiale. »

 

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L'interview de la rédaction : Vivien Desgrange 

Réhabiliter l’ancienne fruitière : logements et commerces de proximité

Parmi les projets phares mis en avant figure la réhabilitation de l’ancienne fruitière, bâtiment emblématique que la commune envisage d’acquérir.

L’objectif de la liste « Agir pour Fontain » est double :

  • Créer des logements, pour répondre à une demande croissante ;
  • Aménager au rez-de-chaussée des cellules commerciales ou professionnelles.

« L’idée est simple : ramener des commerces et des services de proximité. C’est ce qui crée de la vie, ce qui rend un village plus vivant au quotidien », explique Vivien Desgrange. Pour lui, ce projet constitue un levier essentiel pour renforcer l’attractivité du village tout en répondant aux besoins concrets des habitants.

Un grand préau pour renforcer la vie collective

Deuxième projet emblématique : la construction d’un grand préau entre la mairie et l’église. Pensé comme un véritable lieu de rassemblement, il pourrait accueillir marchés de Noël, événements associatifs ou manifestations communales. Ce nouvel espace aurait également vocation à compléter la capacité d’accueil de l’église lors de cérémonies ou d’événements importants. « Ce sera un lieu pour créer du lien, faire vivre le village », résume le candidat. Pour la liste, ces deux projets traduisent une même ambition : agir à la fois sur le cadre de vie et sur la cohésion sociale.

L'interview de la rédaction : Vivien Desgrange 

Disponibilité et méthode

Vivien Desgrange met en avant son expérience d’entrepreneur pour justifier sa candidature. À son compte depuis plus de 17 ans, il affirme avoir l’habitude de s’investir pleinement dans les projets qu’il mène, « avec méthode ». Depuis plusieurs mois, il assiste aux conseils municipaux afin de mieux comprendre le fonctionnement de la commune et ses dossiers en cours. Il indique également avoir organisé son temps de travail pour garantir sa disponibilité, tout en poursuivant son activité professionnelle qu’il peut en partie déléguer. « La disponibilité, c’est avant tout une histoire d’engagement », conclut-il.

L'interview de la rédaction : Vivien Desgrange

Une réunion publique pour présenter le programme

La liste « Agir pour Fontain » organisera ce mardi 3 mars, à 20h, une réunion publique afin de présenter l’ensemble de son programme et de répondre aux questions des habitants. Le candidat souhaite en faire « un vrai moment d’échange », fidèle à l’esprit participatif qu’il revendique. À quelques semaines du scrutin, Vivien Desgrange entend ainsi inscrire sa campagne sous le signe du collectif, de la proximité et de l’action concrète pour l’avenir de Fontain.

L'interview de la rédaction : Vivien Desgrange

À l’approche des élections municipales des 15 et 22 mars à Besançon, Éric Delabrousse et l’équipe « Besançon mérite mieux » placent la tranquillité publique au cÅ“ur de leur projet. Leur ambition : permettre aux Bisontins de vivre sereinement leur ville « grâce à une approche pragmatique et équilibrée, fondée sur la prévention, la présence humaine et une action municipale mieux coordonnée Â». « Agir avec fermeté lorsque c’est nécessaire, mais surtout avec bon sens, proximité et dialogue » : telle est la ligne directrice du candidat.

Une présence policière renforcée et modernisée

Doubler le nombre de policiers municipaux

Le constat posé par l’équipe est clair : les effectifs de la police municipale sont aujourd’hui jugés « insuffisants Â». L’objectif affiché est d’atteindre, à terme, un ratio d’un policier municipal pour 1 000 habitants. Ce renforcement s’accompagnerait d’un armement adapté aux missions et aux horaires d’intervention, conditionné à une formation préalable rigoureuse des agents concernés.

Instaurer des patrouilles nocturnes armées

Pour améliorer le sentiment de sécurité, notamment en soirée, le programme prévoit la création d’une brigade de nuit active à partir de 23 heures, notamment lors de la fermeture des bars et restaurants ou à la sortie d’événements culturels. Conformément au cadre réglementaire, ces patrouilles seraient dotées d’armes à feu et bénéficieraient d’une formation spécifique en désescalade, gestion du stress et maîtrise des situations sensibles.

Renforcer les patrouilles dans les transports en commun

La sécurisation des transports en commun constitue un autre axe fort. Des policiers municipaux dédiés interviendraient en coordination étroite avec les contrôleurs du réseau Ginko. Formés et équipés de caméras-piétons, ces agents auraient pour mission de lutter contre la fraude, réduire les incivilités et protéger usagers comme personnels du réseau.

Augmenter le nombre de brigades VTT

Afin de renforcer la proximité, le programme prévoit l’augmentation des patrouilles à vélo, particulièrement adaptées aux parcs, au centre-ville et aux zones densément fréquentées. L’acquisition de vélos à assistance électrique performants et des formations spécifiques en prévention et renseignement de terrain viendraient compléter ce dispositif.

Préserver le cadre de vie et lutter contre les incivilités

Créer une Brigade verte

Selon Eric Delabrousse et son équipe, « la création d’une Brigade verte  permettrait de diversifier les missions des Agents de Surveillance de la Voie Publique (ASVP) Â». Ces agents seraient chargés de sensibiliser, informer et verbaliser en cas de dégradations constatées dans les parcs, forêts et espaces verts. Selon le collectif, ils deviendraient un relais de terrain essentiel, contribuant à la qualité de l’environnement urbain et au lien avec les habitants.

Déployer un éclairage nocturne adaptatif

Le programme prévoit l’installation d’un système d’éclairage public à détection de présence. Les réverbères s’allumeraient automatiquement lors du passage de piétons ou de véhicules, pour une durée limitée. Objectif : renforcer le sentiment de sécurité tout en maîtrisant la consommation énergétique.

Faire respecter l’interdiction de consommer de l’alcool sur la voie publique

Face aux situations d’alcoolisation jugées problématiques en centre-ville, la municipalité appliquerait strictement les arrêtés existants et, si nécessaire, en adopterait de nouveaux. Les policiers municipaux interviendraient avec formation adaptée et appui du Centre de Supervision Urbain modernisé.

Appliquer l’obligation de tenir les chiens en laisse

Dans la Boucle et les parcs, le respect strict de la tenue en laisse serait exigé pour prévenir accidents et conflits entre usagers. Cette mesure vise à garantir une cohabitation apaisée entre piétons, cyclistes et propriétaires d’animaux.

Miser sur la technologie et la coordination

Augmenter le nombre de caméras de vidéoprotection

Le projet prévoit un déploiement accru de caméras, notamment aux abords des établissements scolaires, sur les axes structurants et dans les espaces publics très fréquentés. Ces équipements intégreraient des dispositifs d’intelligence artificielle et seraient complétés par des caméras mobiles en cas de tensions ponctuelles. Les policiers municipaux seraient également équipés de caméras-piétons, dans une logique de transparence et d’efficacité.

Proposer un système d’alerte discret pour les commerçants

Les commerçants qui en feraient la demande pourraient bénéficier d’un dispositif d’alerte discret, relié directement au Centre de Supervision Urbain. En cas d’activation, l’information serait immédiatement transmise aux forces de l’ordre pour une intervention rapide.

Faciliter le signalement citoyen

Inspirée d’initiatives existantes comme à Strasbourg, une application municipale baptisée « Besançon & Vous » serait un outil pour  signaler rapidement les incivilités constatées sur la voie publique, y compris le harcèlement de rue. L’outil servirait également de guichet unique pour les démarches et informations du quotidien.

Renforcer le lien entre le maire et le préfet

Le candidat insiste sur la nécessité d’une coordination étroite entre la municipalité et l’État. « Un travail renforcé avec le préfet permettrait d’optimiser la mobilisation conjointe des polices nationale et municipale. Le Conseil Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance serait repositionné comme instance stratégique d’action concertée associant État, justice, bailleurs sociaux, éducation et associations Â».

Une vision de la tranquillité au service du vivre-ensemble

Au-delà des mesures de fermeté, Éric Delabrousse défend une approche fondée sur la médiation et la prévention, « notamment auprès des jeunes et dans les quartiers les plus exposés aux tensions Â». L’objectif affiché est d’apaiser les relations, prévenir l’installation durable des conflits et restaurer un climat de confiance entre habitants et institutions locales.

Les propositions détaillées sont disponibles sur le site du candidat (www.edlb2026.net). À travers ce programme, l’équipe « Besançon mérite mieux » entend faire de la tranquillité publique un levier central du vivre-ensemble et de l’attractivité de la ville pour les années à venir.

À l’approche des élections municipales, Éric Delabrousse officialise la composition de sa liste « Besançon mérite mieux ». Le candidat centriste entend incarner une alternative « apaisée et constructive », en rassemblant des profils venus d’horizons politiques et professionnels variés.

Une équipe revendiquée « à l’image de la ville »

Autour d’Éric Delabrousse, on retrouve des professionnels de santé, des enseignants, des chercheurs, des entrepreneurs, des fonctionnaires et des représentants de la société civile. La liste met en avant un équilibre entre expérience et renouvellement, avec des colistiers âgés de 24 ans pour les plus jeunes. Agnès Martin, en deuxième position, insiste sur la volonté de bâtir « une ville attractive, dynamique, plus juste et solidaire ». Le candidat assure vouloir dépasser les clivages traditionnels pour proposer un projet strictement local, sans interférence avec les débats nationaux.

Un socle programmatique construit dans la durée

Les principaux membres de l’équipe travaillent ensemble depuis plusieurs années. Ce noyau dur affirme avoir mûri un programme de plus de 100 propositions, issues notamment des « Conversations bisontines », des rencontres thématiques organisées avec les habitants.

Parmi les projets phares avancés figure l’aménagement du site de l’hôpital Saint-Jacques, avec la création d’un auditorium à vocation musicale, culturelle et scientifique. Une orientation qui traduit la volonté de renforcer le rayonnement culturel de la capitale comtoise.

Un positionnement politique assumé au centre

Investi par le parti Horizons, Éric Delabrousse bénéficie du soutien d’Édouard Philippe. Sa colistière Agnès Martin représente Renaissance. La liste reçoit également l’appui du Parti radical et intègre des personnalités divers gauche ainsi que des figures issues du monde culturel et associatif, comme l’artiste Kim Nezzar.

Ce rassemblement hétéroclite revendique une ligne centrale, tournée vers la gestion et l’efficacité plutôt que vers l’affrontement idéologique. Reste à savoir si cette stratégie d’ouverture permettra au candidat de s’imposer dans un paysage politique bisontin déjà bien structuré.

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